Report des résultats de la phase interacadémique (mutations) au mercredi 9 mars 2022

Suite aux suppressions des CAP mutations et au manque de personnels dans les services, les dysfonctionnements du ministère s’accumulent, au détriment de toutes et tous. 

Ainsi,  la date de publication des résultats de la phase interacadémique des campagnes de mobilité est décalée. Les résultats de la phase inter académique seront publiés le 9 mars (au lieu de la date du 3 mars initialement retenue).

 

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Les candidats seront informés des résultats :
– Par l’envoi d’un message i prof
– Par l’actualisation de l’information sur education.gouv.fr
– Par la mise en place d’une plateforme téléphonique, avec message vocal préenregistré pour relayer l’information. 

N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez des difficultés.

Pour faire suivre votre dossier par le SNFOLC 35 : cliquez ici.

 

Fuites intentionnelles du Gouvernement : en finir avec le statut des enseignants pour préparer la privatisation

Des proches du président ont laissé fuiter dans les médias les mesures qu’envisage de prendre Macron, s’il est élu en 2022 :

  • fusion du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports avec ceux de la Culture et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
  • suppression du CAPES
  • « fin du recrutement à vie » dans l’Éducation nationale.

 

Les équipes de Macron lâchent cette bombe un mois après la grève massive du 13 janvier et au moment où les personnels se mobilisent dans les départements face aux suppressions de postes et de classes prévues pour la rentrée. Un responsable national de l’UNSA cherche à relativiser : « cela ressemble à une fake news ».

Pourtant, aucun démenti n’a été apporté par l’Elysée. Et pour cause, la politique menée depuis 5 ans a démontré que le « candidat » Macron sert d’autres intérêts que celui de l’Ecole publique et de ses personnels.

Des mesures destinées à parachever les réformes mises en œuvre par Blanquer

Depuis 2021, le concours pour devenir professeur est repoussé d’un an, à la fin de la deuxième année de Master. Comme la Loi de Transformation de la Fonction publique, la réforme Blanquer répond à la logique gouvernementale qui consiste à réduire le nombre de fonctionnaires. Elle atteint cet objectif puisque les Master deuxième année ne seront plus professeurs fonctionnaires mais étudiants en alternance.

Ce décalage d’un an représente environ 9 000 fonctionnaires de moins et donc de substantielles économies à la clé. Des étudiants qui se destinent à l’enseignement sont envoyés seuls et sans formation dans des classes pour y enseigner 8h par semaine, pour un salaire dérisoire de 865 euros brut par mois…

Blanquer a privilégié le recrutement contractuel tout au long du quinquennat

La baisse du nombre de postes aux concours, la précarisation grandissante et les contre-réformes (en particulier la masterisation des concours) ont découragé des milliers de candidats. En outre, les suppressions de postes ont conduit à des fermetures de classes en cascades, à l’explosion des effectifs par classe et à un manque criant de remplaçants.

Face à cette pénurie qui s’est exacerbée pendant la crise sanitaire, Blanquer, plutôt que de créer des postes statutaires, a eu recours à des contractuels, moins chers et corvéables à merci. Et il a refusé de répondre aux revendications des AESH mobilisées pour un vrai statut et un vrai salaire…

Contractualiser, pour préparer la privatisation de l’Ecole

La fin des concours ouvrirait la voie au recrutement local, dans la logique de l’expérimentation marseillaise et des propositions du « Grenelle » de Blanquer. Celles-ci prévoient de renforcer l’autonomie des écoles et des établissements. Recrutés comme contractuels directement par les chefs d’établissement ou les directeurs, les personnels seraient soumis à toutes les pressions locales, politiques et économiques.

La destruction du cadre national de l’Ecole a constitué un premier front pour Macron et ses prédécesseurs. Les réformes du baccalauréat et du lycée, la réforme du collège et les projets éducatifs de territoire ont renforcé l’autonomie des établissements, les plaçant en concurrence directe avec le privé.

Supprimer les concours signifierait la fin du recrutement statutaire. La fin des statuts nationaux, qui garantissent l’indépendance des personnels, signifierait la fin de l’Ecole publique et laïque.

 

Macron envisage d’ailleurs de fusionner l’Éducation nationale avec le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Culture, où les logiques de territorialisation, de désengagement de l’Etat et, finalement, de privatisation ont également été engagées depuis des années.

