Communiqué de l’UD FO 35 sur la réforme des retraites : Assignés à résistance !

FO Ille-et-Vilaine demande solennellement aux députés et élus du département, et plus précisément à ceux de la majorité présidentielle, de clarifier les perspectives sociales pour les salariés et agents publics.

De beaux discours ont été faits sur « le monde d’après » qui ne devait pas ressembler au monde d’avant. Sera-t-il pire en fait ? Le « quoiqu’il en coûte » de Mr Macron signifiait-il  » quoiqu’il en coûte  » aux travailleurs ?

De nombreux signaux négatifs s’accumulent en coulisse.

Certains lobbies ultra libéraux, très influents, évoquent la nécessité de remettre en cause une partie des congés payés, proposent une précarisation supplémentaire des contrats de travail (nouvelle ordonnance qui favorise le recours aux CDD et au travail en intérim) et expliquent que la réforme des retraites par points aujourd’hui suspendue, doit être réactivée ! Les mêmes qui semblent « avoir l oreille » du gouvernement expliquent que c’est le bon moment pour faire payer l’addition de la crise aux salariés et agents publics puisque la liberté de manifester et les prérogatives syndicales sont limitées.

Ils misent de plus sur la peur de perdre son emploi ou son poste et la peur de la répression. Le slogan et la propagande gouvernementale sur la résilience correspondraient donc à la volonté de faire taire tous ceux qui portent la revendication de justice sociale, à commencer par les syndicalistes indépendants.

D’où cette question précise aux parlementaires d’Ille et vilaine, notamment ceux d’ « en marche » :

Pouvez-vous nous assurer que la réforme des retraites

initiée juste avant la crise sanitaire est définitivement abandonnée ?

La réponse donnera le ton social pour la suite…

Pour l’instant, les militants FO Ille-et-vilaine, en toute indépendance et responsabilité, sont assignés à résistance.

19.05.2020

A propos des autorisations spéciales d’absence à compter du 11 mai 2020

Lors du CTM du 5 mai, le DGRH a confirmé que les personnels qui voudraient garder leurs enfants ou qui seraient fragiles/vulnérables bénéficieraient d’une Autorisation Spéciale d’Absence (ASA) à l’instar de tous les autres fonctionnaires.

C’est ce que le DGRH a à nouveau rappelé au cours du CHSCT M du 7 mai 2020 : « Les agents seront placés en ASA dans les mêmes conditions qu’avant et ce jusqu’à juin », précisant même que les agents pourront être placés en ASA pour garde d’enfants que ces derniers aient leur école ouverte ou non.

Travail à distance : quelles sont les différentes raisons pour lesquelles les personnels sont fondés à demander à maintenir le travail à distance ?

 

1- Les personnels (ou un membre de leur entourage) sont considérés comme étant vulnérables au sens du décret n°2020-521 du 5 mai 2020. Ce texte concerne les salariés du droit privé mais le Ministre, au cours du CHSCT M du 7 mai 2020, indique qu’il va servir de référence au Ministère de l’Education Nationale, ce décret reprenant la liste des pathologies répertoriées par le Haut Conseil de la Santé Publique. Ces personnels doivent être obligatoirement autorisés à travailler en distanciel par l’IEN / DASEN / Recteur.

2- Les personnels « anxieux » à l’idée de reprendre en présentiel ou ayant une pathologie autre que celle du champ défini par le décret n°2020-521 du 5 mai 2020 peuvent obtenir une autorisation de poursuivre leurs missions à distance sur présentation à leur IEN / DASEN / Recteur d’un certificat médical de leur généraliste stipulant simplement « personne fragile devant restée éloignée de l’école/du poste de travail ». Le Ministre a confirmé lors de son audience avec la FNEC FP FO qu’il y aurait une bienveillance à l’égard de ces personnels.

3- Les personnels qui n’ont pas de moyen de garde car l’école ou le niveau de classe de leur enfant est fermé ou qui décident de ne pas remettre leur enfant à l’école peuvent continuer le travail à distance.

