Pétition à signer : pour la revalorisation de l’ISSR !

La revalorisation de l’ISSR ne peut rester« à l’étude »… Elle doit être effective dès maintenant !

 

Signez la pétition pour faire aboutir cette revendication : elle est primordiale !

 

 

Pour télécharger la pétition en format papier et la faire signer autour de vous : c’est ici.

Une fois la pétition signée, envoyez-la à l’adresse suivante :

SNFOLC 35, 35 rue d’Echange, 35 000 Rennes.

Ou bien scannez-la et transmettez-la par mail : syndicat@snfolc35.fr.

Nous centraliserons toutes les pétitions signées

et les ferons parvenir au syndicat national pour envoi au ministre.

Contractuels CDD et CDI : renouvellement des candidatures pour 2022-2023

Conseil : pour que ce renouvellement se passe au mieux, pensez à créer un document unique que vous compléterez vous-même tout au long de votre carrière en tant que contractuel de l’Éducation Nationale. Pour chacune de vos affectations, notez :

    • établissement d’exercice
    • date d’entrée et de sortie
    • type de contrat (contractuel, vacataire pour ceux qui ont commencé quand les vacations existaient encore, …)
    • nombre d’heures figurant sur le contrat
    • nombre d’heures effectives (comprenant les éventuelles heures supplémentaires)
    • éventuelles remarques.

Attention : changement de procédure depuis 2019 :

mi mars : réception d’un courrier prévenant de la courte période d’ouverture du serveur. (Cette année le courrier a été envoyé avec du retard.)

Première étape :  21 mars – 29 mars 2022 à 17 heures : s’inscrire sur le site internet LILMAC (https://bv.ac-rennes.fr/lilmac/).

    • Attention, si vous n’avez pas reçu ce courrier, connectez-vous dès à présent. Vous aurez besoin de votre NUMEN et d’un mot de passe pour vous inscrire.
    • Après avoir vérifié/rempli certaines informations, vous pourrez saisir vos vœux. Pour les contractuels vous pouvez choisir soit une zone d’affectation, soit un niveau (collège ou lycée), pas les deux…

 

Deuxième étape :  31 mars – 8 avril 2022 à 17 heures : à l’issue de la période de saisie des vœux, vous devrez consulter ET valider les informations de votre dossier numérique.

  • Le lien vers l’application Oriant se trouvera dans votre espace personnel sur le portail TOUTATICE (Mes applications / En ligne / ARENA / Gestion des Personnels / Oriant)

    • Vérifiez toutes les informations portées sur ce dossier et en particulier vos états de service. Complétez-les le cas échéant. Il est également possible de faire des demandes de modifications et/ou d’ajouter des pièces justificatives.
    • Cette phase de validation est obligatoire pour que la candidature soit retenue.

 

Etape finale:   31 mars- 26 avril 2022 : Une fois le dossier validé, le chef d’Établissement portera un avis qui pourra être consulté sur Oriant.

Important : tout avis défavorable doit faire l’objet d’une appréciation littérale motivée ayant fait l’objet d’un échange entre le chef d’établissement et l’agent contractuel concerné.

 
Attention
Pensez à faire des copies d’écran de chacun de ces avis car, après le 26 avril,
ils ne seront plus consultables !

 

Infos sur les masters MEEF

La réforme du ministre Blanquer dite « de la formation des enseignants », c’est la destruction des concours et du Statut. Sa mise en œuvre engendre de plus de fortes désorganisations.

Il faut en effet ménager des « berceaux » pour les étudiants de master, contractuels dits « alternants » (en gros, à 1/3 temps) comme pour les nouveaux entrants, fonctionnaires stagiaires désormais à plein temps (au lieu de mi-temps jusqu’ici).

 

Le tableau ci-dessous résume les différentes situations.

 

Pour rappel, en 2009-10 la FNEC-FP FO a été la seule à demander l’abandon de la mastérisation de la formation et des concours d’enseignement, qui avait eu pour conséquence de diviser le nombre de candidats au concours par deux et de faire passer les obligations d’enseignement des fonctionnaires stagiaires de 1/3 à 50 %.

 

La réforme du ministre Blanquer dite « de la formation des enseignants » poursuit la destruction. La situation pour la prochaine rentrée est encore plus inquiétante puisqu’avec le retardement du concours à Bac+5, seuls ceux qui auront échoué au concours l’an dernier sont en mesure de candidater. Ce faible vivier de candidats prépare un recrutement encore plus faible. Les personnels vont manquer à l’appel pour la rentrée 2022 alors que cela craque déjà de partout !

