Défense des diplômes, postes, salaires, statuts !

Diplômes, postes, salaires, statuts sont dans le collimateur du ministre. Les personnels ne désarment pas.

LA MOBILISATION AMORCÉE PAR LA GRÈVE DU 26 JANVIER SE POURSUIT

Au collège Evariste Galois à Nanterre (92), qui subit la baisse de 20,3 h dans la DHG, les personnels étaient de nouveau en grève à la reprise, suite à plusieurs jours de grève avant les vacances. Le SNFOLC était présent à l’audience avec l’IA-DASEN le 9 mars. Au collège René Caillet de Saintes (17), suite à l’heure d’information syndicale FO, la DHG a été rejetée au CA, tout comme dans des centaines d’établissements.

Les propositions des IA-DSDEN, celles des recteurs, sont elles aussi rejetées. Les personnels avec la plupart du temps leurs organisations syndicales adoptent des motions qui demandent « de créer des postes de titulaires, […] pour diminuer les effectifs » et « d’abroger les réformes » et « retirer les projets de réforme qui dégradent les conditions de travail ». Dans les académies de Bordeaux et Montpellier, des rassemblements ont été décidés pour le 10 mars en direction des responsables académiques.

Partout, le SNFOLC est à l’initiative pour réunir les personnels et les aider à défendre leurs revendications.

SALAIRES ET MISSIONS : AUCUNE CAUTION DONNÉE AU GRENELLE

Les personnels demandent l’augmentation du point d’indice tout de suite et sans contrepartie !

« C’est au mois de mars qu’on va pouvoir préciser certaines choses. Il y a des augmentations qui ont déjà eu lieu comme la prime informatique mais aussi la prime d’attractivité pour les enseignants jeunes qu’ils verront à partir de mai » a déclaré dans les media, le ministre J-M Blanquer le 2 mars. Mais la prime informatique ne représente que 12,50 euros par mois, soit même pas un abonnement internet et de nombreux personnels en sont exclus ( comme les CPE et les professeurs documentalistes).

Quant aux enseignants jeunes, la prime ne sera que de 100 euros mensuels dégressifs ne comptant pas pour la retraite, à l’inverse des 183 euros d’augmentation indiciaire arrachés par les soignants à l’été 2020. Aucune organisation syndicale n’a voté pour ce décret lors du comité technique ministériel, le 25 février.

Le ministre garde le cap de son Grenelle, comprenant le gel du point d’indice ad vitam et la dissolution des missions devant s’appliquer au « professeur du XXIème siècle », professeur « mixte », selon le terme utilisé à plusieurs reprises dans les synthèses du Grenelle, soit un enseignant à cheval sur plusieurs missions (enseignement, direction et premier degré). Les mesures contenues par le Grenelle s’inscrivent pleinement dans les déclarations du ministre B. Le Maire, ministre de l’économie, le 2 mars au sénat : « les réformes structurelles doivent […] permettre d’assurer le remboursement de notre dette ».

BACCALAURÉAT 2021 : DES ÉCONOMIES SUBSTANTIELLES

Bac 2021 : 4,5 heures d’examen terminal en juin, et des économies substantielles. Le COVID a bon dos !

L’épreuve de philosophie et le « grand oral » de J-M Blanquer représentent ce qu’il reste d’épreuves terminales du baccalauréat 2021. Le reste étant passé en contrôle continu, le ministre économise cette année 1,5 milliards d’euros habituellement dépensés au titre de l’organisation des épreuves et des coûts de correction (170 000 correcteurs sont mobilisés habituellement pour un coût de 80 euros/élève). Comment ne pas y voir en plus de la destruction du premier grade universitaire, une mesure d’aubaine avec une économie budgétaire plus que conséquente ?

AESH ET AED : UNE PRÉCARITÉ QUI NE CESSE DE PROGRESSER

Salaires très bas, soumission au contrat, missions « souples », chantage au non-réemploi, absence de perspective, contrats parfois très courts pour les AED et PIAL pour les AESH, ces personnels n’en peuvent plus de leur précarité. Ils s’organisent avec les autres personnels et avec le soutien de leurs syndicats pour obtenir un vrai statut protecteur et un vrai salaire. Ils ont participé à de nombreuses grèves, notamment le 10 novembre et 26 janvier. Les PIAL, au moyen des accompagnements mutualisés, font que là où un AESH était nécessaire pour suivre un élève, le même AESH peut maintenant en suivre trois en même temps.

