Soutien au lycéennes et lycéens en grève

En ce jour de grève massive mardi 18 octobre 2022, dans tous les secteurs et particulièrement dans l’Education nationale, de nombreux lycéens à l’appel des organisations de jeunesse sont mobilisés.

Ils se sont rassemblés pacifiquement devant leur établissement comme à Rennes au lycée Bréquigny, mais aussi en Région parisienne, à Voltaire, Dorian, Arago, Boucher, Lamartine à Paris, ou Jean Macé à Vitry, Rousseau à Sarcelles, à Poitiers…

Ils revendiquent : l’abrogation de Parcoursup, de la réforme du bac, de la réforme du lycée professionnel annoncée par Macron, des effectifs allégés, des moyens pour l’Ecole, le droit à un avenir de leur choix. Ils établissent leurs cahiers de revendications.

 

Ils sont avec leurs professeurs pour revendiquer l’augmentation générale des salaires, la non mise en œuvre de la réforme des retraites.

 

Mais comme à Joliot-Curie, dans de nombreux lycées, les jeunes sont en butte à la répression !

 

Le droit de grève et de manifestation sont des droits inaliénables.

 

Le SNFOLC soutient les lycéens et les professeurs à leurs côtés. Il appelle les personnels à être avec eux : protégeons notre jeunesse qui revendique avec nous, défendons l’Ecole de la République !

Le 18/10/22 : des mobilisations percutantes

Grève et manif en défense de l’enseignement professionnel

Ce matin 18 octobre, dès 8h, la radio annonçait 50 % de profs grévistes dans les LP, ce qui sous-entend un taux de grévistes qui ne prend pas en compte les débuts de cours à 8h30, ni 9h, et ainsi de suite.

La mobilisation dans les LP n’a jamais été aussi forte depuis plusieurs années : au plan national, 2/3 des LP étaient fermés ! Une grève historique!

 

Autour de 600 personnes étaient réunies devant la DSDEN à Rennes à 11h.

Un cortège fourni, des banderoles d’établissement percutantes (appelant notamment à la reconduction de la grève), prises de parole des organisations syndicales unanimes sur le constat dressé : « La réforme ne doit pas passer. Nous ne lâcherons pas. »

Les représentants des organisations syndicales ont été reçus en audience par le recteur : FO lycée collège, SUD, CGT, FSU, UNSA, CFDT. Tous, nous avons tenu un discours intransigeant sur les dangers de la réforme et la détermination des grévistes.

 

FO a insisté sur le fait que déjà aujourd’hui les personnels des LP n’étaient pas seuls : des collègues de collèges, lycées GT mais aussi du premier degré étaient en grève et en manif à leurs côtés. Car cette réforme concerne tout le monde.

 

Nous avons également informé le recteur qu’il devait s’attendre à nous revoir au retour des vacances car la mobilisation se poursuivra jusqu’au retrait du projet de réforme Macron. Sans oublier la bataille des retraites et des salaires, déjà en route et qui va s’amplifier elle aussi…

 

Nous ne lâcherons pas! Il faut que le ministre le sache!

Manif interpro pour les salaires, la retraite et les libertés syndicales

Dans le même temps aujourd’hui à Rennes avait lieu la manif interpro pour les salaires, la retraite et les libertés syndicales.

Un cortège fort de 4000 personnes à Rennes (200 à Redon au même moment).

 

Très significatif de la colère sociale qui monte sachant que cette mobilisation interprofessionnelle s’est organisée en 5 jours. Cette mobilisation fait suite à celle du 29 septembre qui de l’avis général (même de certains qui en doutaient) a été un point d’appui dans la construction du rapport de force.

Des camarades FO de tous secteurs étaient présents et ceux des laboratoires nous ont remerciés pour notre action en soutien de la grève vendredi dernier face aux réquisitions du préfet d’Ille et Vilaine .

 

Ensemble, toutes et tous ensemble, nous allons continuer de résister, revendiquer pour demain reconquérir.

