Parcoursup + tampon « 100 % présentiel » = inégalités multipliées

La FNEC FP-FO a appris que des établissements du second degré apposaient sur les dossiers de lycéens déposés dans Parcoursup la mention que les cours suivis l’avaient été en totalité en présentiel, « 100 % présentiel » !

Ainsi, les bacheliers des lycées publics, qui ne sont en rien responsables des privations de cours décidées par le ministère, se retrouveraient-ils en situation défavorable dans l’examen de leurs dossiers de demandes d’admission dans des formations de l’enseignement supérieur !

 

Le ministre, n’a pas répondu aux revendications de créations de postes pour faire baisser les effectifs par classe et a préféré laisser les personnels se débrouiller avec les moyens du bord. Il est seul responsable de la division des horaires par deux dans la grande majorité des lycées cette année.

FO demande que les ministères de l’Enseignement Supérieur et de l’Education Nationale interdisent que de telles références aux proportions de l’enseignement dispensé « en présentiel » soient portées sur les dossiers déposés par les lycéens dans Parcoursup et que soient annulées celles déjà portées par certains établissements.

Si besoin en était, cette pratique confirme le rôle de Parcoursup : une procédure foncièrement inégalitaire, fondée sur l’arbitraire d’une sélection renvoyant à la réputation d’établissements mis en concurrence, destinée à remette en cause la qualification conférée par le baccalauréat, premier grade universitaire.

La FNEC FP-FO ne peut donc qu’être renforcée dans ses revendications de retrait de Parcoursup et d’abrogation de la loi ORE, d’abrogation de la réforme Blanquer du lycée et de rétablissement du baccalauréat comme premier grade universitaire, donnant le droit des bacheliers d’accéder à la filière de leur choix dans l’établissement de leur choix.

Augmentation du temps de travail et dégradation des conditions de travail pour les personnels du CNED : pour FO, c’est toujours NON !

A la suite de l’annonce de la direction générale du CNED de remettre en cause les accords de 2002 concernant le temps de travail des personnels du CNED, plus de 200 collègues, personnels sur site et enseignants en poste adapté étaient réunis en assemblée générale les 8 et 9 avril à l’appel de l’intersyndicale FO-FSU-SNALC-UNSA.

Au cours de l’AG du 9 avril, les revendications des personnels ont été formulées :

– Refus de toute augmentation du temps de travail,
– Ouverture immédiate des négociations sur les conditions de travail,
– Recrutement des personnels nécessaires au fonctionnement du CNED,
– Augmentation du nombre de postes adaptés courte et longue durée,
– Réemploi immédiat de tous les personnels non renouvelés à la rentrée 2021,
– Arrêt des contrats précaires et pérennisation des postes.

 

Ces revendications ont été portées auprès de la direction du CNED par l’intersyndicale FO-FSU-SNALC-UNSA mandatée par l’AG du 9 avril. La direction n’a pas répondu aux revendications des personnels.

Suite à l’audience avec la direction générale du CNED le 13 avril, nous avons reçu de la secrétaire générale une proposition de groupes de travail sur les sujets suivants :

•Le télétravail-vers quelles évolutions ?
•Déroulement du process de recrutement
•Centralisation et harmonisation des process
•Charge des enseignants en postes adaptés

 

Chaque OS doit répondre avant le 30 avril.

Cette proposition vise clairement à sortir les discussions du terrain des revendications des personnels et à chercher à les diviser en n’abordant les problématiques que de façon isolée.

Force Ouvrière n’est pas défavorable à l’instauration de discussions en groupes de travail avec l’administration du CNED, mais le préalable à toute discussion est que celle-ci apporte les réponses attendues par les personnels sur les revendications qu’elles ont exprimées. C’est en ce sens que Force Ouvrière interviendra à l’heure d’information intersyndicale le mardi 27 avril 2021 de 13h à 14h. Nous invitons tous les adhérents Force Ouvrière à y participer.

Carrière : continuez de défendre vos droits en matière de mutation ou d’avancement de carrière

Confiez votre dossier au SNFOLC 35 !

 

Lignes directrices de gestion (LDG)

Ces trois mots ne vous disent peut-être pas grand-chose. Pourtant leur impact est immédiat sur votre carrière si vous n’y prenez pas garde. Les LDG constituent le dispositif du ministre Blanquer pour livrer les personnels à l’arbitraire du rectorat ou du ministère. En effet, elles suppriment les commissions paritaires qui permettaient aux syndicats de contrôler que le rectorat respectait l’égalité de traitement des collègues et qu’il prenait en compte leur situation personnelle pour les mutations ou leur carrière antérieure pour ce qui concerne leur promotion ou leur avancement.

