Budget 2025 : nouvelle saignée pour les agents publics

Le Premier ministre François Bayrou ferait un « geste » en faveur des fonctionnaires et agents publics en renonçant à imposer 3 jours de carence dans la Fonction publique, contrairement aux choix précédents de BARNIER- KASBARIAN.

Cette décision du Premier ministre, décision logique tant la motivation pour la justifier par l’ancien ministre KASBARIAN était indigente, injuste et stigmatisante, ne peut en aucun cas être considérée comme une avancée. En réalité, on a simplement évité un recul des droits.

Les fonctionnaires continuent d’avoir un jour sec de carence, non compensé, contrairement à ce qui se pratique dans une grande partie du secteur privé.

 

Par ailleurs, la mesure qui impacte le plus les fonctionnaires, puisqu’elle est estimée à près d’1 milliard d’euros de coupe budgétaire, reste la réduction de 10 % de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie. Or, celle-ci est maintenue par le Premier ministre. Ainsi, les difficultés financières vont s’ajouter à la maladie. C’est la double peine.

 

De plus, l’année blanche pour 2024 demeure une ligne rouge pour FO Fonction publique ; cette mesure a encore nettement accentué le décrochage de la valeur du point d’indice par rapport à l’inflation. Aujourd’hui, pour retrouver la même valeur qu’au 1er janvier 2000, il faudrait une augmentation de 31.5%. 

L’effondrement de la valeur du point d’indice tasse la grille et remet en cause les carrières et la reconnaissance des qualifications à travers les catégories A, B et C. C’est la smicardisation des agents publics !

 

Encore plus grave, le gel du point d’indice semble confirmé pour 2025, ce qui ferait une 2ème année blanche après 2024.

La GIPA reste remise en cause pour 2024 et nous ignorons toujours l’éventuelle nouvelle disposition qui pourrait la remplacer, sauf à craindre qu’elle ne réduise encore plus le nombre de bénéficiaires.

Bien que FO Fonction publique ait réaffirmé ses revendications prioritaires en matière de rémunération tant auprès du Premier ministre qu’auprès du ministre de la Fonction publique :
– revalorisation du point d’indice des fonctionnaires de 10 % ;
– ouverture des négociations pour améliorer la grille indiciaire ;

aucune de ces revendications n’a malheureusement été prise en compte.

 

Le PLF (Projet de Loi de Finances) 2025, c’est aussi l’austérité imposée aux collectivités qui conduit à programmer la suppression de 100 000 emplois dans la Fonction Publique Territoriale.

Enfin, l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) hospitalier, contenu dans le PLFSS (Projet de Loi de financement de la Sécurité Sociale), va faire subir une nouvelle année de galère à notre système de soins. Les fermetures de lits et toutes les mesures de restrictions vont continuer à dégrader les conditions de travail des personnels hospitaliers.

En l’état, FO Fonction publique mettra tout en oeuvre pour faire aboutir ses revendications, par tous les moyens, y compris la grève.

Le sénat coupe les vivres au SNU… FO demande son abandon total !

Jeudi 16 janvier, le Sénat a porté un coup supplémentaire au service national universel (SNU), dispositif de militarisation de la jeunesse dès le lycée voulu par le président Macron depuis 2017 et entré en vigueur en 2019.

Il a décidé de rediriger 80 millions d’euros de financement sur les 100 millions prévus pour l’année 2025 vers le budget des Sports.

 

Ce n’est certes pas la crainte de voir la jeunesse embrigadée qui a motivé le vote de la Chambre Haute, mais le fait que « après cinq ans d’expérimentation, le SNU n’apporte pas une plus-value suffisante en comparaison des autres politiques d’engagement de la jeunesse pour justifier la poursuite de son déploiement » et que dans ces conditions, sa généralisation n’est « ni possible, ni souhaitable ».

Parmi les obstacles à cette généralisation a été pointée la difficulté pour trouver « suffisamment de centres pour accueillir l’ensemble des jeunes », et surtout le coût « faramineux » que cela occasionnerait, estimé par la Cour des Comptes entre 3,5 et 5 milliards d’euros, dans son rapport publié en septembre 2024.

Suite à ce rapport, les commissions des finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat avaient adopté, en octobre, des amendements pour retirer le SNU du Projet de Loi de Finances (PLF) 2025.

