Rentrée du 02/11 : communiqué du SNFOLC 35 et du SNUDI 35

Le SNUDI FO 35 (1er degré) et le SNFOLC 35 (2nd degré) ont pris connaissance des annonces du Président de la République relatives à la situation sanitaire et de sa décision d’ordonner un nouveau confinement général au moins jusqu’au 1er décembre 2020.

Confinement ou non, une seule exigence, la protection des personnels

Ce que l’on peut retenir de son discours, c’est que les salariés du privé comme du public devront aller au travail quoi qu’il leur en coûte !

Par conséquent, le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 tiennent à exprimer leur solidarité avec tous les travailleurs et font leurs l’ensemble des revendications, qui restent plus que jamais d’actualité :

  • Interdiction des licenciements pour les entreprises qui touchent des aides publiques ;
  • Abandon définitif des funestes réformes de l’assurance chômage et de retraite par points ;
  • Déblocage des moyens humains et financiers pour tous les services publics sans lesquels la République n’a ni corps ni cœur ;
  • Augmentation immédiate des salaires à hauteur dans un premier temps de 183 euros nets mensuels.

Le ministre Blanquer rencontrait hier soir jeudi 29 octobre les représentants nationaux des organisations syndicales représentatives. Les écoles, les collèges et les lycées resteront ouverts et devront, accueillir tous les élèves en appliquant un nouveau protocole sanitaire. Si l’on en croit l’intervention du ministre hier soir, le seul changement majeur sera le port du masque rendu obligatoire dès le CP.

Pour le reste, la limitation au maximum du brassage des élèves continuera de se heurter aux contraintes matérielles (configuration des locaux, temps périscolaire, cas du lycée où le groupe classe n’existe plus), le nettoyage que le ministre annonce renforcé dépendra des moyens mis en place par les collectivités locales et qui font déjà parfois cruellement défaut (salles de classe une fois par jour et surfaces fréquemment touchées plusieurs fois par jour).

Le ministre annonce également que la distanciation physique sera maintenue, alors qu’elle n’était plus appliquée depuis septembre. Au lycée, l’enseignement à distance sera possible pour les élèves vulnérables ou des groupes d’élèves, ce qui pose le problème du respect de la législation sur le télétravail dans la fonction publique, et ce d’autant plus que les collègues devront assurer l’accueil des élèves en présentiel. Une fois de plus, les équipes auront la charge de mettre en place dans la plus grande précipitation, sur leur temps de congés, un nouveau protocole sanitaire qui promet d’être toujours aussi peu protecteur. Et tout cela alors qu’on leur demande dans le même temps et avec la même précipitation d’assurer l’organisation lundi matin de l’hommage à Samuel Paty.

Pour le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35, l’exigence demeure celle de la sécurité des personnels. C’est à l’employeur de prendre toutes les mesures de protection contre le risque de contracter la COVID-19 :

  • Fourniture du matériel de protection individuelle adapté (masques en nombre suffisant et véritablement protecteurs contrairement à ceux distribués jusqu’à présent par notre employeur et qui s’avèrent toxiques),
  • Nettoyage, désinfection, repérage des cas positifs, dépistage et isolement systématique des cas contacts ;
  • Politique de recrutement massif sur liste complémentaire pour dédoubler les classes et permettre le respect des gestes barrières et des mesures de distanciation ;
  • Suivi médical de tous les personnels par une véritable médecine du travail et le recrutement de médecins.

 

 

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent la reconnaissance du COVID-19 comme maladie professionnelle et l’abrogation du jour de carence.

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent le rétablissement intégral du régime d’ASA pour les personnels vulnérables, selon les termes du 5 mai 2020, le juge des référés du conseil d’Etat ayant suspendu, dans une décision du 15 octobre 2020, les articles du décret du 29 août 2020 relatifs aux critères de vulnérabilité.

