Communiqué : RESPECT DU PARITARISME

La Commission Administrative Paritaire Académique (CAPA) est constituée, à part égale, de 18 membres de l’administration (chefs d’établissement, IA-IPR, personnels administratifs) et de 18 élus du personnel (élus lors des élections professionnelles) en tant que commissaires paritaires.

Le 13 mai 2022 la CAPA à l’égard des professeurs certifiés est réunie, en formation disciplinaire, à l’initiative de Monsieur le Recteur. Il s’agit d’examiner les faits reprochés à un collègue enseignant. Les 36 membres sont amenés à voter une sanction à l’égard du collègue.

Ce 13 mai, nous constatons que les délégués du personnel ne sont pas au complet en raison d’un congrès de l’un des syndicats, pourtant signalé à l’administration et qui a refusé de consentir le report de cette CAPA. Si cette CAPA s’était tenue, elle n’aurait pas été paritaire (18 votants pour l’administration et 15 votants pour les personnels) et les conditions d’équité du vote n’auraient pas été remplies.

Après avoir demandé à l’administration de siéger à égalité (pour qu’il y ait équité), ce qu’elle a refusé ; les syndicats se sont retrouvés face à cette situation inédite, les 8 représentants de 5 syndicats (CFDT, CGT, FO, SNALC et SUD) décident de ne pas siéger. De ce fait, le quorum n’a pas été atteint et la CAPA n’a pas pu se tenir aujourd’hui. Elle sera reportée afin de retrouver les conditions du paritarisme.

Certes, le collègue voit un report de cette échéance difficile pour lui. Nous estimons que tourner la page dans ces conditions n’était pas favorable : c’est dans son intérêt de bénéficier d’un vote paritaire.

Nous, commissaires paritaires, demandons le strict respect des conditions de parité dans nos missions d’élu.e.s.

Les commissaires paritaires CAPA Certifiés Académie de Rennes du :

SNFOLC, CGT-éducation, SNALC, SGEN et Sud-éduc

Communiqué à télécharger ici.

Déclaration de la FNEC FP FO 35 au CHSCT D du mardi 10 mai 2022

« Insultes et coups d’un élève envers une enseignante », « comportement violent élève », « violence », « élève en souffrance », « personnel d’accompagnement AESH », « crises et pleurs », « coups et insultes de la part d’un élève », « élève notification 24h sans AESH », « accusations répétées d’un parent d’élève »…

Ce sont les signalements que nous pouvons lire aujourd’hui en page 1 du registre SST. En page 2, il est question à plusieurs reprises de stress au travail, d’agressions physiques ou verbales, d’injonctions contradictoires…

En Ille-et-Vilaine, l’année 2021-2022 a vu le nombre de fiches SST croître de façon inquiétante, alors que cela avait déjà été le cas l’année précédente.

Les personnels sont malmenés, psychologiquement ou physiquement : souffrance, violence, menaces, stress… Charge est à l’employeur de les protéger et d’apporter des solutions à des situations complexes, parfois intenables. Or, sur les 350 fiches rédigées ces 4 derniers mois (premier degré, second degré, services administratifs confondus), seules 180 sont suivies, 65 demeurent à l’état de simple saisie. C’est consternant. Encore plus lorsque l’on sait que, bien souvent, les personnels confrontés à des événements difficiles ne remplissent pas de fiches SST, par méconnaissance de l’outil, par désillusion, ou par crainte de représailles, comme cela nous l’a été dit lors d’une réunion d’information syndicale dans un collège du département.

Le mal-être des personnels est palpable : burn out, arrêts de travail, demandes de rupture conventionnelle (pouvant être refusées), demandes de démission (refusées automatiquement pour certaines disciplines), demandes de PACD (refusées malgré des projets cohérents), demandes de congés formation (refusées même après 11 années consécutives de demande)… La perte de sens est là. Les personnels malmenés tentent de trouver des solutions à leurs difficultés professionnelles et sont encore une fois renvoyés dans les cordes. D’autres ont choisi une autre porte de sortie, par le biais de la mobilisation, à l’instar des personnels du collège de Cleunay. Après une année entière à dialoguer, échanger, signaler leur détresse, ils se sont saisis du dernier outil à leur disposition : la grève et le blocage de l’établissement. C’est seulement alors qu’ils ont obtenu gain de cause.

