Mardi 12/01/21 : mobilisation Mineurs Isolés

Appel unitaire intersyndical départemental 35 des Collectivités Territoriales, de l’Action Sociale, de la Santé et de l’Éducation Nationale avec le soutien des unions départementales :

SUD CT 35, SDAS FO 35, SUD Santé-Social 35, GD SPS FO 35, SNUDI FO 35, SNFO LC 35, SUD Éducation 35, CNT 35, CGT Action Sociale, CGT Educ’Action 35, FSU 35, la participation des associations et individus solidaires des personnes réfugiées sans papiers.

 

Nous, Femmes et Hommes, salarié.e.s du public et du privé organisé.e.s syndicalement au sein des syndicats départementaux SUD CT 35, SDAS FO 35, SUD Santé-Social 35, GD SPS FO 35, SNUDI FO 35, SNFO LC 35, SUD Éducation 35, CNT 35, CGT Action Sociale, CGT Educ’Action 35, FSU 35 travaillant au sein des collectivités territoriales, à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), dans l’Education Nationale, dans le secteur Sanitaire, Social et Médico-social public et associatif, qui accompagnons, scolarisons, éduquons, soignons, protégeons les enfants, Mineurs Isolés Étrangers (MNA) et Jeunes Majeurs, sans aucun soutien parental sur le territoire.

Ensemble, nous exigeons d’une même voix, l’abrogation des décrets attentatoires à la République Sociale que nous incarnons.

Mardi 12 janvier 2021 à 12 heures : RASSEMBLEMENT
Devant le Conseil Départemental 35 Préfecture de Beauregard à Rennes

 

Le ministre accélère sa politique de destruction de l’école

PRÉPARONS LA GRÈVE DU 26 JANVIER AVEC LA FNEC FP-FO, LA FSU, LA CGT ÉDUC’ ACTION, SUD, LE SNALC ET LE SNCL

 

Alors que des centaines de milliers de manifestants exigent le retrait total du projet de loi « sécurité globale », le gouvernement, au nom du Covid, a publié fin 2020, une série d’ordonnances sous couvert « d’état d’urgence sanitaire ». Ainsi, celle signée par le Président de la République le 24 décembre 2020, permet « d’adapter » le baccalauréat ainsi que les concours de la Fonction publique. Le ministre J-M Blanquer, continue à déréglementer à marche forcée l’École et tourne le dos aux demandes légitimes des personnels de créations de postes et de classes pour alléger les effectifs et faire cours à tous. Le gouvernement met en place des lois liberticides pour interdire toutes manifestations, toutes contestations de sa politique au nom du tous « unis » d’E. Macron, au coin du feu, lors de ses voeux.

RENTRÉE 2021 : + 43 518 ÉLÈVES EN PLUS, 1800 POSTES D’ENSEIGNANTS EN MOINS DANS LE SECOND DEGRÉ

 

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Les contrats d’objectifs pour mettre en concurrence les établissement

Dans de nombreux établissements, des réunions sont organisées pour rédiger des contrats d’objectifs. Un pas de plus vers la mise en concurrence des établissements scolaires…
 

De quoi s’agit-il ?

Le contrat d’objectifs des établissements a été introduit par la loi d’orientation et de programme sur l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005, dite loi Fillon, en lien avec la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) qui entendait conférer aux établissements une responsabilité budgétaire plus grande, qui s’exercerait dans le cadre d’un contrat d’objectifs signé avec l’autorité académique, ce contrat d’objectifs devant être établi dans chaque établissement en cohérence avec le projet d’établissement.
 
Les analyses et caractérisations de l’article 36 de la loi d’orientation Fillon et de la LOLF, faites en 2005 par le SNFOLC, demeurent parfaitement d’actualité : « la loi d’orientation sur l’avenir de l’école (loi Fillon), s’inscrit totalement dans la logique de la décentralisation-régionalisation, du désengagement de l’Etat, de la remise en cause des diplômes nationaux et de l’égalité des droits devant l’instruction et concourt à la privatisation, à terme, de l’Education nationale (…) [Le congrès] s’oppose à la loi Fillon (…) qui prétend enfermer les personnels, fonctionnaires d’Etat, dans le cadre d’un règlement intérieur qui précise «les conditions dans lesquelles est assuré le respect des droits et devoirs de chacun des membres de la communauté éducative» et que «la liberté pédagogique s’exerce (…) dans le cadre du projet d’école ou d’établissement ». (Résolution revendicative du XXVIIe congrès du SNFOLC, 18-19-20 octobre 2005).
 
