Rentrée du 02/11 : la colère est immense

Un envoi mail du ministre aux personnels en date du 30 octobre au soir à 17 h pour la rentrée du 2 novembre ! C’est cela sa réponse aux revendications. C’est donc au mépris de la considération des personnels que le ministre s’exprime sans tenir compte des revendications. Ils laissent les personnels livrés à eux-mêmes quant aux conditions sanitaires de rentrée et à l’hommage de notre collègue assassiné. La colère gronde. L’incompréhension domine et un sentiment de mépris encore plus fort, si tant est que cela soit possible, s’exprime.
 

Mépris sur les conditions sanitaires de reprise du 2 novembre

Jour de carence, personnels vulnérables, dépistage, équipements de protection individuelle… toujours aucune réponse du ministre et du gouvernement. Lors des multilatérales, la FNEC FP-FO a rappelé une nouvelle fois ses revendications :
 
  • Mise à disposition de masques protecteurs ;
  • Dépistage des personnels et des élèves ;
  • Recrutement immédiat de médecins de prévention en nombre ;
  • Reconnaissance du Covid 19 comme maladie professionnelle ;
  • Abrogation du jour de carence et remboursement des jours de carence depuis la rentrée scolaire.
Mais le ministre reste sourd aux demandes légitimes des personnels. Suite à la décision présidentielle de reconfiner la population, les personnels sont une nouvelle fois en première ligne et exposés au risque sanitaire. La seule réponse du ministre réside dans le « renforcement » du protocole « sanitaire », qui se résume à « ouvrir les fenêtres » et conserve l’avantage de dégager sa propre responsabilité sur les personnels
 
Chaque établissement est renvoyé à ce qu’il peut faire comme le dit le recteur de Créteil : « Je fais confiance aux chefs d’établissement, ils ont jusqu’au 9 novembre pour trouver une solution. Je n’ai pas de baguette magique, je ne suis pas Mary Poppins, la mise en œuvre de ce protocole ne pourra qu’être progressive ». Chaque lycée a la possibilité de changer les emplois du temps des élèves et donc celui des professeurs. L’autonomie est là du coup renforcée, d’ores et déjà, les services sont modifiés et augmentent le temps de présence des personnels.
 
Pour le SNFOLC et sa fédération la FNEC FP-FO, la seule manière de baisser les effectifs, c’est de créer les classes, des postes. Or, pour la rentrée 2021, le ministre projette toujours de supprimer 4 fois plus de postes dans le second degré qu’en 2020, soient 1 800 postes, avec 20 000 élèves en plus. Qui peut le comprendre ?
 

Mépris du fonctionnement des CHSCT… pour mieux les supprimer en janvier

Le fonctionnement des CHSCT, depuis le début de la crise sanitaire, est entravé. Ils sont vidés de leurs prérogatives réglementaires et transformés en simples points d’information. La FNEC FP-FO des Yvelines n’a reçu aucune réponse à sa demande d’enquête du CHSCT 78 suite à l’assassinat de notre collègue. Le ministre crée les conditions de leur suppression en janvier 2021, comme c’est prévu par la loi Darmanin-Dussopt. Qui peut le comprendre dans la situation actuelle ?

Mépris pour l’hommage légitime à notre collègue assassiné le 16 octobre

Un nième rebondissement pour mettre en place la généralisation du « débrouillez-vous » : « En pratique, tous les élèves reprendront les cours comme à l’habitude. Une minute de silence sera observée lundi à 11h, après la lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs, dans des conditions respectueuses du protocole sanitaire applicable. Ce temps de recueillement se tiendra de préférence dans les salles de classe, et si les conditions sanitaires le permettent, dans la cour de l’établissement. »
 
L’hommage légitime à notre collègue assassiné le 16 octobre s’accompagne, selon les dernières instructions ministérielles du 30 octobre, d’un cadrage pédagogique autour « des valeurs de la République » : « Aucune classe ni aucun établissement ne peut s’exonérer de cette heure de travail et d’échange dont chaque élève de France doit bénéficier. ». Le SNFOLC 35, qui revendique le respect de la liberté pédagogique individuelle due à chaque professeur, n’en était pas demandeur. Encore une fois, le ministre impose un cadre dans lequel les équipes et les enseignants devront « faire au mieux » : le ministre reporte encore sa responsabilité sur les personnels.
Pour le SNFOLC 35, préserver l’École de la République de toute pression extérieure, passe par la défense des statuts, de la liberté pédagogique individuelle de chaque enseignant. La colère des personnels est légitime ! Ils ne sont pas dupes des intentions du ministre quant à ses tentatives de remise en cause du statut et des missions qu’il voudrait figer dans le marbre de son Grenelle comme toutes ses contre-réformes.
 