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent que ces mesures s’appliquent également aux personnels ayant un proche répondant à ces critères. Ils invitent tous les personnels dans cette situation à solliciter une ASA auprès de leur IEN (1er degré) ou de leur chef d’établissement (2nd degré), sur la base d’un certificat médical préconisant le placement en isolement. Ils les invitent, dans tous les cas à informer le SNUDI FO 35 ou le SNFOLC 35, qui les appuieront autant que nécessaire dans leurs démarches.

Hommage à Samuel Paty : défendre les valeurs de la République et les personnels qui les portent en toutes circonstances

Le ministre a décidé d’une matinée d’hommage à Samuel Paty. L’assassinat de notre collègue avait suscité une profonde émotion et une immense indignation. L’hommage, autant que l’affirmation des valeurs de l’Ecole, est nécessaire.
 
Pour autant, le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 considèrent que le cadrage institutionnel de ce temps n’était pas souhaitable, d’autant moins qu’il va faire peser sur les personnels, notamment les directeurs et les personnels de direction, une charge de travail importante, alors même qu’ils devront organiser la mise en place d’un nouveau protocole sanitaire.
 
Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 sont attachés à ce qu’il soit rendu hommage à Samuel Paty, ainsi qu’à tous les personnels qui œuvrent quotidiennement à porter et transmettre les valeurs de la République.
 
Ils ont appelé et participé aux rassemblements qui ont eu lieu depuis le 16 octobre pour dire des choses simples et importantes :
 
  • Que nous pensons à notre collègue Samuel Paty ainsi qu’à ses proches, à ses collègues, à ses élèves ;
  • Que les personnels doivent être soutenus et protégés dans l’exercice de leur mission : trop souvent, nombre de nos collègues se retrouvent isolés face à des pressions et à des menaces extérieures à l’École ;
  • Que nous sommes attachés à la liberté d’expression, à la laïcité, et au rôle que l’école doit continuer de jouer pour forger l’esprit critique.
Pour le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35, la rentrée doit être un temps de libre discussion entre les personnels, sans injonction de leur hiérarchie, ni instrumentalisation. C’est aux personnels de décider des formes pédagogiques appropriées. La défense des valeurs de la République, de la liberté d’expression, de la laïcité peut être l’objet de moments solennels. Elle est surtout un engagement quotidien des personnels.
 
C’est pourquoi défendre l’École publique, c’est défendre ses personnels, leurs statuts et leur autorité, et leur donner la considération et les moyens pour réaliser leurs missions.

Richard Ferrand donne raison à FO

Monsieur Richard Ferrand, président de l’assemblée nationale, s’est exprimé sur la situation de l’école le mercredi 21 octobre. M. Ferrand a jugé sur BFMTV et RMC que de manière générale, « depuis plusieurs décennies il y a des choses que sans doute collectivement nous avons eu tort de laisser changer« . « Les parents devraient rester hors de l’école et foutre la paix aux profs » a-t-il déclaré, soulignant que l’école, « ce n’est pas la démocratie participative« . Il a rappelé que « les parents donnent l’éducation à leurs enfants mais ce sont les professeurs qui sont chargés de donner l’instruction : ils ne sont pas chargés de se substituer aux parents défaillants, pas plus que les parents n’ont à venir dire comment il faut enseigner« . Il a ainsi appelé à « fermer toutes les trappes à contestation de l’action des professeurs« , et à « redonner la pleine autorité aux enseignants« .
 
Le président de l’assemblée nationale ne saurait mieux dire !
 
Le SNFOLC 35 rappelle que c’est au début des années 1980 que la confédération Force Ouvrière a décidé de développer et renforcer ses syndicats dans l’enseignement, n’acceptant pas la capitulation de la défunte FEN (Fédération de l’Education Nationale) et de ses syndicats, avalisant la mise en place des conseils d’école dans le premier degré et les conseils d’administration des collèges et lycées dans le second degré, c’est-à-dire la cogestion ou gestion tripartite des établissements scolaires.
 