L’affectation en PIAL contraint les AESH à devoir changer d’affectation au jour le jour, à voir leur emploi du temps modifié sans cesse, au détriment de plus de la qualité de l’accompagnement des enfants. La « souplesse » est le maître mot de la politique RH que le ministre voudrait élargir aux enseignants afin de réaliser des économies structurelles. Exit le carcan que représentent les règles nationales statutaires, il faudrait se soumettre aux exigences locales toujours plus fortes. Les personnels disent non au ministre et poursuivent leur mobilisation. La FNEC FP-FO les soutient totalement.

LE REFUS DE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE NE FAIT QUE CROÎTRE

Pour le gouvernement, il faut poursuivre et aggraver la casse de l’École de la République, en finir avec les Statuts et tous freins aux économies budgétaires : tout doit y passer, baccalauréat, disciplines nationales, postes, statuts, augmentations de salaires. Mais aux antipodes de la politique gouvernementale se dresse le refus qu’ont exprimé les grévistes le 26 janvier, les manifestations, les délégations de personnels à tous les niveaux qui se multiplient.

C’est maintenant qu’il faut agir ! Le SNFOLC soutient les rassemblements et toutes les initiative à tous les niveaux et appelle à poursuivre les HIS, les AG, les prises de position en défense du baccalauréat, des postes, des statuts, de la liberté syndicale.

 

Bac 2021 : généralisation du contrôle continu

Dans de nombreux lycées, les professeurs prennent position contre la réforme du lycée et du baccalauréat dans la continuité du refus massif des épreuves E3C. Ils adoptent des motions pour dire : rétablissement du BAC national avec ses épreuves terminales, anonymes et ponctuelles. Au prétexte du Covid, une nouvelle décision unilatérale du ministre envoyée le 21 janvier au soir sur les boîtes professionnelles des professeurs. Il se sert de l’ordonnance du 24 décembre 2020 qui l’autorise à changer quand il veut, comme il veut les épreuves des examens et concours. Il annonce le remplacement des épreuves de spécialités, en contrôle continu, comme il l’a déjà fait pour les E3C. Au moment où Parcoursup, outil de tri social, vient d’ouvrir, qui peut penser que les notes de contrôle continu vont valoir la même chose d’un établissement à l’autre ? On voudrait décourager les lycéens de s’inscrire dans l’enseignement post baccalauréat, avec ses universités fermées y compris pour le second semestre 2021 (déclaration d’Emmanuel Macron le 21 janvier à Saclay), qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Le contrôle continu : un vecteur d’inégalités

Que vaut le contrôle continu du lycée X en comparaison du lycée Y, comment vont faire les enseignants encore livrés aux pressions, à la concurrence entre établissements, entre disciplines ? Comment noter en contrôle continu alors que 70% des lycéens n’ont que la moitié de leur cours ?
 
Le ministre passe outre la revendication des personnels pour de vraies épreuves en juin, car ce serait pour le ministre, y compris dans le cadre de ses réformes, rétablir des épreuves du baccalauréat terminales, nationales et anonymes. Sa feuille de route, c’est la destruction de l’enseignement et des diplômes reconnus dans les conventions collectives. C’est l’atomisation de l’enseignement, établissement par établissement. Il préfère dénaturer de façon permanente le baccalauréat et conduire les professeurs et les élèves vers un baccalauréat local.

La fin de l’égalité devant l’examen

« Dans la mise en oeuvre du contrôle continu qui remplacera l’évaluation des épreuves terminales de spécialité, toute l’institution établira un cadre robuste » avec dit-il, « des jalons précis », une « exigence dans la constitution des moyennes » une « réflexion collégiale sur l’évaluation au sein des équipes pédagogiques et dans les différentes instances (conseil pédagogique, équipes de direction), procédures d’harmonisation ». Tout le monde fait ce qu’il peut quand il veut ! Ce n’est pas l’égalité devant l’examen terminal.