Le SNFOLC 35 appelle les personnels à se réunir dès le lundi 2 novembre, à établir leurs revendications et à discuter des moyens pour les faire aboutir. Un préavis de grève à compter du 2 novembre est déposé.

Rentrée du 02/11 : communiqué du SNFOLC 35 et du SNUDI 35

Le SNUDI FO 35 (1er degré) et le SNFOLC 35 (2nd degré) ont pris connaissance des annonces du Président de la République relatives à la situation sanitaire et de sa décision d’ordonner un nouveau confinement général au moins jusqu’au 1er décembre 2020.

Confinement ou non, une seule exigence, la protection des personnels

Ce que l’on peut retenir de son discours, c’est que les salariés du privé comme du public devront aller au travail quoi qu’il leur en coûte !

Par conséquent, le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 tiennent à exprimer leur solidarité avec tous les travailleurs et font leurs l’ensemble des revendications, qui restent plus que jamais d’actualité :

  • Interdiction des licenciements pour les entreprises qui touchent des aides publiques ;
  • Abandon définitif des funestes réformes de l’assurance chômage et de retraite par points ;
  • Déblocage des moyens humains et financiers pour tous les services publics sans lesquels la République n’a ni corps ni cœur ;
  • Augmentation immédiate des salaires à hauteur dans un premier temps de 183 euros nets mensuels.

Le ministre Blanquer rencontrait hier soir jeudi 29 octobre les représentants nationaux des organisations syndicales représentatives. Les écoles, les collèges et les lycées resteront ouverts et devront, accueillir tous les élèves en appliquant un nouveau protocole sanitaire. Si l’on en croit l’intervention du ministre hier soir, le seul changement majeur sera le port du masque rendu obligatoire dès le CP.

Pour le reste, la limitation au maximum du brassage des élèves continuera de se heurter aux contraintes matérielles (configuration des locaux, temps périscolaire, cas du lycée où le groupe classe n’existe plus), le nettoyage que le ministre annonce renforcé dépendra des moyens mis en place par les collectivités locales et qui font déjà parfois cruellement défaut (salles de classe une fois par jour et surfaces fréquemment touchées plusieurs fois par jour).

Le ministre annonce également que la distanciation physique sera maintenue, alors qu’elle n’était plus appliquée depuis septembre. Au lycée, l’enseignement à distance sera possible pour les élèves vulnérables ou des groupes d’élèves, ce qui pose le problème du respect de la législation sur le télétravail dans la fonction publique, et ce d’autant plus que les collègues devront assurer l’accueil des élèves en présentiel. Une fois de plus, les équipes auront la charge de mettre en place dans la plus grande précipitation, sur leur temps de congés, un nouveau protocole sanitaire qui promet d’être toujours aussi peu protecteur. Et tout cela alors qu’on leur demande dans le même temps et avec la même précipitation d’assurer l’organisation lundi matin de l’hommage à Samuel Paty.

Pour le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35, l’exigence demeure celle de la sécurité des personnels. C’est à l’employeur de prendre toutes les mesures de protection contre le risque de contracter la COVID-19 :

  • Fourniture du matériel de protection individuelle adapté (masques en nombre suffisant et véritablement protecteurs contrairement à ceux distribués jusqu’à présent par notre employeur et qui s’avèrent toxiques),
  • Nettoyage, désinfection, repérage des cas positifs, dépistage et isolement systématique des cas contacts ;
  • Politique de recrutement massif sur liste complémentaire pour dédoubler les classes et permettre le respect des gestes barrières et des mesures de distanciation ;
  • Suivi médical de tous les personnels par une véritable médecine du travail et le recrutement de médecins.

 

 

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent la reconnaissance du COVID-19 comme maladie professionnelle et l’abrogation du jour de carence.

