Rassemblement mardi 16 juin en défense du 1er Mai !

Cette année, le 1er Mai est attaqué de toute part, par le Gouvernement, par les organisations patronales.

Le premier mai, c’est notre journée, la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, la seule journée chômée et payée, fêtée dans 163 pays du monde.

 

Le vendredi 1er mai 2026, si le gouvernement et ses alliés d’extrême droite avait été contraints de reculer sur la dérégulation du 1er Mai, les attaques avaient continué avec l’appel du gouvernement à ne pas respecter la Loi ce jour-là.

Et ce n’est pas fini. Car demain, mardi 16 juin, les députés y reviennent à l’Assemblée nationale avec un projet de loi dit de « sécurisation du travail le 1er mai « . Nouvelle attaque pour affaiblir notre journée internationale des travailleurs et travailleuses.

 

Mais nous ne les laisserons pas faire.

Le bureau de l’Union Départementale a pris la décision d’un rassemblement mardi 16 juin à 12H30 place de la République à Rennes en défense du 1er mai.

Rejoignez-nous pour défendre le 1er Mai !

Rassemblement mardi 16 juin : 12h30 place de la République à Rennes !

Vive le 1er mai , vive la pensée libre, vive la sociale !

Motion de l’AG AESH FO du 9 juin 2026

Nous, AESH réunis en assemblée générale avec le SNFOLC35 et le SNUDI-FO 35, avons pris connaissance de l’acharnement du ministère à vouloir généraliser les PAS au mépris du vote de la représentation nationale et contre la volonté des personnels.

Nous constatons que le nombre d’élèves à accompagner augmente, alors que le nombre d’AESH pour assumer cet accompagnement demeure insuffisant. Les PAS serviraient donc à nous imposer davantage d’élèves à prendre en charge sans les moyens supplémentaires nécessaires.

La généralisation des PAS repose sur une logique comptable à courte vue et de rationalisation des moyens, comme pour la carte scolaire.

La généralisation des PAS se traduira par une augmentation du périmètre d’intervention des AESH. On observe déjà ce phénomène à travers l’expérimentation actuelle des PAS en Ille-et-Vilaine alors que le coût des déplacements est en constante augmentation. Nos salaires doivent être revalorisés en conséquence.

La généralisation des PAS obligerait les AESH à s’occuper aussi des élèves à besoins éducatifs particuliers. Elle servirait à contourner les notifications de la MDPH. Elle programme aussi une confusion et un alourdissement des missions pour tous les personnels, AESH, enseignants, personnels de vie scolaire, personnels de direction et administratifs, médico-sociaux, Psy-EN.

De la même façon, les PAS ne règlent pas le problème de l’inclusion systématique et forcée d’élèves qui relèvent d’une structure spécialisée. Alors que ces élèves ont droit à une scolarité dans des ESMS, ils en sont privés et maintenus en souffrance dans les établissements scolaires. Cette maltraitance institutionnelle génère de la souffrance pour tous : élèves, familles, accompagnants et tous les personnels.

C’est pourquoi nous demandons l’abandon des PIAL et des PAS et le recrutement massif des AESH sous statut de fonctionnaire pour garantir un accompagnement individualisé à tous les élèves qui le nécessitent.

Nous demandons le maintien et le développement des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap.

 

Nous avons aussi pris connaissance de la proposition du ministre de ne faire accéder que 20 % des AESH au statut de fonctionnaire, de redéfinir leurs missions et d’accroître leur temps de travail. C’est inacceptable !

Nous recevons cette « proposition » du ministre comme une marque de mépris à l’égard de notre profession et de notre engagement au quotidien auprès des élèves. Elle confirme que c’est une logique comptable qui prévaut à la gestion globale du dossier du handicap dans l’Éducation nationale, loin des engagements du ministre, sur la protection et l’instruction, adressés à tous les personnels. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont besoin d’AESH formés, bien rémunérés et non exposés à la précarité matérielle.

