A Rennes un AED sans papiers et sans salaire

Ronny Ndjokou Biyenge est étudiant en sociologie. Âgé de 23 ans, il est originaire du Congo, et est arrivé en France en 2012. Pour arrondir ses fins de mois, il intervient trois fois par semaine auprès de jeunes dans un lycée rennais en ZEP (zone d’éducation prioritaire).

Un travail dont il ne perçoit plus aucun salaire depuis le mois d’octobre, pour cause de non-renouvellement de son titre de séjour.

Selon la préfecture, l’étudiant n’aurait pas fourni les documents nécessaires au réexamen de son dossier. Ronny Ndjokou Biyenge, lui, met en avant un acte de naissance qui ne serait aujourd’hui plus valable. Ce même document fournit il y a dix ans pour venir en France.

Pour régulariser sa situation, l’étudiant n’aurait d’autres choix que de rentrer dans son pays d’origine.

« Je dois aller légaliser cet acte de naissance à l’ambassade de France au Congo. Le risque, c’est que je me retrouve coincée à l’extérieur et de ne pas pouvoir rentrer sur le sol français », s’inquiète-t-il.

Au sein de l’établissement qui l’emploie, une pétition a été lancée pour dénoncer la situation de l’étudiant congolais. Contacté, le rectorat s’en remet lui à l’instruction menée par la préfecture, mais affirme que le travail déjà effectué sera bien sur rémunéré.

Lien France 3 région

Non à l’expulsion de Giorgi et de toute sa famille (Pétition à signer)

Giorgi N. vient d’avoir 20 ans . Il est scolarisé en terminale au lycée professionnel Jean Guéhenno de Fougères .

Il est arrivé en France à l’âge de 16 ans, avec ses parents et ses deux petits frères , en septembre 2017 . Déboutés du droit d’asile en juin 2019 , ils se sont vus notifier un ordre de quitter le territoire en juillet 2019. L’hébergement se terminant , ils se sont retrouvés à la rue tous les 5 , c’est à cette occasion qu’ils sont arrivés à Rennes en septembre 2019 .

En juin 2020 , Giorgi a fait sa propre demande d’asile que l’OFPRA a refusé en novembre 2020. La CNDA a été sollicité mais n’a pas encore rendu sa réponse.

La préfecture, estimant qu’il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français , lui a délivré un OQTF le 7 janvier dernier. Le préfet argumente sa décision par une absence de liens personnels , de liens familiaux et qu’il ne justifie pas d’une insertion quelconque !! et que donc son éloignement du territoire ne porterait pas atteinte à sa vie privée et familial.

Giorgi est en France depuis plus de 3ans !! il passe son bac à la fin de l’année scolaire et l’intégralité de sa famille vit avec lui. Les 2 petits frères de 12 et 3 ans sont scolarisés dans 2 établissements rennais. Ils sont venus ensemble , ils doivent le rester ! La famille est parfaitement intégrée. Ils ont fourni de gros effort pour cela , leur maîtrise du français leur permet aujourd’hui une intégration tout à fait honorable.

Il est inacceptable que cette décision ne soit pas annulée et que Giorgi, soit renvoyé en Géorgie ! Son avocate va lancer un recours contre cette décision, la décision sera rendu dans qq semaines par le tribunal administratif . En attendant cette réponse , la menace est réelle , pour lui mais désormais pour le reste de sa famille .

 

Aujourd’hui, ce jeune a besoin du soutien de tous . Un tel arrêté met en péril la poursuite de ses études mais également son équilibre familial.

Giorgi vit et étudie en France avec nos enfants , il reste avec nous !

édit du 28/01 : aujourd’hui , le père de Giorgi s’est fait contrôler en sortant des restos du cœur > direction la police aux frontières , d’où il est ressorti ce soir avec : un OQTF sans délai , une interdiction de retour sur le territoire français , et une assignation à résidence . Avec interdiction de sortir de sa commune , et donc entre autres : impossible d’aller amener et d’aller chercher les enfants à l’école à Rennes !
C’est bientôt TOUTE LA FAMILLE qui sera sous le coup d’une mesure d’expulsion, STOP !!!!

 

Pétition à signer ici.

En grève et dans la rue le 4 février 2021

Mobilisation interprofessionnelle

Pour une véritable rupture : Salaires, emplois, santé

Toutes et tous en grève le 4 février

Manifestation 11h Esplanade Charles de Gaulle RENNES

L’année 2020 a été marquée par la pandémie et ses conséquences sanitaires, économiques, sociales et démocratiques. Celles-ci sont aggravées par des décisions gouvernementales désastreuses pour le monde du travail et la population.

Le plan de relance affiché par le gouvernement n’est en rien un plan de rupture avec les politiques de casse de l’emploi, de pression sur les salaires et sur les conditions de travail et d’affaiblissement de la protection sociale. Au contraire, il plonge une grande partie de la population et notamment la jeunesse
dans la précarité et la pauvreté.

Les réformes successives, contestées fortement, facilitent les licenciements et les suppressions de postes dans le privé comme dans le public.

 

En Bretagne, on dénombre 80000 personnes sans emploi de plus depuis mars 2020, la moitié dans la métropole rennaise. Pour le plus grand nombre, il s’agit de travailleurs précaires, des CDD non renouvelés, des intérimaires remerciés, des licenciements individuels dans les très petites entreprises (artisanat, restauration, commerce…).

Les gagnants sont toujours les mêmes ! Le CAC40 a augmenté les dividendes versés à ses actionnaires de 269% en 20 ans, tout en délocalisant, en supprimant les emplois et en pressurisant les salariés.

Ce constat impose de contrôler et de conditionner socialement et écologiquement les aides publiques. Il faut un véritable plan de relance combinant investissement public massif et soutien des revenus des plus fragilisés ou précaires.

C’est le chemin inverse que prend ce gouvernement.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Union Pirate, Solidaires Étudiant·es, FSE d’Ille-et-Vilaine appellent, dans une dynamique de convergences et de renforcement des luttes, à un temps fort commun interprofessionnel de mobilisations et de grève le 4 février 2021.

Elles proposent un processus de mobilisations et initiatives dès le mois de janvier. Des déploiements locaux, des tractages et des assemblées générales doivent se tenir sur les lieux de travail et dans les territoires. Ils permettront de faire de la deuxième quinzaine de janvier une période de mobilisations professionnelles pour l’emploi avec notamment 3 journées phares dans la santé le 21, l’éducation nationale le 26 et dans l’énergie le 28 janvier.

· Pour un véritable plan de rupture qui conjugue emploi, progrès social et enjeu environnemental

· Pour l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices et celles qui bénéficient des aides publiques

· Pour le retrait définitif des lois de réforme des retraites et de l’assurance chômage

· Pour l’augmentation des salaires et la réduction du temps de travail

 

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Rassemblement samedi 30 janvier : pour le retrait de la proposition de loi « sécurité globale »

Retrait de la proposition de loi « sécurité globale » et des décrets sur le fichage

En ce début d’année, la proposition de loi « sécurité globale » reste à l’ordre du jour du Parlement.

Nous réaffirmons notre attachement à la défense de nos libertés individuelles et collectives et exigeons toujours le retrait total de la proposition de loi relative à la « sécurité globale » et des décrets sur le fichage.

Dans ces conditions, nos organisations syndicales appellent

à se rassembler massivement le samedi 30 janvier 2021

à Rennes de 11h à 12h30 Esplanade Ch. de Gaulle

 

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