Depuis les prérogatives de ces structures n’ont cessé d’être renforcées, fragilisant chaque fois plus le caractère national de l’école républicaine et mettant à mal les garanties statutaires des enseignants fonctionnaires d’Etat, à commencer par leur liberté pédagogique.
 
Avec la réforme du collège, les enseignements interdisciplinaires (EPI) et les indemnités des personnels (IMP) sont discutés devant les parents d’élèves et les représentants des collectivités
 
Pour le SNFOLC 35 les propos du président de l’assemblée nationale appellent qu’il prenne ses responsabilités en proposant l’abrogation de tous les textes de lois et décrets ayant institué et renforcé les attributions des conseils d’école et des conseils d’administration des collèges et des lycées.
 
Cela constituerait un premier et considérable pas en avant vers le rétablissement tout à la fois du caractère national de l’école républicaine et de la nécessaire protection des personnels par l’Etat.

Assassinat d’un enseignant : FO s’adresse au Recteur

La FNEC FP-FO de l’académie de Rennes a appris avec horreur le crime qui a coûté la vie à un professeur du collège Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. Elle condamne cet acte odieux et présente ses sincères condoléances à sa famille, ses proches et ses collègues. Nous avons appelé aux rassemblements et manifestations organisés ce week-end. Nous étions parmi les enseignants, les élèves, les parents unis contre la barbarie de l’acte perpétré, unis dans la défense des libertés démocratiques dont la laïcité et la liberté pédagogique, unis dans la défense de l’instruction publique.
 
La FNEC FP-FO de l’académie de Rennes a lu avec attention le courrier du recteur à l’attention de tous les personnels de l’académie. Nous sommes fortement attachés à la République une et indivisible, à l’égalité en droit de tous les citoyens, et rejetons toute idée de communautarisme, même s’il s’agit d’une « communauté académique » ou une « communauté éducative », cela tend à séparer les personnels de l’Éducation nationale du reste des citoyens.
 
  • Le Recteur indique que « Toutes les écoles et tous les établissements de la région académique Bretagne continueront à promouvoir et à défendre les valeurs de la République en résistant à la contestation de leurs principes fondamentaux : la laïcité, la liberté de conscience et d’expression, la formation de l’esprit critique et l’exercice de la citoyenneté. »
Force est de constater que la laïcité est attaquée depuis des décennies : dernièrement par la loi dite de l’école de la confiance qui a étendu le financement de l’école privée avec l’abaissement de l’âge de scolarisation à 3 ans ; précédemment par la loi de refondation de l’école dont la réforme phare des rythmes scolaires s’imposait à l’école publique, alors que l’école privée avait le choix ou non de la mettre en œuvre.
 
Les projets d’enseigner le fait religieux à l’école sont totalement contraires à l’esprit de laïcité que nous défendons. La FNEC FP-FO exige le respect inconditionnel de la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905 que le gouvernement s’apprête à liquider. Dans les établissements scolaires, la « liberté de conscience et d’expression » s’incarne dans la liberté pédagogique des enseignants. Ils y sont fermement attachés et contestent toute remise en cause, comme celle de la formation en constellations développée en ce moment, qui cherche à imposer la formation continue et ne respecte pas le libre choix des enseignants. Il ne peut pas y avoir de pédagogie officielle.
 
  • Le Recteur fait également référence à l’enjeu de « faire vivre les piliers de notre devise républicaine dans toutes les actions pédagogiques et éducatives : la liberté, l’égalité, la fraternité ».

Pour la FNEC FP-FO, il y a rupture d’égalité dans la contre-réforme du baccalauréat comme dans de nombreuses contre-réformes en cours visant le démantèlement de l’Éducation nationale : le contrôle continu détruit le cadre national du baccalauréat qui seul peut garantir l’égalité en droit de tous et de chacun quel que soit son lieu de résidence, ses origines géographiques ou sociales. Le Ministre doit cesser la casse de l’Éducation nationale.