 

Nous revendiquons :
– un statut protecteur et attractif pour tous les AESH,
– un statut de fonctionnaire garantissant un temps plein à 24h,
– le respect de nos droits (journées de fractionnement, prime REP, frais de déplacement)
– la création de places des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

CANICULE : deuxième alerte déposée par FO

La FNEC FP FO 35 a envoyé un courrier d’alerte au Préfet d’Ille-et-Vilaine, copie à la Rectrice et au DASEN. (à lire ici)

A ce jour, FO n’a reçu aucune réponse alors que les conditions de travail des personnels et des élèves sont inacceptables.

Ci-dessous notre deuxième envoi.

« Madame la Rectrice, Monsieur le DASEN,

La FNEC FP FO 35 vous a adressé mardi 26 mai dernier un courrier d’ « alerte sur les conditions de travail et d’accueil dans les établissements scolaires et administratifs ».

Nous avons reçu par des adhérentes et adhérents le message du cabinet de Monsieur le DASEN, message dont nous n’avons pas été destinataires, mais qu’ils ont reçu via leurs chefs d’établissement.

Au vu des retours que nous avons depuis deux jours par les personnels travaillant sur le terrain dans les collèges et lycées, nous nous permettons de vous les transmettre : malaises d’élèves, salles de cours avec des températures oscillant entre 28° et 32°C, ateliers des LP à 31°, internats qui dépassent les 30° (à 20h hier soir 34°C dans des chambres de plusieurs lycées rennais), et des épreuves de bac pro qui se déroulent aujourd’hui dans des conditions insupportables (3h ce matin et 2h30 cet après-midi).

 

Encore une fois, les chefs d’établissement se retrouvent seuls à gérer la crise, avec les moyens dont ils disposent.

Nous nous permettons de reprendre ici le message du cabinet de Monsieur le DASEN : « En plus des bons gestes à adopter, comme boire régulièrement, ne pas s’exposer au soleil, adapter son alimentation, etc., il est rappelé l’importance d’être également attentif aux signes d’un coup de chaleur : grande faiblesse, fatigue, étourdissements, vertiges, nausées, crampes, température, maux de tête. Il faut alors agir rapidement, et appeler les secours médicalisés (SAMU 15). Un regard attentif de chacun doit être porté dans le cadre des sorties scolaires et des cours d’éducation physique. »

Lorsque nous vous demandons, dans notre alerte envoyée mardi 26 mai, de suspendre a minima les cours l’après-midi, la seule réponse de la DSDEN serait-elle de boire de l’eau et de contacter le SAMU en cas d’urgence ?

 

Attend-on que le pire n’arrive (avec l’appel du SAMU) ? Ou bien travaille-t-on à la prévention ?

 

Nous le répétons ici : Les épisodes caniculaires vont se multiplier. Il est urgent de prendre la pleine mesure de cette situation. En dehors d’un groupe de travail organisé à la DSDEN 35 courant 2024, les personnels demeurent une nouvelle fois livrés à eux-mêmes dans des établissements parfois devenus impropres à l’accueil du public.

Il vous suffira de consulter les signalement déposés sur le registre SST (21 fiches à l’heure où nous écrivons) pour constater que les collègues se sentent abandonnés, et qu’ils travaillent dans des conditions inacceptables.

Dans l’attente d’une réponse de votre part à nos envois et de mesures concrètes pour protéger les élèves et les personnels… « 

 

Message du cabinet du DASEN aux établissements scolaires mercredi 25 mai 2026 :

« Au regard des températures exceptionnellement élevées annoncées pour les prochains jours, il est nécessaire d’adapter l’accueil des élèves dans vos structures.

Durant cette semaine, une vigilance particulière sera apportée à la santé des élèves, notamment des plus jeunes, des plus fragiles et de ceux qui passeront les épreuves du baccalauréat. Pour ces derniers, les chefs de centre d’examen veilleront à bien faire respecter les consignes en cas d’épisode de forte chaleur, tout en assurant le bon déroulement des épreuves.