Après la fusion avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est l’existence même de tous les statuts particuliers qui est en jeu.

Face à ce basculement, la FNEC FP-FO reste plus que jamais aux côtés des personnels qui ont fait grève le 13 janvier contre le chaos provoqué par les mesures Macron-Blanquer.

Cette grève a imposé un recul partiel au gouvernement qui a été contraint de recruter la totalité des listes complémentaires dans le 1er degré.

Une brèche a été ouverte, on peut les faire reculer !

La FNEC FP-FO soutient toutes les mobilisations en cours contre les suppressions de postes et de classes, pour un recrutement massif de personnels sous statut, pour de véritables augmentations de salaires, pour l’arrêt des contre-réformes qui mettent à mal les statuts et les conditions de travail, pour le rétablissement du Baccalauréat avec ses épreuves terminales et nationales.

 

Pour télécharger ce communiqué : c’est ici.

Les revendications de la confédération Force ouvrière

AUJOURD’HUI, DEMAIN, PAS DE TRÊVE POUR NOS REVENDICATIONS

Protection sociale complémentaire : le SNFOLC a voté contre la signature de l’accord sur la PSC

 

Derrière le projet de réforme gouvernemental du financement de la PSC, nous y voyons une attaque contre la Sécurité sociale. Le caractère obligatoire de l’adhésion permettrait, au prétexte que la complémentaire santé serait prise en charge par l’employeur, d’organiser un transfert de charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles et les assurances, pour instaurer une protection sociale à plusieurs étages : Sécurité sociale avec remboursement minimum, complémentaire, et par dessus sur-complémentaires ou options.

 

 

Nous n’avons aucune raison de faire confiance à ce gouvernement qui n’apporte aucune amélioration au système existant.

 

S’agit-il d’une véritable avancée en termes de pouvoir d’achat, alors que le gouvernement refuse toute augmentation du point d’indice ?

15€ représentent 3 points d’indice, 50€ représentent 6 points d’indice (brut). On est très loin de nos revendications, très loin de ce qu’on gagné les soignants avec le Ségur. Par contre, il est clair qu’il y aura une cotisation complémentaire qui s’ajoutera à la complémentaire santé (alors qu’actuellement elle peut être déjà intégrée dans la cotisation à la mutuelle). Même avec une participation employeur cela fera dépenser plus aux agents. 

Avec la prévoyance, la cotisation serait supérieure à ce qu’elle est actuellement. Et c’est sans intégrer, la dépendance dans un contexte de dégradation des conditions de travail et de santé au travail.

Le mécanisme de solidarité avec les retraités est pour le moins très faible, voire inexistant. La PSC va engendrer un coût supplémentaire pour les retraités sans compter que la dépendance n’est pas prise en compte dans la PSC.

 

C’est pourquoi le SNFOLC, comme tous les syndicats de la FNEC FP-FO, a voté contre la signature par la FGF de l’accord sur la PSC qui, par ailleurs, ne répond pas aux revendications exprimées en juin 2021 au congrès de Nancy de la Fédération générale des fonctionnaires-Force Ouvrière.

Rentrée 2022 = – 440 « emplois », + d’HSA, + de précaires

Bien qu’ébranlé par la puissante grève du 13 janvier et après avoir rendu plusieurs dizaines de millions d’euros de son budget, le ministre Blanquer s’obstine à vouloir supprimer « 440 emplois » dans les lycées et collèges, « quoi qu’il en coûte » pour la santé des personnels.

Tentant de sauver les apparences, le ministre a recouru à un nouveau mode de présentation de la répartition des moyens enseignants au comité technique ministériel. Fini les tableaux avec le nombre de postes, le nombre d’heures supplémentaires etc. Le ministre ne parle plus que « d’emplois enseignants » et de « moyens d’enseignements », terminologie vague permettant de désigner aussi bien les postes statutaires que des heures supplémentaires, les CDD…

Tout est mis sur le même plan comme si le statut et le contrat étaient équivalents. Tout confirme que cette opération vise à supprimer plus de postes qu’annoncé. On l’a déjà constaté les années précédentes dans les comités techniques départementaux et académiques : un solde positif d’Equivalents Temps Pleins devient un solde négatif de postes statutaires et donc de nouvelles victimes des mesures de carte scolaire.

