Rassemblement mercredi 27 janvier contre les expulsions d’enfants sans papiers et de leurs familles

Nous vivons une période inédite en Ille-et-Vilaine. En pleine crise sanitaire, nous avons recensé plus de 40 familles exilées menacées d’expulsion !

Dans l’attente de leur expulsion, ces familles exilées sont assignées à résidence avec interdiction de sortir de la commune où elles sont domiciliées et elles doivent aller pointer plusieurs fois par semaine à la gendarmerie la plus proche. Alors que les frontières sont fermées et que les perspectives d’éloignement sont vouées à l’échec dans le contexte pandémique, ces privations de liberté sont inacceptables pour des personnes qui n’ont commis aucun délit.

Ces familles sont les premières victimes de la « loi Asile et Immigration» en application depuis près de 2 ans. Cette loi liberticide affaiblit les droits fondamentaux et accentue la maltraitance institutionnelle. Elle instaure des restrictions au droit d’asile par l’accélération des procédures, le doublement de la durée de rétention qui passe de 45 à 90 jours, l’enfermement des enfants en centres de rétention : des mesures renforcées de restrictions, de contrôles et de tris, à des fins de refus d’entrée, d’expulsion et de bannissement du territoire.

Ce sont 103 enfants scolarisés en Ille-et-Vilaine qui vivent avec leurs parents dans la peur de l’expulsion et que la préfecture maintient dans une précarité extrême en leur refusant le droit au séjour. Ce recensement n’est pas exhaustif, il ne comptabilise pas les personnes célibataires dans la même situation et toutes les familles qui préfèrent se cacher.

L’expulsion de 33 Géorgiens dont 11 enfants par charter au départ de Rennes en octobre 2019 avait profondément choqué la population bretonne, tant par l’ampleur de l’opération policière que par la brutalité des arrestations. Nous n’oublions pas. La machine à expulser ne doit pas reprendre ni ici ni ailleurs. Nous nous opposerons à toutes les expulsions individuelles ou collectives.

Nous dénonçons aussi la mise à la rue de plusieurs dizaines de jeunes étranger.ères isolé.es suite à des évaluations négatives de leur minorité. Nous nous opposons à leur fichage et défendons un accueil digne de l’ensemble des Mineur.es Non Accompagné.es ainsi que la régularisation des jeunes majeur.es en insertion.

Le droit à l’éducation est un droit fondamental : aucun.e élève ne doit être expulsé.e, qu’il/elle soit mineur.e en famille ou jeune majeur.e sans papiers.

Rassemblement le mercredi 27 janvier à 13h
devant la préfecture d’Ille-et-Vilaine (Beauregard)

 

► contre les expulsions
► pour la régularisation de toutes et tous les sans-papiers
► pour la scolarisation inconditionnelle des mineur.es et jeunes majeur.es étranger.ères, quels que soient leurs statuts administratifs

Une demande d’audience au Préfet a été faite par les organisations signataires de l’appel, dont Force ouvrière fait partie. L’audience a été demandée pour le mercredi 27 janvier à 14h.

 

Colère des profs docs !

ILS VEULENT LA SATISFACTION DE LEURS REVENDICATIONS

ILS SERONT EN GRÈVE LE 26 JANVIER

 

Alors que les professeurs documentalistes sont essentiels à la vie des établissements et à l’apprentissage des élèves, alors qu’ils ont comme les autres professeurs certifiés passé un concours exigeant, ils ne bénéficient pas de la reconnaissance qu’ils sont en droit d’attendre.

Professeurs certifiés, les professeurs documentalistes le sont par leur statut (ils sont titulaires d’un CAPES), mais visiblement leur CAPES ne vaudrait pas suffisamment pour être rémunérés comme tels : pas d’heures supplémentaires, rémunération inférieure aux autres professeurs pour le dispositif devoirs faits, indemnité dont le montant est inférieur à celui de l’ISOE etc…

Professeurs certifiés, ils le sont pour travailler à distance, faire une partie du travail à domicile avec leur matériel personnel : préparation des cours, évaluation, veille informationnelle, relations avec l’extérieur et avec les autres personnels de l’établissement, gestion documentaire, commandes d’ouvrages, réunions et formations à distance constituent notre ordinaire aussi bien sur notre temps de présence en établissement qu’en dehors. Comme les autres professeurs, ils ont poursuivi nos missions pendant le confinement.

Pour que finisse l’entre-soi…

L’actuelle pandémie ne fait pas que des malheureux. Certes, dans les classes laborieuses, elle continue de déverser son lot de drames, et la lenteur avec laquelle la vaccination se met en place n’offre de perspective d’immunité collective que d’ici à de nombreux mois, si le virus n’a pas muté de façon incontrôlable entre temps…

Au nombre des winners, la cinquantaine de fortunes les plus importantes des États-Unis d’Amérique a vu 637 milliards de dollars tomber dans son escarcelle sur la seule année 2020. Partout dans le monde, les sociétés les plus puissantes ont bénéficié d’argent magique public, en cas de coup dur… Partout dans le monde, des états d’exception sont prolongés, et les libertés fondamentales sont mises à mal…
Face aux profiteurs et aux opportunistes, nous sommes dans la situation d’un Grégoire Samsa ( le héros de La Métamorphose de Franz Kafka). Transformés en cloportes renversés sur le dos et pourtant conscients d’être humains, nous nous débattons sans savoir comment retourner la situation !