En plus des bons gestes à adopter, comme boire régulièrement, ne pas s’exposer au soleil, adapter son alimentation, etc., il est rappelé l’importance d’être également attentif aux signes d’un coup de chaleur : grande faiblesse, fatigue, étourdissements, vertiges, nausées, crampes, température, maux de tête. Il faut alors agir rapidement, et appeler les secours médicalisés (SAMU 15). Un regard attentif de chacun doit être porté dans le cadre des sorties scolaires et des cours d’éducation physique. »

Alerte sur les conditions de travail et d’accueil dans les établissements scolaires et administratifs

Adresse à Monsieur le Préfet d’Ille-et-Vilaine

26.05.2026

Monsieur le Préfet,

Veuillez trouver en pièce jointe un courrier d’alerte de la FNEC FP-FO 35 concernant la dégradation immédiate des conditions de travail des personnels et d’accueil des élèves dans les établissements scolaires et administratifs d’Ille-et-Vilaine, suite au déclenchement de la vigilance orange canicule.

Face à des risques sérieux et imminents pour la santé des agents et des usagers, notre organisation syndicale exige des mesures d’urgence, notamment la fermeture des locaux non adaptés a minima l’après-midi.

Nous vous demandons d’acter ces mesures sans délai afin de respecter l’obligation de résultat qui incombe à l’État en matière de protection des travailleurs.

Restant à votre disposition, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre parfaite considération.

La FNEC FP FO 35

A partir du 26 mars, grève nationale avec les éducs spés : les PAS, c’est plus possible !

Abandon des Pôles d’appuis à la Scolarité (PAS) !
Création des places nécessaires dans les établissements médico-sociaux !
Respect des notifications de la MDPH !

Les syndicats de l’Action Sociale et de la Santé privée appellent à se mobiliser à partir du mardi 26 mai 2026.

 

Départ de la manifestation à partir de 11H devant le CONSEIL DÉPARTEMENTAL (35 Rennes Beauregard adresse 3 avenue de la Préfecture).

 

Il s’agit d’un appel national intersyndical FO Action Sociale, FO Santé Privée, SUD Santé Sociaux, CFDT Santé Sociaux, CFE-CGC Santé social, CFTC Santé Sociaux :

« Flambée du carburant, refus d’agréments salariaux, négociations à l’arrêt… Et toujours rien, ni pour les salaires, ni pour l’amélioration des droits et des conditions de travail ! »

Les camarades de l’action sociale, avec qui nous menons la lutte contre l’inclusion à marche forcée qui se fait au détriment des personnels et des élèves, s’opposent notamment à la mise en place d’une politique qui entrave la création de places dans les structures établissements sociaux et médico-sociales (ESMS).

 

Rappelons que pendant ce temps, dans notre département, plus de 1 000 élèves sont en attente d’une place dans des IME ou ITEP et se retrouvent scolarisés par défaut dans les classes dites « ordinaires ».

CETTE SITUATION NE PEUT PLUS DURER.
REJOIGNONS LES CAMARADES DE L’ACTION SOCIALE ET DE LA SANTÉ DANS LA GRÈVE DES LE 26 MAI !

 

Au lieu de répondre à la revendication légitime de respect de l’accès au soin pour les enfants et de respect des notifications émises par la MDPH, l’État compte, à travers l’acte 2 de l’école inclusive, mettre en place des Pôles d’appui à la Scolarité (PAS).

Depuis la rentrée 2025, 7 PAS ont été mis en place en Ille-et-Vilaine. Le ministère entend les généraliser sur tout le territoire. Dans notre département, il y aura 10 PAS supplémentaires à la rentrée 2026 (dans les circonscriptions de Fougères, Vitré, Rennes ouest et Rennes centre sud) avec l’objectif d’atteindre 34 PAS au total à la rentrée 2027.

Les PAS c’est trier les élèves au lieu de créer des places en ESMS !

