Stage syndical d’information pour les AED : jeudi 18 février 2021

Toutes les infos dans le deux pages ci-dessous !

Cette journée s’adresse à tous les AED, syndiqués, non-syndiqués, en difficulté dans leur établissement (ou pas), en poste depuis plusieurs années (ou en début de contrat)…

Date limite des inscriptions : le lundi 18 janvier 2021

Assemblées générales avec les AED et les CPE en colère !

Les personnels de la vie scolaire étaient en grève mardi 1er décembre. Plus de 700 vies scolaires se sont déclarées en grève, avec souvent 100 % de grévistes.

A Marseille, ce sont plus de 300 professeurs, parents, AED et CPE qui se sont rassemblés. Dans le Puy-de-Dôme, une quarantaine d’AED étaient devant le rectorat, une délégation a été reçue. En Haute-Loire, les personnels ont dressé leurs revendications portées au DASEN. A Toulouse, 200 à 300 manifestants, plus d’une cinquantaine d’établissements, des vies scolaires à 100 % en grève avec des enseignants, des CPE. A Rennes, 150 personnes étaient réunies devant la DSDEN : des AED, des CPE mais aussi des AESH, des profs… tous solidaires.

Une profonde colère des personnels de vie scolaire face à leurs conditions de travail de plus en plus dégradées et devenues insupportables, au manque de postes, à la faiblesse des salaires, à l’absence de considération , sans oublier la valse des protocoles qui les met constamment sous pression, s’est installée. Ils ont raison !

 

La réponse de J-M Blanquer à la mobilisation des personnels : des contrats de 3 mois !

 

« Nous allons déployer plus d’assistants d’éducation plus de professeurs remplaçants dans le 1er degré comme dans le 2nd degré chaque fois que cela sera nécessaire » indiquait le ministre Blanquer le 12 novembre.

Cette annonce fait suite à la mobilisation importante des personnels dont celle du 10 novembre. Pas un jour où les personnels ne se mobilisent pas. Mais plutôt que de recruter de manière pérenne des personnels, pour faire baisser durablement le nombre d’élèves par classe, pour assurer le remplacement des enseignants, des CPE ou AED, le ministre fait le choix d’avoir recours à des milliers de contractuels et AED avec des contrats de trois mois. Cette réponse n’est pas satisfaisante. Alors, AG partout, avec l’ensemble des personnels pour obtenir des contrats pérennes, des vrais postes et pas des petits boulots de 3 mois !

Dans le second degré, aucun poste d’enseignant ou de CPE supplémentaire n’est annoncé.

Tout au contraire, le ministre poursuit avec son budget 2021 les suppressions de postes, 1800 postes en moins dans le second degré, aucun poste de CPE en plus et des AED recrutés pour encadrer l’enseignement à distance dans le cadre de « la continuité pédagogique. » Et ce jusqu’au 19 février 2021.

 

La mobilisation se poursuit, y compris par la grève, dans l’action commune avec les parents d’élèves !

Le SNFOLC 35 appelle tous les personnels à faire valoir collectivement leurs droits, et à poursuivre et renforcer les mobilisations, en participant aux AG, réunions syndicales, rassemblements et grèves pour décider des moyens pour obtenir satisfaction et porter leurs revendications à tous les niveaux, en lien avec les parents d’élèves :

  • Affectation immédiate d’AED supplémentaires, sur des contrats pérennes, mais aussi recrutement massif de professeurs, de CPE, de personnels administratifs, d’agents…
  • Arrêt des pressions pour le renouvellement des contrats
  • Versement de la prime REP et REP + pour tous les personnels
  • Non à des primes à la carte comme le prévoit le « Grenelle des professeurs » pour une minorité de collègues en échange de la dénaturation des missions statutaires !
  • Augmentation des salaires, dégel du point d’indice, augmentation immédiate de 183€ net pour tous les personnels de l’Education Nationale, comme l’ont obtenu les hospitaliers.
  • Non à des primes à la carte comme le prévoit le « Grenelle des professeurs » pour une minorité de collègues et en échange de la dénaturation des missions !