Et nous expliquions : il s’agit d’exiger de chaque établissement un contrat d’objectif signé avec le rectorat, sur le mode du secteur privé, entrainant une dépendance en termes de moyens ; la pédagogie se retrouvera subordonnée au projet d’établissement qui précisera le contrat d’objectifs à atteindre ; cela conduira à des établissements autonomes ayant chacun leur caractère propre, leur projet particulier, et placés dans une logique de concurrence entre eux.

Allons-nous être fonctionnaire d’établissement ?

Les gouvernements et ministres successifs n’ont jusqu’à présent pas pu aller aussi loin qu’ils le voulaient dans la dislocation de l’Education Nationale et dans la transformation de chaque collège et lycée en établissement autonome. D’une part, parce que l’autonomie s’est révélée être en premier lieu la gestion locale de la pénurie (des DHG, des financements…), mais surtout grâce à la résistance des personnels qui sont attachés au caractère national et républicain de l’enseignement, qui sont attachés à leurs statuts qui garantissent cet enseignement et leur liberté pédagogique. 
 
Le SNFOLC 35 attire l’attention des personnels sur le vote des ces contrats par le Conseil d’Administration : l’organisation des enseignements et la liberté pédagogique seraient soumises aux décisions d’une instance locale impliquant les collectivités locales, les parents d’élèves
 
La réactivation des contrats d’objectifs est lourde d’enjeux et de signification, au moment où la loi Blanquer « pour une école de la confiance » entend mettre en avant le pilotage par l’évaluation (art. 40), et au moment où les réformes Blanquer disloquent chaque jour un peu plus l’Education nationale. Il s’agit bien de dislocation, quand le baccalauréat est transformé par le contrôle continu en simple certification d’études secondaire, quand les garanties collectives sont mises en cause pour promouvoir l’individualisation des carrières (suppression des CAP de mutations et de carrières, « Grenelle » du ministre pour préparer le soi-disant « enseignant du XXIe siècle »…). 
 
Alors que les personnels enseignants, de vie scolaire demandent des moyens pour travailler dans de bonnes conditions avec les élèves, le ministre ne veut pas répondre aux revendications. Il maintient les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2021, il diminue le nombre de postes offerts aux concours, il crée des postes de très courte durée d’AED ou des services civiques comme seule réponse aux besoins révélés par la crise Covid.

Des contrats d’objectifs pour quoi faire ?

La coïncidence est pour le moins troublante ! La secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire vient d’annoncer les contours de la prochaine réforme de l’EP : plus de classement REP/REP+ mais… des contrats ! Voici ses propos : « Des contrats locaux d’accompagnement (CLA) sont créés pour introduire plus de progressivité dans l’allocation des moyens. Ils concernent les écoles et établissements qui peuvent être socialement proches de l’éducation prioritaire, ou situés dans des territoires confrontés à des chocs conjoncturels, ou ayant des besoins d’accompagnement particuliers identifié ».
 
La logique est bien celle de l’attribution des moyens en fonction des contrats signés avec l’autorité rectorale. Les CLA seront expérimentés dans trois académies en 2021-2022 (Lille, Marseille, Nantes), mais « le dispositif des contrats locaux d’accompagnement pourra être élargi ou généralisé à la rentrée 2022, s’il démontre son efficacité » …

Ce n’est pas à un contrat d’organiser nos missions statutaires

Il n’y a aucune obligation à participer à l’élaboration de ces contrats d’objectifs ! Cela n’a rien à voir avec nos statuts. Si le ministère et les rectorats veulent l’amélioration du système éducatif, qu’ils commencent par satisfaire les revendications des personnels en termes d’effectifs, de postes, de moyens, d’augmentation des salaires, de conditions de travail, de protection fonctionnelle.
 
