AED et AESH encore et toujours en première ligne !

Les AED se voient imposer d’être présents dans les établissements alors que les cours n’y seront plus assurés. Encore une fois envoyés en première ligne, comme depuis le début de la crise sanitaire, ils n’ont pourtant obtenu aucune réponse à leurs revendications portées depuis plusieurs mois par leurs mobilisations.

Les obligations des AED sont encore une fois renvoyées au local. Aucune règle établie nationalement, les chefs d’établissement doivent fixer, seuls, les missions et les emplois du temps « en fonction des besoins » pour les semaines à venir. 

 

Les AED se retrouvent obligés de se rendre dans leur établissement pour accomplir toutes sortes de tâches :
– aider les enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise à faire leurs devoirs
– faire du classement et autres tâches administratives
– contacter les familles…

Le temps de présence dépend du bon vouloir du chef d’établissement et parfois des négociations. Le SNFOLC est présent à côté des AED pour faire valoir leurs revendications.

Dans certains établissements seuls les AED qui doivent garder leurs enfants peuvent rester chez eux, mais là encore aucune règle pour protéger les personnels : un chef d’établissement a demandé à une AED de venir travailler avec son enfant de huit ans !

Pour les AESH, la situation est tout aussi disparate et inacceptable. Avec des pressions pour exiger leur présence dans l’établissement alors même que les élèves dont ils s’occupent sont à la maison. Pire, il a même pu être demandé à des AESH de se rendre dans des établissements en dehors de leur PIAL.

 

Laisser cette organisation au local, c’est livrer les personnels les plus précaires à la menace du non renouvellement de contrat. Le SNFOLC ne laissera pas faire. Tout comme les autres personnels, les AED et les AESH ne doivent venir que sur la base du volontariat.

Les AED sont mobilisés depuis des mois pour exiger un vrai statut, des augmentations de salaires, le versement des primes REP et REP+.

Les AESH exigent l’abandon des PIAL, un vrai salaire et un vrai statut et le recrutement immédiat d’AESH à hauteur des besoins.

La seule réponse à leurs revendications c’est de leur en demander encore plus !

 

Le SNFOLC 35 soutient les AED et les AESH et exige avec eux la satisfaction de leurs revendications. Fermeture ou non des établissements scolaires, les revendications demeurent et doivent être entendues. La lutte continue !

 

Grève au CNED le 8 avril : halte à la dégradation des conditions de travail

Depuis un an, la crise sanitaire a profondément bouleversé les modalités du travail au CNED, qui fait face à une augmentation très importante de son nombre d’inscrits, sans moyens humains supplémentaires. Les personnels du CNED, agents sur sites et enseignants en poste adapté, qui ont à cœur de remplir leur mission de service public, ont su faire face à cette situation exceptionnelle malgré la dégradation continuelle de leurs conditions de travail depuis des années.

L’actuelle direction a été nommée en 2016 avec comme mission le rétablissement du dialogue social. Or, instance après instance (CTE, CHSCT, CA) les représentants des personnels n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme sur cette dégradation des conditions de travail de tous les personnels, sans aucun écho.

Aujourd’hui, en pleine aggravation de la crise sanitaire, la direction du CNED, comme seule réponse aux revendications des personnels, a choisi de faire adopter au pas de charge une nouvelle réglementation qui remet en cause les accords de l’ARTT de 2002 et qui entraînera, sans compensation, une augmentation généralisée du temps de travail des agents. Cela contribuera à saper durablement le reste de confiance que les personnels accordent encore à la direction du CNED. De nombreux établissements publics n’ont pas jugé utile de mettre en œuvre cette régression dans un contexte qui fragilise la situation des agents.

 

Les personnels du CNED sont aujourd’hui contraints de se mettre en grève pour se faire entendre sur leurs conditions de travail dégradées et pour défendre un service public de qualité.

