Retour sur la réunion publique sur l’inclusion du jeudi 9 juin 2022

À l’initiative des syndicats FO de l’enseignement (SNUDI FO 35 et SNFOLC 35) et du syndicat de l’action sociale le SDAS FO 35, une réunion publique sur l’inclusion a eu lieu jeudi 9 juin 2022 dans la Maison de Quartier de Villejean à Rennes.

Nous étions une vingtaine de personnes : des profs, des AESH, des éducateurs et éducatrices spécialisés, des parents et des représentants d’associations du handicap.

Une discussion dynamique et constructive, avec le même constat pour toutes et tous : droits bafoués des enfants en situation de handicap, maltraitance des personnels, souffrance à tous les étages…

Extrait du communiqué en cours de rédaction :

« Nous souhaitons voir naître une autre vision de l’inclusion, qui ne doit plus reposer sur une inclusion systématique, à marche forcée, une inclusion au service des coupes budgétaires et des économies de marché. Nos enfants et les personnels valent mieux que ça ».

Mobilisation en approche, car FO ne lâche jamais rien.

La « refondation » Ndiaye : en débattre ou la combattre ?

Le Président Macron a annoncé la mise en place d’un « Conseil National de la Refondation ». C’est au tour du ministre Ndiaye de tenter sa « refondation » de l’Ecole à travers une grande concertation, dès la rentrée prochaine, pour, dit-il, « sortir le système éducatif de la morosité ! »

Comme s’il suffisait de débattre école par école, quartier par quartier, pour en finir avec le délabrement de l’Education nationale et la paupérisation de ses personnels !

Le ministre souhaite convoquer les personnels, mais aussi les parents, les élus et les associations, pour « nouer des liens entre le scolaire et le périscolaire. »

FO n’est pas dupe de la manœuvre, d’autant plus que la recette est connue. En 2003, le ministre Fillon avait mis en place une commission chargée d’organiser des débats locaux dans le cadre d’une « concertation nationale sur l’école ». 26 000 réunions au total qui avaient servi de caution au projet du gouvernement de l’époque : inscrire une « éducation aux choix dans l’emploi du temps des élèves », « renforcer la marge de manœuvre financière et pédagogique des collèges et lycées », et « donner aux écoles le statut d’établissement ». C’était déjà « l’école du futur » de Macron. N’oublions pas non plus que la Refondation Peillon avait mis en place les rythmes scolaires et la confusion entre le scolaire et le périscolaire. Et c’est vers cela que voudrait nous entraîner le ministre de l’Education nationale avec ses grands débats.

Commission Thélot, « Refondation » Peillon, « Grenelle » Blanquer : sous couvert de concerter la « communauté éducative », toutes ces tentatives d’imposer la destruction du cadre national et laïque de l’Ecole publique se sont heurtées à chaque fois à la résistance des personnels et de leurs syndicats.

Les personnels n’ont pas besoin de débattre école par école, établissement par établissement, service par service, du rôle de l’Ecole, de leurs missions, de leurs statuts. Ils ne veulent pas d’une école territorialisée, bornée par l’horizon du quartier.

 

Ce que veulent les personnels, c’est la satisfaction de leurs revendications :

Ils veulent l’augmentation des salaires de tous les personnels et donc l’augmentation du point d’indice, à la hauteur des pertes subies depuis des années. Ils veulent le recrutement de personnels sous statut à hauteur des besoins. Ils veulent le respect de leurs missions, définies dans le cadre du Statut général et de leurs statuts particuliers. Ils veulent l’arrêt des mesures inégalitaires et en particulier la suppression du Bac Blanquer et de Parcoursup. Ils ne veulent pas de l’expérimentation marseillaise généralisée : l’éducation doit rester nationale, laïque et républicaine.

 

La FNEC FP-FO n’accepte pas cette nouvelle « refondation » à la Macron-Ndiaye.

Elle fait le choix des revendications et de la résistance.

Stagiaires 2021-2022 : conditions de titularisation

La fin de l’année approche et, avec elle, les échéances concernant la titularisation des stagiaires. Ce document a pour objectif de vous informer sur la réglementation en vigueur concernant les conditions de titularisation mais également de vous inviter à saisir les syndicats FO pour qu’ils vous accompagnent et vous défendent si besoin.

La FNEC FP-FO considère que les personnels stagiaires ont passé un concours exigeant dont ils sont maintenant lauréats et que l’institution doit tout mettre en oeuvre pour leur permettre de bénéficier d’une formation de qualité et d’être titularisé.

Pour la FNEC FP-FO, l’année de stage n’est pas une deuxième année de concours ni un couperet !

