Circulaire de rentrée 2021 ou le vade-mecum politique de Blanquer

La circulaire de rentrée voudrait entériner les demi-jauges et l’hybridation des cours

« tous les établissements mettront donc en place un plan de continuité pédagogique sur la base des plans déjà publiés au niveau national, pour assurer la continuité des apprentissages dans l’hypothèse où la circulation particulièrement active du virus ou toute autre situation obligerait à prendre des mesures ciblées (fermeture ponctuelle ou réduction de la jauge des élèves accueillis). Ce plan devra comporter un volet organisationnel, un volet pédagogique et un volet numérique. »

Les professeurs seraient utilisables tout le temps, le ministre profite d’un an et demi de pandémie, alors que tout le monde veut revenir en présentiel. La revendication que Blanquer semble oubliée, la restitution des postes qu’il a supprimé, comme ont été supprimé les lits dans les hôpitaux. Alors, il a bon dos , ce plan de continuité pédagogique qui l’arrange, moins les élèves sont en cours, moins de professeurs sont là. Et cela permet d’imposer le « distanciel » et la « continuité pédagogique » et les 1 800 suppressions de postes. Le ministre joue le distanciel, une année de plus, pour masquer les suppressions réelles de postes. Le distanciel remplacerait les professeurs nommés statutairement. Comme il se refuse à restituer les postes, à ouvrir le recrutement en tant que de besoin, il prévoit dès la rentrée, le distanciel.

Ce n’est pas ce que veulent les personnels, ce n’est pas ce que veulent les lycéens, les collégiens et leurs parents : le SNFOLC, à leurs côtés, veulent des cours, dans des classes, avec leurs professeurs et non pas comme le dit le ministre dans sa circulaire de rentrée « Adapter l’acquisition des premiers mois de l’année scolaire afin de consolider les apprentissages et de tenir compte des retards induits par la crise sanitaire ».

 

Le gouvernement a donné 600 milliards pour les entreprises, et pour l’éducation quelques miettes de salaires et toujours sans augmentation du point d’indice, et rien dans un plan d’ampleur pour le recrutement des professeurs, CPE, administratifs, personnels sociaux et Psy-en.

L’instruction ne se négocie pas, tout comme la santé, on veut des postes et des lits.

Le ministre le dit : « parachever la réforme des lycées »

Elle a bon dos la réforme du lycée validée par certains ou son comité de suivi. Ce que les mobilisations des personnels en cette fin d’année disent, dans toutes les AG, c’est le retrait de la réforme du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup.

Le SNFOLC n’a jamais participé depuis le début à la remise en cause du bac, aux disciplines, au premier grade universitaire et donc au comité de suivi.

Dès le départ, les conclusions de Mathiot validées par Blanquer et son contrôle continu validaient une réforme jupitérienne où le bac ne pouvait plus exister et que la pression contre les professeurs deviendrait force de loi.

Ce que le ministre a ériger, avec deux ans de comité de suivi c’est un bac qui n’est plus un diplôme national, c’est un bac où chaque lycéen est obligé de se vendre dans Parcoursup ; obligé de se vendre pour trouver un master.

Car contrairement à ce que dit le ministre, « Les élèves se sont massivement emparés de la réforme du lycée général et technologique, notamment de la possibilité de choisir des spécialités différentes », ils refusent car ils veulent un avenir.

Le ministre, loin de se caler sur l’instruction, la défense de l’Ecole de la République permettant à tous de réussir choisit ses propres orientations. Il choisit d’agir contre les personnels, et la jeunesse. Alors, plus que jamais, dans la période du bac, de la prérentrée, on se réunit !

 

Un préavis de grève a été déposé pour couvrir toutes les situations.

Réunion d’information AESH : toutes et tous à Paris pour rencontrer le Ministre !

 

Cette décision de monter sur Paris fait suite à une audience avec le recteur le 16 juin dernier, audience demandée par les syndicats Force ouvrière du 1er et du 2nd degrés.

Le recteur a reçu une délégation de 5 AESH accompagné d’un délégué syndical FO. Nous avons fait la liste de toutes les revendications AESH, revendications que nous avions construites lors du stage syndical que nous avions organisé en mars dernier.

Suite à cette audience, avec les AESH présents au rassemblement, nous avons décidé de monter directement à Paris voir le ministre pour qu’il nous entende.

Les syndicats FO du 1er et du 2nd degrés de toute l’académie de Rennes se mobilisent autour de cette action. 

La réunion du 8 septembre aura pour objectif d’organiser la montée sur Paris : comment informer et réunir le maximum de personnels AESH des écoles, collèges et lycées du 35 pour participer à cette action? Quelle date pour cette action? Demander une audience au ministre? Elargir cette mobilisation ? 

 

Autant de questions cruciales dont nous devrons débattre toutes et tous ensemble.

Nous sommes déterminés : nous irons à Paris porter les revendications.

Si vous êtes intéressé(e) pour participer à la réunion du 8 septembre, ou pour monter sur Paris avec nous, contactez-nous !

 

Baccalauréat 2021 : contre la généralisation du contrôle continu !

Les professeurs de Philosophie, de Lettres, les professeurs convoqués au Grand Oral et leurs collègues multiplient les prises de position, les AG, les rassemblements. Nombre d’entre eux étaient présents et manifestaient leur ras le bol face à la mascarade qu’est devenu le baccalauréat et au mépris du ministre. Des centaines de collègues se sont réunis les 16 et 17 juin à Lille, Bordeaux, Grenoble, Montpellier, Périgueux, Paris, par exemple. Les professeurs prennent position pour le rétablissement des épreuves nationales, anonymes, terminales et ponctuelles dans toutes les disciplines dans des déclarations communes, comme en Gironde, en Isère, en Dordogne, à Versailles.

Dans chaque académie, les professeurs adoptent des prises de position adressées au ministre pour dire que la coupe est pleine comme à Dijon, en Guadeloupe. Ils ont raison ! Car tout le monde fait face à une dévaluation de l’examen terminal. Et chacun sait que le contrôle continu, ce sont des pressions continuelles sur les enseignants de la part de tous. Et le baccalauréat, ce n’est pas un diplôme maison, c’est un diplôme reconnu dans les conventions collectives, c’est le premier grade universitaire qui doit permettre d’entrer dans la filière de son choix. Or avec ce système du contrôle continu, Parcoursup prend toute sa puissance d’élimination du lycéen pour l’emmener vers le programme « un jeune, une solution », et des petits boulots mais sans les études choisies.

 

Or, le ministre propose de pérenniser le contrôle continu intégral…

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Contre les violences policières subies par les lycéennes et les lycéens à Bréquigny

Suite aux violences policières qui se sont déroulées aux portes du lycée Bréquigny durant la mobilisation lycéenne, les organisations syndicales FO Lycées Collèges, la CNT, la CGT, Sud Education et le SNES ont demandé une audience au recteur pour exprimer leur désaccord.

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de cette audience, ainsi que le dernier courrier envoyé au recteur, en conclusion de l’audience.

Plus que jamais le SNFOLC 35 condamne la présence des forces de l’ordre devant les établissements scolaires. Jamais la violence n’a été une solution aux revendications !