 

Un préavis de grève de la Fédération couvre toutes les initiatives jusqu’au 31 décembre.

Informez-nous si votre vie scolaire souhaite se mobiliser. Nous vous aiderons à construire le rapport de force !

Texte intersyndical pour le 25 mars

L’intersyndicale FO-CGT-Sud-CNT appelle à la grève le jeudi 25 mars sur les bases des revendications énoncées ci-dessous :

 La préparation de la rentrée 2021 se déroule dans un contexte alarmant.

Alors que le ministre Blanquer joue au bon élève en rendant à Bercy près de 240 millions d’euros du budget de l’Éducation Nationale pour 2020 (soit l’équivalent de 4 200 postes d’enseignant·es), dans le même temps, il programme pour l’an prochain la suppression de 1 883 emplois dans les collèges et les lycées, bien que 43 000 élèves supplémentaires sont attendus. Pour le premier degré, ce sont des dotations bien en-deçà des nécessités du terrain qui sont transmises aux écoles.

Dans notre académie, pour le second degré, le rectorat communique sur la « création » de 80 Équivalents Temps Pleins (ETP) en HSA, qui viennent tout bonnement supprimer 80 ETP en Heures Postes ! Alors que les effectifs saturent, les dotations horaires globales sont en baisse de manière générale, avec des classes en moins, des heures supplémentaires qui explosent, et des compléments de service qui se multiplient.

Dans le premier degré, en Ille-et-Vilaine, les dotations sont insuffisantes et certains choix plus que contestables. Dans un contexte inédit de pénurie de titulaires remplaçant·es, l’absence de création de postes de remplaçant·es, de RASED est totalement incompréhensible. Nombre d’écoles et de classes sont laissées à la porte de la « priorité au premier degré ». L’intersyndicale dénonce également le recours massif aux contractuel·les qui normalise la précarité et remet en cause nos statuts.

Dans les collèges et les lycées, une nouvelle fois, ce seront les vies scolaires qui seront directement impactées par les effectifs en hausse, les classes surchargées, et un taux d’encadrement beaucoup trop faible. La crise sanitaire a accentué la dégradation de leurs conditions de travail avec la multiplication des tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination. La semaine du 22 au 26 mars sera une nouvelle semaine de grève et de mobilisation pour refuser la précarité des vies scolaires. L’intersyndicale soutient l’auto-organisation des collectifs d’AED et leurs revendications.

En supprimant ainsi massivement les postes d’enseignant·es dans le second degré, en refusant de renforcer ceux du premier degré, le ministre Blanquer prépare sciemment une rentrée 2021 insupportable.

C’est pourquoi, les organisations syndicales exigent :

  • l’annulation de toutes les suppressions de postes annoncées et la création de postes statutaires pour répondre à tous les besoins dans les écoles, les collèges et les lycées ;
  • la réinjection dans le budget de l’Éducation Nationale des 240 millions économisés par le ministre sur notre dos ;
  • un plan d’urgence de la maternelle au lycée, à commencer par l’abrogation des réformes et le retrait des projets de réforme qui dégradent nos conditions de travail (loi de l’école de la confiance, réforme du bac et du lycée, Parcoursup, loi de transformation de la Fonction Publique, réforme annoncée des concours, loi 4D…)

Enseignant·es, directrices et directeurs d’école, CPE, AED, AESH, Psy-EN, revendiquons l’amélioration de nos conditions de travail et assumons ces revendications : exigeons les postes nécessaires, mobilisons-nous pour obtenir satisfaction !

JEUDI 25 MARS GREVE ET MANIFESTATION à Rennes

Départ en manifestation à 11h de la DSDEN en direction du rectorat

Rassemblement à 12h30 devant le rectorat

En fin de rassemblement : Assemblée Générale des personnels pour organiser la suite de la mobilisation

 

(en raison du contexte sanitaire actuel, le lieu de l’AG n’est pas encore déterminé :

AG de rue ou dans une salle si disponible…)

 

 

 

Bac 2021 : le chaos individualisé

Le baccalauréat doit rester un grade universitaire donnant à chaque bachelier l’accès à la filière de l’enseignement supérieur de son choix. Il doit rester un diplôme national reconnu dans les conventions collectives et ouvrant l’accès aux concours de la fonction publique. Quand va-t-on mettre fin à l’arbitraire et au chaos initiés par le ministre Blanquer ?

