AED & AESH : rassemblement le 14 octobre

Parce que les organisations lycéennes et étudiantes ont impulsé une mobilisation historique, c’est aux personnels de l’Éducation Nationale de rejoindre la lutte pour défendre eux aussi leurs droits. FO appelle à la grève à partir du lundi 12 octobre.

Le syndicat FO des écoles (SNUDI FO 35) et FO collèges et lycées (SNFOLC 35) appellent les personnels à se mettre en grève pour se rassembler Métro République mercredi 14 octobre à 9H30 à l’occasion d’une instance (CCP) qui concerne les AED et les AESH.

 

Cette instance se tiendra, encore une fois, dans l’objectif de licencier des personnels épuisés par leurs conditions de travail, l’indécence de leurs salaires, et la privation d’un statut.

Pour télécharger et diffuser cet appel : c’est ici.

3090 enseignants d’ici mardi 13 octobre ? De qui se moque le ministre ?

Le ministre Geffray a annoncé le recrutement en urgence de 3000 enseignants d’ici mardi 13 octobre pour répondre à la demande des lycéens et des syndicats enseignants de pourvoir les postes et garantir les enseignements dus aux élèves.

 

Pour ceux qui ne font pas partie du monde mystérieux de l’Education nationale, une telle annonce laisse à penser que 3000 enseignants seraient payés à ne rien faire depuis la rentrée au lieu d’assurer le remplacement de ceux qui sont absents. Après la propagande mensongère sur le salaire moyen des enseignants à 3090€, le dénigrement des profs continue : payés à ne rien faire, ou toujours absents !

Tout le monde s’interroge.

Comment en si peu de temps le ministre peut-il faire affecter ou recruter autant d’enseignants par les rectorats ? Va-t-il faire travailler les services du rectorat pendant le week-end ? Ces mêmes services vont-ils contacter les TZR et les contractuels pendant leur week-end ?

 

Le ministère répond :

Le ministère répond qu’il dispose maintenant d’une application informatique qui permet de centraliser par établissement les postes non pourvus et les heures de cours non assurées. Il précise qu’en faisant appel à l’intelligence artificielle, il va agglomérer des services incomplets de TZR. Par exemple, en TZR affecté sur un remplacement de 12h pourrait donc être appelé à compléter son service pour 6h dans un lycée et assurer une partie des cours aux élèves qui attendent toujours d’avoir un professeur dans cette discipline.

Au passage, le ministre s’en prend aussi aux gestionnaires des bureaux du remplacement dans les rectorats, dont c’est pourtant le travail depuis les mois de juillet et d’août. Mais la réalité, c’est que si cela avait été possible depuis la rentrée, ils l’auraient fait !

 

En effet, comment envoyer un TZR sur plusieurs établissements maintenant que les emplois du temps sont établis et qu’ils ne sont sans doute pas compatibles entre eux ? Un TZR, malgré tous ses talents, n’a pas encore le don d’ubiquité.

Selon les premiers retours que nous avons des collègues qui ont été contactés par certains rectorats, c’est une offensive sans précédent contre les droits et les statuts des TZR.

 

Ainsi, on leur demande d’assurer des remplacements hors de leur zone d’affectation ou même dans une autre discipline que la leur. Une TZR de maths a été affectée en lettres modernes, on a demandé à une contractuelle d’arts plastiques d’assurer les cours de technologie… De même, les rectorats placent des TZR en sous service « à disposition des chefs d’établissement » qui seront chargés de les placer devant les élèves en cas d’absence imprévue, quelle que soit la discipline à remplacer.

Du moment qu’il y a un adulte devant la classe, on espère faire croire aux parents que les élèves ont un professeur…

Ce n’est pas en piétinant les statuts, la qualification et les conditions de travail des enseignants que l’on va rendre le métier attractif et attirer des vocations. Ce ne seront pas 3000 postes qui resteront à pourvoir à la rentrée prochaine avec un tel mépris et de telles méthodes, mais 3 fois plus !

 

Le SNFOLC 35 invite les personnels confrontés à de telles pressions de demander l’appui du syndicat.

 

Les 3000 enseignants manquants sont les 3000 contractuels non réemployés à cette rentrée !

Les 3000 enseignants non affectés, ce sont les 3000 contractuels qui ont reçu courant septembre une attestation employeur pour aller pointer au chômage à France Travail. Pendant que les élèves sont entassés à 35 et plus en lycée, les contractuels sont remerciés.

