Le télétravail : des textes existent, le SNFOLC 35 appelle à leur respect !

Ces derniers jours, notre employeur multiplie les cafouillages et les aberrations : obligation de venir sur son lieu de travail en pleine pandémie, se réunir pour participer à des conseils de classe alors que de l’avis du corps scientifique et médical, il s’agit d’un facteur de contagion…Passons également sur le mépris habituel avec lequel le corps enseignant est traité et présenté.
 
Face à tant d’impréparation, il faudrait en plus, maintenant, que les enseignants assurent une prétendue continuité pédagogique via le télétravail. Peut-être notre employeur a-t-il oublié que nous sommes dans un Etat de droit et qu’il existe des textes de loi, en l’occurrence le décret n° 2016-151 du 11 février 2016 (consultable en bas de page).
 
 
Que dit ce décret ?
 
Article 2
 
« Le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail dans laquelle les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux de son employeur sont réalisées hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication. »
 
Le télétravail n’a donc rien d’obligatoire comme semble le sous-entendre notre employeur : il est sur la base du volontariat. Il est bon de le rappeler lorsque l’on constate les remontées du terrain qui nous sont faites : tel collègue doit potentiellement répondre individuellement à plus de 120 élèves sur ProNote, tel autre collègues qui a passé plus de 10h dans sa journée à mettre en place les « solutions » proposées par son établissement, etc.
 
Article 6 
 
« Les agents exerçant leurs fonctions en télétravail bénéficient des mêmes droits et obligations que les agents exerçant sur leur lieu d’affectation. L’employeur prend en charge les coûts découlant directement de l’exercice des fonctions en télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci. »
 
Si un collègue est, malgré tout, volontaire pour effectuer du télétravail, alors notre employeur doit prendre en charge financièrement le coût de cette tâche : ordinateur, abonnement internet, autre équipement informatique, etc. Ce n’est pas à un employé de payer son outil de travail !
 
Le SNFOLC 35 vous recommande donc de refuser le télétravail. Nous n’oublions pas le mépris, la suffisance et la morgue affichés par notre employeur lorsqu’il s’agit de répondre à nos revendications sur les retraites, les salaires et d’une manière générale sur nos conditions de travail. Il est donc hors de question de lui offrir notre force de travail.