Pétition nationale AESH : FO et FCPE

Il est possible à présent de (faire) signer la pétition en ligne : lien ici !

Faites-tourner le lien !

 

Monsieur le Ministre,

Depuis un an, les mobilisations des personnels AESH ont été des succès incontestables, démontrant que la colère s’amplifie. Ces mobilisations, largement relayées dans les médias, rassemblent des cortèges imposants partout en France : la mobilisation ne faiblit pas.

Les AESH contribuent pleinement par leur professionnalisme à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap.

Pourtant, le ministre Blanquer a maintenu son attitude méprisante envers ces collègues :

– la précarité et un salaire insuffisant avec des temps incomplets imposés qui les contraignent au cumul d’emploi, dans un contexte où le coût de la vie explose ;

– Les PIAL qui dégradent leurs conditions de travail. C’est une politique du chiffre au détriment de la santé mentale et physique qui aboutit à de nombreuses démissions ;

– L’absence de reconnaissance du métier qui conduit à la perte de sens de leur mission, notamment par le saupoudrage de l’accompagnement des élèves.

 

Monsieur le Ministre, il y a urgence à répondre à nos revendications. Il faut :

– augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute leur carrière, avec comme objectif l’alignement sur la grille de catégorie B ;

– prendre en charge tous les déplacements et revaloriser les indemnités kilométriques ;

– leur garantir la possibilité de travailler à temps complet pour vivre de leur travail ;

– abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;

– créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;

– donner l’accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions ;

recruter les AESH qui manquent pour permettre à tous les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement qui correspond pleinement à leurs besoins.

 

 

Pour télécharger la pétition en format papier et la faire signer autour de vous : c’est ici.

Une fois la pétition signée, envoyez-la à l’adresse suivante :

SNFOLC 35, 35 rue d’Echange, 35 000 Rennes.

Ou bien scannez-la et transmettez-la par mail : syndicat@snfolc35.fr.

Nous centralisons toutes les pétitions signées

et les faisons parvenir au syndicat national pour envoi au ministre.

Bac, postes, disciplines, statut, salaires, tout est lié

Une suite de déclarations qui ont un sens

Une partie du programme de E. Macron pour l’Éducation nationale a déjà été dévoilée dans la presse (France Info, Le Monde, La Voix du Nord, Contrepoints) :

création d’un super-ministère qui serait confié à Bruno Lemaire (actuel ministre de l’Économie et des Finances) par la fusion du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports avec ceux de la Culture et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,

 

suppression du CAPES, remise en cause du droit à carrière, fin de l’emploi sous statut dans l’Éducation nationale,

 

–  mise en place d’un continuum primaire-collège avec un corps unique d’enseignants de l’« École du socle », aux missions nouvelles et au temps de présence accru dans l’établissement. Ces nouveaux enseignants seraient habilités à enseigner du CP à la 3e, dans le cadre d’un système modulaire (comme au lycée…) livré à l’appréciation des chefs d’établissement et des équipes éducatives dont l’autonomie serait accrue,

 

fin du CAPES mais aussi fin programmée de l’agrégation : rappelons cette tribune de juin 2021 dans Le Monde, « Il faut repenser la place des agrégés dans les établissements », qui proposait de supprimer l’agrégation externe, de ne conserver que l’interne, et de faire des agrégés ainsi recrutés des collaborateurs des chefs d’établissement.

 

Ces attaques en règle d’E. Macron contre le service public sont la poursuite logique d’un quinquennat de gel du point d’indice des fonctionnaires pendant lequel le ministre Blanquer a supprimé des milliers de postes et imposé des contre-réformes particulièrement au lycée.

Les promesses électoralistes d’A. de Montchalin, ministre de la Transformation de la Fonction publique, de débloquer la valeur du point d’indice pendant l’été sont ressenties comme du mépris, d’autant plus qu’elle s’assortissent de la remise en cause du statut. Celui-ci ne « convient plus parce qu’il est trop compliqué, qu’il n’offre pas de perspective durable dans toute la carrière, et qu’il fait une trop grande place aux diplômes plutôt qu’aux métiers » selon les termes de la ministre le 15 mars.

La remise en cause du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire apparaît clairement comme un élément de ce dispositif de démolition du statut.

Elle ouvre la voie à la fin de l’enseignement spécifique dans le 2nd degré, garantie républicaine d’un enseignement de qualité pour les personnels et les élèves puisqu’il s’appuie d’une part sur des programmes nationaux et des grilles horaires nationales et d’autre part sur des statuts nationaux pour les personnels enseignants, garantissant leur expertise disciplinaire et définissant des obligations réglementaires de service nationales et non locales.

La réforme du bac a nettement dégradé les conditions de travail, voire dénaturé le travail des professeurs

En trois années elle a supprimé des milliers d’heures de cours et des milliers de postes.

Un exemple pour en mesurer la violence : dans l’académie de Rouen, la réforme Blanquer du lycée c’est 181 postes fermés et l’équivalent de la suppression de la totalité de la DHG des deux plus gros lycées de l’académie !

