COMMUNIQUE DE L’AG DES AED DU 35 3.10.26

Nous AED d’Ille-et-Vilaine réuni.es en AG ce samedi 3 octobre tenons à apporter notre solidarité et notre soutien aux lycéens et lycéennes mobilisé.es en ce moment dans le pays et en Ille-et-Vilaine.

Leurs revendications sont les nôtres, et nous soutenons leur droit à faire entendre leur voix et à se mobiliser.

Nous condamnons fermement la répression atroce qui s’abat sur les élèves mobilisé.es. Dents arrachées et lycéen.nes éborgné.es suite aux tirs de différentes armes policières, tentative de noyade de la part de la police, matraquages, gazages, clés de bras…

Cette violence envers la jeunesse mobilisée pour des revendications légitimes est absolument intolérable.

Nous soutenons d’autant plus ce mouvement que nous comprenons les sources de leur colère contre l’institution scolaire. Humiliations quotidiennes, contrôle permanent de leurs corps, journées à rallonge, traitement vertical et méprisant. L’égalité des chances n’a toujours engagé que ceux qui y croient : l’institution opère dès le plus jeune âge un tri social en fonction des filières, de l’origine géographique ou même de la couleur de peau. Nos élèves handicapé.es, racisé.es, minorisé.es de par leur genre n’ont jamais eu les mêmes chances que les autres.

Pour toutes ces raisons nous appelons un maximum de personnel de l’éducation à rejeter le distanciel et à se mettre en grève afin de venir physiquement sur les blocus lycéens soutenir les élèves face à la répression policière, à commencer par le 6 octobre. Notre présence est importante.

En tant que personnels de l’éducation nationale, nos luttes convergent, mais si nous nous retrouvons dans leurs discussions et mobilisations, cette lutte est la leur. Nous ne saurions intervenir et interférer dans leurs combats autrement que pour les protéger des brutalités policières auxquelles ils et elles sont exposé.es depuis le début de leur mouvement, les soutenir physiquement dans leurs actions et leur apporter conseils et soutien lorsqu’ils et elles nous le
demandent. Notre engagement a toujours été envers nos élèves, dans nos établissements et, aujourd’hui, dans la rue.

Nous invitons également l’ensemble des directions syndicales à partager ces perspectives et à mettre tout en œuvre pour une mobilisation massive et soutenue le 6 octobre.

L’AG des AED de Rennes

Soutien aux lycéennes et lycéens mobilisés pour leurs revendications : stop à la répression !

Communiqué du SNFOLC 35 et du SNUDI FO 35 du 30.09.26

 

Partout en France, les lycéennes et les lycéens se mobilisent pour exiger des classes moins chargées, le remplacement des enseignantes et enseignants absents, l’abandon de la pression par la sélection façon «parcoursup», qui occulte la réalité du manque de places dans l’enseignement supérieur. Mais ils se mobilisent aussi pour réclamer des conditions matérielles décentes de scolarisation dans des bâtiments en décrépitude.

Aujourd’hui en France, les élèves de lycée manifestent aussi pour exiger d’avoir le temps de manger le midi, d’avoir accès à des toilettes salubres, de ne pas avoir froid l’hiver et trop chaud l’été… La jeunesse en a assez de subir une politique d’austérité et de mise au pas.

 

Or, le gouvernement Macron-Lecornu prévoit encore 54 milliards de coupes budgétaires, sauf dans les dépenses militaires, et continue à verser des centaines de milliards d’aides publiques aux entreprises privées… Nous le disons avec les jeunes, d’autres choix s’imposent !

En Ille-et-Vilaine, plusieurs lycées étaient mobilisés hier mardi 29 septembre et ils le seront encore dans les jours à venir : mardi, plusieurs lycées rennais sont restés bloqués par les lycéennes et lycéens à l’occasion de la journée de défense des services publics, avant qu’ils ne rejoignent la manifestation rennaise qui a réuni 5 000 personnes (1/3 du cortège composé par la jeunesse étudiante et lycéenne).

 

Pour FO, les lycéennes et lycéens ont le droit de s’exprimer, le droit de manifester, le droit de revendiquer. Ils sont des citoyens en devenir, et l’avenir de notre pays. La réponse ne peut pas être la répression.

 

A travers la France, de nombreux témoignages de lycéennes et lycéens relatent des violences policières, des images choquantes et révoltantes d’un usage disproportionné de la force et d’armes dites « non létales » circulent sur les réseaux sociaux. La surenchère répressive n’est pas une réponse démocratique aux revendications légitimes de la jeunesse.

Les jeunes doivent pouvoir se réunir en sécurité.
Ils doivent pouvoir porter leurs revendications en toute indépendance.
Ils doivent être entendus. La réponse ne peut pas être la répression.

 

Comme les personnels de l’éducation nationale, ils demandent davantage de moyens pour pouvoir travailler dans des conditions dignes et décentes. Nos revendications sont communes.

Le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 revendiquent :
• les postes nécessaires en enseignants, personnels de vie scolaire, Psy-en, infirmières, AESH…
• la baisse du nombre d’élèves par classe et donc l’ouverture des classes nécessaires,
• un plan d’urgence d’investissement pour la rénovation du bâti scolaire,
• l’abandon de la réforme Blanquer des lycées, la fin de Parcoursup, et la création des places suffisantes à l’université pour permettre aux bacheliers de s’inscrire dans la filière de leur choix,
• le droit pour les élèves à se réunir librement pour faire remonter leurs demandes, et qu’ils soient entendus,
• l’arrêt immédiat de la répression et de la criminalisation de la mobilisation.

 

Nous demandons à ce que des salles soient mises à disposition des lycéennes et des lycéens qui le demandent dans l’enceinte des établissements pour y tenir des AG. Qu’ils puissent y mener en toute sécurité les discussions nécessaires afin de dresser leurs revendications et de pouvoir les porter.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

 

Cumul d’activité AESH et AED : quand le rectorat se trompe…

En cette rentrée 2026, tous les personnels AESH et AED (CDI) de l’académie de Bretagne ont reçu une injonction à déclarer leur cumul d’activité. Ou, s’ils ne sont pas concernés, à faire une déclaration sur l’honneur de ne pas cumuler/souhaiter cumuler.

Mail envoyé par le Service Gestion AESH de l’académie de Rennes :

 » Dans le cadre de la campagne relative au cumul d’activités pour l’année scolaire 2026-2027, tous les AESH et les AED en CDI doivent obligatoirement compléter la démarche en ligne, qu’ils exercent ou non une autre activité :

https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/rennes-cumul-activites-aesh-aed-cdi-2026

Si vous exercez ou envisagez d’exercer une autre activité, vous devez la déclarer et renseigner les informations demandées.

Votre demande sera instruite et vous recevrez, directement via la démarche, un document vous informant de la décision prise concernant votre cumul d’activités.

Si vous n’exercez aucune autre activité, vous devez également compléter la démarche et attester sur l’honneur de l’absence de cumul d’activités.

Nous attirons votre attention sur le fait qu’un cumul d’activités non déclaré ou non autorisé, lorsqu’une autorisation est requise, est susceptible de placer l’agent en situation irrégulière.

Cette démarche concerne uniquement l’année scolaire 2026-2027 et doit être complétée avant le lundi 16/11/2026. « 

 

Attention ! Plusieurs erreurs dans l’injonction faite !

Quand on se connecte au lien pour faire la démarche en ligne, on trouve ceci :

« Cette démarche est destinée à tous les AESH (CDD et CDI) ainsi qu’aux AED en CDI de l’académie de Rennes effectuant une activité professionnelle secondaire.

  • Les AESH en CDD et CDI / AED en CDI évoluant à une quotité de travail inférieure ou égale à 70% : Déclaration de cumul d’activité à titre accessoire.
  • Les AESH en CDD et CDI / AED en CDI évoluant à une quotité supérieure à 70% : Demande d’autorisation de cumul d’activité. »

 

Il semblerait donc que le service Gestion AESH du rectorat ait mal lu les conditions de déclaration de cumul d’activité !

  • la réglementation ne prévoit pas d’imposer à toutes et tous une déclaration de cumul d’activité : seuls les personnels qui ont un contrat supérieur à 70% doivent le faire obligatoirement.
  • Pour les personnels dont le contrat est égal ou inférieur à 70% : la demande est « accessoire ».
  • Les personnels ne faisant pas de cumul n’ont pas à fournir d’attestation sur l’honneur.

Contactez-nous si vous rencontrez une difficulté !

AG de rentrée : un appel à la mobilisation clair et déterminé

L’Assemblée Générale de rentrée du SNFOLC 35 et du SNUDI FO 35 s’est tenue mardi 22 septembre matin dans la grande salle du conseil de Rennes Métropole.

24 établissements publics ou circonscriptions étaient réunis. L’AG s’est close par un appel clair à participer :

  • à la grève et manifestation du 29 septembre (public et privé unis pour la défense des services publics);
  • à rejoindre la montée à Paris du 5 novembre;
  • à s’organiser et se mobiliser pour réussir les élections professionnelles.

 

Cette AG s’est prolongée l’après-midi par une conférence-débat sur la défense des services publics, conférence qui a réuni un peu plus d’une centaine de personnes. Sont intervenus, entre autre, Rachel Barion (secrétaire confédérale spécialiste des questions économiques), Laurent Mateu (secrétaire fédéral FO services public territoriaux) et Christian Grolier (secrétaire général Fédération Générale des Fonctionnaires FGF FO). Une conférence qui a réuni des personnels des trois volets de la Fonction Publique mais également des camarades du privé.

 

Ci-dessous : l’appel voté à l’unanimité lors de l’AG Education Nationale du matin

Aller au contenu PDF

Résultats PISA, la France perd des points

Alors que les élèves évalués sont le résultat de 10 ans d’école Macroniste,
le ministre occulte toute responsabilité et distribue les mauvais points !

Que montre l’enquête PISA ?

D’après l’étude menée du Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves, la compréhension de l’écrit, la culture scientifique et le raisonnement mathématiques donnent un score moyen pour chaque pays. La France se place ainsi derrière, entre autres, la Chine, le Japon, le Canada, les USA, la Pologne, la Belgique ou la Slovénie…

En Mathématiques, le score moyen des élèves français perd 30 points depuis 2018, et en compréhension de l’écrit la moyenne décroche de 40 points en 10 ans… (Selon l’OCDE, une année scolaire correspond à 20 ou 30 points PISA).

Avec ces résultats, la France reste dans la moyenne mais elle est le pays qui présente l’écart de résultats le plus important entre les élèves issus des milieux les plus défavorisés et ceux les plus favorisés. La France est le pays le plus inégalitaire, celui qui reproduit le plus les inégalités sociales en fonction des origines des élèves. Ce n’est pas étonnant, c’est aussi le pays où les inégalités entre les plus pauvres et les plus riches a explosé. En 2024, le taux de pauvreté s’élevait à 15,4 %, ce qui représente 9,8 millions de personnes. La France n’est plus qu’au 17ème rang des pays européens les plus égalitaires, malgré sa devise.

D’après l’insee, les « inégalités primaires » (avant redistribution) sont parmi les plus élevées en France, et le système fiscal augmente ces inégalités au lieu de les résorber.

Pour lire la suite :

Com PISA – SNFOLC 35