Cette réforme, c’est donc aussi :

Une énorme destruction de postes

-> avec le passage des obligations d’enseignement des lauréats de concours, fonctionnaires stagiaires, de 50 à 100 %. Il y aura en 2022 environ 18 500 postes offerts au concours, 1er et 2nd degrés confondus. Ce sont donc ainsi près de 9250 postes qui sont « économisés » ;

-> avec l’emploi des étudiants de master « alternants » préparant le concours comme « bouche-trous » dans les écoles, collèges, lycées. 12 000 étudiants environ sont concernés cette année encore. Soit un volume de 4 000 postes ou ETP.

Une dégradation généralisée des conditions de travail et de la rémunération

-> pour les lauréats du concours, qui seront à 100 % au lieu d’être à mi-temps, comme c’était le cas jusqu’en 2021-22 (sauf ceux qui seront détenteurs d’un master autre que MEEF, qui resteront à 50 % mais qui n’auront eu aucune formation préalable au professorat).

-> pour les étudiants « alternants », qui continueront d’être placés en responsabilité devant des classes tandis qu’ils ont à préparer et le concours et le master.

Pour eux, la dégradation va encore s’accentuer car dans certains cas (selon les académies ou filières), pour les entrants en M1 à partir de sept. 2022, le contrat prendra place à cheval sur la 1e et la 2e année de master, en sorte de laisser libre le 2nd semestre de 2e année pour qu’ils puissent passer le concours sans avoir à enseigner en même temps… Mais ceci veut dire aussi qu’ils commenceront à faire cours au 2e semestre de la 1e année (en février) et reprendront une classe (la même… ou une autre) au 1er semestre de leur 2e année de master (en l’occurrence, en septembre 2023).

Quelle que soit la configuration, tout ceci pour 687 euros nets/mois !

-> pour les collègues en poste : il faut en effet ménager les « berceaux » et trouver les heures pour les contractuels alternants, dont les emplois du temps sont complexes puisqu’ils cumulent enseignements en responsabilité, études à l’INSPÉ et études dans les filières disciplinaires des universités. Il faut aussi encadrer ces étudiants. Les blocages de mouvements, déjà en très forte croissance dans certaines académies ou certaines disciplines, vont donc encore s’accentuer puisqu’à partir de la rentrée 2022, il va falloir dégager aussi tous les demi-postes supplémentaires nécessaires pour accueillir les lauréats de concours, désormais pour la plupart à 100 % (au lieu de 50 %).

Un banc d’essai pour la contractualisation généralisée

La mise en place des étudiants contractuels « alternants » sous-rémunérés développe de fait la contractualisation, ce qui s’inscrit parfaitement dans la mécanique de la loi de transformation de la Fonction publique ! C’est aussi la rampe de lancement du programme de Macron pour mettre fin au statut et à la carrière, comme l’illustre son annonce de suppression du CAPES.

C’est pourquoi la FNEC FP-FO revendique :

-> Abrogation de la masterisation et de la réforme Blanquer des concours !

-> Recrutements sous statut à Bac+3 avec une véritable formation pendant l’année de stage !

-> Réemploi et titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent !

-> Arrêt des suppressions de postes et les ouvertures de postes nécessaires pour assurer tous les enseignements à tous les élèves.

Réforme des BTS : danger

On le sait, avec le diplôme du BTS en poche, à bac + 2, les étudiants trouvent rapidement un emploi.

Lors de la réunion du 24 février avec le ministère, FO a rappelé que le BTS joue un rôle social important en accueillant dans les lycées des élèves dont les familles n’ont pas forcément les moyens de financer des études supérieures.

Le ministre ne cache pas sa volonté d’organiser une réforme de grande ampleur du BTS 

Le ministère, relayant les objectifs du ministre, a exposé sa volonté de simplifier les épreuves de BTS.

Elles feront l’objet d’une concertation ultérieure sous l’égide du nouveau gouvernement pour une mise en œuvre au plus tôt lors de la session d’examen 2023.

Qu’en est-il ?

L’objectif non dissimilé du ministère est de :

– « supprimer la catégorie des sous-épreuves en les érigeant en épreuves à part entière et d’augmenter le nombre d’épreuves obligatoires,

– établir un tronc commun pour les épreuves obligatoires d’enseignement général en s’inspirant de ce qui existe au baccalauréat professionnel,

augmenter l’évaluation par contrôle en cours de formation (CCF) pour les épreuves obligatoires pour les publics de candidats concernés et en alléger les modalités,

réduire le plafond réglementaire des épreuves facultatives pour les publics de candidats concernés et/ou alléger leur mode d’évaluation en privilégiant le CCF. »

 

Le ministère a également fait part de sa volonté « d’accompagner le développement de l’offre de BTS en apprentissage et en garantir la qualité. »

 

Le SNFOLC a mis en garde le ministère : s’il s’agit de remplacer les épreuves par le contrôle en cours de formation (CCF), FO ne peut qu’y être opposée. En effet, l’expérience du CCF prouve que toute la charge retombe sur les enseignants, les personnels de direction et les personnels administratifs des établissements qui deviennent des centres d’examens permanents.