C’est pourquoi la revendication du rétablissement des épreuves finales, nationales, anonymes et disciplinaires du baccalauréat général et technologique, dès la session 2022, est une urgence car elle défend l’architecture générale qui rassemble toutes lesautres : nos statuts, nos postes, nos conditions de travail et les dotations horaires.

Le recul des épreuves de mars au mois de mai, est une première avancée qu’il faut prolonger avec le retour à un baccalauréat et ses épreuves terminales, nationales et ponctuelles dans toutes les disciplines !

 

Le SNFOLC invite les personnels à poursuivre en défense du Baccalauréat et pour le rétablissement de ses épreuves terminales, toutes ses épreuves, en multipliant les HIS et en signant la pétition nationale (FNEC FP-FO / CGT Éducation / SUD Éducation SNES-FSU / SNEP-FSU / SNALC / APBG / APHG / APLV / APMEP APPEP / APSES / CNARELA / UDPPC / VL) pour le report des épreuves de spécialité en juin, la fin du contrôle continu et une vraie session 2022.

Pour signer la pétition : lien ici.

Rien n’est joué d’avance ! On est là ! Blanquer a beau multiplier les réunions pour vanter ses 5 années au ministère, la résistance des personnels est bien là.

Blanquer a beau multiplier ses réunions du comité de suivi de la réforme du lycée, toujours sous l’égide de Mathiot, l’organisateur depuis le départ de ces réformes, les personnels n’acceptent toujours pas cette destruction organisée.

Les prix des carburants explosent : les personnels n’ont pas à payer pour travailler

La FNEC FP-FO exige des mesures d’urgence !

Dans sa dernière allocution télévisée sur la question de la guerre en Ukraine, le président-candidat Macron annonce à la population des sacrifices à venir. Le ministre Le Maire évoque même une « guerre économique »contre la Russie…

D’ores et déjà les prix des carburants explosent et les prix n’en finissent plus de grimper.

Face à l’inflation galopante, la FNEC FP-FO refuse de taire ses revendications au nom de « l’union nationale »souhaitée par le président Macron et revendique :

– Augmentation de 22% de la valeur du point d’indice

– Augmentation immédiate de 183€ indiciaire net mensuels pour tous les personnels de l’Éducation nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers

 

Mais la brutale augmentation du prix des carburants a également des conséquences inacceptables pour les personnels itinérants, qui sont amenés à se déplacer d’école en école, d’établissement en établissement, comme par exemple les psychologues de l’Éducation nationale, les membres des RASED, les infirmières, les assistants sociaux et médecins scolaires, les AESH soumis aux PIAL …

Or, les remboursements de leurs frais, qui reposent sur des enveloppes fermées, étaient déjà largement insuffisants depuis des années… Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie et la situation devient insupportable pour ces personnels. Il y a urgence à prendre en charge l’intégralité des déplacements effectués. En outre, il faut revaloriser les taux des indemnités kilométriques prévues à l’article 10 du décret du 3 juillet 2006,comme le revendique la FGF-FO.

L’ISSR (indemnité de sujétion spéciale de remplacement) s’avère insuffisante pour les personnels remplaçants dans le 1er ou dans le 2nd degré alors que déjà, le 10 décembre dernier, dans une situation antérieure à la guerre en Ukraine, la FNEC FP-FO s’adressait au ministre Blanquer pour s’alarmer de la hausse des prix des hydrocarbures et revendiquer une augmentation significative de l’indemnité de sujétion spéciale de remplacement par la revalorisation du taux journalier moyen de l’ISSR et une revalorisation du paiement des frais de déplacement pour les personnels en postes fractionnés.

 

Ces exigences demeurent plus que jamais d’actualité.

Les personnels n’ont pas à faire les frais de la « guerre économique » de Macron !

Tout cela dans une situation où la valeur du point d’indice a été bloquée cinq ans de suite sous le quinquennat du président Macron (du jamais vu !), où les fonctionnaires ont perdu plus de 22% de pouvoir d’achat depuis 2000,où les AED et AESH sont maintenus sous le seuil de pauvreté par le gouvernement Macron-Blanquer… !

La FNEC FP-FO s’adresse en urgence au ministre Blanquer pour exiger :

– L’augmentation du taux journalier moyen de l’ISSR

– La revalorisation du paiement des frais de déplacement pour les personnels en postes fractionnés

– La prise en charge de la totalité des frais de déplacements pour les personnels itinérants, et la revalorisation des indemnités kilométriques.

Nouvelle convention des AESH mercredi 23 mars 2022

Une nouvelle convention nationale des AESH se tiendra afin de faire un point sur la situation actuelle et savoir comment s’adresser au prochain ministre.

Cette convention se déroulera le mercredi 23/03 à 14h.

 

Lien d’inscription :
Visio AESH du 23/03/2022 (google.com)

Lien zoom de connexion :
https://us02web.zoom.us/j/82365983142

Le SNFOLC 35 soutient la convention des AESH

et participera à cette nouvelle convention.