Projets de DGH 2021 : perte des HP au profit des HSA – réagissons

Le Recteur de l’académie de Rennes a confirmé en CTA mardi 19 janvier 2021 la perte dans l’académie de 80 ETP  en HP (ETP : Equivalents Temps Pleins), et une soudaine apparition de 80 ETP en HSA.

Un glissement a, de fait, eu lieu entre les deux lignes.

Lors de ce CTA, les syndicats ont voté en bloc contre cette décision.  En raison de ce vote, un nouveau CTA est convoqué le 2 février prochain.

Force ouvrière interviendra de nouveau le 2 février en CTA pour refuser cette baisse des HP.

 

 

Rentrée 2021 : suppression des postes et rentrée sous pression !

Ce glissement s’inscrit dans la logique de coupe budgétaire poursuivie par le ministre, en supprimant, ici, massivement des postes. 

Lire ici autre article à ce sujet :  Rentrée 2021 dans les collèges et lycées : – 1 800 postes d’enseignants / + 43 518 élèves

Alerte temps partiels

Mécaniquement, ceci va s’accompagner d’une vague de refus des demandes de temps partiels qui ne sont pas de droit.

Les principaux et proviseurs vont de fait être amenés à les refuser pour que les HSA soient absorbées par les équipes : un collègue à temps partiel ne peut pas se voir attribuer des HSA. « Il faut » donc le faire passer à temps plein pour qu’il puisse se voir imposer les deux HSA règlementaires.

Dans votre établissement, comment réagir pour refuser le projet de DGH ?

1. Réunir une heure d’information syndicale (HIS) afin d’informer les collègues de la situation  et de définir une position commune.

Invitez-nous à cette HIS. Nous vous aiderons à l’animer.

 

Lors de cette HIS, proposez aux participants de rédiger une motion pour refuser le projet de la DGH. 

Chiffrez vos besoins et demandez notamment la conversion des HSA en HP (chiffrez cette conversion, soyez précis).

Cette motion sera plus efficace si vous mentionnez le soutien des différents syndicats représentés dans cette HIS.

Cette motion devra être envoyée au Recteur sous-couvert de votre chef d’établissement (c’est une obligation).

N’oubliez pas qu’un CTA se tient le 2 février pour aborder la questions des DGH dans l’académie. Force ouvrière interviendra lors de ce CTA. Faites-nous parvenir votre motion avant le 2 février pour que nous puissions appuyer votre demande lors du CTA.

 

ici : un modèle modifiable de motion pour HIS.

2. Faire voter une motion au CA de votre établissement.

Vous pouvez faire lire et voter une motion en CA pour refuser le projet de DGH. 

ici : un modèle modifiable de motion pour le CA.

Pour que cette motion soit bien à l’ordre du jour, vous devez la  transmettre à votre chef d’établissement 48 heures avant la date du CA. Demandez à ce qu’elle figure dans  les questions diverses.

Lors du CA, au moment de l’adoption de l’ordre du jour, assurez-vous que votre motion et que son vote y figurent bien.

L’idéal serait que les parents d’élèves vous soutiennent et votent avec vous. Vous avez la possibilité de les contacter en amont du CA.

Votre chef d’établissement aura alors l’obligation de faire figurer cette motion et son vote dans le PV de ce CA. L’information sera donc transmise au rectorat.

Transmettez-nous cette motion votée au CA pour que nous puissions vous soutenir lors du CTA du 2 février.

 

N.B. Si le CA a lieu après la date du 2 février (jour du CTA) :

Dans un premier temps : faites la motion proposée en 1 (lors de l’HIS) et envoyez-la nous. Ainsi nous pourrons intervenir lors du CTA pour appuyer votre demande même si votre CA n’a pas encore eu lieu.

Puis transformez cette motion d’HIS en motion de CA (le point 2) pour pouvoir peser également par les élus du CA.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

Rassemblement mercredi 27 janvier contre les expulsions d’enfants sans papiers et de leurs familles

Nous vivons une période inédite en Ille-et-Vilaine. En pleine crise sanitaire, nous avons recensé plus de 40 familles exilées menacées d’expulsion !

Dans l’attente de leur expulsion, ces familles exilées sont assignées à résidence avec interdiction de sortir de la commune où elles sont domiciliées et elles doivent aller pointer plusieurs fois par semaine à la gendarmerie la plus proche. Alors que les frontières sont fermées et que les perspectives d’éloignement sont vouées à l’échec dans le contexte pandémique, ces privations de liberté sont inacceptables pour des personnes qui n’ont commis aucun délit.

Ces familles sont les premières victimes de la « loi Asile et Immigration» en application depuis près de 2 ans. Cette loi liberticide affaiblit les droits fondamentaux et accentue la maltraitance institutionnelle. Elle instaure des restrictions au droit d’asile par l’accélération des procédures, le doublement de la durée de rétention qui passe de 45 à 90 jours, l’enfermement des enfants en centres de rétention : des mesures renforcées de restrictions, de contrôles et de tris, à des fins de refus d’entrée, d’expulsion et de bannissement du territoire.

Ce sont 103 enfants scolarisés en Ille-et-Vilaine qui vivent avec leurs parents dans la peur de l’expulsion et que la préfecture maintient dans une précarité extrême en leur refusant le droit au séjour. Ce recensement n’est pas exhaustif, il ne comptabilise pas les personnes célibataires dans la même situation et toutes les familles qui préfèrent se cacher.