Les fiches SST du département nous indiquent que d’autres bras de fer de ce type sont engagés dans plusieurs établissements. Reste à savoir si ici aussi les collègues devront passer par la grève pour faire entendre la situation de maltraitance qu’ils endurent.

 

Il est temps que l’Education nationale, et notamment son Ministre, prenne en considération les personnels, et entende leurs revendications s’il ne veut pas continuer à voir la profession se désertifier, au point de devoir recourir à des expérimentations qui pourraient faire sourire, si ce n’était leur objectif à peine voilé de casser le statut pour contractualiser à tout va.

 

Ce que les personnels attendent du Ministre, c’est une obligation qu’il s’est employé à ne pas tenir : leur protection. Pour la FNEC FP-FO 35, le ministre doit entendre et répondre positivement aux revendications des personnels, en commençant par cesser toutes les fermetures de classe, créer des postes (enseignants, AESH, AED, PsyEN, assistants sociaux, CPE, personnels administratifs…), effectuer les recrutements nécessaires pour satisfaire à la fois à l’obligation de scolarisation de tous les élèves et à l’obligation de protection des personnels. Tout cela passera nécessairement par le réabondement du budget de l’Education nationale et le retour des plus de 500 millions d’euros que le Ministre a rendus à Bercy.

Cela permettrait, par exemple, dans un premier temps, de satisfaire toutes les demandes émanant de collèges, de lycées et d’écoles d’Ille-et-Vilaine, concernant le maintien et/ou ouverture de classes pour la rentrée prochaine.

 

En ce qui concerne l’Ille-et-Vilaine, nous souhaitons mettre en lumière plusieurs éléments problématiques.

Nous nous interrogeons sur l’interventionnisme de certains IEN dans des domaines qui dépassent le champ de leurs compétences, comme en témoignent certaines fiches SST qui seront abordées ultérieurement (mails nombreux envoyés le week-end, ordres contradictoires avec les consignes de l’ARS, intervention dans des prises de rendez-vous relevant de la sphère privée…) Un IEN a-t-il le droit d’appeler un service médical pour exiger de modifier la date d’un rendez-vous ? Nous dénonçons ces démarches répétées, qui constituent des pressions psychologiques sur les personnels, pressions d’autant plus inacceptables qu’elles sont en dehors du cadre réglementaire. C’est pourquoi, Monsieur le DASEN, nous vous demandons d’intervenir auprès de ces IEN pour leur rappeler le cadre légal.

A l’inverse, nous nous interrogeons sur la lenteur de l’avancement de certains dossiers. Plusieurs dossiers de reconnaissance de maladie sont bloqués depuis plus d’un an par un IEN malgré de nombreuses relances des personnels et de leurs représentants ; des demandes de ruptures conventionnelles attendent une évolution depuis leur premier entretien fin novembre dernier ; des demandes de démissions sont refusées… Cette inertie est génératrice de stress pour les personnels, qui ne voient aucune porte de sortie : une situation peu propice à générer le climat de travail serein prôné par la dite « école de la confiance ».

Nous nous étonnons également de l’incertitude des règles et surtout de leur application concernant les contractuels recrutés dans le premier degré. Dans certaines circonscriptions, les contractuels sont très suivis, encadrés et guidés par les personnels ressources, alors que d’autres personnels, ailleurs, ont été licenciés sans aucun accompagnement ni aucune visite durant la période d’essai. Cette situation n’est pas acceptable. Existe-t-il un protocole officiel qui encadre le suivi des contractuels ?

Concernant les AESH, une CCP était programmée hier, une CCP qui avait, encore une fois, pour objet de licencier : six personnels prévus pour licenciement le 9 mai, 3 licenciements lors la CCP du 3 mars 2022, 7 licenciements le 12 octobre, et 4 le 23 septembre 2021.

A quand des commissions consultatives paritaires pour étudier les demandes d’AESH qui souhaitent voir augmenter leur quotité horaire de travail ? Les revendications des AESH sont légitimes, qu’elles concernent leurs temps de travail, leur lieu de travail, leur statut, leurs salaires. En terme d’échange, de discussion et de dialogue social, il y aurait matière à faire lors de CCP qui pourraient être autres que disciplinaires.

