Stagiaires 2021-2022 : vos droits

La fin de l’année approche et, avec elle, les échéances concernant la titularisation des stagiaires. Ce document a pour objectif de vous informer sur la réglementation en vigueur concernant les conditions de titularisation mais également de vous inviter à saisir les syndicats FO pour qu’ils vous accompagnent et vous défendent si besoin.

La FNEC FP-FO considère que les personnels stagiaires ont passé un concours exigeant dont ils sont maintenant lauréats et que l’institution doit tout mettre en œuvre pour leur permettre de bénéficier d’une formation de qualité et d’être titularisé.

Pour la FNEC FP-FO, l’année de stage n’est pas une deuxième année de concours ni un couperet !

Cette année a encore été une année particulière, dans laquelle les personnels stagiaires ont fait face, au même titre que les titulaires, à des conditions de travail extrêmement difficiles dans leurs écoles et établissements. Les stagiaires ont de surcroit été confrontés à une formation dégradée, avec des devoirs et mémoire à rendre dans ces conditions impossibles.

 

En témoigne l’effondrement du nombre d’admissibles aux concours qui constitue une catastrophe annoncée inacceptable ! Pour la FNEC FPFO, il faut organiser en urgence de nouvelles sessions avec recrutement à BAC +3 ! (Cf. P 4)

Pour la FNEC FP-FO, cette année plus que jamais, aucune remise en cause de la titularisation ne peut être acceptable. La FNEC FP-FO défendra le droit à la titularisation pour tous les collègues.

 

Cette année plus que jamais, ne restez pas isolé(e) en cas de difficultés.

Contactez FO !

Adhérez à FO pour défendre vos droits, vos conditions de travail !

Pour télécharger le document : c’est ici.

Rentrée scolaire 2022 : pénurie de profs stagiaires et généralisation de la contractualisation

Concours de recrutement 2022 : de très nombreux professeurs stagiaires manqueront à la rentrée

Dans de nombreuses disciplines, la désertion des candidats est telle que beaucoup des postes offerts aux CAPES externes ne seront pas pourvus :

A la rentrée 2022, plus d’un poste offert au CAPES sur 5 ne sera pas occupé par un stagiaire. Or, les académies, depuis les comités techniques de janvier-février, ont déjà constitué les supports de stagiaires pour la rentrée prochaine.

Dans de nombreux établissements où les répartitions de moyens ont déjà été adoptées par les CA, les équipes pédagogiques ne seront pas au complet au 1er septembre. Mais le ministère, qui refuse encore de donner les chiffres des inscrits aux concours, cherche à temporiser en disant sur France info le 12 mai pouvoir disposer « d’une réserve de personnels ». S’agit-il de recourir à « l’académie numérique du CNED » mise en place à la faveur de la crise sanitaire « comme partenaire du présentiel » (https://www.cned.fr/decouvrir-le-cned/academie-numerique) ou de généraliser les zones numériques de remplacement comme dans l’académie de Nancy-Metz ?

 

La réforme Blanquer de la formation des enseignants contribue à la désaffectation des concours

La réforme Blanquer de la formation des professeurs a contribué à l’hémorragie des inscrits en faisant passer les épreuves du CAPES non plus en première année de master (M1) comme en 2021 mais en seconde année (M2). La charge de travail pour les candidats-étudiants a été colossale en 2021-2022.

Cette réforme a permis en 2021-2022 au ministre d’affecter une quantité très importante de stagiaires à 100 % après le M2 et de mettre en place les nouveaux « alternants contractuels » ultra-précaires au premier semestre de leur M2.

Pour 2022-2023, le ministre aggrave encore la formation des enseignants en généralisant l’emploi des « alternants contractuels » au second semestre du M1, ce qui lui permet de disposer d’une main d’œuvre beaucoup moins coûteuse tout au long de l’année scolaire, au détriment des conditions de travail, des droits et du salaire de ces jeunes enseignants.

 

Objectif du gouvernement : généraliser la contractualisation et en finir avec le statut de fonctionnaire des professeurs

Les déclarations, le 15 février, d’un ministre voulant supprimer le CAPES et « s’attaquer à la structure de l’administration » avaient provoqué un tollé légitime. C’est pourtant bien de cela dont il s’agit avec la loi dite de « Transformation de la Fonction Publique » de juillet 2019 qui permet le recrutement de contractuels sur des emplois permanents de fonctionnaires. D’ailleurs, l’académie de Versailles recrute pour la rentrée 1 300 contractuels enseignants en via Pôle emploi.

C’est un fait : l’effondrement des inscriptions au concours de recrutement des professeurs (pour lesquelles le ministre refuse de donner les chiffres), la réforme Blanquer de la formation, participent à affaiblir les concours et s’inscrit précisément dans la loi de Transformation de la fonction publique. Le gouvernement d’hier et d’aujourd’hui veut la casse du métier d’enseignant.