Quant aux personnels ne relevant d’aucun point précité qui ne peuvent ni travailler en présentiel ni en distanciel doivent fournir un arrêt de travail. Le jour de carence s’appliquera sauf en cas de coronavirus avéré.

N’hésitez pas à nous contacter

si vous rencontrez des difficultés dans vos démarches !

Autorisations spéciales d’absence à compter du 11 mai 2020

Le DGRH a, lors du CTM du 5 mai, confirmé que les personnels qui voudraient garder leurs enfants ou qui seraient fragiles/vulnérables bénéficieraient d’une Autorisation Spéciale d’Absence (ASA) à l’instar de tous les autres fonctionnaires.

C’est ce que le DGRH a à nouveau rappelé au cours du CHSCT M du 7 mai 2020 : « Les agents seront placés en ASA dans les mêmes conditions qu’avant et ce jusqu’à juin. » précisant même que les agents pourront être placés en ASA pour garde d’enfants que ces derniers aient leur école ouverte ou non.

Dans notre académie, la FNEC-FP-FO académie de Rennes est intervenue pour faire respecter ce droit pour les enseignants qui ne souhaitent pas se mettre en danger, ni mettre en danger leurs collègues et leur entourage. 

Pour bénéficier de cette ASA, il vous faut envoyer un mail

à votre chef d’établissement pour l’informer de votre décision.

Protocole sanitaire de reprise : de qui se moque-t-on ?

Les professeurs des collèges, des lycées et des écoles seraient-ils dotés d’une constitution particulière qui les dispense de toute protection ?

C’est pourtant ce qui ressort du protocole de déconfinement dévoilé par le ministère.

En effet, les enseignants ne sont pas gens ordinaires, ils peuvent se réunir avec 15 élèves dans une salle alors que sont interdits, même à l’extérieur, les rassemblements à plus de 10 personnes ! Selon le protocole élaboré par le ministère, ils n’ont besoin de masques qu’à l’entrée en classe ! Une fois dans la salle avec les 15 élèves, sans doute asymptomatiques, ils ont le pouvoir de repousser toute attaque virale en faisant cours sans masque

 

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Votes des avis lors des différents CHS-CT

Ces derniers jours, plusieurs CHS-CT se sont déroulés, que ce soit au niveau ministériel, académique ou départemental. Il convient d’abord de souligner l’importance de telles instances alors même que le gouvernement entend les supprimer par le biais de la Loi de Transformation de la Fonction Publique.  Les représentants des personnels de FO siégeaient à chacune de ces instances et ont déposé des avis soumis au vote. 

Vous trouverez, ci-dessous, ces différents avis et surtout le résultat des votes de chaque organisation syndicale. A la lecture de ces résultats, il apparaît de façon claire – et c’est regrettable – que seule FO prend ses responsabilités pour faire prévaloir, avant tout, la santé et les intérêts des personnels. Dans cette période difficile pour tous, il est important que chacun mesure ses responsabilités et assume ses positions : pour FO et le SNFOLC 35, il est hors de question d’épauler ou de substituer au gouvernement pour organiser une éventuelle reprise des cours. Ce n’est en aucun cas le rôle d’une organisation syndicale

CHS-CT Ministériel du 21 avril 2020

  • Avis maladie professionnelle, déposé par FO et soumis au vote :

Le CHS-CT M demande que le Covid soit reconnu en affection imputable au travail. En l’absence d’une médecine de prévention efficiente faute de personnels, il demande que les arrêts maladies de personnels ne soient pas décomptés en congés de maladie ordinaire sur simple présentation d’une attestation du médecin traitant.

Adopté à l’unanimité (FSU, FO, UNSA)

  • Avis masques FFP2, déposé par FO et soumis au vote (rappelons que les masques FFP2 sont les seuls reconnus par le Code du Travail et dont l’efficacité sanitaire est effective) :

Considérant que les masques chirurgicaux et les masques barrières ne sont pas reconnus comme équipements de protection individuels par le code du travail, le CHSCT M demande la mise à disposition de tous les personnels amenés à fréquenter un service ou un établissement scolaire, de masques FFP2. Par ailleurs, le CHSCT M demande à être informé au plus vite du nombre de masques à disposition, de leur type et de leurs lieux de mise à disposition.

