AESH : ce qu’il faut savoir à la rentrée 2026

A cette rentrée, la transformation des PIAL en PAS soulève de nombreuses inquiétudes. Même si les PAS ne sont pas généralisés, il s’agit d’un coup de force contre les AESH et les personnels. En effet, du point de vue de la loi, les PAS ont disparu suite au vote de l’Assemblée Nationale le 21 juin dernier qui les a retirés du texte législatif.

Mais le ministre, la rectrice, les DASEN font comme s’ils étaient au-dessus de la loi et les imposent à cette rentrée hors de tout cadre réglementaire.

Leur corollaire c’est un plan de licenciements infligé aux AESH qui ont refusé de signer les avenants. De nombreux AESH ont refusé une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail. En effet, les PAS élargissent le périmètre d’intervention, donc les kilomètres à parcourir au moment où les prix du carburant continuent à battre des records.

De plus, ils augmentent le nombre d’élèves à accompagner, puisque dans le PAS la notification n’est plus une condition de prise en charge de l’élève.
Enfin, comme on le craignait, faute de personnel médico-social promis, la charge va retomber sur les AESH mais aussi sur tous les autres personnels.

Quant à l’intégration des AESH comme titulaires de la fonction publique, elle n’est plus à l’ordre du jour pour le ministre qui donne la priorité aux réductions budgétaires.

 
Pour le SNFOLC 35, cette situation n’est pas acceptable mais il n’y a pas de fatalité budgétaire. Le SNFOLC 35 propose d’agir pour conquérir les droits qui vous sont refusés !
 
 
Pour le SNFOLC 35, il est urgent :
 
• d’abandonner les PIAL et les PAS et de recruter massivement des AESH sous statut de fonctionnaires pour garantir un accompagnement individualisé à tous les élèves qui le nécessitent.
 
• d’offrir aux AESH un statut protecteur et attractif, un statut de fonctionnaire garantissant un temps plein (24h) pour celles et ceux qui le souhaitent
 
• de mettre en place d’un plan d’urgence pour garantir le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux afin de répondre aux élèves en attente d’une place.
 

Nous invitons tous les AESH à participer aux réunions syndicales organisées dès la pré-rentrée par le SNFOLC 35.

Nous proposons à tous les AESH et à tous les personnels de participer à la manifestation nationale au ministère le 5 novembre pour obtenir un statut national pour tous les AESH qui le souhaitent. Pour s’inscrire dans les cars affrétés par FO, cliquez ici.

 

N’agissez pas seul-e, demandez conseil et aide au SNFOLC 35.
Vous avez des droits et le SNFOLC entend bien vous aider à les faire respecter.

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AED : ce qu’il faut savoir pour la rentrée 2026

Rentrée 2026, la grille nationale de rémunération des AED est une urgence. Allons la chercher au ministère !

 

Le mardi 7 juillet 2026, des délégations du SNFOLC des académies de Normandie, de Rennes et de Bordeaux ont demandé à être reçues par le ministre de l’Éducation nationale pour lui remettre les milliers de signatures des AED sur la pétition réclamant :

  • l’augmentation immédiate des salaires et une grille de rémunération nationale des AED permettant une progression automatique de leur salaire sur la base de leur ancienneté et cela dès la première année de CDD ;
  • l’annulation de toutes les suppressions d’emplois d’AED, le recrutement d’AED à hauteur des besoins ;
  • l’accès au CDI selon des règles nationales pour les AED qui le souhaitent et la garantie de réemploi pour tous. Stop à l’arbitraire local !

 

FO continue de revendiquer un statut de fonctionnaire pour les AED qui le souhaitent.

Le ministre a refusé de recevoir la délégation au motif que les syndicats départementaux et académiques devraient s’adresser aux rectorats et inspections académiques. Néanmoins la délégation a pu déposer les pétitions recueillant plus de 2000 signatures. Le représentant du ministre s’est engagé à lui remettre les pétitions.