 

L’amiante est à l’ordre du jour de ce CHSCT départemental. Nous nous en réjouissons car nous sommes inquiets sur la dégradation de plusieurs établissements du 35, dégradation liée au temps. Les personnels sont-ils informés des risques amiante ? Connaissent-ils l’existence des DTA ? Le renouvellement des DTA a-t-il avancé ? A titre d’exemple, au collège des Chalais (Rennes), huit collègues avaient exercé leur droit de retrait lundi 31 janvier et mardi 1er février. Suite à cette mobilisation, des travaux de recouvrement avaient été engagés dans un temps record, signe que l’exposition à l’amiante était bien réelle. A ce jour, les résultats d’empoussièrement avant et après travaux ont bien été transmis aux personnels. En revanche le DTA est toujours absent. La question de l’amiante n’est pas anodine : il s’agit de la santé des personnels, d’une mise en danger véritable. C’est pourquoi nous souhaitons une accélération importante dans la mise à jour des DTA et voir une politique préventive et informative plus soutenue se mettre en place dans le département.

Nous avons commencé notre déclaration en citant le registre SST. C’est donc par lui que nous finirons. Le dysfonctionnement qui a vu les personnels privés de l’accès au registre entre le mercredi 4 et le lundi 9 mai est inquiétant. C’est pourquoi il est essentiel que la version papier du registre dans les établissements scolaires demeure, et que l’information soit transmise aux personnels au moment où l’on constate le dysfonctionnement, si cela devait se reproduire. Concernant les AED, lors du CHSCT D de janvier 2022, la FNEC FP FO avait demandé à ce que ces personnels soient informés de l’existence du registre SST et de leur droit à l’utiliser. Cette information a-t-elle été faite ? Enfin, nous nous interrogeons sur la méconnaissance du pôle ASH de situations difficiles d’AESH, pourtant signalées dans le registre SST. Peut-être serait-il bon que les destinataires des fiches (IEN, CE) en informent le pôle ASH pour permettre d’aider au dénouement des problèmes soulevés.

Nous vous remercions de votre écoute.

Déclaration liminaire de la FNEC-FP-FO 35

CHSCT Départemental du mardi 10 mai 2022

Part modulable de l’indemnité REP+

Une première mise en œuvre du « management » Macron !

Le décret n° 2021-825 du 28 juin 2021 institue pour les personnels affectés dans les écoles et collèges REP+ une part modulable de l’indemnité REP+, en plus de la part fixe déjà existante.

Pour rappel, FO avait voté CONTRE cette « part modulable » lors du Comité Technique Ministériel.

 

Rappelons tout d’abord que certains personnels sont toujours scandaleusement exclus du versement de l’indemnité REP+, dont les AESH et les AED qui sont parmi les personnels les plus précaires !

 

Cette part modulable devait être versée sur la paye de février, mais dans les faits elle l’a été ou le sera plutôt sur les payes de mars, avril voire mai selon les académies.

Quel est le montant de cette part modulable de l’indemnité REP+ qui est versée dans les départements ?

Les personnels d’une même école ou d’un même collège percevront la même part modulable de l’indemnité REP+ car celle-ci vise, selon la circulaire ministérielle du 30 juin 2022 à « reconnaître l’engagement professionnel collectif des équipes en établissement et en école ».

Ainsi, en fonction de leur école ou collège d’affectation :

-25% des personnels affectés en REP+ ont perçu ou percevront 600€ net (702€ brut)
-50% des personnels affectés en REP+ ont perçu ou percevront 360€ net (421€ brut)
-25% des personnels affectés en REP+ ont perçu ou percevront 200€ net (234€ brut)

 

C’est le recteur de chaque académie qui décidera la part modulable de l’indemnité REP+ versée à chaque école et à chaque collège. Sur quelle base ?

La circulaire ministérielle du 30 juin 2022 établit une série « d’objectifs » à atteindre et de « leviers » à mettre en œuvre, qui permettront aux recteurs de départager les écoles et les collèges.

Des critères édifiants !