L’arbitraire érigé en principe

Au niveau des mutations

Les collègues qui demandent une mutation inter-académique ont pu mesurer à quel point le ministère s’était doté d’un pouvoir discrétionnaire. Ni le rectorat, ni le ministère n’a corrigé votre barème ? Il a refusé votre affectation au motif que la réduction du nombre de postes rend les mutations dans certaines disciplines quasiment impossibles ?

Il ne vous laisse qu’une possibilité : lui adresser un recours. Quand il rejette votre demande, il ne prend pas la peine de justifier ce refus. Si par miracle il reconnaît que votre demande était fondée et qu’il n’a pas tenu compte de votre situation, entre temps le poste que vous pouviez obtenir a été pourvu, le barème d’entrée aura changé et vous continuerez à devoir payer un loyer dans votre académie pendant que votre conjoint fera de même dans une autre. Autre cas de figure : vous vous retrouvez sur une affectation provisoire, mais vous restez dans l’incertitude pour l’année suivante. Non seulement le ministère ne vous permet pas d’obtenir votre mutation, mais en plus il vous pénalise financièrement. Au mouvement intra-académique, le rectorat ne transmet aucune information pour comprendre votre affectation, pour préparer vos demandes suivantes.

Alors, une seule solution, transmettre votre dossier au SNFOLC.

Au niveau des carrières

Le président de la République et J.M. Blanquer modifient la date des congés de printemps mais les rectorats ne modifient pas leur calendrier faute de consignes du ministre pour qui tout cela est
accessoire pourvu qu’il puisse communiquer dans les médias. Alors, avec ce nouveau mode de gestion des carrières des personnels, vous recevez une circulaire rectorale à la fin de vos vacances, la veille ou après la date limite de candidature à la classe exceptionnelle… Réponse du rectorat : faites un recours…

Quand par chance vous avez pu consulter i-prof pendant vos vacances, vous découvrez que vous êtes promouvable à la classe exceptionnelle puis que vous n’êtes pas éligible. Si vous n’avez pas lu l’intégralité des 70 pages des LDG, allez comprendre ! Bien sûr, rien n’est expliqué, ni sur i-prof, ni sur le site du rectorat. Pourtant vous remplissez les conditions pour être éligible au vivier 1 parce que vous avez exercé plus de 8 ans en éducation prioritaire. Le rectorat, que vous avez réussi à contacter, vous demande d’en fournir la preuve en rédigeant un recours, alors que c’est lui qui vous y a affecté…!!

La liste de ces aberrations est interminable. Des milliers de collègues sont confrontés à des situations similaires qui concernent directement leur rémunération alors que le point d’indice n’est toujours pas augmenté.

Alors, n’hésitez pas, contactez le SNFOLC.

Plus que jamais il est nécessaire de se défendre

Avec un tel dispositif ministériel et rectoral, seul, vous aurez les plus grandes difficultés à valoir vos droits. Quand les LDG vous imposent de connaître les textes réglementaires, les rouages des procédures jusqu’à la dernière circulaire parue et vous contraignent à un recours en bonne et due forme alors que vous n’êtes pas spécialiste, comment obtenir gain de cause ?

Avec les LDG, un collègue non syndiqué n’est plus informé du calendrier des opérations qui concernent sa carrière. Pour ne pas rester seuls et formuler un recours sans connaître leurs interlocuteurs ni les raisons du refus de leur demande, beaucoup de collègues, après de nombreuses démarches infructueuses, se tournent vers le SNFOLC, qui leur permet enfin d’être aidés et conseillés dans leurs démarches. Seuls, ils ne peuvent mobiliser les connaissances et l’expertise des militants FO.

 

Le SNFOLC est représentatif pour tous les personnels du second degré (CPE, P.EPS, certifiés, agrégés, PEGC, Chaires supérieures, PSYen) dans toute les académies. Le SNFOLC intervient à tous les niveaux pour faire valoir les droits de ses adhérents. En adhérant au SNFOLC, vous mandatez le syndicat pour assurer la défense de vos intérêts matériels et moraux.

 

Ne restez pas isolé(e). Confiez votre dossier au SNFOLC qui saura faire respecter vos droits.

Jauges, autotests réalisés par les enseignants, hybridation : à rebours des revendications des personnels

Il faut des moyens pour faire fonctionner les établissements ! Annulation des 1 800 suppressions de postes prévus pour septembre 2021 ! Le ministre est à rebours des revendications des personnels ! 

 

Le ministre maintient les suppressions de postes qui engendrent les conditions de travail insupportables

Ni le Premier ministre, ni J-M Blanquer n’ont annoncé le 22 avril de moyens supplémentaires pour la reprise, et la rentrée 2021 mais… ils confient la surveillance de la pandémie aux enseignants qui devraient superviser les autotests des lycéens, ils seraient même formés dès la semaine du 26 avril !