 

  • Le recteur parle ensuite « de l’engagement le plus complet de l’institution scolaire et de toutes les forces républicaines qui la soutiennent pour leur garantir les conditions les plus sereines dans l’exercice de leurs missions. » Pour cela, il doit satisfaire toutes les revendications des personnels.
La FNEC FP-FO de l’académie de Rennes revendique l’appui systématique des demandes de protection fonctionnelle sollicitées par les agents. Il revient à l’employeur de tout mettre en œuvre pour protéger et soutenir ses personnels. Dans un contexte où les libertés individuelles sont chaque jour un peu plus remises en cause, Force Ouvrière réaffirme son attachement inconditionnel à la liberté de conscience et à la liberté d’expression, ainsi que bien entendu à la liberté syndicale.

Ironie de l’Histoire et synonyme revendicative

N’est-il pas cocasse qu’en quelques jours, l’opinion publique apprenne effarée que les masques de fabrication française, donc irréprochables par définition, que le ministère fourni aux enseignants sont très vraisemblablement toxiques, et qu’elle se voie signifier que le tiers de la population du pays va vivre désormais sous le régime bien martial du couvre-feu. Décidément, comme le dit le camarade Fabrice Lerestif : « Rien ne nous sera épargné ! ». Incapable d’assurer la santé des travailleurs, le gouvernement les prive à nouveau de leur liberté ! S’il n’était pas cynique et sinistre, un tel acharnement à nuire forcerait l’admiration…

Car il s’agit bien d’ acharnement à nuire. Comment nommer autrement les vagues de licenciements en cours ou en préparation dans le privé ? Comment ne pas en voir dans les 1800 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2021 dans le second degré(soit quatre fois plus qu’en 2020) une volonté de casser le service public de l’enseignement ? Comment ne pas redouter que la montée en puissance des modalités de travail en distanciel, qu’il y ait confinement ou non, soit un gisement inépuisable de diminution du nombre d’agents dans le ministère, toutes catégories confondues ? Comment ne pas comprendre que l’inclusion à tout crin d’élèves présentant une infinité de handicaps et de pathologies différentes est motivée par la seule volonté de leur infliger une scolarité beaucoup moins coûteuse que celle à laquelle ils avaient droit naguère ? Comment ne pas exploser en vol dans de telles conditions ?

C’est la question qui se pose dans toutes les salles des professeurs, c’est celle que le SNFOLC 35 répercute au quotidien en direction des chefs d’établissement, de l’Inspection académique, du Rectorat, avec une ténacité que rien ne vient prendre en défaut.

C’est la raison pour laquelle, confinement ou non, couvre-feu ou non, la seule réponse à apporter est la construction du rapport de forces, il en va de la survie de ce qui reste de social dans notre république.

Encore faut-il s’en donner les moyens…

De ce point de vue, la résolution adoptée le 24 septembre dernier par le Comité Confédéral National de la Confédération ( en d’autres mots : le Comité administratif de Force ouvrière) est d’une pusillanimité inquiétante : « Le CCN mandate le bureau confédéral pour soumettre aux autres confédérations un projet de mise en garde adressé au gouvernement et au patronat : « Ni les salariés ni leurs organisations syndicales ne peuvent accepter davantage que les emplois, les salaires et les garanties collectives soient systématiquement sacrifiés au motif de la crise sanitaire pendant que des milliards d’euros dont déversés, à guichets ouverts, dans la trésorerie des grandes entreprises sans aucune contrepartie ou obligation. De même, les salariés et leurs organisations syndicales ne peuvent accepter davantage que les réformes des retraites et de l’assurance chômage restent à l’ordre du jour ».