Nos revendications

Dans un récent communiqué, les organisations syndicales SNES-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SUD Education et SNALC ont réaffirmé « leur attachement aux épreuves terminales, nationales, ponctuelles et anonymes, garantes de la valeur nationale du diplôme et de l’égalité des candidats face à l’examen. » (…) « Elles demandent leur rétablissement dès cette année et l’abandon du contrôle continu. »
 
Pour le SNFOLC 35, il y a des mesures immédiates que depuis des mois, le ministre Blanquer pouvaient prendre : le dédoublement des cours, le recrutement de centaines d’enseignants, en prenant toutes les listes complémentaires. Il devait dans cette période inédite, renoncer, dès la rentrée de septembre, aux spécialités de la réforme des lycées pour donner toutes les heures d’enseignement, rétablir l’ante, renoncer à ces nouvelles épreuves.
 
Le SNFOLC 35 et sa fédération, la FNEC FP-FO invite les personnels, à se réunir massivement pour dire NON. Le SNFOLC 35 appelle à l’amplification des assemblées générales, des réunions syndicales pour faire valoir les revendications.
 
Face à ces annonces du ministre, exigeons :
 
  • Rétablissement du cadre national du baccalauréat avec ses épreuves terminales, nationales, anonymes et ponctuelles. Le baccalauréat ne se négocie pas établissement par établissement !
  • Abrogation de la réforme du baccalauréat et du lycée, abandon de Parcoursup !
  • Recrutement massif de professeurs tout de suite, aucune suppression de postes à la rentrée
Nous sommes professeurs, notre place est d’instruire. Le droit à l’instruction, le droit aux études ne doivent pas être bradés !

Le « Grenelle » de l’Education ou l’entre-soi des benêts

Le ministère de l’Education nationale a publié la synthèse des « ateliers du Grenelle de l’Education ». FO a considéré dès le départ que le cadre fixé par le ministre dans ces ateliers (tables rondes d’« experts » auto-proclamés, présence de la « société civile »…) ne permettait pas de représenter les personnels dans des conditions acceptables. C’est pourquoi la FO a décidé de ne pas participer à cette mascarade. D’autres organisations (CGT et FSU) sont arrivées à la même conclusion et ont quitté les ateliers du Grenelle.
 

Ce que dit la novlangue du « Grenelle » lors de l’atelier « écoute et proximité »

« Rendre visibles la gestion des ressources humaines et interlocuteurs à travers […] une digitalisation des process pour rendre le conseil RH accessible » et « Créer un écosystème RH en impliquant tous les niveaux hiérarchiques et les acteurs de la RH de proximité ». 

« Créer un Observatoire national de la qualité de vie au travail pour les personnels de l’éducation qui mènerait des enquêtes régulières et qui serait force de proposition. ». 

« Passer des conventions avec des mutuelles de santé afin qu’elles apportent leur aide en cas de besoin, notamment pour un suivi médical ou psychologique. »

« Professionnaliser l’accompagnement RH des personnels. Cette professionnalisation pourra s’appuyer sur les bonnes pratiques issues d’autres mondes professionnels. Il s’agit d’informer les personnels, de les accompagner dans leurs projets professionnels (en menant des entretiens individuels, en réalisant des bilans professionnels et de compétences, en s’appuyant sur des ateliers d’échange collectifs, en développant des campagnes d’information sur la mobilité, en promouvant des dispositifs de «vis ma vie» dans d’autres univers professionnels. »

Ce que cela signifie :
 
Il s’agit de mettre en place la RH de proximité et un management comme dans le privé, comprenant la possibilité de quitter (ou de le perdre ?) son poste. Il s’agit là de l’application de la loi Darmanin-Dussopt 2019. L’observatoire national de la qualité de vie au travail serait un ersatz de CHSCT à la botte de la politique ministérielle, les CHSCT étant supprimés par la loi Darmanin-Dussopt 2019. L’enseignant devrait aussi consacrer une partie de son temps à des projets citoyens notamment. Quid de la neutralité statutaire du Fonctionnaire ?