Les rectorats vont-ils les rappeler en s’excusant de les avoir jetés comme des Kleenex ?

Certains ont déjà trouvé du travail ailleurs.

Pour les autres, quelle raison auront-ils d’aller effectuer un service à l’autre bout du département ou de l’académie, voire sur plusieurs établissements lorsque le gasoil dépasse les 2,35 euros le litre ? Autant demander au rectorat de verser directement leur salaire à Total ou au station essence des supermarchés !

FO revendique le réemploi de tous les contractuels et un plan de titularisation pour tous ceux qui le souhaitent.

 

La promesse du ministre est donc soit un effet d’annonce soit un geste désespéré…

… pour ne pas avouer que les conditions de travail imposées aux personnels comme au lycéennes et lycéens sont scandaleuses, qu’elles sont le résultat des coupes budgétaires successives permises par les réformes successives qu’il a lui-même mises en œuvre depuis 2017, lorsqu’il était à la DGESCO, avant de devenir ministre.

C’est pourtant lui aussi qui a siphonné les DHG des lycées, demandé aux recteurs de faire supprimer les enseignements optionnels ou les enseignements de spécialités qui coûteraient trop chers parce qu’ils ne sont pas remplis à 35 par classe !

 

Enfumage ministériel

Le ministre affirme que le budget de l’Education nationale augmente de 1,1 milliard au budget 2027, mais c’est en fait 650 millions en moins si l’on tient compte de l’inflation envisagée par la Banque de France.

Il affirme que le budget de l’Education nationale n’a jamais été aussi important, pourtant c’est lui qui a choisi de supprimer des postes en collèges et dans les écoles au lieu de créditer ces budgets pour recruter dans les lycées qui étaient déjà au bord de l’explosion.

En cliquant ici, consultez le graphique éclairant d’Alternatives économiques sur les dépenses qui stagnent pour les lycées depuis 10 ans.

Le ministre a créé cette situation et il s’étonne maintenant de la colère des lycéens et des personnels !

 

A cette crise, le Premier ministre S. Lecornu a répondu jeudi soir en substance : les caisses sont vides et lycéens, vous aurez une réponse fin octobre. En attendant, retournez sagement en classe !

L’un comme l’autre, le 1er ministre et celui de l’éducation nationale, prennent vraiment les lycéens et les personnels pour des imbéciles.

 

Rien d’étonnant à ce que les syndicats de lycéens et de personnels de l‘Education nationale appellent de nouveau à la grève mardi 13 octobre.

En Ille-et-Vilaine, comme dans d’autres départements, FO appelle à la grève dès lundi 12 octobre, dans la reconduction.

 

Car ce que réclament les personnels, de meilleures conditions de travail, des augmentations de salaires, le respect de leur statut et le recrutement massif d’AESH et d’AED, d’infirmières et d’assistantes sociales, les lycéens le réclament aussi !

Quand le ministre méprise les revendications des lycéens, il bafoue du même coup tous les personnels. Ne le laissons pas faire !

Alors, rejoignons les lycéennes et les lycéens devant leurs établissements scolaires dès lundi 12 octobre.

Mardi 13 octobre, jour de la présentation du budget 2027 à l’Assemblée nationale, ne les regardons pas se battre pour les mêmes revendications que nous, rejoignons-les !

 

Toutes les actions prévues dans notre département :

Il n’y a qu’une solution pour sortir de la crise : la satisfaction de nos revendications ! Du fric pour l’école publique !

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Pour connaître toutes les actions de la semaine du 12 octobre : c’est ici.

Manifs Ille-et-Vilaine mardi 13 octobre ci-dessous :

 

NON au questionnaire Violence sexuelles et sexistes (VSS) !

FO a voté contre lors du CSE du 1er octobre.

Le ministère de l’Éducation nationale indique que la prévention des VSS faites aux enfants était l’une de ses priorités.

Nous partageons pleinement cet objectif qui vient conforter la mission de protection de l’enfance déjà confiée aux personnels assistants sociaux et infirmiers et médecins, les 1ers étant tout particulièrement formées en matière d’accompagnement des victimes.

Dans ce cadre, il a présenté récemment aux organisations syndicales lors du CSE du 1er octobre un projet de décret mettant en place des questionnaires à destination de chaque élève de la grande section à la terminale.

