Courrier intersyndical à la Première Ministre

Que va-t-il rester du corps des professeurs de chaires supérieures après 2022?

Dans le cadre de sa loi dite de Transformation de la Fonction publique le gouvernement a publié le décret n° 2022-670 du 26 avril 2022 confirmant la suppression des commissions administratives paritaires de corps à partir des élections professionnelles de décembre 2022.

Quelles en sont les conséquences pour les professeurs de chaires supérieures ?

 

L’article 4 du décret prévoit une CAP commune pour les agrégés, les certifiés, les adjoints d’enseignement, les professeurs d’éducation physique et sportive, les chargés d’enseignement d’éducation physique et sportive, les professeurs d’enseignement général de collège, les professeurs de lycée professionnel, les professeurs de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers, les conseillers principaux d’éducation, les psychologue de l’Education nationale… et les professeurs de chaires supérieures.

Or, les statuts de ces corps, leurs missions, leurs conditions d’exercice, leurs effectifs sont très différents. Dans ces instances, les 2 250 professeurs de chaires supérieures auront bien du mal à se faire entendre au regard des 220 000 professeurs certifiés, des 57 000 PLP, des 52 000 professeurs agrégés, des
28 000 P.EPS…

Pourquoi cette fusion des différentes CAP ? Comment l’expliquer autrement que par la volonté de créer un corps unique des personnels du second degré ?

 

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Flambée des prix : pour une augmentation immédiate des salaires !

Augmentation immédiate des salaires ! Pour FO, obtenir au moins + 22 % d’augmentation de valeur du point d’indice pour tous, tout de suite !

 

Le constat est sans appel : entre mars 2021 et mars 2022, le prix du gasoil a augmenté de 42 %, de + 70 % pour le fioul domestique, de + 100 % dans certains contrats de gaz naturel. Les charges locatives, y compris pour les HLM, explosent pour répercuter les coûts liés au chauffage collectif. La hausse des prix de l’énergie entraîne dans son sillage les prix de l’alimentaire et en particulier ceux des produits de première nécessité tels que les produits frais mais aussi les pâtes (+ 16%), la farine (+ 11%), l’huile (+ 25%) etc…

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Personnels détachés de l’AEFE : toutes et tous en grève le 19 mai 2022

Nouveau décret pour le recrutement des personnels détachés de l’AEFE : inacceptable !

 

Le nouveau décret régissant les nouveaux contrats de personnels détachés a été présenté lors d’un CT extraordinaire de l’AEFE le 6 mai. Les ministères de tutelle et la DGAFP n’ayant pas été consultés, le nouveau décret doit faire l’objet d’un nouveau CT le 19 mai.

Des conséquences majeures contre les personnels

Il n’y aurait plus de consultation des CCPC et des CCPL pour le recrutement des personnels détachés. C’est l’arbitraire du recrutement, qui accentuera l’autonomie des établissements, comme le veut E. Macron aussi en France, avec « la nouvelle méthode » expérimentée à Marseille.

C’est la fin du paritarisme et de la représentation syndicale des personnels, comme le met en place la loi de Transformation de la fonction publique en France, qui supprime les compétences des commissions paritaires en matière de promotion, après les avoir dépouillées de leurs prérogatives sur les questions de mutations et de carrière.

FO en demande toujours l’abrogation et s’oppose fermement à cette décision.

 

A cela s’ajoute le refus de présenter la lettre de mission et le contrat type en CSA. C’est une atteinte de plus au paritarisme.

FO continue de s’opposer à cette fusion du CT et du CHSCT.

Un réseau de plus en plus fragilisé

La réécriture du décret rend aléatoire une nouvelle campagne de recrutement pour la rentrée 2022, prévue initialement pour mai, à la parution du nouveau décret remplaçant celui de 2002.

De nombreux détachements lors de la campagne de recrutement de mars ont été refusés et les établissements qui ne verront pas arriver des personnels détachés seront contraints de procéder à un recrutement local,précaire.

Rappelons que les personnels de droit local constituent la majorité des recrutements : effectivement, entre 2016 et 2021, on constate une « baisse des effectifs est de 21 % pour les personnels expatriés et de 7 %pour les résidents. À l’inverse, le personnel de droit local (PDL) croît de 9 %, » (source : rapport du sénat décembre 2021). Les PDL sont plus de 30 000, contre moins de 6 000 pour les personnels détachés qui sont eux aussi menacés avec le maintien du bornage à 6 ans par le MENJ, créant un « turn over » néfaste au sein du réseau.

Face à ces menaces sur le recrutement, les postes, les salaires, les instances paritaires, la FNEC FP-FO appelle avec la FSU, l’UNSA, le SGEN-CFDT à la grève le 19 mai pour la défense des revendications et le maintien du réseau AEFE :

 Fin du bornage à 6 ans ;

 Maintien des instances paritaires et défense du paritarisme ;

 Obtention des détachements pour les personnels détachés néo-recrutés ;

 Les mêmes primes et indemnités que celles versées aux personnels en France ;

 Revalorisation de L’ISVL ;

 Une revalorisation des salaires des personnels de droit local rattrapant au moins les pertes de pouvoir d’achat des dernières années.

 Maintien des postes de détachement.

Grille indiciaire des AESH : le rehaussement du minimum de traitement est inacceptable !

Un décret est paru le jeudi 20 avril 2022. Il porte l’indice majoré minimum à 352 à compter du 1er mai, afin d’éviter que des agents ne perçoivent un traitement inférieur au SMIC.

Cette mesure est totalement insuffisante et inadaptée, car :

➢ Elle ne règle pas le fait qu’il y a plus de 700 000 smicards dans la Fonction publique !

➢ Elle ne compense absolument pas la perte du pouvoir d’achat subie depuis 20 ans par tous les agents de la Fonction publique !

 

Pour y répondre, la valeur du point d’indice doit augmenter de 22 % !

 

En plus, avec cette mesure, les AESH des 2 premiers échelons de la grille salariale, tant vantée par Macron et Blanquer en octobre, sont rémunérés en dessous du SMIC.

La politique du saupoudrage et de tassement des grilles supprime l’évolution et la reconnaissance de l’expérience professionnelle pour les AESH. C’est inacceptable !

 

La FNEC FP FO revendique plus que jamais :

– l’augmentation de la valeur du point d’indice et une véritable grille salariale des AESH

– l’arrêt des temps partiels imposés et un temps plein pour 24h d’accompagnement

 

Le mépris envers les AESH est insupportable, et ne peut pas durer ! Pour FO, l’ouverture de réelles négociations sur les salaires est une urgence !

Télécharger le communiqué ici.