Non à un examen maison

Le baccalauréat Blanquer a suscité le rejet dès 2018. La majorité des organisations syndicales a voté contre. Les personnels et les lycéens se sont mobilisés massivement contre les E3C. Loin de revenir sur sa réforme, le ministre a remplacé les E3C dans un premier temps par des Epreuves Communes, des épreuves à la fois formatives (l’élève prend connaissance de sa note avant les résultats finaux du baccalauréat) et certificatives.
 
Puis au nom du comité de suivi du baccalauréat auquel le SNFOLC a refusé de participer pour ne pas adapter les épreuves du nouveau baccalauréat Blanquer, et du Covid, il instaure le contrôle continu qui va compter non plus pour 10% de la note finale mais bien pour 50% (les EC comptent pour 40% de la note). Le baccalauréat en contrôle continu devient pérenne.

Baccalauréat 2021 : les professeurs sous pression

Au nom de la situation sanitaire, le ministre supprime les Evaluations Communes et met en place, cette année encore, un baccalauréat presque intégralement en contrôle continu.
 
Dans le fond, ce qui ne change pas, c’est la pression à laquelle sont soumis les professeurs, les candidats et leurs familles : chaque note compte pour le baccalauréat. Dès lors, chaque note est soumise à toutes les suspicions d’impartialité, à toutes les remises en question, à toutes les discussions. L’Ecole, le lycée devient une source d’anxiété et de tensions.

Baccalauréat 2021 : remise en cause inacceptable de la liberté pédagogique

Dans la circulaire du 12 novembre 2020, le ministre demande aux chefs d’établissement de « veiller à la régularité et à l’harmonisation des pratiques d’évaluations, notamment pour les disciplines évaluées aux examens dans le cadre du contrôle continu ». C’est un comble ! Au nom du contrôle continu, les professeurs devraient renoncer à leur liberté pédagogique. Peu importe la progressivité des apprentissages, l’hétérogénéité de niveaux des classes, ce qui compte, c’est de faire du chiffre !
 
Tout acte pédagogique est susceptible d’être contrôlé et discuté par la hiérarchie locale. Les épreuves nationales et les programmes nationaux restent la meilleure garantie de l’exercice de la liberté pédagogique. 

Parcours individualisés, sélection à l’université, remise en cause des garanties collectives

Si l’objectif n’est manifestement pas pédagogique, il s’inscrit dans une logique, celle de détruire les garanties collectives, dans la continuité des ordonnances Macron sur le code du travail et de son pendant pour les fonctionnaires : la loi de transformation de la fonction publique. La dérèglementation et le chaos ne sont pas une fatalité. C’est le produit des suppressions de postes, des réductions des horaires disciplinaires. C’est l’absence de mesures prises au niveau national, en particulier de recrutement et de créations de postes qui impose aux personnels de se débrouiller, établissement par établissement.
 
Le SNFOLC, avec la FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir pour dresser la liste de leurs revendications et chiffrer leurs besoins, poste par poste, heure par heure. Elle les invite à s’adresser, dans l’action commune au ministre, à l’IA-DASEN et au recteur.

Personnels et Vies scolaires en tension : mobilisons-nous !

Le 28 novembre, dans les manifestations contre la loi de sécurité globale qui ont réuni plus de 500 000 personnes en France, à l’appel de nombreuses organisations dont FO, de nombreux jeunes étaient présents.

Parmi eux, les AED, qui sont dans cette situation particulièrement difficile et sont « en première ligne » : manque de protection et déstabilisation des missions en raison des protocoles sanitaires, changement de lieu de travail incessants et abusifs pour faire face aux manques de moyens de remplacement dans les vies scolaires.

Il est inacceptable que les missions des AED soient dévoyées …

 

Lire la suite ci-dessous.

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