L’expulsion de 33 Géorgiens dont 11 enfants par charter au départ de Rennes en octobre 2019 avait profondément choqué la population bretonne, tant par l’ampleur de l’opération policière que par la brutalité des arrestations. Nous n’oublions pas. La machine à expulser ne doit pas reprendre ni ici ni ailleurs. Nous nous opposerons à toutes les expulsions individuelles ou collectives.

Nous dénonçons aussi la mise à la rue de plusieurs dizaines de jeunes étranger.ères isolé.es suite à des évaluations négatives de leur minorité. Nous nous opposons à leur fichage et défendons un accueil digne de l’ensemble des Mineur.es Non Accompagné.es ainsi que la régularisation des jeunes majeur.es en insertion.

Le droit à l’éducation est un droit fondamental : aucun.e élève ne doit être expulsé.e, qu’il/elle soit mineur.e en famille ou jeune majeur.e sans papiers.

Rassemblement le mercredi 27 janvier à 13h
devant la préfecture d’Ille-et-Vilaine (Beauregard)

 

► contre les expulsions
► pour la régularisation de toutes et tous les sans-papiers
► pour la scolarisation inconditionnelle des mineur.es et jeunes majeur.es étranger.ères, quels que soient leurs statuts administratifs

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Une demande d’audience au Préfet a été faite par les organisations signataires de l’appel, dont Force ouvrière fait partie. L’audience a été demandée pour le mercredi 27 janvier à 14h.

 

Toutes et tous en grève dès le mardi 26 janvier 2021

Pour nos salaires, nos conditions de travail, les postes statutaires

GRÈVE DÈS LE 26 JANVIER

 

Dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser il y a urgence à combattre les contre-réformes qui les aggravent, dans l’Education Nationale comme ailleurs, à revendiquer les moyens nécessaires et une véritable revalorisation pour les tous les personnels.

Or, le Parlement a adopté un budget qui est loin de répondre aux besoins matériels et humains de l’Ecole républicaine et pas davantage aux revendications de ses personnels. En effet, il ne prend pas la mesure de l’augmentation des effectifs, de la situation sanitaire qui impose particulièrement des mesures pour faire baisser les effectifs d’élèves par classe à court et moyen terme et de l’état de fatigue des personnels, épuisés par des années de dégradation des conditions de travail. Il faut en urgence engager les recrutements statutaires nécessaires, en recourant aux listes complémentaires, en titularisant les contractuels. Dans le budget 2021, la nécessaire revalorisation des personnels ne trouve qu’une traduction minimale avec 400 millions d’euros prévus. C’est très peu pour les personnels, et de fait l’essentiel des mesures proposées pour 2021 ne concerneront qu’une minorité d’entre eux. Les AED et les AESH en particulier ne se voient rien proposer. Le Grenelle du ministre est d’autant plus inacceptable qu’il vise à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignants.

Le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 exigeons un budget qui acte :
• l’arrêt des suppressions d’emplois
• une revalorisation indiciaire immédiate : 49 points d’indice (183€) pour tous les personnels
• le rattrapage intégral (20%) des pertes salariales subies depuis 2000, grâce à un plan pluriannuel de revalorisation
• les créations de postes statutaires pour répondre à tous les besoins, la titularisation des précaires dans le cadre de la Fonction publique de l’Etat.

 

Nous exigeons un plan urgent de recrutements sur les listes complémentaires des concours pour faire face aux besoins immédiats, notamment de remplacements, en lieu et place des recrutements de contractuels que le ministère a autorisés.

Nous exigeons également l’abrogation de la loi Blanquer et de l’ensemble des contre-réformes, de la maternelle à la terminale, l’abandon du projet de loi RILHAC sur la direction d’école.

Nous appelons les personnels à poursuivre les mobilisations en cours, à construire dès maintenant une dynamique de mobilisation par des actions locales, réunions, motions et courriers collectifs auprès des IA-DASEN, des Recteurs, du gouvernement, à s’engager dans l’action et à préparer la grève dès le mardi 26 janvier pour exiger la satisfaction de leurs revendications.

Mardi 12/01/21 : mobilisation Mineurs Isolés

Appel unitaire intersyndical départemental 35 des Collectivités Territoriales, de l’Action Sociale, de la Santé et de l’Éducation Nationale avec le soutien des unions départementales :

SUD CT 35, SDAS FO 35, SUD Santé-Social 35, GD SPS FO 35, SNUDI FO 35, SNFO LC 35, SUD Éducation 35, CNT 35, CGT Action Sociale, CGT Educ’Action 35, FSU 35, la participation des associations et individus solidaires des personnes réfugiées sans papiers.

 

Nous, Femmes et Hommes, salarié.e.s du public et du privé organisé.e.s syndicalement au sein des syndicats départementaux SUD CT 35, SDAS FO 35, SUD Santé-Social 35, GD SPS FO 35, SNUDI FO 35, SNFO LC 35, SUD Éducation 35, CNT 35, CGT Action Sociale, CGT Educ’Action 35, FSU 35 travaillant au sein des collectivités territoriales, à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), dans l’Education Nationale, dans le secteur Sanitaire, Social et Médico-social public et associatif, qui accompagnons, scolarisons, éduquons, soignons, protégeons les enfants, Mineurs Isolés Étrangers (MNA) et Jeunes Majeurs, sans aucun soutien parental sur le territoire.

Ensemble, nous exigeons d’une même voix, l’abrogation des décrets attentatoires à la République Sociale que nous incarnons.

Mardi 12 janvier 2021 à 12 heures : RASSEMBLEMENT
Devant le Conseil Départemental 35 Préfecture de Beauregard à Rennes