Et pourtant, le désir d’en découdre reste intact. A preuve, la multiplication des actions revendicatives et des dates auxquelles elles se déroulent : 19 janvier, grève dans les vies scolaires, grève dans l’énergie , le 21 dans la santé et le médico-social , le 26 dans l’éducation nationale, liste non exhaustive … Sans compter les actions du samedi, qui, pour légitimes que soient leurs plate formes d’appel, n’entament en rien la détermination du pouvoir à contre réformer quoi qu’il en coûte, pour reprendre un mot célèbre en son temps, ni celle du patronat à nous imposer suppressions d’emploi, baisses de salaire et obligation de travailler le dimanche et tard en soirée.

Le SNFOLC35 soutient tous  les mouvements en cours dans l’Éducation nationale, il en est. Ses militants, pour autant, ne souffrent pas du syndrome de l’entre-soi que les autres organisations du secteur entretiennent chez nos collègues. Quand certains sortent des dates de journée d’action de leur chapeau sans autre motivation que de permettre la respiration sociale qui ne pompe pas l’oxygène du gouvernement, nous recherchons au contraire la jonction avec les salariés des autres secteurs, c’est la raison d’être d’un syndicalisme fédéré et confédéré comme le nôtre. Nous sommes souvent aux côtés de nos camarades de l’Action sociale sur des revendications communes, il nous faut désormais élargir le cercle des secteurs combatifs.

Il y a certes la date du 26 janvier, à laquelle nous appelons, non pour cultiver l’entre-soi, mais bien plutôt pour signifier au ministre Blanquer que sa gestion de la crise est délétère et que ses projets actuels le sont tout autant (avec une mention toute spéciale à ce que pourrait devenir le recrutement des futurs enseignants). Mais le temps de l’entre-soi doit laisser la place à celui de l’action interprofessionnelle, évidence que n’admettent pas facilement les autres organisations avec qui nous sommes amenés à œuvrer dans le cadre intersyndical.

Alors, tout en préparant la réussite du 26 janvier, en dépit de ce que recherchent ses instigateurs, mettons-nous dans les starting blocks pour que le jeudi 4 février soit le coup d’envoi d’une nécessaire riposte interprofessionnelle unitaire. Il incombe à chacun d’entre nous, quel que soit son degré de militantisme, de faire comprendre à tous les collègues que l’entre-soi ne permet de gagner sur rien, pas même les revendications catégorielles, et que seule l’union de tous les salariés sera payante. Formons le vœu que 2021 voie la réalisation de cette aspiration !

Résister, revendiquer, reconquérir !

Le gouvernement maintient et amplifie ses mesures de dislocation : ça suffit !

Jeudi 14 janvier, le gouvernement a annoncé un train de mesures supplémentaires avec de nouvelles restrictions des libertés individuelles. Tournant le dos aux revendications portées par les organisations syndicales qui depuis des mois demandent des moyens pour faire face, le gouvernement fait le choix de pérenniser, d’amplifier la déréglementation.

Quelles sont les mesures annoncées à l’Education nationale et dans l’Enseignement supérieur et la recherche ?

 

– Le ministre communique sur le dépistage des personnels et des élèves, mais nul ne sait dans quelles conditions, ni qui ferait passer les tests. Pour la FNEC FP-FO, cette nouvelle tâche ne peut incomber aux personnels infirmiers de l’Education nationale qui sont déjà en nombre notoirement insuffisant pour assurer leurs missions essentielles.

– Les possibilités d’enseignement à distance organisées localement sont maintenues au lycée et étendues aux collèges en 4ème et 3ème, dégradant les conditions de travail des personnels et remettant en cause les conditions d’apprentissage des élèves.

Les universités restent en quasi-fermeture malgré les conséquences terribles pour les étudiants et les personnels.

– Alors que les conditions d’apprentissage des élèves sont totalement inégalitaires, que les programmes nationaux volent en éclat, les modalités de déroulement en mars des épreuves de spécialité du baccalauréat sont communiquées dans les académies.

– Les nouvelles consignes de non-brassage des élèves à la cantine entraînent un casse-tête organisationnel de plus et pourraient justifier des modifications d’horaires, des utilisations de salles de classe pour de la restauration.

Les activités sportives sont interdites en intérieur entraînant de fait l’annulation de nombre de ces apprentissages

Tout est renvoyé à la « débrouille » locale, plaçant les personnels dans des conditions de travail insupportables.

Dans le même temps, les ministres n’ont pas confiné leurs attaques contre l’Ecole, l’Université et les personnels : les suppressions de postes et les contre-réformes se poursuivent (Grenelle, liquidation du baccalauréat, démantèlement de l’Education prioritaire, dénationalisation de la médecine scolaire avec la loi 4D…)

Ça suffit ! Assez de ces mesures qui disloquent nos missions, détruisent l’Ecole et l’Université !

 

Pour les créations de postes, pour la réouverture immédiate des Universités, pour le rétablissement du Bac avec ses épreuves nationales et terminales, contre le Grenelle du ministre Blanquer, pour une augmentation des salaires de tous les personnels : il y a urgence à se réunir pour faire valoir les revendications.

Force ouvrière invite tous les personnels à préparer la grève du 26 janvier à l’appel de FO-FSU-CGT-SUD-SNALC-SNCL, à se regrouper sur les revendications et à discuter des moyens de les faire aboutir.

Colère des profs d’EPS face aux décisions de Blanquer au nom du COVID

Jeudi 14 janvier, le gouvernement annonçait de nouvelles mesures de ce qu’il appelle un protocole sanitaire renforcé qui consiste principalement à interdire les pratiques sportives scolaires en intérieur.

Ou traduisons clairement, comment faire porter sur l’EPS la responsabilité de la transmission du virus alors qu’aucune mesure de recrutement n’a été prise pour lutter contre les sureffectifs en classe! Ou comment prendre une mesure isolée et incompréhensible sans répondre aux revendications des personnels.