En d’autres mots, on en reste au stade de l’avertissement sans frais… Et en la matière, les adresses au gouvernement peuvent se décliner à l’infini. On peut ainsi sermonner, admonester, morigéner, réprimander, tympaniser d’importance( expression chère à Stendhal!), adresser des remontrances, reprendre, rouspéter, enguirlander, la liste n’est pas exhaustive ! On peut aussi menacer de tout révéler sur l’extinction de la civilisation de l’île de Pâques…

Pour le SNFOLC35, jamais la grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction des revendications n’a autant été d’actualité, c’est ce dont nous aurons à discuter lors de notre assemblée générale statutaire du lundi 9 novembre.

Résister, revendiquer, reconquérir !

Stagiaires 2020-2021 : un « oral de titularisation » imposé par le ministre !

Le ministère a présenté fin août un projet d’arrêté « fixant les modalités complémentaires d’évaluation et de titularisation » pour les collègues ayant réussi les concours 2020 sans avoir passé d’oraux.

La FNEC-FP-FO a rappelé que la crise du Covid n’avait rien imposé, que ce sont les décisions gouvernementales, celle du confinement, celle de ne pas faire passer d’oraux de concours, qui ont placé les nouveaux entrants fonctionnaires stagiaires dans cette situation, dont ils ne sont aucunement responsables. Seul le gouvernement est responsable : il a utilisé l’état d’urgence sanitaire que FO a condamné depuis le départ, pour publier un décret, le 27 mars, supprimant tous les oraux des concours et des diplômes.

 

Une telle attaque contre les droits des collègues nouveaux entrants n’est pas conjoncturelle. Elle participe de la politique qui vise à faire disparaître les concours et le statut. Le gouvernement voudrait pérenniser cette nouvelle mesure et ainsi fragiliser encore plus les stagiaires. Preuve en est, sa hâte à publier son texte, paru le 29 août.

Dégradation des conditions de travail et programmation de la baisse des titularisations

Les lauréats des concours 2020 doivent être pleinement lauréats. Pourquoi changer les règles du jeu en cours de route en leur imposant a posteriori un oral à la fin de l’année de stage ?

Selon le ministère, cet oral ne nécessiterait pas de temps de formation dédié : il faudra cependant bien se préparer à y être confronté. L’année de M2 est déjà assez lourde, avec une charge de travail excessive et les différents avis de titularisation (INSPÉ, tuteur, et directeur d’établissement dans le 2nd degré) : ceci pèse déjà fortement sur les fonctionnaires stagiaires. Un tel oral, en deuxième partie d’année de stage, ne pourra que rendre cette année de stage plus compliquée et entraîner un accroissement des non-titularisations, déjà bien trop importantes.

L’« entretien » : un contrôle de conformité aux attentes de la hiérarchie

Il s’agit d’un entretien professionnel destiné à contrôler des « compétences », dont « l’intégration des éléments réglementaires et institutionnels », « les compétences relationnelles, de communication et d’animation » ou même la « capacité comportementale à exercer durant toute la carrière » ! Rien en rapport avec les épreuves orales des concours initialement prévues !

Tout ceci est de plus déjà en grande partie évalué dans le cadre de l’année de stage de M2 à travers les grilles d’évaluation dont la mise en place, contestée par FO a déjà entraîné une baisse significative des titularisations. L’avis issu de cet entretien sera transmis au jury académique de titularisation : on voit mal comment celui-ci pourrait ne pas tenir compte d’un avis « défavorable » ou « réservé ».

La commission qui procèdera à cet entretien d’évaluation sera composée d’au moins un inspecteur, pas forcément de la discipline enseignée dans le secondaire, et d’un personnel de direction, ou éventuellement d’un membre du même corps. Autant dire que ce qui sera « évalué », ce ne seront pas les capacités disciplinaires ou pédagogiques mais la conformité aux attentes de la hiérarchie.

Cet oral de titularisation, arbitraire, inégalitaire, c’est la spoliation de tous les collègues du bénéfice du concours, donc du Statut !

– Abandon de l’oral de titularisation !
– Maintien du droit à la titularisation de tous les collègues !
– Maintien du droit au statut et des droits statutaires pour tous !

 

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