 

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Journée du 8 avril reportée – Grève AESH et Personnels

ATTENTION : en raison de la fermeture des établissements scolaires, la journée unitaire nationale du 8 avril a été reportée à une date ultérieure. L’intersyndicale départementale a également opté pour ce report. Les organisations syndicales craignent en effet que peu de monde ne se déplace pour ce rassemblement et qu’il soit passé sous silence du fait de la fermeture des écoles, collèges et lycées. Une nouvelle intersyndicale se réunira très vite à la réouverture des établissements pour décider d’une nouvelle date. La mobilisation continue! On ne lâche pas !

 

 

Pas de couvre-feu pour les revendications : soutien aux mobilisations en cours !

Face au chaos organisé par Blanquer, le SNFOLC soutient les mobilisations et les revendications des personnels.

Contre les fermetures de classes et les suppressions de postes

Depuis plusieurs semaines, les mobilisations se multiplient devant les Inspections académiques et les rectorats pour demander les heures, les postes et porter l’ensemble des revendications urgentes des personnels.

En Ille-et-Vilaine, à l’appel de l’intersyndicale lancée par FO, les organisations syndicales SNFOLC 35, SNUDI FO 35, CGT 35, Sud 35, CNT 35 et FSU 35 ont tenu une conférence de presse commune le 15 mars devant la DSDEN, organisé un rassemblement le 17 mars Place de la République à Rennes, et manifesté dans la rue à plus de 200 personnes le 25 mars dernier, de la DSDEN jusqu’au rectorat.

L’état d’ « urgence sanitaire », pour les personnels, c’est une dégradation sans précédent des conditions de travail : manque criant de remplaçants, hybridation des cours, protocoles inapplicables… La colère est encore montée d’un cran alors que plus de 600 millions d’euros ont été rendus par le ministre et que, partout, la rentrée 2021 s’annonce bien pire que les rentrées précédentes. Des milliers de classes sont menacées, 1800 postes sont supprimés dans le second degré, des centaines d’heures en moins, en particulier dans les lycées.

 

Pour le ministre, il s’agit de réduire les coûts au-delà de toute autre considération. Les réformes Blanquer montrent leur vrai visage. C’est le cas de la réforme du lycée qui, en mettant fin aux grilles horaires nationales, laisse aux établissements une plus grande marge de manœuvre pour économiser des heures d’enseignement. C’est aussi la mise en place des PIAL.

Pour l’abandon des PIAL : soutien aux rassemblements du 8 avril !

La mise en place des PIAL entraîne une mutualisation et donc une diminution de l’accompagnement apporté aux élèves en situation de handicap ou à besoins particuliers. Les AESH sont ballotés entre plusieurs écoles ou établissements, les conditions de travail se dégradent pour tous, enseignants comme AESH, les casse-têtes deviennent permanents pour les directeurs. Des milliers d’élèves n’ont pas accès aux établissements sociaux et médico-sociaux faute de places en nombre suffisant.

En Ille-et-Vilaine, comme partout en France, les AESH et les personnels de l’Education nationale sont appelés par les organisations syndicales du département à se rassembler le 8 avril pour exiger ensemble l’abandon des PIAL, un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH.

 

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Les revendications ne sont pas confinées !

Malgré les pressions multiples contre le droit de se réunir et de manifester, les personnels cherchent à résister. Des réunions et des AG se tiennent, elles décident parfois de constituer des comités de mobilisation, avec les syndicats, souvent avec les élus et les parents, pour construire le rapport de force. Dans des départements, les mobilisations ont permis de faire reculer les IA-DASEN et de revenir sur les suppressions.

Face à la détermination des personnels, le gouvernement tente d’empêcher toute expression des revendications. Les menaces sur le droit de se réunir et de manifester sont intolérables !

Le SNFOLC 35 appelle les personnels à poursuivre les réunions syndicales, et décider des initiatives en direction de la DSDEN, du recteur et du ministre. Un préavis de grève couvre la période jusqu’aux prochaines vacances.