PsyEN : NON à la mise sous tutelle ! Grève et mobilisation pour les revendications le 10 juin

La FNEC FP-FO apporte son soutien plein et total à la mobilisation engagée par les psychologues dans l’Education nationale et au-delà. La FNEC FP-FO appelle les PsyEN à faire grève le 10 juin, et à rejoindre les différents rassemblements, dont celui devant le ministère de la Santé à 13h30.

Blanquer et le gouvernement veulent empêcher les PsyEN de faire leur métier auprès des élèves et des familles

 

Pour l’abrogation de l’article 6 de la loi Molac

Le conseil constitutionnel a été saisi à propos de la loi Molac relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion.

Il a notamment déclaré anticonstitutionnel l’article 4 qui permettait la mise en place d’un « enseignement immersif en langue régionale, sans préjudice de l’objectif d’une bonne connaissance de la langue française », ce dont se félicite la FNEC FP-FO.

 

Si la FNEC FP-FO ne s’est jamais opposée à l’enseignement d’une langue régionale au sein des écoles ou des établissements, l’article 4 ouvrait la porte à un enseignement principal, voire exclusif dans les langues régionales, portant ainsi atteinte au principe d’indivisibilité de la République Française, en mettant ces langues régionales sur le même plan que le Français, la langue de la République.

Par contre, le conseil constitutionnel a validé l’article 6 qui indique

« La participation financière à la scolarisation des enfants dans les établissements privés du premier degré sous contrat d’association dispensant un enseignement de langue régionale au sens du 2° de l’article L.312-10 fait l’objet d’un accord entre la commune de résidence et l’établissement d’enseignement situé sur le territoire d’une autre commune, à la condition que la commune de résidence ne dispose pas d’école dispensant un enseignement de langue régionale. »

Alors que la loi Blanquer pour une école de la confiance avait ouvert la possibilité pour les communes de verser de manière volontaire une participation financière aux établissements privés dispensant un enseignement en langue régionale, l’article 6 de la loi Molac va plus loin en supprimant le caractère volontaire de ce financement !

 

La loi Molac est donc en train d’organiser un nouveau détournement de fonds publics au bénéfice de l’école privée, ce qui, pour la FNEC FP-FO est inacceptable !

La FNEC FP-FO revendique ainsi l’abrogation de l’article 6 de la loi Molac.

La FNEC FP-FO rappelle les termes de la résolution du dernier Congrès fédéral de Clermont-Ferrand (octobre 2019) : « Le Congrès rappelle la revendication constante des partisans de la laïcité et du serment de Vincennes de 1960: les fonds publics doivent être réservés à la seule école publique. En ce sens, le congrès rappelle la position constante de la CGT-FO d’exigence de l’abrogation de la loi Debré – Guermeur de 1959 et toutes les lois anti-laïques. »

Grève du 3 juin : la mobilisation AESH s’amplifie !

Plus de 1 500 à Paris, 250 à Marseille, 250 à Lyon, 300 à Toulouse, 60 à Rennes, 250 au Mans, 200 à Lille, 40 à Evreux, 50 à Tours, 150 à Montpellier, 40 à Angers, 100 au Puy-en-Velay, 150 à Clermont, 30 à Bourg-en-Bresse 120 à Calais, 100 à Saint-Etienne, 100 à Carcassonne, 100 à Grenoble, 100 à Laval, 100 à Saint-Denis (Réunion)…

Dans l’unité avec leurs organisations syndicales, avec les enseignants et les parents d’élèves, les AESH ont exprimé leur colère et scandé leurs revendications, à commencer par un vrai statut, un vrai salaire.

Depuis des semaines, FO est à l’initiative des réunions syndicales pour regrouper les AESH, les informer de leurs droits et réaffirmer ou lister les revendications. La mobilisation se développe et la colère s’approfondit face à un ministre qui refuse de répondre à leurs revendications.

Le 3 juin des AG nombreuses se sont tenues à Grenoble, Mont-de-Marsan, Angers, Guéret pour élaborer le cahier de revendications et discuter des moyens de les faire aboutir.

Dans l’AG de Grenoble, 100 personnels présents ont pris position pour une montée à Paris pour s’adresser directement au ministre. C’est aussi ce qui s’est exprimé dans l’AG de Mont-de-Marsan.

Partout s’est exprimée la volonté de poursuivre le rapport de force pour contraindre le ministre à répondre aux revendications.