FO dénonce depuis des années le manque de places en ESMS et a refusé de participer aux « États généraux de l’école inclusive » mis en place par la rectrice lors de son arrivée dans l’académie de Rennes. Nous refusons de servir de caution à cette situation.

Pour le Rectorat, les PAS permettent de prioriser les élèves en fonction de leur handicap… Les élèves sont donc triés, certains prioritaires, d’autres mis sur le côté…

 

Ceci alors que le plus efficace serait de créer des postes en établissements spécialisés pour permettre aux centaines d’élèves en attente d’une place d’avoir les apprentissages et les soins adaptés à leurs besoins.

Au lieu de faire ce choix, qui a un coût (la scolarisation d’un élève en ESMS coûte environ 7 fois plus cher qu’en milieu ordinaire), 34 postes (pour 34 PAS) seraient créés d’ici 2027 afin de trier les élèves ! FO conteste cette logique purement budgétaire !

Les PAS c’est vider les établissements et classes spécialisées de leurs enseignants !

Pour la rentrée scolaire 2026, 29 postes de professeurs des écoles (PE) seront supprimés dans le 1er degré, et 17 postes supplémentaires de PE seront mobilisés pour mettre en œuvre les PAS.

Alors que 74 classes fermeront dans les écoles d’Ille-et-Vilaine, ce sont ainsi 17 postes qui sont pris sur des moyens enseignants en classe, ou pour assurer les remplacements, renforcer les ULIS ou encore le RASED… Ce sont autant d’enseignants spécialisés qui manqueront dans les établissements sociaux et médico-sociaux ou dans les classes spécialisées pour prendre en charge les élèves.

Les PAS c’est mutualiser et élargir le périmètre d’action des AESH !

Depuis la mise en place des PIAL, la mutualisation des accompagnements par les AESH s’est accrue. On peut voir par endroits des AESH prendre en charge jusqu’à 11 élèves par semaine dans certaines écoles ou certains établissements de notre département.

A la rentrée de septembre 2025, dans la perspective de la généralisation des PAS, le DASEN d’Ille-et-Vilaine a décidé de fusionner les PIAL, ce qui a eu pour conséquence l’agrandissement du périmètre d’action des AESH. Ainsi, le 30 septembre 2025, 24 AESH ont été licenciées pour avoir refusé de signer un avenant ajouté à leur contrat, alors même qu’une centaine de postes d’AESH était vacant. Cet avenant élargit considérablement leur zone d’exercice, élargissement imposé sans aucune contrepartie malgré des salaires sous le seuil de pauvreté. Seule FO avait mené la bagarre contre cette décision !

A noter que, ce lundi 11 mai, l’Assemblée nationale a encore une fois rejeté l’existence des PAS : ce dispositif expérimenté depuis 2024 dans l’Éducation nationale avait déjà été rejeté en juillet 2025 en commission mixte paritaire. Si le reste de la proposition de loi sur l’école inclusive a été adopté, il n’en reste pas moins que les PAS sont contestés y compris dans les chambres parlementaires, car un de leur objectif premier est de contourner les MDPH qui produisent les notifications du handicap des élèves et de la compensation nécessaire. Dans certains départements, les DASEN se sont d’ailleurs félicités de la baisse de 5 à 6% des notifications suite à l’expérimentation des PAS.

Le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35 appellent les personnels de l’Éducation Nationale à se mobiliser par la grève à partir du mardi 26 mai aux côtés des personnels du médico-social et de la santé.

 

Nos organisations syndicales revendiquent :
• L’abandon des PIAL et des PAS ;
• La création de postes d’AESH à hauteur des besoins, avec un statut de fonctionnaire et un temps plein pour 24h d’accompagnement !
• La création des places nécessaires dans les établissements médico-sociaux ;
• Le respect des droits ouverts par la MDPH aux élèves en situation de handicap.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué, c’est ici.

Article en lien sur le déploiement des PAS en Ille-et-Vilaine

Appel intersyndical syndicats de l’Action Sociale et de la Santé privée :

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