Il s’agit pour les recteurs de classer les écoles et collèges en fonction de certains éléments :

« – Formalisation de règles de vie pour le vivre-ensemble
-Prévention et traitement des discriminations et du harcèlement
-Prévention et traitement de la violence
-Initiatives prises pour réagir aux violences et incivilités, manquements à la discipline et au respect de l’autorité »

Alors que le ministre refuse de créer les postes nécessaires d’enseignants, de CPE et d’AED, engendrant ainsi des situations intenables dans les écoles et établissements, les personnels sont évalués et rémunérés en fonction des solutions qu’ils auront pu mettre en œuvre eux-mêmes !

 

Mais les recteurs pourront aussi départager les écoles et collèges en fonction des critères suivants :

« – Instauration de liens, de collaborations et de projets avec les associations péri-éducatives et les collectivités territoriales »
-Construction de coopérations en lien avec la politique de la ville, les institutions au niveau local, départemental et académique »

Autant de critères permettant au gouvernement d’accentuer la mise en œuvre de la politique de territorialisation de l’Ecole publique (Expérimentation Macron à Marseille, Cités éducatives, projets éducatifs de territoire…)

 

Enfin d’autres critères invitent les personnels à exploser le cadre de leurs obligations règlementaires de service :

« – Accompagnement individualisé des élèves et continuité pédagogique
– Organisation de réunions régulières et rencontres individuelles afin de permettre aux familles d’échanger avec les professeurs
– Plan de formation du réseau d’éducation prioritaire/de l’école/du collège
– Animation et/ou participation aux conseils de cycle 3 et conseils école-collège
– Organisation de rencontres inter-degré »

Une part modulable qui correspond aux annonces de M. Macron

Impossible de ne pas mettre ces annonces en lien avec les annonces du président-candidat M. Macron dans le cadre de la campagne des élections présidentielles :

« Une augmentation générale, c’est selon moi, une mauvaise option »
« On va payer mieux ceux qui sont prêts à faire plus d’efforts »
« On propose un pacte aux enseignants : on vous demande de nouvelles missions qu’on est prêts à mieux payer comme le remplacement des profs absents, ça doit être une obligation, le suivi individualisé des élèves, l’accompagnement sur le temps périscolaire. »

La part modulable de l’indemnité REP+ constitue un premier pas vers cette individualisation des rémunérations et cette territorialisation-privatisation de l’Ecole publique.

La FNEC FP-FO revendique :

– Le versement de la tranche la plus élevée de la part modulable de l’indemnité REP+ à tous les personnels affectés en REP+ !
– Le versement des indemnités REP et REP+ à TOUS les personnels exerçant en Éducation prioritaire !
– Une augmentation des salaires pour tous les personnels qu’ils soient en Éducation prioritaire ou pas : au minimum 22% d’augmentation du point d’indice, pour rattraper la perte de pouvoir d’achat depuis 2000 !
– L’arrêt de toutes les mesures d’évaluation-management chères à M. Blanquer et M. Macron : PPCR, évaluations d’école, évaluations nationales…
– L’abandon immédiat des projets de territorialisation-privatisation de l’École publique annoncés par M. Macron et en premier lieu l’expérimentation lancée à Marseille, et abandon des dispositifs existants (TER, CLA, Cités Éducatives) !

Lettre d’un personnel AESH : de la formation contrainte sur l’école inclusive

Ci-dessous la lettre d’un personnel AESH d’Ille-et-Vilaine suite à une formation imposée sur l’école inclusive.

Les dérives que le collègue souligne ont retenu toute notre attention : ses remarques sont justes, ses revendications légitimes.

Nous remercions vivement le camarade qui nous a fait parvenir cette lettre, qui a une grande importance dans la situation actuelle.

 

Je suis AESH depuis 8 ans dans l’académie de Rennes.

Vous trouverez ci-dessous une lettre au sujet d’une formation sur l’école inclusive qui vient d’être mise en place pour les instituteurs (trices) et les AESH de l’académie de Rennes.

Il me semble que les dérives sont graves :

Non respect des 25h des AESH puisqu’il s’agit de 3h en plus du temps dans l’établissement (pas grave mais c’est un début! Lors de notre formation initiale, il nous avait pourtant été bien répété que nous ne devions pas fournir de travail au-delà de nos 25h.)

Formation totalement hors sujet pour les AESH (tout ceci n’entrant pas dans leurs fonctions ! Est-ce le début de la redéfinition du rôle de l’AESH?)

