Communiqué intersyndical contre la répression des lycéennes et lycéens

HALTE À LA RÉPRESSION CONTRE LES LYCÉENS !

Soutien total aux jeunes mobilisés pour le cessez-le-feu en Palestine !
Défense des libertés syndicales et démocratiques !

Nos organisations CGT Éduc’action, FNEC-FP FO, FSU, Sud Éducation, ont été informées de l’arrestation et de la mise en garde à vue, jeudi 6 juin, de 48 élèves des lycées Hélène Boucher, Voltaire, Victor Hugo, Bergson, Ravel qui occupaient le lycée Hélène Boucher pour protester contre les massacres en cours à Gaza.

 

Après les arrestations de lycéens de Claude Monet à Paris 13ème, puis du lycée Maurice Genevoix à Montrouge, une fois de plus, la répression s’abat sur des jeunes qui se mobilisent pour la paix.

 

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Quelle mobilisation pour le mois de juin ?

La mobilisation contre le choc des savoirs se poursuit tant bien que mal en Ille-et-Vilaine.

Avec dernièrement :

– mercredi 5 juin : opération « collège vide » réussie au collège public de Vern-sur-Seiche à l’initiative de la FCPE 35 et des personnels mobilisés

– jeudi 6 juin : réunion publique et occupation nocturne du collège Pierre de Dreux à St-Aubin-du-Cormier (une action très suivie qui a réuni une soixantaine de personnes – bravo aux camarades !!!)

Pour avoir toutes les infos sur cette action : c’est ici!

– lundi 10 juin : AG des personnels programmée à 18h

– mercredi 12 juin : opération « collège vide » programmée au collège Pierre de Dreux (suite de l’occupation)

Mais ensuite ?

Actuellement les personnels se bagarrent établissement par établissement pour refuser les DGH, ou construire des DGH alternatives (dont nous n’avons aucune certitude qu’elles passent… Plusieurs collèges du 35 sont engagés dans cette bataille interne. Nous nous tenons informés.)

Les personnels refusent également de participer aux réunions internes aux établissements pour réfléchir et organiser la mise en place des groupes.

Et ils ont raison !

Mais… de fait… Les personnels se retrouvent seuls face à leur hiérarchie à se battre contre la mise en place de la réforme, pour un résultat inquiétant : l’autonomie accrue des collèges, avec, dans certains établissements, des groupes de niveau qui suivent à la lettre l’arrêté, ailleurs des groupes de niveau qui se transforment en classe de niveau par manque d’heures, encore ailleurs des groupes de niveau qui ne le sont pas (en mode « on avance masqué en faisant des groupes hétérogènes sans le dire aux IPR et rectorat »…)

Ceci n’est pas satisfaisant ! On ne peut pas laisser passer cette réforme ! Plus que jamais il faut donner des perspectives aux personnels pour leur permettre de construire un véritable rapport de force.

 

Les organisations syndicales nationales doivent se coordonner et appeler à un mouvement dur, construit dans la durée, jusqu’aux examens !

Ou alors annoncer dès à présent le boycott de la rentrée de septembre 2024 ?

Hold up sur les HSE et IMP (suite!)

On se rappelle que fin avril, dans le cadre de la réduction des crédits de 700 millions d’euros à l’Education nationale, le ministère avait demandé aux rectorats de reprendre les budgets correspondants aux Heures Supplémentaires (HSE) et Indemnités pour Missions Particulières (IMP) non consommées dans les établissements. 

Ce gouvernement, qui ne fonctionne que par le mépris et les coups de forces, a finalement été contraint de reculer sous la pression des personnels et la menace des mobilisations. 

 

Craignant la colère et l’explosion, le ministère annonçait en plein 1er mai que les moyens étaient conservés jusqu’à la fin de l’année.

La suite ci-dessous !

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Violence à l’école : « sursaut d’autorité » de M. Attal ?

Dégradation du climat scolaire, hausse des violences à l’école contre les personnels, contre les élèves.

Les agressions se multiplient au point que cette violence se banalise, que les personnels renoncent à signaler les agressions dont ils sont victimes ou renoncent à se défendre.

 

Lundi 27 mai, à nouveau, trois ans seulement après le meurtre de Samuel Paty, six mois après celui de Dominique Bernard à Arras le 13 octobre 2023, ou encore l’agression d’une collègue de Rennes, une professeure d’Anglais a été agressée au couteau durant son service dans un lycée du Maine-et-Loire.

 

Tout cela concourt à une grande détresse des personnels.

 

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