Ce que dit la novlangue du « Grenelle » lors de l’atelier « collectifs pédagogiques » 

« Travailler ensemble autour d’objectifs collectifs partagés en inter-degré et en interdisciplinarité, en collaborant avec différents acteurs permet de consolider les acquis sur le temps de scolarité des élèves et au-delà. »
 
« Les temps collectifs peuvent découler d’une organisation scolaire de l’établissement, notamment au collège en instituant des heures bleues (créneaux horaires où les enseignants, ou une partie d’entre eux n’ont pas cours) et en s’emparant des journées ou semaines banalisées ou à thèmes qui permettent de libérer une partie des enseignants qui consacreront ce temps à un travail collectif. Des équipes de remplacement peuvent également être mises en place. »
 
« Une transformation managériale reposant sur la confiance, la responsabilisation des acteurs, la concertation, le diagnostic partagé et une coopération dynamique reste à promouvoir. »
Ce que cela signifie :
 
L’accent est mis sur la coopération, c’est à dire à l’obéissance vis-à-vis du collectif pédagogique, piloté par la hiérarchie elle-même et au moyen de temps banalisé. Les enseignants devraient oublier leur liberté pédagogique individuelle, leur discipline, les programmes nationaux et se soumettre aux injonctions du collectif pédagogique dans lequel on retrouve des parents, des élèves, des collectivités des associations etc … dans ce cadre, chacun deviendrait bon à tout faire. Exit définitif le cadre national de l’École et les statuts particuliers…

Ce que dit la novlangue du « Grenelle » lors de l’atelier « gouvernance » 

« Permettre aux enseignants d’avoir des décharges et/ou IMP (indemnité de mission particulière) incluses dans le service pour participation à la gouvernance dans le premier et dans le second degré. Les missions seraient définies en fonction des besoins locaux par les chefs d’établissement ou directeurs et les équipes avec une lettre de mission et délibération en conseil d’administration ou conseil d’école. »
Ce que cela signifie : 
 
Les enseignants des lycées et collèges seraient « mixtes » au moyen d’IMP en échange de missions de direction dans le premier degré. Autrement dit, un enseignant du 2nd degré devra être en mesure de faire un remplacement dans une école du 1er degré…

Ce que dit la novlangue du « Grenelle » lors de l’atelier « autonomie » 

« Il est également demandé le maintien du calendrier annoncé du schéma d’évaluation quinquennale des établissements scolaires : évaluation et autoévaluation seront en effet des moteurs essentiels de l’autonomie et du projet ».
 
« C’est pourquoi plusieurs membres de l’atelier ont appelé de leurs voeux la possibilité d’un recrutement hors mouvement dans la limite de 25 % des postes par le chef d’établissement pour les établissements en éducation prioritaire (Rep+) ».
 
« Dans l’idée de valoriser les enseignants exerçant des responsabilités et voulant les exercer dans leur établissement, il a été demandé d’expertiser l’idée qu’un professeur principal puisse devenir principal adjoint dans le même collège comme faisant fonction (en Education prioritaire et préalablement au mouvement) ».
 
« Le temps de travail collectif de l’enseignant a besoin d’être précisé pour se développer. D’où la proposition d’intégrer dans les obligations réglementaires de service un temps de travail en équipe : en plus de l’horaire obligatoire devant élèves ».
 
« il est proposé d’organiser une pré-rentrée de deux journées dont l’une sera consacrée au Plan stratégique d’établissement et au Plan annuel et collectif d’action 2021-2022 ».
Ce que cela signifie :
 
L’autonomie serait élargie à tous les aspects du fonctionnement de l’établissement, y compris pédagogique et les obligations réglementaires de service. C’est la logique des ordonnances Macron et de l’inversion de la hiérarchie des normes. Cela comprend le recrutement local des enseignants jusqu’à 25 % contradictoirement au droit à mutation et l’ajout à salaire constant d’heures hebdomadaires de concertation. Le décret Hamon 2014 serait ainsi précisé et aggravé, dans le cadre des 1607 heures annuelles. Rappel : FO, CGT et SUD sont les seules organisations syndicales à avoir voter contre le décret Hamon.
Toutes ces dispositifs s’articulent dans un seul but : atomiser le statut national et avancer de manière décisive vers un management local de type privé. Face à toutes ces attaques, alors que le ministre et le gouvernement utilisent largement la crise sanitaire pour tenter d’étouffer les revendications, les personnels se sont dressés le 26 janvier et le 4 février par milliers.
 