C’est pourquoi le SNFOLC 35 appelle les personnels à rejeter les contrats d’objectifs. Le SNFOLC 35 invite les personnels à se réunir pour établir précisément les besoins en termes de postes pour faire baisser les effectifs, à lister les revendications, à discuter des moyens pour les faire aboutir.

Blanquer ou le désastre permanent

Depuis la rentrée, pas une semaine sans que n’éclatent grèves, manifestations et rassemblements contre la politique du ministre Blanquer. Depuis des mois, dans le privé comme dans le public, des grèves ont lieu notamment contre les licenciements, pour l’augmentation des salaires. Depuis plus de trois semaines des centaines de milliers de manifestants pour le retrait de la loi sécurité globale qui symbolise à elle seule toute la politique répressive et liberticide du gouvernement. Le rejet de sa politique, et en particulier dans l’éducation ne cesse de grandir : le Grenelle du ministre Blanquer, c’est un plat de lentilles en échange d’un bouleversement total du fonctionnement de l’École, et de la destruction du statut.
 

Une nouvelle rentrée catastrophique pour horizon

Ce n’est pas ce que demande les personnels : ils veulent que des moyens soient donnés tout de suite pour que les effectifs baissent et pour que les élèves puissent bénéficier de l’instruction qui leur est due. Or la rentrée s’est faite avec 1.400 postes en moins dans le second degré et 600 places aux concours non pourvus. Jolie économie sur le dos des personnels qui rend chaque jour de plus en plus difficile et parfois même insupportable, avec en plus la crise sanitaire, l’exercice des missions statutaires.
 
Pour 2021 , avec 19.573 élèves de plus dans le second degré, le ministre envisage de supprimer 1.800 postes et de recourir aux HSA, avec la généralisation de la deuxième qu’il a rendu non refusable. Il poursuit pour 2021 la baisse du nombre de postes offerts au CAPES et à l’agrégation : 2.000 postes offerts en moins aux concours depuis sa prise de fonction en 2017. Des classes en moins, des élèves en plus, pour de moins en moins de personnels dans les collèges et les lycées, voici la règle édictée par le ministre. Alors, ensemble, disons STOP au ministre : recrutement immédiat, réemploi des contractuels, plan de titularisation !

Toutes les catégories de personnels sont touchés par la politique Blanquer

AED et AESH sous-payés, trop peu nombreux, qui ne perçoivent même pas les primes REP et REP+, et doivent faire face à une situation intenable. Eux aussi sont en colère et ils ont raison. Tout comme les CPE qui ne voient jamais une seule création de postes. Le 10 novembre, le 1er décembre, des centaines de vie scolaire étaient en grève totale, en particulier dans l’Académie de Rennes. Avec tous les personnels, poursuivons le refus d’ampleur qui s’impose quand en plus le ministre crée des contrats de 3 mois pour 8.000 AED supplémentaires. Pas d’emplois kleenex !

Au « Grenelle » opposons nos revendications 

Depuis la rentrée, le ministre Blanquer déroule dans le cadre du « Grenelle » son « agenda social ». La « revalorisation » pour les enseignants rime avec provocation et tourne le dos à l’urgence d’un rattrapage des pertes liées au gel du point d’indice. Toutes les mesures évoquées (télétravail déréglementé, accompagnement PPCR, formation continue, RH de proximité, réforme des concours…) s’articulent et avancent vers un objectif commun de remise en cause de nos statuts et du fonctionnement même de l’École publique.
 
Le ministre profite de la crise sanitaire pour tenter d’imposer le démantèlement des droits et garanties statutaires. Il amplifie le recours aux contrats précaires. Il ne nous propose qu’une prime informatique de 150 € annuels et pas pour tous, les professeurs documentalistes et les CPE, les AED et AESH en étant exclus ! Et de 100 à 35 € de l’échelon 2 à 7 pour solde de tout compte…
 
Le SNFOLC 35 avec la FNEC FP-FO n’apportent aucune caution au marché de dupes que propose le ministre et maintient la revendication d’augmentation générale des salaires maintenant : intégration des 49 points d’indices nets supplémentaires (+183 € comme les personnels hospitaliers), dans la grille de tous les personnels sans contrepartie, et ouverture immédiate de négociations pour rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2000, soit 20% d’augmentation de la valeur du point d’indice.