Au CSA ministériel du 5 mai, le ministre a renvoyé aux académies la responsabilité et la charge financière d’établir une grille de rémunération. De leur côté, les recteurs et DASEN renvoient au ministre la décision d’accorder une grille nationale de rémunération ! Chacun se renvoie la balle. Ça peut durer longtemps !

C’est pourquoi les délégations du SNFOLC présentes au ministère le 7 juillet proposent de mettre discussion dès la pré-rentrée dans les AG la montée des AED au ministère. La grille nationale de rémunération ne tombera pas du ciel. Il va falloir aller la chercher au ministère !

 

C’est pourquoi nous invitons tous les AED à participer aux réunions syndicales organisées dès la pré-rentrée par le SNFOLC 35 afin de décider avec les personnels de venir sous les fenêtres du ministre pour qu’il donne enfin satisfaction aux revendications des AED !

Signez et proposez à vos collègues de signer la pétition
en cliquant ici

Vous avez des droits et le syndicat entend bien vous aider à les faire respecter. Vous trouverez ci-dessous, des réponses et des conseils du SNFOLC 35 sur les questions qui se posent pour vous la rentrée.

 

A toutes et à tous nous souhaitons une bonne rentrée déterminée et combative !

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Vol des données des personnels

Vol de données de milliers de personnels de l’Éducation nationale. Le ministre est responsable de la protection des données et des personnels. Il doit prendre des mesures urgentes. Le SNFOLC vous informe et vous conseille.

 

Réponse du Ministre…

Le 3 août nous sommes nombreux à avoir reçu un mail du ministère de l’Éducation nationale nous annonçant que les données personnelles que nous lui avons confiées avaient été piratées et exfiltrées… le 25 juillet.

Il aura fallu 9 jours au ministère pour nous en informer par un mail de ce vol de données nous concernant.

 

Selon le ministère, il s’agit :

« d’éléments d’identité et d’informations professionnelles – statut et fonctions. Pour une partie d’entre eux s’y ajoutent des coordonnées, adresse postale et numéro de téléphone, ainsi que le numéro de sécurité sociale. »

Autrement dit, des informations personnelles qui, une fois revendues, exposent toutes les victimes à des opérations frauduleuses par téléphone ou à leur adresse personnelle.

Le ministère nous a informés qu’il avait porté plainte et saisi la CNIL et l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et nous a invités « à la plus grande vigilance face aux tentatives de fraude qui peuvent suivre ce type d’incident, en particulier l’hameçonnage et l’usurpation d’identité. »

 

Et voilà. Rien de plus. Sauf que…

Comment savoir si des données nous ont été volées personnellement ? Si, oui, lesquelles ? Que faire si nous constatons que suite à ce vol, nous sommes victimes de fraudes ou d’actes délictueux ? Le courriel du ministère ne propose aucune aide ni conseil sur les démarches à effectuer dans cette situation. Quelles mesures sont prises pour que cette situation ne se reproduise pas ? Pas d’information non plus.

Des centaines de milliers d’agents de l’Éducation nationale ont été victimes de vol de données et celui qui était censé en assurer la sécurité et l’inviolabilité nous appelle… à la vigilance. C’est un peu comme si notre banque nous annonçait que ses coffres contenant notre argent avaient été pillés et qu’elle nous conseillait d’être…vigilants !

Ce n’est pas la première fois que ce genre de piratage se produit. Il y a quelques mois, c’est le rectorat d’Amiens qui avait été piraté, paralysant le fonctionnement des services et des établissements. Et il a fallu des mois pour tout rétablir. Déjà en 2022, le ministre Blanquer avait accusé les Russes d’avoir perpétré une cyber-attaque contre Pronote. Aucune suite n’avait été donnée à cette affaire.

Face à la recrudescence de ces cyber-attaques, quelles dispositions le ministère a-t-il prises ? On ne le sait pas, ce qui répond en partie à la question.

 

Le ministère a-t-il prévenu ou prévu de prévenir les organismes où votre numéro de de sécurité sociale pourrait être utilisé frauduleusement ?