FO appelle maintenant à poursuivre la mobilisation, à amplifier ce regroupement en participant largement aux réunions syndicales et organiser ensemble toutes les initiatives pour faire valoir nos revendications :
 
  • Non au Grenelle et aux contre-réformes destructrices du ministre Blanquer, pour la défense de notre statut national garant de l’égalité de traitement de nos élèves !
  • Pour les créations immédiates des postes nécessaires !
  • Pour l’augmentation des salaires : ouverture de négociations pour l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice ; 183 € net mensuel d’augmentation indiciaire pour tous immédiatement comme les personnels hospitaliers et sans contrepartie !

Le ministère fait des économies

Gel du point d’indice, carrières freinées par le PPCR (que FO n’a pas signé), régimes indemnitaires déplorables, les personnels de l’Education nationale sont paupérisés depuis près de 20 ans. Suppressions de postes massives, attaques contre les statuts, fusions et mutualisations, explosion de la contractualisation dans notre ministère et donc de la précarité, les personnels de l’Éducation nationale subissent des réformes qui dégradent considérablement leurs conditions de travail depuis près de 20 ans.
 
Le ministre a prétendu répondre aux revendications des personnels en promettant des « revalorisations significatives » des carrières et des régimes indemnitaires. Le Grenelle du ministre Blanquer ne peut susciter que colère et indignation. La « revalorisation » proposée est perçue comme une provocation. Seule une minorité d’enseignants est concernée. Rien pour les autres catégories de personnels ! Inacceptable ! Le SNFOLC 35, avec sa fédération la FNEC-FP-FO, réaffirme sa revendication : ouverture de négociations pour l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice et augmentation indiciaire de 183 € nets mensuel pour tous immédiatement comme les personnels hospitaliers et sans contrepartie.
 
Un arrêté du 22 janvier publié au Journal officiel indique que l’Éducation nationale a rendu à Bercy plus de 212 millions d’euros non utilisés sur le budget prévu pour l’année 2020 au titre du BOP 214 (personnels de l’administration centrale, des établissements publics et des services académiques). En 2018 déjà, le ministère avait rendu 92 millions !
 
Dans un contexte d’austérité qui dure depuis des années, nous imaginons tous le nombre de postes qui auraient pu être recréés ; nous imaginons tous les revalorisations salariales effectives qui auraient pu être mises en oeuvre. Le SNFOLC 35 rappelle que, dans la même logique, le ministère de l’Education nationale n’a versé que 42 % de l’enveloppe prévue pour la prime Covid à ses agents, tous personnels confondus !
 
Des économies faites sur le dos des personnels qui oeuvrent sans compter pour le fonctionnement et le maintien du service public au service des usagers ! Des agents épuisés par ce manque de reconnaissance ressenti comme un réel mépris. Le ministre Blanquer enchaîne les provocations à l’égard des personnels. Monsieur le ministre, enseignants, administratifs, techniques, assistants sociaux, infirmiers, les agents du Service public de l’Éducation nationale ne mendient pas votre charité et ne supportent plus de voir leur pouvoir d’achat massacré !
Le SNFOLC 35 revendique :
  • Augmentation générale des salaires par le déblocage de la valeur du point d’indice ;
  • Ouverture de négociations salariales afin d’obtenir le rattrapage de la perte de pouvoir d’achat depuis 2000 (20,6%). Dans l’attente 49 points d’indice, soit 183€ net mensuels, au même titre que les personnels hospitaliers et sans contrepartie ;
  • La prime COVID pour tous et sans distinction ;
  • La création des postes nécessaires ;
  • La titularisation de tous les personnels non titulaires ;
  • L’abandon de la réforme territoriale et de toutes réorganisation / mutualisation de service et d’établissement ;
  • Une véritable médecine de prévention qui protège tous les personnels ;
  • Le respect des libertés d’expression et de réunion.

AESH : avez-vous signé votre avenant pour bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG ?

Le ministre a annoncé le rétablissement et la mise en paiement avec effet rétroactif de l’indemnité compensatoire à la hausse de la CSG stoppée scandaleusement en juillet 2018.

FO invite les AESH recrutés avant le 1er janvier 2018 à remplir le tableau ci-dessous afin :

  • d’aider à la vérification des avenants à signer pour recevoir l’indemnité compensatrice CSG.
  • d’intervenir auprès du rectorat en cas de non-paiement ou du paiement incomplet de l’indemnité.

 

Téléchargez, complétez et renvoyez-nous par mail la fiche de suivi ci-dessous afin que nous puissions vous aider à bénéficier de l’indemnité compensatrice CSG.