Du 1er au 8 décembre 2022 : inFOs sur le vote FO

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES du 1er au 8 décembre 2022
LE VOTE FORCE OUVRIÈRE : 4 QUESTIONS / 4 RÉPONSES !

 

1. Qui élisons-nous entre le 1er décembre et le 8 décembre 2022 ?

Ces élections concernent la Fonction publique dans ses trois versants (d’État, hospitalière et territoriale).

Nous allons élire :

-les représentants aux CSA, Comités sociaux d’administration (instances de «dialogue » entre l’État employeur et les représentants des personnels).

-les représentants aux CAP, Commissions administratives paritaires.

En 2018, il y avait une commission par corps. A partir de cette année nous élisons une seule commission administrative paritaire pour tous, agrégés, certifiés, PLP, CPE, PSY-EN, P.EPS. Ce regroupement est en lien avec la dévitalisation des CAP organisée par la loi de la transformation de la fonction publique de 2019.

 

-les représentants aux CCP, Commissions consultatives partiaires, qui sont l’équivalent des CAP pour les non-titulaires (contractuels). Il y en a une pour les contractuels enseignants, CPE, PSY-EN, et une autre pour les AED et les AESH.

 

Les CHSCT disparaissent et sont remplacés par une «formation spécialisée », émanation des CSA. Le nombre de nos représentants sera au prorata des résultats aux CSA.

 

 

Les titulaires du second degré votent 4 fois : pour le CSA Ministériel, pour le CSA Académique, pour la CAP Nationale et pour la CAP Académique.

 

Les contractuels du second degré, les assistants d’éducation et les AESH votent 3fois : pour le CSA Ministériel, pour le CSA Académique et pour leur CCP.

 

Le vote se fait depuis un ordinateur à l’aide de trois identifiants :

-l’adresse de messagerie professionnelle

-l’espace électeur que vous pouvez d’ores et déjà ouvrir (nous prévenir si vous n’avez pas reçu le lien)

-l’identifiant de vote qu’on reçoit dans son établissement (nous prévenir si vous ne l’avez pas reçu).

2. A quoi serviront les résultats des élections ?

A élire les commissaires paritaires qui siègent dans les CAP.

 

Avec la loi de transformation de la fonction publique, ces CAP ne sont plus réunies pour les opérations de mutations ou d’avancement de carrière. Mais elles continuent d’être saisies en cas de recours pour les « avis recteur » donnés lors des rendez-vous de carrière, et pour les conseils de discipline.

A déterminer la représentativité de chaque syndicat.

 

Force Ouvrière a vocation à représenter et défendre les personnels dans toutes les instances. Elle ne pourra continuer de le faire que si les résultats du vote le permettent.

 

3. Quelle est la place actuellement de Force Ouvrière dans les instances ?

Force Ouvrière est une Confédération : il y a des ouvriers des raffineries, des chauffeurs routiers, des cheminots, des métallos, des infirmières, des agents territoriaux, des profs, des AESH, des AED, des Psy-En, des CPE…

Nous estimons avoir des intérêts communs à tous les travailleurs à défendre avec tous les travailleurs (les retraites par exemple) et des intérêts communs à tous les fonctionnaires à défendre avec tous les fonctionnaires (le Code des pensions civiles et militaires ou le salaire à travers le point d’indice par exemple).

Force Ouvrière, après les élections de 2018, constitue le 3e syndicat de la Fonction publique dans ses trois versants, et le 1er syndicat dans la Fonction publique d’État.

 

Nationalement, notre fédération de l’enseignement et de la culture (la FNEC-FP-FO) est la 3e organisation syndicale (13,7 %) et la première à se réclamer d’une confédération. 

 

4. Quelles positions les représentants Force Ouvrière ont-ils défendues dans les Comités ?

La FNEC FP-FO revendique l’abrogation de la Loi de transformation de la Fonction publique et le rétablissement des prérogatives de toutes les instances paritaires.

 

Le protocole PPCR, qui concerne toute la Fonction publique, a été signé par la majorité des syndicats, sauf FO. Au comité technique ministériel du 07/12/2016, la FNEC FP-FO a voté contre ce décret.

 

Le décret Hamon du 20 août 2014 a instauré dans le second degré « des missions liées », pour imposer de nouvelles missions non rémunérées dans le cadre de l’horaire fonction publique (1607 h). Lors du comité technique ministériel du 27 mars 2014, FO a été la seule organisation à voter contre.