 

Cette année a encore été une année particulière, dans laquelle les personnels stagiaires ont fait face, au même titre que les titulaires, à des conditions de travail extrêmement difficiles dans leurs écoles et établissements. Les stagiaires ont de surcroit été confrontés à une formation dégradée, avec des devoirs et mémoire à rendre dans ces conditions impossibles.

En témoigne l’effondrement du nombre d’admissibles aux concours qui constitue une catastrophe annoncée inacceptable !

Pour la FNEC FP-FO, il faut organiser en urgence de nouvelles sessions avec recrutement à BAC +3 ! (Cf. P 4 du document ci-dessous)

Pour la FNEC FP-FO, cette année plus que jamais, aucune remise en cause de la titularisation ne peut être acceptable. La FNEC FP-FO défendra le droit à la titularisation pour tous les collègues.

 

Cette année plus que jamais, ne restez pas isolé en cas de difficultés. Contactez FO !
Adhérez à FO pour défendre vos droits, vos conditions de travail !

 

Document pour les conditions de titularisation des stagiaires :

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Personnel AED à la fin des 6 ans de contrat : que faire pour obtenir le CDI ?

Vous êtres encore AED et vous arrivez au terme des 6 années de CDD. Que faire pour la rentrée prochaine ?

 

Annonce du CDI mais aucun décret paru !

L’article 10 de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire prévoit qu’ « un décret définit les conditions dans lesquelles l’État peut conclure un contrat à durée indéterminée avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d’assistant d’éducation , en vue de poursuivre ses missions. »

Cependant, le texte réglementaire n’est toujours pas paru. De ce fait, de nombreux AED voient approcher la fin de leur sixième année de contrat sans aucune perspective de réemploi.

Or, l’interruption du contrat privera l’AED de pouvoir bénéficier d’un CDI par la suite : il ne doit pas y avoir d’interruption entre le CDD et le CDI!

Notre syndicat intervient à tous les niveaux afin qu’aucun AED ne soit empêché de prolonger son contrat s’il souhaite le faire.

Prolonger votre contrat en attendant la parution du décret autorisant le CDI

En attendant la publication des décrets et circulaires d’application permettant la mise en œuvre de cette loi et afin de pouvoir bénéficier des dispositions de l’article 10 de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022, vous pouvez demandez à titre gracieux au ministre et au recteur d’autoriser le renouvellement de votre contrat pour l’année scolaire prochaine.

Lors de la dernière audience de FO au ministère, les représentants du ministre s’étaient engagés à agir au plus vite et faire en sorte que la cédéisation des AED soit possible avant la date butoir au terme de leur sixième année de contrat. C’est pourquoi il est temps que les personnels AED les interpellent et les mettent face à leurs engagements, de manière concrète.

Nous vous conseillons d’envoyer un courrier au ministre et au recteur d’Ille-et-Vilaine, sous couvert de votre chef d’établissement.

Dans ce courrier, vous demanderez à titre gracieux que le ministre autorise le renouvellement de votre contrat pour l’année scolaire prochaine, en attendant le décret d’application pour le CDI.

 

Si vous décidez de faire ce courrier, contactez-nous.

Nous pouvons vous aider à le rédiger (courrier type disponible).

Nous vous conseillons également de nous faire suivre le courrier que vous enverrez sous couvert de votre chef d’établissement  afin que l’envoi au ministre soit doublé d’un envoi syndical.

Votre courrier aura ainsi plus de poids, et vous serez sûr(e)s qu’il arrivera bien à destination.

 

Faut pas prendre les professeurs agrégés pour des canards sauvages

L’Inspection générale a été chargée de rédiger un rapport sur les missions des professeurs agrégés. Pour se faire, cette « mission » s’est rendue dans 5 académies et a rencontré une foule de personnels. Lorsqu’elle a rencontré l’objet de sa mission, les agrégés, elle s’est heurtée, à juste titre, à l’opposition résolue des agrégés.

C’est dans ce cadre que le SNFOLC a été auditionné le 25 mai. Au lieu de développer « un sentiment » comme demandé sur la différence entre les certifiés et les agrégés, la délégation du SNFOLC y a répondu en défendant les revendications des personnels.

De fait, le sens de cette mission est apparu très clairement : il s’agissait de valider le rapport de la Cour des Comptes, « Gérer les enseignant autrement, une réforme qui reste à faire », d’octobre 2017.

Le SNFOLC ne s’inscrit pas comme d’autres dans un statut commun des professeurs, mais défend les statuts particuliers et leurs missions propres. Le SNFOLC a indiqué lors de cet entretien qu’il s’agissait de nous « vendre » le programme de la Cour des Comptes en remettant en cause les statuts particuliers.