Ma crainte est de voir les AESH se substituer à un personnel très qualifié (sans en avoir les compétences et encore moins les revenus!)

Voilà, je voulais juste vous alerter. La lettre a été communiquée au responsable de la formation.

Ille-et-Vilaine, mars 2022

 

LETTRE COMMUNIQUEE AU RESPONSABLE DE FORMATION

 

Introduction :

Je ne peux ici fidèlement restituer tous les adjectifs élogieux dont vous nous gratifiez, en oubliant trop souvent de rappeler que notre plus grande qualité réside dans la modicité des sommes qui nous sont versées. (Beaucoup de pommade, conscience de nos médiocres revenus, même chanson depuis huit ans, même inaction depuis huit ans, sauf pardon une 25ème heure……)

La réalité est aujourd’hui qu’avec 8 ans d’ancienneté, 3 ans seulement reconnus, je suis comme la majorité des AESH dans l’attente de savoir si mon CDD sera renouvelé !

Crainte d’autant plus justifiée que la fonction publique a ces dernières années une préférence marquée pour la contractualisation et non la titularisation. (Je vous vois déjà lever les bras au ciel, poussant des cris à la lecture de ces mots salissant l’institution. Il y a pourtant une tendance très marquée, que vous nierez, à tort, j’en suis désolé.)

Le décor planté, abordons cette formation à laquelle je me suis retrouvé inscrit comme par magie. Contraint. Forcé. Pas seul ! Quelques questions ont immédiatement germé.

S’agit-il d’une reprise en main ferme et justifiée du fait d’un fâcheux glissement de notre part vers la médiocrité ? Peut-être. (Vous me répondrez : non certainement pas, vous n’y pensez pas, puis suivra le passage de la traditionnelle pommade qu’il faudra traduire par « des gens aussi peu payés, on ne peut les remplacer ! »)

S’agit-il plutôt d’un début d’élargissement de nos attributions ? Et là, attention ! Sur fond de contraction des IME, il est impensable que des AESH assurent aujourd’hui la prise en charge d’élèves très problématiques, en milieu ordinaire, sans une redéfinition de leurs fonctions, de leurs contrats. (Je sais que vous n’y pensez toujours pas, mais force est de constater que dans nos écoles, le nombre d’enfant ayant des notifications MDPH avec des troubles de plus en plus sévères, est croissant. Le personnel très spécialisé est absent, aux AESH et aux professeurs des écoles de faire ce qu’ils peuvent! Trop souvent, l’environnement scolaire reste inadapté malgré les efforts des municipalités.)
Je vous rassure, enfin !

Nous avons tous besoin d’évoluer donc une formation est toujours bienvenue…. Si elle ne cache pas des loups….

 

La formation :

Surprise ! On ne parlera pas d’environnement [de l’élève] ! Sauf à y passer plus de temps (on nous nous avait pourtant juré que nous ne devions pas dépasser nos 25h de travail ! Il faut s’y habituer, « les promesses ne valent que pour ceux qui les entendent »). Je me trompe certainement, mais il me semble qu’une bonne partie de mon temps est consacré à placer les enfants en situation d’apprendre tant leur environnement familial est compliqué, tant l’environnement de la classe est difficile à supporter, etc…..

Les fonctions cognitives limitées à l’attention, la mémorisation et l’exécution. Nous ne sommes plus dans l’accompagnement, mais dans le diagnostic ! (Cf plus haut, est-ce la nouvelle fonction de l’AESH ?)

Je veux ici souligner avec force que cette formation, nous l’avions en partie acquise, grâce à l’investissement des instituteurs et institutrices avec qui nous échangions au quotidien. Elle a le mérite d’étoffer, de synthétiser, avec une grille d’observation simple. Bon nombre d’astuces étaient déjà mises en place. (bon sens et expérience sont de très bons amis). Mais, sur quoi va-t-elle déboucher ? Je ne suis pas persuadé que le bien-être des élèves en soit l’unique moteur.

Conclusion : Les élèves en situation de handicap méritent mieux qu’un personnel précarisé ! Alors… redéfinition de notre fonction accompagnée d’une modification de contrat nous liant ? Et n’allez pas me dire que ce n’est pas de votre responsabilité, la responsabilité est engagée par l’absence de soutien fort et marqué.

 

Ille-et-Vilaine
Mars 2022