Il serait urgent de les prévenir car en cas d’éventuelle fraude, il pourrait vous être reproché.e d’avoir manqué à votre devoir d’information mais vous ne seriez pas en mesure d’apporter la preuve des données précises qui vous été volées.

Le ministre ne peut pas se dédouaner de sa responsabilité par l’envoi d’un mail scandaleusement désinvolte !

 

Tout se passe comme si notre employeur, l’État, n’avait aucune obligation de protection envers nous, ses agents, ni envers les données que nous lui confions.

Or, que l’on soit fonctionnaire titulaire ou contractuel, le Code général de la fonction publique prévoit que les agents de l’État bénéficient d’une protection de l’administration lorsque les attaques dont ils sont victimes sont en lien direct avec leur fonction.

Que faire ? Démarche à suivre…

Avant même une utilisation frauduleuse de données, ce vol est déjà répréhensible puisque nous sommes propriétaires de ces données.

Il convient donc :

1°) de porter plainte contre X pour « Divulgation illégale volontaire de données à caractère personnel nuisibles« 
2°) de demander que cette plainte soit transmise au Parquet et centralisée au Parquet de Paris. (Il est possible d’effectuer une pré-plainte en ligne que vous serez ensuite invité-e à venir signer en gendarmerie ou au commissariat.)
3°) de demander à votre rectorat de tutelle de vous garantir de sa protection en cas d’utilisation frauduleuse de ces données.

 

Le syndicat vous conseille de garder copie de tous mails, tous courriers, tous documents pouvant constituer une preuve de vos démarches.

Enfin, nous vous invitons à adresser un mail au rectorat (mail de la DAJ Direction des Affaires Juridiques) pour demander des garanties.

 

Contactez-nous si vous souhaitez obtenir le courrier type destiné à la DAJ. Le SNFOLC peut vous aider dans vos démarches. Ne restez pas isolé-e.

Non à une rentrée sous le signe de nouvelles dégradations de nos missions, de nos salaires et de nos conditions de travail !

Pour ne plus continuer à subir la dégradation de nos conditions de travail, exigeons d’autres choix budgétaires.

N’attendons pas que les services publics soient réduits en cendres pour agir !

Tout le monde a en mémoire la fin d’année chaotique dans les collèges et
les lycées où la canicule a durement éprouvé la santé des personnels et
des élèves. Face à la canicule, l’Éducation nationale a débloqué des
crédits pour acheter des ventilateurs au moment où les établissements
fermaient leurs portes…

Chacun a en tête les images des incendies qui ont ravagé des milliers
d’hectares de forêt et détruit des centaines d’habitations. Face à ces
incendies les pompiers ont lutté à armes inégales tant leur manque de
moyens humains et matériels est criant. Comme les soignants pendant le
covid, ils ont été acclamés – c’est-à-dire payés de mots. Qu’il s’agisse
des pompiers, des soignants, des personnels de l’éducation nationale,
c’est le même constat alarmant.

Le réchauffement climatique rend encore plus visible ce que le
gouvernement s’évertue à cacher : les services publics manquent de tout
car les choix politiques et budgétaires faits par les gouvernements
successifs ne consistent plus à fournir les moyens humains et matériels
suffisants pour garantir la santé, la sécurité, l’égal accès à l’instruction,
l’accompagnement approprié des élèves en situation de handicap.

Malgré cette situation catastrophique, le gouvernement prévoit encore de
supprimer des postes de titulaires au prétexte de la baisse démographique, de ne pas réemployer des milliers de contractuels, de geler les salaires et même d’amputer les retraites. Mais il n’envisage toujours pas de taxer les riches, ni de mettre à contribution les entreprises qui engrangent des bénéfices records comme Total qui profite de la flambée des prix des carburants.

Ainsi, le nombre de chômeurs continue d’augmenter quand les entreprises ont reçu 211 milliards d’aides publiques (source : rapport de la direction générale du Trésor). De même, tous les deux mois, le Premier ministre Lecornu annonce des rallonges budgétaires pour les dépenses militaires.