 

Les syndicats de la FNEC FP-FO interviennent sans relâche pour faire respecter les obligations réglementaires de service contre l’augmentation du temps de travail. Les ORS font partie de notre statut !

 

La FNEC FP-FO a toujours dénoncé les conséquences de la loi 2005 sur les élèves les plus fragiles. Pour rappel, seule la FNEC FP-FO a voté contre les décrets d’application de la Loi Boisseau-Montchamp lors du conseil supérieur de l’Éducation (CSE) du 20 octobre 2005. Et depuis cette loi, les PIAL sont arrivés.

 

 

Vous trouverez l’ensemble de nos revendications dans notre inFOmilitante 35 (téléchargeable ici) et en lisant notre site.

 

Voter pour construire le rapport de force et faire aboutir l’ensemble des revendications portées par FO !

En cette période secouée par de fortes grèves (raffineries, hôpitaux, laboratoires, Olivier Dussopt, ministre du travail, intervenait il y a peu sur France Info pour parler des retraites. 

Il a tout d’abord expliqué la différence entre négociations et concertations, qui n’ont aucun caractère contraignant pour le gouvernement. Il a évoqué aussi les propositions constructives de la CFDT sur la pénibilité, le travail des séniors. Enfin, il a rappelé que ces concertations se déroulaient « dans le cadre défini par le président de la République » : Au final, recul de l’âge de la retraite et/ou allongement de la durée de cotisation.

Il est urgent de continuer de construire le rapport de force interprofessionnel sans lequel aucune perspective collective n’est possible.

 

En cette période particulièrement, nous avons besoin d’un puissant syndicat confédéré, indépendant et revendicatif !

Les enseignants des lycées professionnels le savent : seul le rapport de force permettra aux personnels de gagner. 

 

En ce moment particulièrement, nous avons besoin de Force Ouvrière !

 

Grève interpro le jeudi 10 novembre

10 novembre 2022 : grève et manifestation !
RDV à Rennes, 11 h place Charles De Gaulle

Le 18 octobre 2022, journée de mobilisation interprofessionnelle unitaire, pour l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, pour la défense de nos retraites et du droit grève, près de 180 manifestations de proximité ont permis à 300 000 personnes de se rassembler, partout en France, dont près de 5500 en Ille-et-Vilaine. Cette journée a été marquée aussi et surtout par les grèves, dans de multiples entreprises et établissements, dans le public et le privé.

Le gouvernement et le patronat n’ont pas entendu le message des travailleurs et travailleuses qui se sont mobilisé·es. Les revendications demeurent et notre volonté de gagner aussi !

 

Ils n’ont pas entendu, alors nous allons leur répéter ! Nous allons leur répéter que nous ne voulons pas de leur austérité, de leur précarité (notamment pour les jeunes et les étudiant·es), de leurs bas salaires, de leurs pensions minables, de leurs bourses insuffisantes et de leurs allocations de misère. Nous allons leur répéter que nous voulons une juste rétribution du travail, une meilleure répartition de la richesse ! Nous allons leur répéter qu’il est temps d’arrêter le mépris, la matraque et les réquisitions, qu’il est temps d’ouvrir partout des négociations sur la base de nos revendications !

La CGT, FO, FSU, Solidaires et solidaires étudiants, FSE, appellent l’ensemble des salarié·es, précaires, privé·es d’emploi, retraité·es, jeunes, étudiant·es, à poursuivre et amplifier la mobilisation avec un temps fort de la lutte le 10 novembre, jour de grève et de manifestations.

 

D’ici là, multiplions les initiatives : heures d’information syndicale, assemblées de personnel, débrayages, rassemblements devant les entreprises et dans la rue.

 

Toutes et tous ensemble, mobilisons-nous massivement :
– contre la réforme des retraites et celle de l’assurance-chômage,
– pour la défense et le développement des services publics, enseignement, santé, etc…
– pour la réduction du temps de travail hebdomadaire à 32h,
– pour la revalorisation immédiate du Smic à 2000 euros brut, la remise en place d’une échelle mobile des salaires et, a minima, une indexation des salaires et pensions sur l’inflation.

 

10 novembre 2022 : Toutes et tous en grève et manifestation !
A Rennes, 11 h place Charles De Gaulle
REJOIGNEZ-NOUS MASSIVEMENT !

Tract intersyndical à télécharger ici.

Soutien à l’action des collectifs de parents d’élèves et de personnels en faveur des enfants à la rue

Communiqué intersyndical du 20 octobre 2022

Depuis de nombreux mois, des enfants dorment à la rue à Rennes et en Ille-et-Vilaine.