 

Nous ne lâcherons rien. 115 000 AESH sont employés par le ministère de l’éducation nationale sans statut, avec un salaire de misère.

 

La FNEC FP-FO invite ses syndicats à poursuivre les réunions syndicales pour continuer à construire le rapport de force, dans l’action commune, pour la satisfaction les revendications : l’intégration dans un corps de la Fonction publique ; l’ouverture immédiate de négociations salariales ; le versement des primes informatique, REP et REP+ ; 183€ d’augmentation indiciaire comme les personnels de la Fonction publique hospitalière ; 24h payées comme un temps complet à 100% ; le recrutement de personnels à la hauteur des besoins ; la création de postes et de places dans les établissements spécialisés ITEP, IME ; l’abandon des PIAL !

En Ille-et-Vilaine, le SNFOLC 35, le SNUDI 35 et les autres syndicats départementaux de l’académie, nous appelons à un rassemblement devant le rectorat le mercredi 16 juin à 14h. Une audience avec le Recteur a été demandée : la délégation sera composée de personnels AESH. Rejoignez-nous devant le rectorat pour faire entendre les revendications des AESH !

 

Les infos sur la mobilisation du mercredi 16 juin 2021 : https://www.snfolc35.fr/2021/06/16-juin-2021-rassemblement-aesh-devant-le-rectorat-de-rennes/

Les examens et les diplômes : l’affaire de tous

Après avoir laissé le soin aux lycées d’organiser eux-mêmes tout au long de l’année leur propre protection sanitaire et placé les élèves dans des conditions inégalitaires de préparation face à l’examen, le ministre Blanquer a annoncé en toute désinvolture sa décision de maintenir le grand oral, nouvelle épreuve du baccalauréat à laquelle les lycéens n’ont pu être préparés, et de transformer l’épreuve de philosophie du mois de juin en véritable mascarade (sa note ne comptant pas si elle se trouve inférieure à la moyenne du contrôle continu).

Les décisions du ministre suscitent à juste titre l’inquiétude des lycéens. Elles ont conduit de nombreux professeurs de philosophie à se réunir en assemblées générales (à Bordeaux, Lille, Strasbourg, Grenoble…) pour demander l’annulation du grand oral et, étant donné les conditions imposées, pour cette année 2021, celle de l’épreuve de philosophie.

Les professeurs ont tous le sentiment d’avoir été piégés par le ministre et ils dénoncent tous sa responsabilité : il a délibérément laissé la situation pourrir et placé les élèves dans des conditions inégalitaires; il manifeste le plus grand mépris à l’égard des élèves et des professeurs, en se moquant des conditions de préparation des épreuves, en se moquant ouvertement de l’épreuve de philosophie…

Pour lire la suite :

Aller au contenu PDF

Pétition à signer : stop à la privatisation de l’école (start-up ANDJARO)

ABANDON IMMÉDIAT DE « LA SOLUTION ANDJARO » !

La DSDEN de la Somme (académie d’Amiens), sur demande ministérielle, a décidé de confier à titre expérimental l’organisation du remplacement des professeurs des écoles de ce département à une start-up dénommée « la solution ANDJARO ». Tous les titulaires remplaçants sont concernés pour cette expérimentation qui serait menée du 31 mai au 31 décembre 2021.

Cette logique ouvre la voie à l’externalisation et la privatisation de toutes les missions exercées par les personnels administratifs fonctionnaires d’Etat. Elle s’inscrit dans les mesures du Grenelle de Blanquer. Nous sommes tous concernés ! C’est inacceptable !

Le 26 mai dernier, lors de son bilan du Grenelle, le ministre a déclaré que le problème du remplacement n’était pas lié au manque d’effectifs et aux décisions de suppressions de postes, mais à une « mauvaise gestion ». Ses préconisations : développer le télé-enseignement déréglementé, imposer des heures supplémentaires dans le second degré et affecter les remplaçants par l’envoi de SMS ou de mails automatiques gérés par une start-up privée. Ce sont les conditions de travail des enseignants titulaires remplaçants et les emplois des personnels administratifs qui sont menacés. Cela constitue une attaque sans précédent.

 

Lien pour signer la pétition : http://chng.it/Rs8LSwxyvZ

Ce que veulent les personnels, c’est la création des postes nécessaires pour améliorer leurs conditions de travail ! pas la privatisation de l’école !