 

Mais le gouvernement n’a pas dit son dernier mot.

En effet, la ministre des Sports et de la Jeunesse, Marie Barsacq, tentant de sauver coûte que coûte le projet présidentiel, s’est opposée au vote des sénateurs en déclarant qu’il n’était « pas opportun de sacrifier le SNU au profit du sport » et en annonçant qu’un « groupe de travail interministériel » serait chargé de proposer « des évolutions pour la rentrée scolaire ».

De son côté, le président Macron, lors de ses vœux aux armées, le 20 janvier à Cesson-Sévigné, a confirmé sa volonté de militariser coûte que coûte la jeunesse en déclarant :

« il faut donner le choix de servir. Non pas rétablir le service national obligatoire mais permettre à une jeunesse volontaire d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs ».

Des évolutions ? Mais qui veut encore du SNU ? Qui en a jamais voulu à part le président Macron ?

 

Certainement pas les lycéens qu’il est censé recruter puisque le taux de désistement est passé de 19 % en 2022 à 28 % en 2023. Avec 13 300 inscrits volontaires et 22 400 élèves des « classe engagées », enregistrés à l’automne 2024, on approche péniblement des 36 000 participants alors que le gouvernement en envisageait 66 000 dans le cadre du PLF 2025, soit déjà 14 000 de moins que pour l’objectif 2024.

Pour sa part, la FNEC FP-FO ne cessera de répéter que « la place des jeunes est à l’Ecole, pour accéder à l’instruction et à des qualifications et non dans des lieux d’embrigadement dans la logique de préparation à la guerre ».

 

De l’argent, il en faut pour les postes statutaires nécessaires dans les écoles, collèges, lycées et universités, pour les classes, pour les heures de cours disciplinaires, mais pas un sou pour le SNU !

C’est pourquoi la FNEC FP-FO continue à exiger l’abrogation pure et simple du SNU et l’abandon des « classes défense » et des « classes engagées ».

Remplacement de courte durée RCD : outil pour casser le statut

Avec FO, connaitre ses droits, c’est pouvoir les défendre !

Pour pallier le manque criant de professeurs remplaçants, que le Ministère organise lui-même en supprimant massivement des postes, le remplacement de courte durée est présenté comme la « solution miracle ».

 

Culpabilisation et pression sont utilisées pour faire prendre en charge, par des personnels déjà surchargés de travail, une tâche supplémentaire, contre leurs garanties statutaires et au péril de leur santé.

A la rentrée de septembre 2023, les chefs d’établissement des collèges et lycées avaient reçu un « guide du Remplacement de Courte Durée » actualisé en septembre 2024 envoyé par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) donnant des préconisations pour faire en sorte qu’il y ait « à tout prix » un enseignant devant chaque élève.

Ce guide est un véritable outil pour détruire nos garanties statutaires. 

 

Qu’en est-il ? Comment défendre ses droits ?
Le SNFOLC vous informe et vous défend.

 

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Retour sur les Etats généraux des précaires de l’Educ : Plus que jamais mobilisés!

La journée du 16 janvier 2025 était une journée de mobilisation pour les personnels AED et AESH partout en France. En Ille-et-Vilaine, FO appelait à rejoindre le rassemblement intersyndical.

Ce jeudi 16 janvier, FO 35 a organisé des Etats généraux pour les précaires de l’Education, dans les locaux de l’UD, avec les personnels AED et AESH de nos syndicats, 1 er et 2nd degrés réunis.

 

Car il est urgent de construire ensemble et dès à présent le rapport de force.

Des échanges constructifs ont pu se faire, notamment pour étoffer le lien AED-AESH.

Ces États généraux ont permis de faire un état des lieux des conditions de travail des personnels dans le département, et de rédiger un communiqué avec les personnels pour appeler à la construction dune mobilisation intersyndicale dans la durée, seul moyen de gagner sur les revendications.

 

L’AG a décidé de rejoindre le rassemblement intersyndical organisé devant la DSDEN 35. Lors de ce rassemblement, des prises de parole ont eu lieu : celles de nos deux camarades AED et AESH représentants FO ont été particulièrement applaudies.

Ci-dessous le communiqué produit lors de ces Etats généraux des précaires de l’Education, avec notamment en fin de communiqué notre demande d’une intersyndicale nationale pour construire un mouvement de grève solide dans la durée.

 

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