Contre la réforme de l’assurance chômage

Professeurs contractuels, AESH, assistants d’éducation, FO exige l’abandon de la réforme de l’assurance chômage qui entraînera une baisse drastique de vos allocations à partir du 1er juillet.

 

La réforme appliquée depuis 2019 assèche les caisses de l’UNEDIC, l’organisme qui redistribue les cotisations salariales à destination des chômeurs …

Malgré l’hostilité de l’ensemble des confédérations syndicales, la mise en application complète de la réforme Macron de l’assurance chômage sera effective au 1er juillet 2021. La première partie de la réforme en 2019 modifie profondément le financement de l’UNEDIC, l’organisme cogéré par les représentants des salariés et des employeurs en charge de l’assurance chômage. En effet, l’article 54 de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a baissé les contributions salariales d’assurance chômage au 1er janvier 2019. Conséquence : en même temps que le « coût total employeur » diminue (une belle économie pour les employeurs), il y a d’autant moins de cotisations qui abondent les caisses de l’UNEDIC.

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Réforme du lycée : quel avenir pour les profs principaux?

Au Conseil Supérieur de l’Education, le projet de décret créant cette nouvelle mission avait été rejeté par FO qui avait dénoncé la création d’un professeur principal low cost. Mais on ne savait pas encore à quelle indemnité donnerait droit cette nouvelle mission. Cela avait suscité un tollé général de toutes les organisations syndicales, en dehors du SGEN-CFDT qui se réjouissait de davantage de souplesse.

L’arnaque se confirme, ce que tous ont bien été obligés de reconnaître. La part modulable de l’ISOE pour les professeurs principaux de Première et de Terminale stagnerait à 906,24 € tandis que le PRE gagnerait la moitié, soit 453,12 € !

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Le bac 2021 suscite la colère de toutes et tous !

Dans les lycées, les professeurs sont sous pression. Celle de vouloir tout mettre en oeuvre pour faire réussir leurs élèves, celle venant des élèves et des parents, inquiets à cause des conditions incertaines d’organisation des épreuves. Ils sont placés dans une situation impossible : instruire leurs élèves, préparer les Premières et les Terminales aux épreuves nationales (grand oral, philosophie et EAF) sans pouvoir assurer les cours à la totalité des élèves. Ils sont amenés à faire des choix d’organisation interne qui de toute façon ne sont pas satisfaisants.

Avec comme conséquences : des tensions au sein des établissements, l’épuisement professionnel, le sentiment de ne pouvoir faire correctement leur travail, la culpabilisation de ne pas pouvoir préparer correctement les élèves dans le mois qui leur reste. Le remplacement de la quasi totalité des épreuves terminales par le contrôle continu y participe. Les élèves et les enseignants sont toujours entre deux évaluations dont le poids devient disproportionné. Ces difficultés sont accrues par l’alternance de moitié de classe.

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Communiqué du SNFOLC 35 contre les violences policières

Rennes, le 11.05.2021

Hier, lundi 10 mai, suite à l’appel national d’organisations lycéennes, des élèves de différents établissements rennais se sont mobilisés : lycée Descartes, Victor Hélène Basch, Charles Tillon, Bréquigny… Etablissements bloqués, dans un esprit serein mais déterminé. Des enseignants sur place ont pu montrer leur soutien. Un départ en manifestation a eu lieu par la suite dans les rues de Rennes.

Dans deux de ces établissements, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les lycéennes et les lycéens. Au lycée Bréquigny, un lycéen a été mis au sol puis a reçu un coup de matraque.

Le SNFOLC 35 condamne fermement la présence des forces de l’ordre aux portes des établissements scolaires. Les violences policières sont inacceptables. Elles sont bien la preuve de la nature du dialogue imposé par notre Ministre depuis le début de ses réformes.

 

« Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation », affirme l’article 1 de l’Ecole de la Confiance. Quelle confiance, quand les lycéennes et les lycéens prennent des coups de matraque lorsqu’ils exercent leur liberté d’expression et leur droit à s’organiser ? Quelle confiance quand le Ministre de l’Education vide son budget (400 millions d’euros !) pour le rendre à Bercy, alors que partout il faut créer des postes pour permettre aux élèves d’assister à tous les cours en présentiel ? Quelle confiance quand le Ministre supprime 1 800 postes alors que 43 000 élèves supplémentaires feront leur entrée dans le secondaire l’an prochain ? Quelle confiance quand on sait que Parcoursup est une machine implacable de tri social ?