Hier mercredi 19 octobre 2022, la maire de Rennes a annoncé que 38 enfants avaient dormi dehors dans la nuit de mardi à mercredi. Cette situation est intolérable.

Face à l’urgence, des collectifs de parents et de personnels de l’éducation se mobilisent depuis la rentrée pour que cela cesse.

 

Pour que leurs élèves et leur famille ne dorment pas dehors et inciter les autorités à trouver une solution dʼhébergement pérenne, personnels enseignants et non enseignants ont occupé une salle du collège Thérèse Pierre en fin de semaine dernière.

Face à cet élan de solidarité, la réponse de l’Éducation nationale est la menace de sanctions, cʼest inacceptable !

 

Les organisations syndicales soutiennent les collectifs de parents et de personnels de l’éducation qui se mobilisent pour venir en aide aux familles.

 

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Deux jours de fractionnement pour les AED et les AESH : vous y avez droit

Que sont les jours de fractionnement ?

C’est l’article L.3141-23 du code du travail qui les définit :

« A défaut de stipulation dans la convention ou l’accord conclu en application de l’article L. 3141-22 :

1° La fraction continue d’au moins douze jours ouvrables est attribuée pendant la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année ;

2° Le fractionnement des congés au-delà du douzième jour est effectué dans les conditions suivantes :
a) Les jours restant dus en application du second alinéa de l’article L. 3141-19 peuvent être accordés en une ou plusieurs fois en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre de chaque année ;
b) Deux jours ouvrables de congé supplémentaire sont attribués lorsque le nombre de jours de congé pris en dehors de cette période est au moins égal à six et un seul lorsque ce nombre est compris entre trois et cinq jours. Les jours de congé principal dus au-delà de vingt-quatre jours ouvrables ne sont pas pris en compte pour l’ouverture du droit à ce supplément.

Il peut être dérogé au présent article après accord individuel du salarié. »

Pour les personnels AESH, le guide ministériel confirme que ces derniers bénéficient bien ce droit à congé (2 jours) et ce, quelle que soit leur quotité.

 

Attention, pour les AED : parfois les contrats sont déjà calculés sur 1593 heures (1607h – 14h). Dans ce cas-là, tout est en règle. Bien vérifier sur le contrat!

Comment peuvent être pris les jours de fractionnement ?

Ces jours de fractionnement peuvent se prendre sous deux formes après « consultation » du collègue AESH ou AED :

 

-soit de les prendre en compte dans le calcul de leur temps de travail et de leur quotité horaire (le temps de travail annuel est alors rapporté à 1593 heures (1607heures -14heures) et non 1607 heures) ;

-soit de leur permettre de disposer de deux journées supplémentaires de congés annuels.

Le collègue AESH ou AED doit se rapprocher de son chef de service et lui faire connaître son avis sur la façon dont il souhaite bénéficier de ses jours de fractionnement.

 

Il appartiendra ensuite au chef de service de valider ou pas cette proposition et, s’il est acté de poser ces 2 jours, de décider du calendrier des congés « compte tenu des fractionnements et échelonnements de congés que l’intérêt du service peut rendre nécessaires. » (article 3 du décret n°84-972).

Il est à préciser que les jours de fractionnement sont des « jours de congé » et non des « heures de congé ».

 

En effet, concernant les personnels AESH, la référence, dans le guide ministériel, aux 14h de fractionnement ne s’applique que dans le cas où le collègue ou l’administration décide de payer ces jours de fractionnement plutôt que de les poser.

 

Dès lors, il n’est pas possible pour l’administration de transformer ces 2 jours de congé en heures pour imposer aux collègues AESH de décompter 14 heures des heures connexes (temps de réunions/préparation du temps d’accompagnement).

Attention : les jours de fractionnement non posés ne peuvent pas être reportés à N+1.

Exemple d’une situation :

Pour un AESH à l’indice 359 dont la quotité indiquée sur son bulletin de salaire est de 75%, il y a deux possibilités :

– il peut poser 2 jours de congé au cours de l’année scolaire et il ne perçoit pas de rémunération supplémentaire (il est toujours rémunéré à hauteur de 75%);
– il ne pose pas ces 2 jours de congé au cours de l’année scolaire mais il est alors rémunéré 0.65% de plus soit à hauteur de 75,65% (14/1607 X75).

Nous restons à votre disposition si vous rencontrez des difficultés pour écrire votre courrier de demande des deux jours de fractionnement.