 

Primes REP/REP+ : le ministre Ndiaye annonce que les AESH et AED toucheront moins que les autres

Alors que le ministre annonce en grande pompe médiatique la réparation d’une injustice pour les AESH et AED qui devraient enfin toucher la prime REP/REP+, les projets de décrets et d’arrêtés mettent à jour l’enfumage du ministère : les AESH et AED toucheront moins que les autres !

« Le montant de la part fixe de la prime pour les AED et AESH est, selon le projet de texte, de 3 263 € en REP+ et de 1 106 € en REP, contre 5 114 € et 1 734 € pour les autres.

Quant au montant maximal de la part variable en REP+ il est de 448 € pour les AED et AESH et de 702 € pour les autres. »

 

Tout cela proratisé au temps de travail : des miettes arrachées pour seulement quelques-uns ! Pour les autres rien !

Des annonces médiatiques du ministre Ndiaye à l’enfumage des personnels

Le mépris du gouvernement et du ministre Ndiaye continue : les AESH et AED seraient considérés comme des personnels de seconde zone ? Inacceptable !

Alors que les personnels avec la FNEC FP-FO, se sont mobilisés en masse, jusqu’au ministère depuis des mois, pour exiger un vrai statut, un vrai salaire, et l’abandon des PIAL cette nouvelle annonce prouve l’importance de monter d’un cran dans le rapport de force engagé.

La FNEC FP-FO engagée avec les AESH et AED !

Dans ce contexte, la FNEC FP-FO initie une réunion nationale le mercredi 16 novembre à 14h30 en visio avec des délégations de départements :

inscription : https://www.fo-fnecfp.fr/reunion-aed-et-aesh/

Les syndicats de la FNEC FP-FO invitent les comités départementaux constitués des personnels AESH et AED à y participer !

Augmentation immédiate et sans contrepartie pour tous !
Réunissons-nous partout !

Discutons de la grève, engageons-nous dès le 18 octobre aux côtés de tous les salariés pour gagner sur toutes les revendications !

 

La FNEC FP-FO a déposé un préavis couvrant l’ensemble des personnels jusqu’au 31 octobre.

Deux ans après l’assassinat de Samuel Paty, où en est-on ?

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, est assassiné par arme blanche et décapité peu après être sorti de son collège de Conflans-Sainte-Honorine, pour avoir montré dix jours auparavant deux caricatures de Mahomet issues du journal satirique Charlie Hebdo lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression avec ses élèves de quatrième.

Dans les huit mois qui ont suivi cet assassinat, l’ex-ministre Blanquer s’est opposé à ce que le Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de travail (CHSCT) soit réuni dans l’académie de Versailles.

 

La détermination de la FNEC FP-FO, seule, à tous les niveaux, a permis que l’enquête du CHSCT voie le jour. Après des mois d’entretiens, le CHSCT a émis des préconisations le 28 juin 2022.

Force est de constater que le ministre, très prolixe en ce moment sur le sujet de la « laïcité » à l’École (et moins sur les manquements graves à la loi de 1905 de son propre gouvernement, loi école de la confiance, loi séparatisme, hausse du financement public des établissements privés…), ne dit pas un mot sur ce qui lui revient de mettre en œuvre aujourd’hui pour protéger les personnels, après les conclusions de la délégation d’enquête du CHSCT !

D’autant que, dans un contexte d’attaques répétées du président Macron et de ses gouvernements contre le Statut général des fonctionnaires et les statuts particuliers, la réglementation concernant la protection fonctionnelle, prévue dans l’article 11 de la loi 83-634 du 13 juillet 1983, n’est pas respectée – avec des situations de demandes auxquelles il n’est pas répondu dans le délai légal.

La FNEC FP-FO demande l’appui systématique par l’employeur des demandes de protection fonctionnelle. C’est de la responsabilité du ministre !

 

Et pourtant, deux ans après l’assassinat de Samuel Paty, rien ne change… De nombreuses demandes de protection fonctionnelle restent lettres mortes.

 

La FNEC FP FO continue de rappeler au ministre que le Statut général des fonctionnaires est le garant de la neutralité et de la laïcité dans la Fonction publique.  Notre statut doit être préservé, et les agents protégés !