Le RH de proximité Un « ami » qui vous veut du bien ?

La création des RH de proximité en 2019 fait suite à la mise en place de la loi Darmanin-Dussopt de « Transformation de la Fonction publique » du 6 août 2019, contre laquelle FO s’est battue et dont le syndicat revendique l’abrogation. Elle s’inscrit également dans l’engagement n°6 du Grenelle de l’éducation, « construire un lien direct entre les personnels et les services administratifs ».

Mais qu’en est-il vraiment?

Communiqué des sans-facs de Nanterre

La présidence de l’université de Nanterre veut infliger une défaite politique aux sans-facs : ne pas donner d’inscription pour montrer aux étudiant-e-s qu’il serait inutile de lutter contre la sélection et de défendre ses conditions d’étude !

Depuis le dernier rendez-vous, la Présidence diffuse par le biais de ses chefs de services l’argument comme quoi nous aurions refusé des propositions d’inscriptions. Or, ces propositions d’inscription n’ont jamais existé, la Présidence n’ose même pas les mettre par écrit. Seule une étudiante a reçu un mail pour un ENTRETIEN ne garantissant pas inscription et qui plus est n’est pas dans le niveau d’études ou la filière qu’elle souhaite. Celle-là diffuse ce discours pour présenter les sans-facs comme des irresponsables et justifier ainsi de futures méthodes répressives comme des poursuites judiciaires ou voir une éventuelle intervention policière.

Nous avons besoin de la solidarité des syndicats, organisations, associations, collectifs du monde du travail et de la jeunesse.

 

Si nous avons tenu jusqu’à présent c’est notamment grâce au soutien financier des organisations et des individus qui soutiennent notre combat. Nous avons besoin d’un nouvel élan de solidarité pour mener notre combat jusqu’au bout, car nous devons non seulement tenir l’occupation, numériquement et matériellement, mais aussi mettre la pression nécessaire sur notre Présidence.

Face à cette situation, nous appelons à multiplier les motions de soutien pour dénoncer l’absence de propositions d’inscription et la nécessité d’ouvrir des négociations avec les sans-facs.

C’est pourquoi nous faisons appel à votre soutien aujourd’hui :

– en interpellant la présidence de l’université à travers une motion de soutien. Voici une base en pièce jointe : à télécharger ici.

– en nous soutenant financièrement afin de nous aider à tenir jusqu’à la victoire : https://www.cotizup.com/soutien-occupation-sans-fac

 

Pour l’Assemblée générale des sans-facs de Nanterre

10 février 2022

 

Les sans-facs de Nanterre ont raison !

Communiqué de FO ESR 92

Depuis plusieurs mois, des étudiants occupent une partie des locaux de la Présidence de l’Université de Nanterre (région parisienne) pour obtenir que des solutions soient proposées aux étudiants auxquels il est refusé de s’inscrire à l’Université de Nanterre.

Le constat est sans appel : bien que le baccalauréat soit défini comme le premier grade universitaire, depuis la loi Orientation et Réussite Etudiante (ORE) de 2018 et la mise en place de Parcoursup, il devient de plus en plus difficile de trouver une place à l’université, surtout dans la discipline de son choix, après l’obtention du baccalauréat.

 

Avec la réforme du baccalauréat du ministre Blanquer et la généralisation du contrôle continu, la situation ne peut qu’empirer avec un bac qui sera de fait un diplôme d’établissement et plus un
diplôme national.

Ce gouvernement poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs, les diplômes ne doivent plus donner des droits égaux sur tout le territoire, c’est vrai pour le baccalauréat, mais c’est également vrai pour la licence, dont l’obtention n’est plus une garantie de pouvoir s’inscrire en master.

Depuis 2016 en effet, par un accord du ministère avec des organisations syndicales, accord auquel FO s’est opposé, il est possible de restreindre l’accès en master en fixant des capacités d’accueil.

 

Avec trouvermonmaster.gouv.fr, qu’il veut mettre en place l’année prochaine, le ministère franchit un cap :  en rendant obligatoire les capacités d’accueil, c’est la mise en place de l’équivalent de Parcoursup !

 

Plutôt que de donner les moyens aux établissements d’accueillir tous les étudiants qui sont en droit de poursuivre leurs études, ce gouvernement généralise l’exclusion des étudiants.