Ces questionnaires sont inadaptés aux enjeux

Nous demandons l’abandon de ces questionnaires aux conséquences et aux effets contre-productifs pour les élèves : mettre en place une unique occasion annuelle de faire des confidences via un questionnaire, faire peser
sur l’enfant la responsabilité des révélations, devoir gérer les éventuelles révélations vis-à-vis de leurs camarades susceptibles de voir leurs réponses, devoir assumer une mise à l’écart en cas de dispense, annoncer une forme de
confidentialité, mais pourtant passer ce questionnaire en classe entière, …

Un questionnaire ne permet pas la libération de la parole

Renforcer l’écoute d’un élève consiste d’abord à favoriser sa prise de contact avec un personnel qualifié facilement accessible quand il en ressent le besoin ou, lorsque des signaux d’alerte sont repérés, lui permettre d’avoir
un entretien personnalisé avec un professionnel spécialiste de l’écoute empathique et de la protection de l’enfance.

La protection des enfants ne se brade pas au nom des économies budgétaires.

 

Si lutter contre les VSS est une priorité, le ministère doit en faire une priorité budgétaire. La FNEC FP-FO revendique le recrutement massif dès maintenant des personnels qualifiés que sont les assistants sociaux, les personnels infirmiers, les médecins et les PsyEN.

La FNEC FP-FO a voté contre le décret mettant en place les questionnaires VSS

Lors du CSE comme lors des 4 groupes de travail ministériels précédents, les organisations syndicales ont exprimé leur inquiétude tant sur la forme que sur le fond et les risques de surtraumatisme compte tenu de la faiblesse actuelle des moyens tant dans les services de l’Éducation nationale que dans ceux de protection de la jeunesse. Des réserves importantes sont énoncées quant aux conditions de mise en œuvre de ce texte, avec une charge de travail difficile voire impossible à tenir.

Au final, lors du CSE du 1er octobre, les votes sur le décret qui met en place le « questionnaire VSS » sont :

  • Pour : 0 voix ;
  • Contre : 9 voix (4 FO, 3 CGT, 2 SUD) ;
  • Abstention : 16 voix (SE-UNSA, SNPDEN-UNSA, SNALC…) ;
  • Ne prend pas part au vote : 35 voix (FSU, UNSA, CFDT, FCPE…)

Ce texte n’a obtenu aucune voix favorable

Les annonces du ministre des recrutements de 300 postes santé-psycho-sociaux, soit 1 poste par corps et par département en moyenne, ne sont encore que des gouttes d’eau dans l’océan des besoins.

Dans le cadre de la mobilisation actuelle, les lycéens réclament aussi davantage de personnels de santé-psycho-sociaux. Les 54 milliards de nouvelles coupes prévues dans le projet de budget 2027 entraineraient une dégradation encore plus importante des conditions de travail des personnels et de la prise en charge des élèves.

 

La FNEC FP-FO va continuer de proposer aux autres organisations syndicales et de parents l’action commune pour l’abandon de ce décret !

Elle invite les personnels à se saisir des assemblées générales et des heures d’informations syndicales pour mettre ce sujet à l’ordre du jour.

12 000 personnes dans les rues de Rennes ce mardi 6 octobre !

Mardi 6 octobre à Rennes : une manifestation énormissime qui montre la détermination de la jeunesse. Les personnels étaient avec eux !

12 000 personnes dans les rues : du jamais vu depuis les mobilisations de 2023 contre la réforme des retraites.

 

12 000 personnes ont défilé mardi 6 octobre dans les rues de Rennes. La jeunesse lycéenne et étudiante était massivement présente bien sûr, mais aussi des professeurs, des AED, des AESH, des éducs spé, des salariés du privé…

Force ouvrière Ille-et-Vilaine avait appelé le public et le privé à faire grève pour soutenir la jeunesse et leurs revendications.

 

La manifestation s’est déroulée dans le calme.

L’assemblée générale qui aurait dû se tenir en fin de parcours n’a pas pu se faire : gaz lacrymo, charges, dispersion forcée… Des interpellations ont eu lieu Place Ste Anne un peu plus tard.

Le SNFOLC 35 continue de dénoncer les violences policières.

 

Cette marée humaine s’est confirmée dans bien d’autres villes : 50 000 à Bordeaux, 30 000 à Lille, 3 000 à Dijon, à Paris entre 50 000 et 100 000. Autour de 450 000 personnes dans toute la France ! Du jamais vu depuis 2023 !

Quid de la suite ?