A la pré-rentrée et à la rentrée, on nous explique que la baisse démographique est inexorable…

… Et qu’il faut se préparer à des plans de fermetures de postes. Pourtant, il n’y a jamais eu autant d’élèves par classe que depuis qu’il y a moins d’élèves dans chaque académie…

Le ministère prévoit une baisse de 20 % des effectifs d’ici 2030. Mais s’il répercutait cette baisse dans les classes, cela abaisserait les seuils à 25 élèves par classe en collège et 30 en lycée.

On nous explique qu’il n’y a jamais eu autant d’élèves en situation de handicap accueillis dans les classes, pourtant les AESH n’en ont jamais eu autant à accompagner avec aussi peu d’aide médicale ou psychologique. Le remplacement des PIAL par les PAS ne fait qu’aggraver la situation. 50 000 élèves notifiés ne sont toujours pas pris en charge par un AESH et 30 000 sont en attente d’une place en établissements sociaux et médico-sociaux. 1 200 élèves en Ille-et-Vilaine !

Quant aux assistants d’éducation, le ministre annule les 37 millions de crédits prévus et bloque leur salaire au SMIC. Malgré une pétition de plus d’un millier de signatures déposée le 7 juillet dernier au ministère par FO, le ministre renvoie aux académies la charge budgétaire d’une grille d’échelonnement indiciaire qui permettrait de voir l’ancienneté, donc l’expérience des AED, prise en compte.

Pour rappel, en Bretagne, 15 suppressions de postes d’AED ont été supprimés pour la rentrée ! S’il n’y a pas d’autre moyen d’être entendu, alors le SNFOLC 35 propose de discuter dès maintenant de la montée nationale au ministère des AED pour aller chercher cette grille de rémunération.

 

La seule réponse concrète du ministre à la rentrée, c’est d’interdire l’usage des téléphones portables dans les lycées ! Cette mesure difficilement applicable expose les personnels qui seront tenus de la faire respecter sans moyens supplémentaires.

Pour le SNFOLC 35, il n’y a pas de fatalité budgétaire, défendons notre métier et nos conditions de travail !

FO exige :
● Des mesures urgentes pour équiper et adapter les établissements à la crise climatique majeure qui ne saurait être ignorée, avant leur future rénovation (qui va devenir nécessaire) ;
● Un plan massif de titularisation des personnels contractuels (enseignants, CPE, Psy-EN) qui le souhaitent.
● L’annulation des PAS et des PIAL.
● Pour les AESH, la création d’un statut de catégorie B avec 24h ETP comme temps plein.
● Une grille nationale de rémunération des AED, dès la première année de CDD.
● Pour les AED, la création d’un statut de la Fonction Publique pour les volontaires.
● L’annulation de toutes les fermetures de classes et de postes et l’abaissement immédiat des seuils à 25 en collège et 30 en lycée et 5 de moins en REP.
● L’augmentation générale des salaires et le rattrapage des pertes subies (soit 33%) depuis 2000.

 

Pour défendre nos droits, pour défendre notre service public d’Education, il est temps de réagir.

Dans plusieurs départements, la mobilisation est à l’ordre du jour dès le 1er septembre, avec des HIS qui se tiendront lors des pré-rentrées.

En Ille-et-Vilaine, les personnels du collège de la Binquenais à Rennes ont déjà déposé un préavis de grève avec les sections syndicales FO, CGT et FSU pour une grève reconductible à partir du 3 septembre. Ils devraient être suivis par plusieurs autres établissements d’Ille-et-Vilaine.

Nouvelles dégradations de nos missions, de nos salaires et de nos conditions de travail ! La rentrée peut-elle se faire dans de telles conditions ?

 

La fédération FO de l’enseignement, la FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève à compter de la prérentrée.

Nous vous invitons à participer aux réunions syndicales organisées dès la prérentrée par le SNFOLC.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici !