Baisse des performances en sciences au collège : économies économies !

L’étude de la DEPP (division du ministère qui évalue sa propre politique) d’avril 2026 porte sur un échantillon de 10 000 élèves en 2024 répartis sur 375 collèges (publics et privés sous contrat).

Elle compile des données en SVT, sciences physiques/chimie ainsi que pour la première fois, en technologie (mais pas en mathématiques), venant s’ajouter à celles obtenues depuis 2007. Cette enquête du ministère qui porte donc sur une période s’étendant sur 17 ans fait quelques constats lapidaires : « Un score moyen en baisse depuis 2013 » ainsi que « 59 % des élèves déclarent ne pas ou peu réaliser des manipulations ou expériences en classe ».

En 20 ans, un collégien a perdu 4 h d’enseignement scientifique hebdomadaire (cf. tableau dans le lien ci-dessous) et la possibilité d’expérimenter en effectifs réduits !

 

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Personnels de laboratoire 2026 : aucune revalorisation de l’IFSE

1er juin 2026 : toujours plus d’agents publics rémunérés sous le SMIC

Le ministère a convoqué les organisations syndicales pour faire le bilan de la politique indemnitaire des personnels administratifs et ITRF, pour la
période 2020-2025.

Pour l’année 2026, il n’y aura aucun bilan puisqu’il n’y a aucune enveloppe : zéro revalorisation indemnitaire pour les personnels administratifs et ITRF cette année !

 

Pour les personnels administratifs et ITRF, la politique salariale est désormais exclusivement indemnitaire et le gel de la valeur du point d’indice devient la norme !

Dans un contexte où, année après année, l’inflation explose, le calcul est simple : les collègues perdent du pouvoir d’achat mois après mois et craignent légitimement des pensions de retraite indigentes…

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salaires labo juin

22.09.26 : stage « Conditions de rentrée et Meeting Fonction Publique »

Inscriptions ouvertes !

Effectifs des classes, fermetures de postes, fermetures de classes, postes non pourvus, inclusions sans AESH, manque de places dans les IME et ITEP, conditions de travail, climat scolaire, urgence sociale et pouvoir d’achat vs inflation…

Cette Assemblée Générale servira à tirer le bilan de la rentrée scolaire 2026.

Pour télécharger et diffuser le visuel : c’est ici.

Cette rentrée se fera dans un contexte particulièrement lourd au vu des centaines de fermetures de postes et de classes effectives. Jamais l’Ille-et-Vilaine n’aura connu une telle coupe dans les effectifs de ses personnels. Un véritable plan de licenciement.

La rentrée s’annonce difficile.

Dans quelles conditions de travail se fera votre rentrée scolaire en septembre prochain ? Quels seront les besoins urgents de votre établissement scolaire ? Comment construire le rapport de force pour défendre notre outil de travail et nos droits ? Venez en discuter lors de cette AG de rentrée.

 

En deuxième partie de journée : meeting Fonction Publique

Parce qu’il est urgent de défendre nos services publics, un meeting Fonction Publique se tiendra à partir de 14h avec l’ensemble des syndicats du public Force Ouvrière d’Ille-et-Vilaine.

Seront invités plusieurs intervenants de l’Union départementale FO 35, mais également des secrétaires nationaux des différents secteurs de la fonction publique (état, territoriale et hospitalière).

 

Contactez-nous pour vous inscrire.

Motion de l’AG AESH FO du 9 juin 2026

Nous, AESH réunis en assemblée générale avec le SNFOLC35 et le SNUDI-FO 35, avons pris connaissance de l’acharnement du ministère à vouloir généraliser les PAS au mépris du vote de la représentation nationale et contre la volonté des personnels.

Nous constatons que le nombre d’élèves à accompagner augmente, alors que le nombre d’AESH pour assumer cet accompagnement demeure insuffisant. Les PAS serviraient donc à nous imposer davantage d’élèves à prendre en charge sans les moyens supplémentaires nécessaires.

La généralisation des PAS repose sur une logique comptable à courte vue et de rationalisation des moyens, comme pour la carte scolaire.

La généralisation des PAS se traduira par une augmentation du périmètre d’intervention des AESH. On observe déjà ce phénomène à travers l’expérimentation actuelle des PAS en Ille-et-Vilaine alors que le coût des déplacements est en constante augmentation. Nos salaires doivent être revalorisés en conséquence.

La généralisation des PAS obligerait les AESH à s’occuper aussi des élèves à besoins éducatifs particuliers. Elle servirait à contourner les notifications de la MDPH. Elle programme aussi une confusion et un alourdissement des missions pour tous les personnels, AESH, enseignants, personnels de vie scolaire, personnels de direction et administratifs, médico-sociaux, Psy-EN.

De la même façon, les PAS ne règlent pas le problème de l’inclusion systématique et forcée d’élèves qui relèvent d’une structure spécialisée. Alors que ces élèves ont droit à une scolarité dans des ESMS, ils en sont privés et maintenus en souffrance dans les établissements scolaires. Cette maltraitance institutionnelle génère de la souffrance pour tous : élèves, familles, accompagnants et tous les personnels.

C’est pourquoi nous demandons l’abandon des PIAL et des PAS et le recrutement massif des AESH sous statut de fonctionnaire pour garantir un accompagnement individualisé à tous les élèves qui le nécessitent.

Nous demandons le maintien et le développement des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap.

 

Nous avons aussi pris connaissance de la proposition du ministre de ne faire accéder que 20 % des AESH au statut de fonctionnaire, de redéfinir leurs missions et d’accroître leur temps de travail. C’est inacceptable !

Nous recevons cette « proposition » du ministre comme une marque de mépris à l’égard de notre profession et de notre engagement au quotidien auprès des élèves. Elle confirme que c’est une logique comptable qui prévaut à la gestion globale du dossier du handicap dans l’Éducation nationale, loin des engagements du ministre, sur la protection et l’instruction, adressés à tous les personnels. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont besoin d’AESH formés, bien rémunérés et non exposés à la précarité matérielle.

 

Nous revendiquons :
– un statut protecteur et attractif pour tous les AESH,
– un statut de fonctionnaire garantissant un temps plein à 24h,
– le respect de nos droits (journées de fractionnement, prime REP, frais de déplacement)
– la création de places des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.