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent le rétablissement intégral du régime d’ASA pour les personnels vulnérables, selon les termes du 5 mai 2020, le juge des référés du conseil d’Etat ayant suspendu, dans une décision du 15 octobre 2020, les articles du décret du 29 août 2020 relatifs aux critères de vulnérabilité.

Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 exigent que ces mesures s’appliquent également aux personnels ayant un proche répondant à ces critères. Ils invitent tous les personnels dans cette situation à solliciter une ASA auprès de leur IEN (1er degré) ou de leur chef d’établissement (2nd degré), sur la base d’un certificat médical préconisant le placement en isolement. Ils les invitent, dans tous les cas à informer le SNUDI FO 35 ou le SNFOLC 35, qui les appuieront autant que nécessaire dans leurs démarches.

Hommage à Samuel Paty : défendre les valeurs de la République et les personnels qui les portent en toutes circonstances

Le ministre a décidé d’une matinée d’hommage à Samuel Paty. L’assassinat de notre collègue avait suscité une profonde émotion et une immense indignation. L’hommage, autant que l’affirmation des valeurs de l’Ecole, est nécessaire.
 
Pour autant, le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 considèrent que le cadrage institutionnel de ce temps n’était pas souhaitable, d’autant moins qu’il va faire peser sur les personnels, notamment les directeurs et les personnels de direction, une charge de travail importante, alors même qu’ils devront organiser la mise en place d’un nouveau protocole sanitaire.
 
Le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 sont attachés à ce qu’il soit rendu hommage à Samuel Paty, ainsi qu’à tous les personnels qui œuvrent quotidiennement à porter et transmettre les valeurs de la République.
 
Ils ont appelé et participé aux rassemblements qui ont eu lieu depuis le 16 octobre pour dire des choses simples et importantes :
 
  • Que nous pensons à notre collègue Samuel Paty ainsi qu’à ses proches, à ses collègues, à ses élèves ;
  • Que les personnels doivent être soutenus et protégés dans l’exercice de leur mission : trop souvent, nombre de nos collègues se retrouvent isolés face à des pressions et à des menaces extérieures à l’École ;
  • Que nous sommes attachés à la liberté d’expression, à la laïcité, et au rôle que l’école doit continuer de jouer pour forger l’esprit critique.
Pour le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35, la rentrée doit être un temps de libre discussion entre les personnels, sans injonction de leur hiérarchie, ni instrumentalisation. C’est aux personnels de décider des formes pédagogiques appropriées. La défense des valeurs de la République, de la liberté d’expression, de la laïcité peut être l’objet de moments solennels. Elle est surtout un engagement quotidien des personnels.
 
C’est pourquoi défendre l’École publique, c’est défendre ses personnels, leurs statuts et leur autorité, et leur donner la considération et les moyens pour réaliser leurs missions.

Richard Ferrand donne raison à FO

Monsieur Richard Ferrand, président de l’assemblée nationale, s’est exprimé sur la situation de l’école le mercredi 21 octobre. M. Ferrand a jugé sur BFMTV et RMC que de manière générale, « depuis plusieurs décennies il y a des choses que sans doute collectivement nous avons eu tort de laisser changer« . « Les parents devraient rester hors de l’école et foutre la paix aux profs » a-t-il déclaré, soulignant que l’école, « ce n’est pas la démocratie participative« . Il a rappelé que « les parents donnent l’éducation à leurs enfants mais ce sont les professeurs qui sont chargés de donner l’instruction : ils ne sont pas chargés de se substituer aux parents défaillants, pas plus que les parents n’ont à venir dire comment il faut enseigner« . Il a ainsi appelé à « fermer toutes les trappes à contestation de l’action des professeurs« , et à « redonner la pleine autorité aux enseignants« .
 
Le président de l’assemblée nationale ne saurait mieux dire !
 
Le SNFOLC 35 rappelle que c’est au début des années 1980 que la confédération Force Ouvrière a décidé de développer et renforcer ses syndicats dans l’enseignement, n’acceptant pas la capitulation de la défunte FEN (Fédération de l’Education Nationale) et de ses syndicats, avalisant la mise en place des conseils d’école dans le premier degré et les conseils d’administration des collèges et lycées dans le second degré, c’est-à-dire la cogestion ou gestion tripartite des établissements scolaires.
 
