FO, c’est vous !

Comme nous le disons sur les affiches de l’UD, « Les élections passent, les revendications demeurent ». Dans un climat politique confus, c’est bien sur le terrain social, qu’il va nous falloir bloquer la régression sociale, démocratique et environnementale.

L’annonce de la création par Macron d’un Conseil National de la Refondation relève de l’imposture. On ne construit rien avec les fossoyeurs des jours heureux !

Chacun le sait, le dialogue social façon Macron-Borne, c’est au mieux « cause toujours ». Les syndicats qualifiés de « corps intermédiaires » ne seront là que pour nourrir l’illusion de la démocratie. Ces gens-là ne connaissent qu’une chose : le rapport de force. Le reste, c’est de la « com ».

Dans ce cadre, il est essentiel que les travailleurs, actifs, retraités, privés d’emploi puissent s’appuyer sur une confédération FO indépendante, claire et combative, pour résister, revendiquer et reconquérir.

 

Ce serait se mentir (et mentir aux travailleurs) que de prétendre que le dernier congrès confédéral à Rouen correspond à cette exigence. Ce fût hélas, plus un congrès de l’appareil qu’un congrès
des délégués de base. N’est-on plus capable par exemple d’accepter et de faire vivre le débat à FO ? Ne faut-il plus voir qu’une seule tête, une seule pensée ?

Notre force, notre histoire, c’est de rassembler des femmes et des hommes libres, de parcours et de sensibilité diverses, dans le respect de la charte d’Amiens, qui reste pour nous, au quotidien, notre boussole.

Nous ne nous situons aucunement sur un terrain de polémique avec la confédération. Nous construisons modestement mais sincèrement l’avenir de FO avec tous ceux, aux 4 coins du pays qui ont la même boussole.

Au final, comme en 2017 avec le triste épisode des Ordonnances Macron, cela sera à la base de donner le ton. Je vous fais toute confiance.

FO, c’est vous !

Excellents congés payés avec du soleil, du repos, des rires et de la joie !

VIVE LA VIE, VIVE LA SOCIALE ! VIVE LA CGT FORCE-OUVRIÈRE !

Rennes, le 20 juin 2022
Fabrice LERESTIF
Secrétaire Général

Canicule : c’est à l’Etat employeur de prendre les mesures !

La « refondation » Ndiaye : en débattre ou la combattre ?

Le Président Macron a annoncé la mise en place d’un « Conseil National de la Refondation ». C’est au tour du ministre Ndiaye de tenter sa « refondation » de l’Ecole à travers une grande concertation, dès la rentrée prochaine, pour, dit-il, « sortir le système éducatif de la morosité ! »

Comme s’il suffisait de débattre école par école, quartier par quartier, pour en finir avec le délabrement de l’Education nationale et la paupérisation de ses personnels !

Le ministre souhaite convoquer les personnels, mais aussi les parents, les élus et les associations, pour « nouer des liens entre le scolaire et le périscolaire. »

FO n’est pas dupe de la manœuvre, d’autant plus que la recette est connue. En 2003, le ministre Fillon avait mis en place une commission chargée d’organiser des débats locaux dans le cadre d’une « concertation nationale sur l’école ». 26 000 réunions au total qui avaient servi de caution au projet du gouvernement de l’époque : inscrire une « éducation aux choix dans l’emploi du temps des élèves », « renforcer la marge de manœuvre financière et pédagogique des collèges et lycées », et « donner aux écoles le statut d’établissement ». C’était déjà « l’école du futur » de Macron. N’oublions pas non plus que la Refondation Peillon avait mis en place les rythmes scolaires et la confusion entre le scolaire et le périscolaire. Et c’est vers cela que voudrait nous entraîner le ministre de l’Education nationale avec ses grands débats.

Commission Thélot, « Refondation » Peillon, « Grenelle » Blanquer : sous couvert de concerter la « communauté éducative », toutes ces tentatives d’imposer la destruction du cadre national et laïque de l’Ecole publique se sont heurtées à chaque fois à la résistance des personnels et de leurs syndicats.

Les personnels n’ont pas besoin de débattre école par école, établissement par établissement, service par service, du rôle de l’Ecole, de leurs missions, de leurs statuts. Ils ne veulent pas d’une école territorialisée, bornée par l’horizon du quartier.