Comme pour le baccalauréat, le ministère voudrait des épreuves permanentes et sans fin, affaiblissant la valeur du diplôme de technicien supérieur.

FO a précisé qu’au lieu d’engager une réforme des BTS, il conviendrait plutôt de rétablir la filière technologique dans sa spécificité et de lui redonner les moyens de ses ambitions. Au lieu d’appauvrir l’enseignement en BTS, il faut rétablir les enseignements disciplinaires en lycée. Ce ne sont pas les dispositifs de soutien qui remplaceront les connaissances que les élèves n’ont pas acquises au lycée.

 

En réduisant les enseignements scientifiques, la réforme Blanquer du lycée conduit à affaiblir les connaissances scientifiques des élèves de STI et les place en grande difficulté pour leur poursuite d’étude en BTS.

Le SNFOLC n’acceptera pas que le BTS soit vidé de son contenu et placé sous la tutelle des entreprises, de leurs besoins à court terme et de leurs choix « stratégiques » de localisation et de délocalisation.

 

Deux ans de crise sanitaire sans anticipation ni communication. Il faut des consignes claires données suffisamment tôt en amont des épreuves.

Stages et épreuves de rattrapage

Après deux ans de crise sanitaire, FO a demandé que les maîtres mots soient anticipation et communication ; que des consignes claires soient données suffisamment tôt en amont des épreuves.

Ceci d’une part pour éviter aux étudiants les souffrances de l’incertitude quant à l’organisation des épreuves et de leur stage, d’autre part pour permettre aux équipes pédagogiques et de direction de pouvoir organiser leur travail et de garantir aux élèves la valeur de leur diplôme. Les étudiants de BTS de cette année scolaire et de la précédente ont souffert doublement des effets de crise sanitaire et de la réforme du lycée. Toutes les deux leur ont retiré des heures de cours qui aboutissent à des retards en terme de connaissance.

En terme d’organisation, les sessions de rattrapage doivent ne pas faire obstacle aux autres épreuves. En français, entre l’EAF, les corrections de copies, les jurys et les épreuves de rattrapage les mois de juin et juillet peuvent virer au cauchemar. Pour les personnels de direction et pour les DEC (division des examens et concours) des rectorats, il est tout aussi indispensable d’avoir une vision globale pour que les enseignants ne soient pas convoqués au dernier moment.

FO demande que soit publiée le plus tôt possible une circulaire et des consignes d’organisation précisant le calendrier des jurys et des sessions de rattrapage, les modalités de ce rattrapage et que les sujets soient pilotés nationalement pour que cela ne retombe pas une fois de plus sur les DEC et les établissements.

Pérennisation des épreuves de rattrapage

Le ministère a décidé la mise en place d’un rattrapage pérenne à compter de la session d’examen 2022. Il aura lieu en juillet. Le candidat aura le choix entre deux épreuves orales du domaine général. Les épreuves seront calquées sur la session BTS de 2021 : 20 min de préparation + 20 min de soutenance (10 min + 10 min pour les langues), avec sujets soumis par les examinateurs. A l’issue du rattrapage : la moyenne générale sera calculée sur les notes aux épreuves du premier groupe et du rattrapage avec substitution de la meilleure note obtenue (entre les épreuves du 1er groupe et celles du rattrapage) dans les unités choisies au rattrapage.

Un candidat ira au rattrapage si sa moyenne est au moins égale à 8 et inférieure à 10/20 ET si sa moyenne est au moins égale à 10/20 dans le domaine professionnel. Les notes prises en compte, dans les deux cas, incluraient, le cas échéant, les bénéfices et reports de notes.

Concernant les stages de fin de première année, de la même manière FO a demandé de clarifier le nombre minimum de semaines de stage et les modalités de stage. Chaque BTS a sa spécificité. FO a demandé que chaque président de jury sache enfin ce qui l’attend.

L’expérience de la réforme du lycée et du baccalauréat, fait redouter des conséquences désastreuses d’une réforme des BTS aussi bien pour les étudiants que pour les enseignants.

Le SNFOLC invite les professeurs qui enseignent en BTS à se réunir et réaffirmer leur attachement au diplôme qualifiant et professionnalisant que constitue le BTS, à ses épreuves nationales, terminales et anonymes.