POSTES : DOUBLE DISCOURS

Dans les établissements, les CA sont convoqués pour tenter de faire accepter la hausse des effectifs par classe, la baisse massive d’heures postes et leurs corollaires : l’augmentation d’heures supplémentaires imposées et les compléments de service.

Mais ça ne passe pas. Les DHG sont rejetées. Les CA reconvoqués. Le poids des HSA est tel que certains chefs d’établissement ne parviennent pas à faire absorber les HSA et annonce qu’il va devoir les rendre alors que les moyens d’enseignement ont encore diminué.

Tout en mettant en garde les personnels sur l’importance de la vague Omicron, le ministre Blanquer poursuit sa politique de fermetures de classes et d’augmentation des effectifs par classe. Certains dépassent les 30 élèves en collège. Conséquence de la réforme du lycée, les effectifs atteignent même parfois 40 élèves par classe.

 

Ainsi, à Tours, la secrétaire départementale du SNFOLC dresse le bilan dans un lycée : « Autrefois nous étions 9 professeurs de maths, nous ne sommes plus que 7, nous étions 4 profs de SES, il n’en reste plus que 3. Nous étions 9 en histoire-géo, demain 7. Nous étions 7 en SVT et demain 5. » 

Les classes sont supprimées massivement comme dans les Ardennes où 14 classes devraient fermer dans la zone de Charleville-Mézières et 6 dans le sedanais. Dans les collèges de l’Eure, pour une baisse d’effectif départementale de 91 élèves, 22 collèges voient leur DHG baisser drastiquement. Plus de 15 divisions sont menacées et 24 postes risquent d’être supprimés. Dès le 27 janvier, 16 collèges ont demandé à être reçus en audience d’urgence.

Dans les Hauts de Seine, au collège Pompidou, contre la perte de 50 heures-postes, la grève a rassemblé 85 % des personnels le 31 janvier et 65 % le lendemain. La grève s’est propagée au lycée Michel Ange de Villeneuve-la-Garenne et au collège Evariste Galois de Nanterre tout proche qui a leur tour, cessent le travail.

 

RÉSISTER

Après les grèves du 13 et du 27 janvier, les personnels s’organisent pour récupérer les moyens supprimés. Ils convoquent les AG et des conférences de presse, rédigent leurs tracts, mettent en ligne leurs pétitions, tiennent les piquets de grève et en profitent pour diffuser aux parents qui les rejoignent ! Aussi bien dans les départements que nationalement, le SNFOLC les défend, les accompagne.

Le SNFOLC soutient toutes les initiatives pour l’annulation des fermetures de postes, pour la création de tous les postes nécessaires, pour la défense de tous les enseignements. Un préavis de grève est déposé pour couvrir tous les personnels.

TOUT AUGMENTE SAUF LES SALAIRES !

Produits de première nécessité, carburants, gaz, électricité, loyers,… tout augmente dans des proportions jamais vues depuis 50 ans. Entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre
2021, l’inflation en France est de 35,4 %.

Dans le secteur privé, les grèves se multiplient pour les salaires : Carrefour, Lidl, Conforama, Leroy Merlin, Sanofi, Auchan, Décathlon, Labeyrie, Séphora, Alstom, Boulanger, Flunch, Dassault Aviation, Schneider… la liste est longue alors que dans le même temps les entreprises du CAC 40 ont réalisé 60 milliards d’euros de profits au premier semestre 2021.

Les agents de la Fonction publique subissent de plein fouet l’augmentation du coût de la vie et la baisse de leur pouvoir d’achat puisque le gouvernement refuse obstinément de procéder à une augmentation générale des traitements en augmentant la valeur du point d’indice. Les miettes qu’il a distribuées (le « bouclier tarifaire » de Castex) sont sans effet puisque les augmentations de l’énergie ont déjà eu lieu dans des proportions historiques !

Quant à la « prime d’attractivité » de Blanquer, le résultat, c’est que l’avancement d’échelon d’un certifié est presque sans effet sur son traitement jusqu’au 7e échelon ! Ces miettes dispensées à quelques uns ne permettent ni de boucler les fins de mois, ni de compenser les pertes spectaculaires de pouvoir d’achat.

Ainsi, pour un professeur certifié au 11e échelon, le gel de la valeur du point d’indice depuis 2000 aboutit à une perte mensuelle de 793,11€ ! Pour retrouver la valeur réelle du point d’indice de janvier 2000 (en euros constants), il faudrait augmenter sa valeur de 21,68 % !