Depuis les prérogatives de ces structures n’ont cessé d’être renforcées, fragilisant chaque fois plus le caractère national de l’école républicaine et mettant à mal les garanties statutaires des enseignants fonctionnaires d’Etat, à commencer par leur liberté pédagogique.
 
Avec la réforme du collège, les enseignements interdisciplinaires (EPI) et les indemnités des personnels (IMP) sont discutés devant les parents d’élèves et les représentants des collectivités
 
Pour le SNFOLC 35 les propos du président de l’assemblée nationale appellent qu’il prenne ses responsabilités en proposant l’abrogation de tous les textes de lois et décrets ayant institué et renforcé les attributions des conseils d’école et des conseils d’administration des collèges et des lycées.
 
Cela constituerait un premier et considérable pas en avant vers le rétablissement tout à la fois du caractère national de l’école républicaine et de la nécessaire protection des personnels par l’Etat.

Assassinat d’un enseignant : FO s’adresse au Recteur

La FNEC FP-FO de l’académie de Rennes a appris avec horreur le crime qui a coûté la vie à un professeur du collège Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine. Elle condamne cet acte odieux et présente ses sincères condoléances à sa famille, ses proches et ses collègues. Nous avons appelé aux rassemblements et manifestations organisés ce week-end. Nous étions parmi les enseignants, les élèves, les parents unis contre la barbarie de l’acte perpétré, unis dans la défense des libertés démocratiques dont la laïcité et la liberté pédagogique, unis dans la défense de l’instruction publique.
 
La FNEC FP-FO de l’académie de Rennes a lu avec attention le courrier du recteur à l’attention de tous les personnels de l’académie. Nous sommes fortement attachés à la République une et indivisible, à l’égalité en droit de tous les citoyens, et rejetons toute idée de communautarisme, même s’il s’agit d’une « communauté académique » ou une « communauté éducative », cela tend à séparer les personnels de l’Éducation nationale du reste des citoyens.
 
  • Le Recteur indique que « Toutes les écoles et tous les établissements de la région académique Bretagne continueront à promouvoir et à défendre les valeurs de la République en résistant à la contestation de leurs principes fondamentaux : la laïcité, la liberté de conscience et d’expression, la formation de l’esprit critique et l’exercice de la citoyenneté. »
Force est de constater que la laïcité est attaquée depuis des décennies : dernièrement par la loi dite de l’école de la confiance qui a étendu le financement de l’école privée avec l’abaissement de l’âge de scolarisation à 3 ans ; précédemment par la loi de refondation de l’école dont la réforme phare des rythmes scolaires s’imposait à l’école publique, alors que l’école privée avait le choix ou non de la mettre en œuvre.
 
Les projets d’enseigner le fait religieux à l’école sont totalement contraires à l’esprit de laïcité que nous défendons. La FNEC FP-FO exige le respect inconditionnel de la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905 que le gouvernement s’apprête à liquider. Dans les établissements scolaires, la « liberté de conscience et d’expression » s’incarne dans la liberté pédagogique des enseignants. Ils y sont fermement attachés et contestent toute remise en cause, comme celle de la formation en constellations développée en ce moment, qui cherche à imposer la formation continue et ne respecte pas le libre choix des enseignants. Il ne peut pas y avoir de pédagogie officielle.
 
  • Le Recteur fait également référence à l’enjeu de « faire vivre les piliers de notre devise républicaine dans toutes les actions pédagogiques et éducatives : la liberté, l’égalité, la fraternité ».

Pour la FNEC FP-FO, il y a rupture d’égalité dans la contre-réforme du baccalauréat comme dans de nombreuses contre-réformes en cours visant le démantèlement de l’Éducation nationale : le contrôle continu détruit le cadre national du baccalauréat qui seul peut garantir l’égalité en droit de tous et de chacun quel que soit son lieu de résidence, ses origines géographiques ou sociales. Le Ministre doit cesser la casse de l’Éducation nationale.

