
Vous avez fait l’objet d’un rendez-vous de carrière durant l’année scolaire 2021-2022 ?
Vous pouvez contester l’évaluation qui a été faite de votre travail.

Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine

Vous avez fait l’objet d’un rendez-vous de carrière durant l’année scolaire 2021-2022 ?
Vous pouvez contester l’évaluation qui a été faite de votre travail.
2 000 euros net pour les enseignants débutants en 2023 : voici la trouvaille du nouveau ministre de l’Éducation pour tenter d’endiguer la crise du recrutement. Un salaire de 2 000 euros net au lieu de 1 451 euros l’année de stage et 1 640 euros l’année de titularisation.
2 000 euros mais en échange de contreparties : car cette augmentation serait conditionnée à des tâches nouvelles, encore non précisées. Peut-on encore parler de revalorisation s’il s’agit de « travailler plus pour gagner plus » ?
De nouvelles tâches alors que les enseignants français ne sont pas les mieux lotis en terme d’horaires dans l’Union européenne :

2000 euros mais pas pour toutes et tous. Car les enseignants non débutants ne seraient pas concernés. 2000 euros, c’est ce que touche un prof après 15 années d’expérience, qui, lui, attendra l’augmentation de la valeur du point d’indice. Il y a fort à parier que cette inégalité de revalorisation des salaires va fracturer le corps enseignant. But non avoué du ministre?
Augmentation de la valeur du point d’indice ? ça y est! C’est officiel : le point d’indice sera revalorisé à hauteur de 3,5% au 1er juillet, a annoncé le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques à l’AFP ce mardi 28 juin…
3,5 % d’augmentation de la valeur du point d’indice alors que l’inflation dépasse les 5 % !
Pour rappel : FO revendique depuis plusieurs années 21 % d’augmentation de la valeur du point d’indice, ce qui couvrirait enfin la perte subie depuis le début de gel de l’indice chez les fonctionnaires.
Le nouveau ministre de l’Education, Pap Ndiaye, s’est exprimé pour la première fois dans la presse et déjà l’une de ses propositions fait débat.
Dans une interview accordée au Parisien ce dimanche 26 juin, il promet qu’il y « aura un prof devant chaque classe à la rentrée », notamment avec l’embauche de contractuels.
Mais il a surtout précisé que pour pallier les absences de professeurs non remplacées, il pouvait envisager de nouvelles façons de procéder. Et notamment en déclarant :
« Il faut réfléchir à la meilleure manière de faire que les absences – qui sont légitimes – soient compensées. »
« Nous voulons faire en sorte qu’une absence du professeur d’histoire-géographique, par exemple, soit compensée par son collègue, disons, de français. Mais attention, pas pour que le professeur de français fasse de l’histoire-géographie ! Il utilisera ces heures pour faire une double dose de français et, quand le collègue d’histoire-géo reviendra, il compensera en prenant sur les heures de français. »
Ainsi, un enseignant prendrait les heures de cours de son collègue absent, qui à son retour rattraperait en compensant les heures de ce dernier ?
Outre la difficulté d’emploi du temps que cela poserait, dans la loi française, un arrêt maladie ne doit pas se rattraper ! Un professeur absent n’a pas à rattraper les heures non faites ! C’est un droit, un droit que tous les salariés partagent.
L’Education nationale serait-elle la première « entreprise » de France à contourner la loi ?
Monsieur Ndiaye nous réserve de belles surprises pour son quinquennat !
Fatiha Agag-Boudjahlat, enseignante et essayiste, explique le fonctionnement de l’inclusion telle qu’elle est pratiquée en France : une inclusion à marche forcée.
Pour lire la vidéo : cliquer sur l’image ou ici.
À l’initiative des syndicats FO de l’enseignement (SNUDI FO 35 et SNFOLC 35) et du syndicat de l’action sociale le SDAS FO 35, une réunion publique sur l’inclusion a eu lieu jeudi 9 juin 2022 dans la Maison de Quartier de Villejean à Rennes.
Nous étions une vingtaine de personnes : des profs, des AESH, des éducateurs et éducatrices spécialisés, des parents et des représentants d’associations du handicap.
Une discussion dynamique et constructive, avec le même constat pour toutes et tous : droits bafoués des enfants en situation de handicap, maltraitance des personnels, souffrance à tous les étages…
Extrait du communiqué en cours de rédaction :
« Nous souhaitons voir naître une autre vision de l’inclusion, qui ne doit plus reposer sur une inclusion systématique, à marche forcée, une inclusion au service des coupes budgétaires et des économies de marché. Nos enfants et les personnels valent mieux que ça ».
Mobilisation en approche, car FO ne lâche jamais rien.
