Auto-évaluation / évaluation des établissements : FO dit non

1 200 établissements soit environ 1 000 collèges et 200 lycées sont évalués en 2020. Ils sont dits « volontaires » alors qu’ils sont désignés volontaires. Dans les cinq ans, tous les établissements devraient être évalués en application de la loi dite « pour une école de la confiance », loi que le SNFOLC et sa fédération, la FNEC FP-FO rejettent.

Evaluation contre les obligations de service hebdomadaires

Pour ces auto-évaluations, on demande la participation des enseignants, des parents et des élèves.

Pour obliger les enseignants à participer à ces réunions et à cette évaluation, le ministère s’appuie sur la loi dite de « l’école de la confiance » et sur les 1 607 heures imposées par le décret Hamon du 20 août 2014.

Pour rappel voici les votes sur ce décret au CTM : Pour : CFDT, UNSA ; Contre : FO, CGT, SUD, FSU (1 voix) ; Abstentions : FSU (6 voix)

Auto-évaluation locale sous contrôle

Dans ces évaluations, il est demandé aux enseignants de ne pas aborder les moyens et les effectifs d’élèves par classe.

Chaque établissement a sa propre auto-évaluation : certains collègues ont eu à remplir un questionnaire de 130 questions, d’autres de 30, d’autres encore aucun questionnaire.

Le nombre de réunions fluctue d’un établissement à un autre.

Comment est-il possible de faire une auto-évaluation sans parler du cadre général, du manque de personnels, de la surcharge de travail ? Les conclusions seront donc faussées au bénéfice du ministre.

Evaluation pour imposer un projet local

Les personnels ne comprennent pas l’utilité de cette évaluation. Mais pour le ministre, les finalités d’une telle usine à gaz sont simples. Il faudrait se culpabiliser pour obtenir des points faibles et se construire soit même une marge de progrès avec des choix autonomes de l’établissement.

Mais il ne faudrait pas dire que cette marge conduit à la concurrence entre les disciplines ! Tout est faussé d’avance. Cela conduira à un plan d’action et de formation pour les personnels avec, pour contrôler le tout, une RH de proximité comme annoncé dans le Grenelle de l’Éducation.

Temps de travail supplémentaire, pressions pour une éducation locale

Le but serait de mettre en place des actions locales et des projets d’établissement avec l’accord des personnels. Sous prétexte que « la liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection. » et que dans PPCR, les enseignants doivent « travailler en équipe », l’administration expose les personnels à des pressions supplémentaires et augmente leur charge de travail. C’est un pas de plus vers la déréglementation et une attaque contre le statut des enseignants ! C’est l’application du « Grenelle » tout de suite!

Pour les collèges, cela rappelle les établissements REP+ où les collègues se réunissent afin de proposer et réaliser des projets et de demander des formations. La différence est que dans les établissements REP +, les collègues ont du temps de concertation imposé dans leur temps de travail, des effectifs allégés et des moyens supplémentaires. Est-ce que le ministère veut faire de tous les établissements des REP + sans moyens supplémentaires ou veut-il, à terme, supprimer les moyens en REP + sous prétexte d’équité?

 

C’est maintenant qu’il faut agir !

Le SNFOLC soutient les rassemblements et toutes les initiatives à tous les niveaux et appelle à poursuivre les HIS, les AG, les prises de position en défense du baccalauréat, des postes, des statuts, de la liberté syndicale.  Le SNFOLC rappelle son opposition à la loi dite « école de la confiance ». Retrait des évaluations des établissements, véritable machine à détruire les statuts, les missions, les postes, les diplômes, l’instruction nationale !

Forte mobilisation des AED dans l’académie de Rennes jeudi 25 mars 2021

Jeudi 25 mars était une journée de grève pour les personnels de l’Education nationale en Ille-et-Vilaine à l’appel d’une intersyndicale dont le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 étaient à l’origine.

Environ 200 personnes ont manifesté dans les rues de Rennes entre la DSDEN et le rectorat.

Les AED, venus de toute l’académie, ont pris la tête du cortège : sifflets, casseroles, slogans, car « la vie s’colère! »

Une AG de rue s’est tenue en fin de manifestation devant le rectorat. Des échanges entre enseignants, AED, AESH, ont permis de se donner des perspectives : se saisir de la journée du 8 avril, appel national unitaire pour les AESH, pour soutenir les personnels accompagnants et étendre la mobilisation dans l’Education nationale. Car la situation qui touche les AESH (avec notamment la généralisation des PIALs) nous concerne toutes et tous !

 

Il est urgent de poursuivre la résistance pour faire entendre nos revendications !

 

Opéra de Rennes occupé : AG de rue tous les jours à 13h

Depuis le vendredi 12 mars, des syndicats d’artistes et des collectifs occupent l’Opéra de Rennes.

Le SNFOLC 35 soutient cette mobilisation, essentielle pour le devenir des artistes, des techniciens du spectacle, des professionnels de l’animation culturelle.

 

« C’est le lieu le plus emblématique des professions du spectacle et le plus symbolique des professions fragilisées. Au cœur de la cité, il est le point de ralliement des artistes, des techniciens du spectacle, des professionnels de l’animation culturelle, etc. indiquent-ils. Nous attendons des actes. »

 

AGORA (AG de rue) devant l’Opéra

tous les jours à 13h toute la semaine du 15 mars !

 

Article Ouest-France sur cette occupation : à lire ici.

Article France 3 région : à lire ici.

Tract du syndicat des artistes FO – SNAC FO : Pour la réouverture des musées et monuments culturels :

 

L’UD FO 35 : Hommage à la Commune de Paris le 18 mars 2021

Le 18 mars 1871 débutait un des épisodes les plus importants de l’histoire ouvrière : La commune de Paris.

Bien sûr on retiendra les combats des communards contre Adolphe Thiers et les « versaillais » qui feront tout pour faire taire et réprimer dans la plus grande violence ce « cri du peuple ».

Mais l’on retiendra aussi et surtout l’œuvre sociale de celle ci en 72 jours et le rôle des femmes dans ce mouvement émancipateur : l’école laïque gratuite pour les filles et les garçons, le droit du travail et au travail, la réquisition des logements vacants pour les sans domicile, la reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers, la réquisition des entreprises qui débauchaient leurs ouvriers… D’une étonnante actualité !

Qui n ‘a pas de passé n’a pas d’avenir ! FO se reconnaît de cette histoire des invisibles, des derniers de corvée et des femmes et hommes connus ou anonymes, épris de liberté et de justice sociale.

150 ans plus tard , le 18 mars 2021 , à Rennes, nous avons rendu hommage à ce moment important de notre mémoire collective à l’origine notamment du syndicalisme indépendant.

Article Ouest-France : lire ici.