 

  • Le recteur parle ensuite « de l’engagement le plus complet de l’institution scolaire et de toutes les forces républicaines qui la soutiennent pour leur garantir les conditions les plus sereines dans l’exercice de leurs missions. » Pour cela, il doit satisfaire toutes les revendications des personnels.
La FNEC FP-FO de l’académie de Rennes revendique l’appui systématique des demandes de protection fonctionnelle sollicitées par les agents. Il revient à l’employeur de tout mettre en œuvre pour protéger et soutenir ses personnels. Dans un contexte où les libertés individuelles sont chaque jour un peu plus remises en cause, Force Ouvrière réaffirme son attachement inconditionnel à la liberté de conscience et à la liberté d’expression, ainsi que bien entendu à la liberté syndicale.

Ironie de l’Histoire et synonyme revendicative

N’est-il pas cocasse qu’en quelques jours, l’opinion publique apprenne effarée que les masques de fabrication française, donc irréprochables par définition, que le ministère fourni aux enseignants sont très vraisemblablement toxiques, et qu’elle se voie signifier que le tiers de la population du pays va vivre désormais sous le régime bien martial du couvre-feu. Décidément, comme le dit le camarade Fabrice Lerestif : « Rien ne nous sera épargné ! ». Incapable d’assurer la santé des travailleurs, le gouvernement les prive à nouveau de leur liberté ! S’il n’était pas cynique et sinistre, un tel acharnement à nuire forcerait l’admiration…

Car il s’agit bien d’ acharnement à nuire. Comment nommer autrement les vagues de licenciements en cours ou en préparation dans le privé ? Comment ne pas en voir dans les 1800 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2021 dans le second degré(soit quatre fois plus qu’en 2020) une volonté de casser le service public de l’enseignement ? Comment ne pas redouter que la montée en puissance des modalités de travail en distanciel, qu’il y ait confinement ou non, soit un gisement inépuisable de diminution du nombre d’agents dans le ministère, toutes catégories confondues ? Comment ne pas comprendre que l’inclusion à tout crin d’élèves présentant une infinité de handicaps et de pathologies différentes est motivée par la seule volonté de leur infliger une scolarité beaucoup moins coûteuse que celle à laquelle ils avaient droit naguère ? Comment ne pas exploser en vol dans de telles conditions ?

C’est la question qui se pose dans toutes les salles des professeurs, c’est celle que le SNFOLC 35 répercute au quotidien en direction des chefs d’établissement, de l’Inspection académique, du Rectorat, avec une ténacité que rien ne vient prendre en défaut.

C’est la raison pour laquelle, confinement ou non, couvre-feu ou non, la seule réponse à apporter est la construction du rapport de forces, il en va de la survie de ce qui reste de social dans notre république.

Encore faut-il s’en donner les moyens…

De ce point de vue, la résolution adoptée le 24 septembre dernier par le Comité Confédéral National de la Confédération ( en d’autres mots : le Comité administratif de Force ouvrière) est d’une pusillanimité inquiétante : « Le CCN mandate le bureau confédéral pour soumettre aux autres confédérations un projet de mise en garde adressé au gouvernement et au patronat : « Ni les salariés ni leurs organisations syndicales ne peuvent accepter davantage que les emplois, les salaires et les garanties collectives soient systématiquement sacrifiés au motif de la crise sanitaire pendant que des milliards d’euros dont déversés, à guichets ouverts, dans la trésorerie des grandes entreprises sans aucune contrepartie ou obligation. De même, les salariés et leurs organisations syndicales ne peuvent accepter davantage que les réformes des retraites et de l’assurance chômage restent à l’ordre du jour ».

En d’autres mots, on en reste au stade de l’avertissement sans frais… Et en la matière, les adresses au gouvernement peuvent se décliner à l’infini. On peut ainsi sermonner, admonester, morigéner, réprimander, tympaniser d’importance( expression chère à Stendhal!), adresser des remontrances, reprendre, rouspéter, enguirlander, la liste n’est pas exhaustive ! On peut aussi menacer de tout révéler sur l’extinction de la civilisation de l’île de Pâques…

Pour le SNFOLC35, jamais la grève interprofessionnelle jusqu’à satisfaction des revendications n’a autant été d’actualité, c’est ce dont nous aurons à discuter lors de notre assemblée générale statutaire du lundi 9 novembre.

Résister, revendiquer, reconquérir !