 

Pour le SNFOLC, c’est un changement de paradigme qui est en cours, avec des conséquences concrètes dès septembre 2022.

 

La presse ne s’y trompe d’ailleurs pas : « une année 2022 noire avec moins de candidats et moins d’admissibles * » (France inter, le 12 mai).

FO exige :

– L’abrogation de la masterisation et de la réforme Blanquer des concours et d’un retour à un recrutement à Bac+3,

– l’augmentation de 22,68 % de la valeur du point d’indice.

 

FO exigera du prochain ministre l’arrêt de toutes les fermetures de postes, la création des postes nécessaires et le recrutement immédiat d’enseignants fonctionnaires d’Etat à hauteur des besoins. Pour cela, il faut organiser en urgence de nouvelles sessions de concours sur la base d’un recrutement BAC +3.

 

La rentrée 2022 ne peut avoir lieu dans de telles conditions !

Tract à télécharger ici.

Accès au CDI et versement des primes REP et REP+ pour les AED : c’est maintenant !

Les assistants d’éducation sont inquiets. La fin d’année scolaire est une période difficile et particulièrement tendue dans les établissements. Plus que jamais, les AED se retrouvent en première ligne, tout particulièrement dans les établissements REP et REP+. Pourtant ceux qui y travaillent ne bénéficient pas du versement des indemnités REP et REP+.

Le Conseil d’Etat a pourtant donné raison aux personnels qui ne bénéficient pas de ces primes et qui, avec leurs organisations syndicales, demandent à les percevoir. Le SNFOLC et la FNEC FP-FO n’ont cessé de porter cette revendication.

 

Le 18 mars dernier lors d’une audience auprès de la DGRH, la FNEC FP-FO a demandé que les AED puissent enfin en bénéficier conformément au principe de l’égalité de traitement entre les agents de la Fonction publique. Cette demande a été renouvelée lors de tous les Comités Techniques Ministériels.

 

L’ACCÈS AU CDI, C’EST URGENT !

 

De nombreux AED voient approcher la fin de leur sixième année de contrat sans aucune perspective de réemploi.

Le SNFOLC et la FNEC FP-FO interviennent à tous les niveaux afin qu’aucun AED ne soit empêché de prolonger son contrat s’il souhaite le faire.

 

L’article 10 de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire prévoit qu’ « un décret définit les conditions dans lesquelles l’État peut conclure un contrat à durée indéterminée avec une personne ayant exercé pendant six ans en qualité d’assistant d’éducation, en vue de poursuivre ses missions. »

Mais le texte réglementaire n’est toujours pas paru.

Lors de l’audience FO au ministère, ses représentants s’étaient engagés à agir au plus vite et faire en sorte que la cédéisation des AED soit possible avant la date butoir au terme de leur sixième année de contrat.

 

La FNEC FP-FO demande au nouveau ministre de l’Education nationale de prendre en urgence les dispositions réglementaires pour assurer la prolongation des contrats des AED qui le souhaitent au-delà de 6 ans. Aucun engagement n’a été pris par le nouveau ministre.

 

Il y a urgence. FO intervient à tous les niveaux pour que, malgré la vacance du pouvoir législatif des dispositions transitoires puissent être prises pour que tous les assistants d’éducation qui le souhaitent puissent poursuivre leur contrat et accéder au CDI.

Contactez-nous pour faire votre demande de CDI  dès à présent !

 

Pour télécharger le document : c’est ici.

Que va-t-il rester du corps des professeurs de chaires supérieures après 2022?

Dans le cadre de sa loi dite de Transformation de la Fonction publique le gouvernement a publié le décret n° 2022-670 du 26 avril 2022 confirmant la suppression des commissions administratives paritaires de corps à partir des élections professionnelles de décembre 2022.

Quelles en sont les conséquences pour les professeurs de chaires supérieures ?

 

L’article 4 du décret prévoit une CAP commune pour les agrégés, les certifiés, les adjoints d’enseignement, les professeurs d’éducation physique et sportive, les chargés d’enseignement d’éducation physique et sportive, les professeurs d’enseignement général de collège, les professeurs de lycée professionnel, les professeurs de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers, les conseillers principaux d’éducation, les psychologue de l’Education nationale… et les professeurs de chaires supérieures.

Or, les statuts de ces corps, leurs missions, leurs conditions d’exercice, leurs effectifs sont très différents. Dans ces instances, les 2 250 professeurs de chaires supérieures auront bien du mal à se faire entendre au regard des 220 000 professeurs certifiés, des 57 000 PLP, des 52 000 professeurs agrégés, des
28 000 P.EPS…

Pourquoi cette fusion des différentes CAP ? Comment l’expliquer autrement que par la volonté de créer un corps unique des personnels du second degré ?

 

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