Les blocages des lycées sont la conséquence de l’incurie du Ministre de l’Education nationale : des réformes nocives, destructrices, et une gestion de la crise à moindre coût, au péril de la santé des personnels, des élèves, et de l’avenir de ceux-ci.

Le SNFOLC 35 s’adresse publiquement au ministre pour exiger que cessent les violences policières et la répression contre les lycéennes et les lycéens.

Nous demandons l’abrogation des réformes Blanquer.

Nous revendiquons l’annulation de la suppression des 1 800 postes pour la rentrée prochaine, le recrutement de personnels (enseignants, AED, AESH, CPE, Psy-En EDO, personnels médico-sociaux…) à hauteur des besoins, le réemploi de tous les contractuels, l’allègement des effectifs.

 

Le SNFOLC 35

Pour que vive la Commune des 365 Premier Mai !

Nous évoquions naguère l’actualité de la Commune de Paris, et les perspectives qu’elle nous ouvre encore aujourd’hui. Au risque de retomber dans la jubilation commémorative, appelons sans retenue à l’année des premier mai sans fin.

Parce qu’en ces temps de pandémie, où un organisme à peine vivant sert d’alibi à toutes les régressions sociales, il est plus qu’urgent de retrouver les chemins de la revendication. Parce qu’en ces temps difficiles, où la liberté de s’opposer à l’austérité est violemment menacée, il importe que toutes les femmes et les hommes libres que sont les militants Force ouvrière fassent entendre leur voix.

Car la violence de classe est rien moins qu’un simple ressenti. A preuve, le licenciement ignominieux de notre camarade Luc Perrot, de Pôle emploi. Ce camarade , militant FO infatigable a été licencié par la direction régionale Bretagne de Pôle emploi avec des allégations qui cachent à peine  la volonté de nuire à FO et au syndicalisme indépendant en général. Cerise sur le gâteau, Véronique Descacq, ancienne secrétaire confédérale CFDT, devient au premier mai directrice de la DIRECCTE Bretagne. Pour invalider cette décision ? Les paris sont ouverts !

A preuve encore, le saccage, dans la nuit du 26 au 27 avril 2021, des locaux de l’Union départementale FO du Puy de Dôme, dont tous les bureaux ont subi d’importantes dégradations et dont le matériel informatique a été vandalisé.

A preuve enfin, les intimidations sur notre camarade Yannick Farré, délégué syndical FO chez FIBRE EXCELLENCE à Tarascon. Initialement convoqué pour une sanction disciplinaire supérieure à un avertissement, il y échappe grâce à la mobilisation de ses collègues et camarades.

Alors, pas plus le premier mai 2021 que le premier mai 1886, où une grève générale en faveur de la limitation de la journée de travail à huit heures est lancée, nous ne devons nous taire. Souvenons-nous en outre que, dans le droit fil de cette grève, la répression d’une manifestation d’ouvriers de chez Mac Cormick avait fait trois morts le 3 mai 1886 , et n’oublions jamais, toujours dans le cadre de ce mouvement, la condamnation à mort de cinq participants à la manifestation de Haymarket Square à Chicago (4 mai 1886) pour un crime dont ils furent par la suite reconnus innocents.

Dans ce contexte d’offensive contre les acquis sociaux, rien n’est plus important que de reconstituer un rapport de forces qui soit en notre faveur. Il en va de l’avenir d’une École qui instruise, d’une République sociale qui fasse des égaux. Si nous voulons vraiment que l’indemnisation des chômeurs ne soit plus ravalée au rang de vague souvenir, si nous refusons la casse des retraites par répartition, l’autonomie d’établissements scolaires autoévalués, retrouvons-nous dans l’unité syndicale le samedi premier mai à 10h30 devant l’École des Hautes études de santé publique près de l’Université Rennes 2.

Et dès le 3 mai, lançons des Heures d’Information Syndicales pour discuter de la situation dans notre secteur et décider des suites de la mobilisation, toutes catégories de personnels confondues.

Discutons sans tabous, : la grève interprofessionnelle ne saurait être écartée de nos moyens d’action au prétexte- bien mince en vérité- que des échéances électorales pointent le bout de leur nez et que là, on verra ce qu’on verra…

Pensons plutôt à nos 365 premier mai, notre Commune et notre temps des cerises. A bientôt dans la rue !

 

RESISTER, REVENDIQUER, RECONQUERIR !