Pour le SNFOLC, le gouvernement doit embaucher des personnels qualifiés pour les réaliser en toute sécurité. Ce n’est pas la mission des enseignants y compris dans une « salle dédiée ». Pour les personnels, les difficultés rencontrées avant le confinement sont démultipliées. Manque de moyens, manque d’enseignants, de remplaçants, manque d’AED, d’AESH : le « chacun se débrouille avec les moyens du bord », cet état d’exception qui s’inscrit dans l’état d’urgence devenu permanent, devient la règle de fonctionnement.

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, le ministre doit créer les moyens d’assurer les remplacements et prolonger sine die les contrats des enseignants contractuels et AED recrutés en janvier. De la même façon, tous les recrutements nouveaux doivent se faire sans limitation de durée. Le ministre du budget annonce qu’il va verser aux entreprises 10 milliards en avril, mais pas un centime de plus pour l’Éducation nationale !

 

L’école à distance, ce n’est pas l’école

Les « bonnes pratiques numériques » se substituent au droit à l’égal accès des élèves à l’instruction et au statut des personnels.

Dans une nouvelle fiche sur le numérique, le ministre exige des chefs d’établissements qu’ils demandent aux enseignants « de répartir et d’alterner les cours en visioconférence et les temps de travail en autonomie », aux professeurs principaux qu’ils « coordonnent l’emploi du temps de la semaine pour chaque classe ». Ces derniers devraient définir les emplois du temps de leurs propres collègues en faisant fi des obligations réglementaires de service.

Quant aux enseignements eux-mêmes, les cours en visio-conférence sont imposés à tous les niveaux. La prime de 150 € devraient faire accepter cette profonde déréglementation. Force est de constater que toutes ces mesures sont Grenelle-compatibles : selon J-M Blanquer, le professeur du XXIème siècle s’inscrit dans l’enseignement par internet. Exit les horaires disciplinaires nationaux : l’école à la carte se met en place dans le cadre de la pénurie de moyens. Et cela sans fin puisque les mesures annoncées devraient se prolonger en septembre.

Les personnels, à qui le ministre demande d’assumer ses décisions, sont livrés à eux-mêmes et voient leurs missions se dénaturer, leur temps de travail exploser et leurs conditions de travail se dégrader encore.

Le ministre doit répondre aux revendications que les personnels ont exprimées lors des grèves et mobilisations

Dans ces mobilisations, les personnels ont pointé la responsabilité du ministre.

Dans le Var par exemple, le comité d’organisation inter-établissements, soutenu par les organisations syndicales FNEC FP FO 83 – CGT Educ’action 83 – SNES FSU 83 – SUD Education 83 et la fédération des parents FCPE 83, a adopté une lettre ouverte :

« Monsieur Macron, Monsieur Blanquer,
La meilleure manière de répondre à “l’avenir de nos enfants“, c’est de leur donner les moyens, matériels, humains et sanitaires pour étudier, donc d’alléger les effectifs par classe et de rétablir les classes, les postes supprimés et de créer les recrutements nécessaires. Alors que le budget 2020 était déjà insuffisant, vous avez décidé de rendre 212 millions à Bercy à savoir l’équivalent de 4 200 postes et 2 500 classes de collèges. Commencez par les rétablir et arrêtez l’austérité budgétaire ! »

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, il faut donner aux établissements les moyens de fonctionner, aux enseignants les moyens de faire cours et aux personnels de vie scolaire d’accompagner les élèves. Ils doivent annuler les fermetures de postes et de classes prévues pour septembre 2021. Au lieu de cela ils mettent en place des demi-jauges en lycées et en collèges.

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, la question est posée d’une initiative nationale en direction du ministre Blanquer, pour exiger la satisfaction de toutes les revendications.

 

1er Mai à l’appel de FO, CGT, FSU et Solidaires : exprimer les revendications avec l’ensemble des salariés

Au plan national, les confédérations CGT, FO, avec la FSU et Solidaires « appellent toutes les travailleuses et travailleurs à se saisir du 1er mai, partout en France, pour en faire une journée de mobilisation et de manifestation ». Des intersyndicales départementales sont convoquées. Les manifestations sont décidées un peu partout sur la même exigence : des moyens pour les services publics, des postes pour l’Hôpital et l’École publics, retrait de la réforme de l’assurance chômage qui va baisser les indemnités des non titulaires, AED et AESH en fin de contrat d’environ 30 %, maintien des garanties collectives, retrait de l’état d’urgence et son cortège de textes liberticides, arrêt des entraves au droit syndical.

Pour la FNEC FP-FO et le SNFOLC, le ministre doit répondre aux revendications des personnels et leur donner les moyens de travailler avec leurs élèves dans le cadre des horaires et des programmes nationaux !

 

Le SNFOLC appelle à la tenue dès le 26 avril des réunions de personnels sous toutes les formes, à mettre en discussion une initiative nationale, à participer aux manifestations du 1er mai. Ensemble nous manifesterons avec les autres salariés pour exprimer et défendre les revendications qui ne sont pas confinées.