Au cours de la journée, les personnels des lycées et les élèves ont reçu des messages de leurs établissements respectifs les informant de l’organisation de la suite de la semaine :

1. mercredi 7 octobre : reprise pour les personnels
2. jeudi 8 octobre : reprise pour les élèves
Avec qq variantes d’un lycée à un autre…

Sauf que, depuis, le 1er ministre est intervenu à l’Assemblée nationale : après avoir axé son discours sur les débordements, il a annoncé un « temps de démocratie interne » dans chaque lycée avec la suspension des cours durant une demi-journée entre mercredi et vendredi.

Les proviseurs n’ont plus qu’à revoir leurs copies… à la mode Blanquer.

Les annonces du 1er Ministre : entre enfumage et arnaque

Ne nous voilons pas la face : sous couvert de chercher le dialogue, le maintien de la fermeture de la plupart des lycées le mercredi 7, et l’annonce de cette « démocratie syndicale » ne sont que des moyens de bloquer la contestation qui monte partout devant les grilles des établissement scolaires.

Fermer les lycées et interdire leurs abords, c’est ni plus ni moins qu’empêcher les rassemblements et casser la mobilisation.

 

Suspendre les cours pour un temps de « démocratie interne »… C’est à dire que les professeurs vont se retrouver face à leurs élèves en position de représentants du Ministre pour recueillir leurs doléances ? Ceci alors que ces mêmes professeurs étaient dans la rue aujourd’hui pour porter les mêmes revendications? 

 

Ceci est inacceptable. Et proprement scandaleux.

« Monsieur le 1er Ministre, pour ne pas perdre la face, il ne vous reste qu’une seule option : accéder aux demandes des lycéennes et des lycéens !

  • Abrogation de Parcoursup
  • Baisse des effectifs dans les classes
  • Recruter pour permettre de remplacer les personnels
  • Revoir le bâti des établissements scolaires

Pour cela, revoyez votre copie concernant le budget !

Après 46 milliards d’économies imposées en 2026, vous programmez une nouvelle baisse de 54 milliards pour 2027, quand la loi de programmation militaire se voit abonder de 36 milliards supplémentaires ! Vous annoncez la suppression de 1588 postes de professeurs…

ça ne peut plus durer ! Renoncez à votre budget. « 

 

Et maintenant ? Grève générale !

Nous appelons les personnels à profiter des temps de concertation organisés dans les lycées mercredi 7 octobre pour se réunir et discuter de la grève : rejoignons la « semaine noire » proposée par les organisations lycéennes et étudiantes. 

Les personnels des collèges étaient également très présents dans les rues en ce mardi 6 octobre. 

Toutes et tous ensemble dans la grève ! Écoles, collèges, lycées, salarié.e.s du public et du privé.

Il ne faut pas lâcher la pression mise sur le Gouvernement !

 

Pour télécharger et diffuser ce tract : c’est ici.

Continuité pédagogique, enseignement en distanciel et droits des personnels : FO vous informe

Face à la mobilisation exceptionnelle des lycéens et à la crainte de débordements par les casseurs, la réponse du gouvernement et des recteurs est de placer des lycées en enseignement à distance pour assurer « la continuité pédagogique ».

Ça, c’est la version officielle.

La réalité, c’est que le gouvernement a donné cette consigne pour tenter de mettre fin à la mobilisation des lycéennes et des lycéens mais aussi pour empêcher les personnels de se mettre en grève pour rejoindre le mouvement sur des revendications communes et d’être à leurs côtés dans les cortèges et les manifestations pour obtenir les moyens qui manquent à l’éducation nationale.

 

Le distanciel devient donc l’unique réponse au covid, à la canicule, à la neige et maintenant aux manifestations.

Il y a pourtant une autre solution pour rétablir le calme et la sérénité dans les lycées : satisfaire les revendications légitimes des lycéens et des personnels !

 

N’ayant plus les moyens d’assurer la sécurité des élèves et des personnels, le gouvernement n’a rien trouvé d’autre que de fermer les établissements scolaires et de renvoyer encore une fois les élèves à la responsabilité de leurs
parents.

Une fois de plus, les responsabilités sont transférées sur les chefs d’établissement, ce qui fait courir un risque réel sur les droits des personnels, puisque l’enseignement en distanciel et la continuité pédagogique sont deux notions plus que floues et possiblement contraires au statut des enseignants et à leurs obligations.

Cette tentative d’empêchement de la grève se heurte aux droits des personnels.

 

Ce question-réponse du SNFOLC 35 ne saurait être exhaustif mais vous permet d’y voir un peu plus clair.

En cas de doute, n’hésitez pas à  nous contacter.

Toutes les infos ci-dessous :

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