FO ESR 92 soutient la demande des étudiants sans-facs de Nanterre à qui aucune proposition acceptable n’a été faite. FO ESR 92 soutient leur demande qu’une délégation de ces étudiants, avec les organisations qui les soutiennent, soit reçue par le Président de l’Université de Nanterre et qu’il soit donné satisfaction à leurs revendications.

 

Pour télécharger ce communiqué de FO ESR 92 (communiqué du 8 février 2022), c’est ici. 

 

AED et AESH en colère et mobilisés en 2022

Le 13 et le 27 janvier, des milliers de vies scolaires étaient en grève à 100% dans les collèges et les lycées. Des milliers d’AESH étaient en grève et dans les manifestations, signe d’une exaspération sans précédent face aux conditions de travail de plus en plus dégradées et l’absence de réponses à leurs revendications.

Le succès de la mobilisation démontre la détermination de ces personnels qui doivent maintenant être entendus.

 

Depuis 2 ans, les AED sont en première ligne pour la mise en œuvre des 51 différents protocoles sanitaires qui se sont enchaînés. Charge à eux de s’adapter, d’assumer de plus en plus de missions,
souvent dans des équipes réduites par l’absence de remplacements. Et tout cela sans aucune reconnaissance salariale, ni recrutement suffisant. Le ministre a déclaré recruter 1500 AED d’ici la fin de
l’année. Le compte n’y est pas au regard des services sinistrés. Les AED sont épuisés et en colère.

Même colère chez les AESH maintenus dans la précarité avec des salaires insuffisants pour pouvoir vivre correctement. Le 8 février, les AESH du Val-de-Marne en grève illimitée depuis le 10 janvier étaient une centaine devant le ministère pour réclamer le retrait des avenants qui leur imposent des temps partiels, l’abandon des PIAL, un vrai statut et un vrai salaire à temps complet pour 24h par semaine.

Le SNFOLC 35 soutient les personnels AED et AESH. Nous organisons des heures d’information syndicale strictement réservées à ces personnels. Nous proposons des stages syndicaux pour les informer sur leurs droits, leurs contrats, et les revendications qui sont portées aujourd’hui par l’ensemble des personnels.

 

Contactez-nous !

Contractuels alternants M1 : le contrat contre le statut

Depuis cette année, les concours de recrutement des enseignants sont placés à bac+5, aggravant encore la réforme de la masterisation. Pendant leur année de M2, les étudiants ont pu choisir de devenir « contractuels alternants » ayant ainsi à assurer les cours, préparer leur concours et valider le Master la même année, tout ça pour 722€.

Le ministère a donc retiré des postes aux mouvements intra 2021 pour créer des « berceaux » pour ces nouveaux contractuels. Dans de nombreuses académies, les étudiants ne s’y sont pas trompés et n’ont pas accepté de subir de telles conditions. Beaucoup de postes sont donc restés vacants, désorganisant la rentrée.

 

Dans un établissement de l’académie de Rouen, un étudiant en M1 MEEF a commencé son contrat d’un an en janvier 2022. Le rectorat lui réserve ce support jusqu’en janvier 2023. Conséquence, un titulaire de sa discipline subit une carte scolaire car il n’y a plus assez d’heures à la rentrée prochaine. C’est ni plus ni moins un support de contractuel qui supprime un poste de titulaire.

Les étudiants alternants sont surchargés de travail et n’ont pas le temps de préparer correctement le concours. Ils sont deux jours par semaine dans leur établissement d’affectation avec des classes en responsabilité. Ils doivent donc jongler avec les préparations de cours, les copies à corriger et les attentes de l’INSPE pour valider leur master MEEF. Comment préparer correctement le concours tout en débutant dans l’enseignement ? Mis en difficulté aussi bien dans leur projet de concours, que face aux élèves, ils sont fragilisés jusqu’à leur année de stage qu’ils devront réaliser à temps plein face à élèves. Le ministère exploite délibérément ces personnels et compromet leur avenir.

 

Malgré l’opposition unanime des syndicats, le ministère veut développer le nombre d’alternants contractuels. La nouvelle épreuve d’entretien à l’oral permettra de privilégier les étudiants qui auront pu subir cette insupportable année de Master 2 mais les étudiants contractuels alternants n’ont pas le temps de préparer les écrits…

 

Par ailleurs, de nouvelles règles d’affectation des stagiaires seront communiquées en juin.

Le SNFOLC revendique le rétablissement des fonctionnaire-stagiaires et l’abrogation de la réforme des concours et de la masterisation rejetées aussi bien par les étudiants que les personnels.