 

Ce que veulent les personnels, c’est la satisfaction de leurs revendications :

Ils veulent l’augmentation des salaires de tous les personnels et donc l’augmentation du point d’indice, à la hauteur des pertes subies depuis des années. Ils veulent le recrutement de personnels sous statut à hauteur des besoins. Ils veulent le respect de leurs missions, définies dans le cadre du Statut général et de leurs statuts particuliers. Ils veulent l’arrêt des mesures inégalitaires et en particulier la suppression du Bac Blanquer et de Parcoursup. Ils ne veulent pas de l’expérimentation marseillaise généralisée : l’éducation doit rester nationale, laïque et républicaine.

 

La FNEC FP-FO n’accepte pas cette nouvelle « refondation » à la Macron-Ndiaye.

Elle fait le choix des revendications et de la résistance.

Réorganisation du CNED : la FNEC-FP-FO reçue par le nouveau directeur général du CNED

Une délégation de la FNEC-FP-FO composée de Edith Bouratchik, secrétaire fédérale, François Mogeon, représentant FO au CTE du CNED et Christophe Gasselin, représentant FO au CO a été reçue le 18 mai par le Directeur général du CNED, la Secrétaire générale et la Directrice des ressources humaines.

Comme indiqué lors des précédents CTE, FO est opposée à la réorganisation du CNED lancée en septembre 2021.

Malgré les nombreuses heures consacrées aux groupes de travail, la direction du CNED est parvenue à imposer son organisation ! C’est pourquoi la délégation FO souhaite entendre les réponses du nouveau DG à ses nombreuses questions :

• Quels sont réellement les objectifs de cette réorganisation ?
• Quel est l’avenir des sites fusionnés ? Malgré les démentis rassurants, Force ouvrière craint la fermeture de 2 sites à l’horizon 2025.
• Quel est l’avenir du site de Poitiers qui perd 70 % de son activité ?
• L’organisation cible s’appliquera-t-elle à tous les personnels à la rentrée 2022 ?

Force ouvrière doute fortement du réalisme de cet objectif compte tenu du fait que l’impact RH et la rédaction des fiches de poste sont programmés au mois de juillet !

 

Par ailleurs Force ouvrière dénonce vigoureusement la méthode des « matrices de transfert », tableaux Excel diffusés sans précaution et qui permettent de déplacer les personnels comme des pions d’une mission à une autre sans discussion préalable.

Pour compléter ces questions, Force ouvrière réaffirme fermement son opposition à la fusion des sites de Lyon-Grenoble et Lille-Vanves. Ce projet de fusion tel qu’il est présenté fait l’unanimité contre lui à presque tous les échelons de la hiérarchie. En particulier, l’organisation cible du service suivi des enseignements est incompréhensible, en effet, que signifie la volonté de recentrer les responsables de formation sur leur cœur de métier alors que ceux-ci ont été progressivement dépossédés de toute prérogative pédagogique et de communication ?

Une telle organisation ne peut pas fonctionner contre la volonté des personnels. La hiérarchie sur 2 sites imposée contre leur volonté aux encadrants de tous niveaux aggravera le problème. Il est possible d’harmoniser les pratiques entre sites sans imposer cette fusion.

Enfin, Force ouvrière souhaite des réponses sur la centralisation des inscriptions. Le CNED créé un profil d’agents qui ne feront que des inscriptions tout au long de l’année. Outre le caractère peu enviable de cette mission, Force ouvrière demande où seront localisés ces personnels ?

Les mathématiques dans le tronc commun : un leurre !

Encore une fois, il s’agit d’une mauvaise réponse à un vrai problème. Plus exactement, la prétendue réintroduction des mathématiques dans le tronc commun va encore plus loin dans la remise en cause d’un enseignement de mathématiques digne de ce nom.

Le problème principal est le cadre destructeur dans lequel il s’inscrit. L’occasion est trop belle pour le ministre d’aggraver encore sa réforme du lycée en prétendant répondre aux légitimes inquiétudes exprimées de toutes parts.

Car c’est bien la réforme du lycée et de Parcoursup qu’il faut abroger.

 

La suite ci-dessous :

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