Pour : FO
Contre : FSU
Abstention : UNSA

  • Avis télétravail, déposé par FO et soumis au vote :

Considérant les conséquences constatées du télétravail sur les personnels contraints d’y avoir recours tant dans le cadre de la continuité administrative que pédagogique, le CHSCTM demande l’application des dispositions du décret 2016-151, notamment la prise en charge des frais et équipements. Le CHSCT M demande également que des mesures soient prises sur tous les risques professionnels liés à l’exercice du télétravail : troubles musculo-squelettiques, troubles RPS. (diffusion d’informations, mise en place de formation conformément aux article L.4141-1 et suivants du code du travail). Il demande qu’un travail spécifique sur le sujet soit mis en œuvre dans les plus brefs délais.

Pour : FO
Contre : FSU
Abstention : UNSA

  • Avis titularisation des stagiaires, déposé par FO et soumis au vote :

Considérant que la carrière des personnels ne saurait être impactée par la crise sanitaire actuelle, considérant que les fonctionnaires-stagiaires ont travaillé comme tous les personnels, faisant preuve comme tous les personnels d’un dévouement sans pareil, malgré les conditions et les incertitudes qui pèsent sur eux, le CHSCT M demande que les titularisations de ces collègues soient prononcées en juillet, sans aucun retard au 1er septembre 2020.

Pour : FO, UNSA
Contre : FSU

CHS-CT Académique du 30 avril 2020

  • Avis pour la protection sanitaire des personnels déposé par FO :

Pour nos organisations syndicales de l’Académie de Rennes, aucune réouverture des établissements ne peut avoir lieu sans que soient effectués préalablement le dépistage systématique et généralisé des personnels et des élèves, les conditions d’application des gestes barrières, la distribution gratuite de masques protecteurs de type FFP2, reconnus par le code du Travail, la désinfection quotidienne des locaux et du matériel, en respect de l’avis présenté au CHS-CT Ministériel du 3 avril 2020, voté par FO et la FSU.

Pour : FO
Contre : FSU (1)
Abstention : FSU (3), UNSA, SGEN-CDFT

  • Avis présenté par la FSU :
Dans le contexte de circulation toujours active du COVID-19, le CHS-CTA de l’académie de Rennes demande qu’un protocole strict garantissant la sécurité des personnels et des élèves soit élaboré et mis en œuvre en préalable à toute rentrée des élèves et des personnels. A ce stade, envisager une reprise des élèves des écoles maternelles et élémentaires la semaine du 11 mai apparaît prématuré. 
 
Pour : FSU, UNSA, SGEN-CFDT.
Abstention : FO
Pourquoi FO s’est-elle abstenue ? Tout simplement parce que voter en faveur d’un protocole sans la revendication des masques FFP2, sans le dépistage systématique et généralisé des personnels et élèves, sans la garantie de désinfection des locaux (comme le demande l’avis de FO),  c’est très exactement ce que le ministère a préparé : des gestes barrières inapplicables dans les établissements, des masques qui protègent l’entourage mais pas les personnels qui les portent, des consignes de désinfection sans aucun contrôle. FO ne peut pas donner de chèque en blanc à l’administration
 

CHS-CT Départemental du 30 avril 2020

  • Avis pour la protection sanitaire des personnels déposé par FO :

Pour nous, organisations syndicales représentatives des personnels au CHS-CT D 35, aucune réouverture des établissements ne peut avoir lieu sans que soit :
– Effectué préalablement le dépistage systématique et généralisé des personnels et des élèves.
– Précisé préalablement les conditions d’application des gestes barrières.
– Distribué gratuitement des masques protecteurs de type FFP2, seul type de masque reconnu par le code du Travail.
– Désinfecté quotidiennement les locaux et les matériels.

Pour : FO
Abstention : FSU, UNSA, SGEN-CDFT