Remontée des services en Lettres classiques dans notre académie

La signature des ventilations de service (VS) est en cours. Le SNFOLC a interpellé le Recteur sur la formulation, dans l’académie, des états de service des professeurs de Lettres classiques.

En effet, les heures de français y apparaissent comme un complément de service. Seules les heures d’enseignement des langues anciennes sont comptabilisées comme faisant partie du poste. Cette manière de procéder est tout simplement contraire aux statuts.

 

Ci-dessous l’adresse du syndicat académique FO au Recteur :

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AED et AESH : vos jours de fractionnement !

Grâce à l’information diffusée par la FNEC FP FO auprès des AESH et des AED, les personnels commencent à avoir connaissance de leur droit aux deux jours de fractionnement. Pour autant, ils rencontrent des difficultés à le faire appliquer.

 

Exemple dans notre département d’Ille-et-Vilaine : le rectorat, concernant les AESH, a pris la décision unilatérale de lisser ces deux jours sur l’année (soit quelques minutes travaillées de moins par jour), empêchant ainsi les personnels de bénéficier de deux jours de congés supplémentaires.

Sauf que, à la lecture des textes réglementaires et de la jurisprudence en vigueur, il apparaît que ces jours de fractionnement relèvent bien d’une obligation pour l’employeur.

 

La FNEC FP FO 35, avec ses syndicats SNFOLC 35 et SNUDI FO 35, est là pour vous aider. 

 

 

Pour télécharger et diffuser ce document : c’est ici !

TZR « sous pression » : Le syndicat intervient à tous les niveaux !

Depuis plusieurs années, pour combler les postes et les heures qui manquent partout, les droits statutaires des TZR ont été mis à mal et leurs conditions de travail largement dégradées.

C’est le cas, par exemple, dans l’académie de Nancy Metz, qui se vante, dans la presse, de la mise en place d’une « brigade numérique » pour pallier le manque
de remplaçants. Des TZR « visioprofesseurs » sont rattachés à un établissement depuis lequel ils donnent leur cours à distance. A l’image de répétiteurs, ils se retrouvent à dispenser un enseignement virtuel à des « élèves », tout aussi virtuels, puisqu’ils ne sont pas devant eux… Un autre métier que celui d’enseignant ! Un autre métier que celui pour lequel ils
ont passé le concours !

Et en cette rentrée 2024, avec la mise en place du choc des savoirs
et des groupes de niveaux, les TZR sont encore plus « exploités ».

 

Cette contre-réforme, majoritairement rejetée dans la rue par la mobilisation des personnels avec les parents, comme dans les urnes, désorganise totalement les établissements et accentue le manque, déjà criant, de personnels. C’est le cas notamment en français et en mathématiques, où les besoins en professeurs ont littéralement explosé avec la mise en place des groupes en 6ème et en 5ème. Résultat : dès la rentrée, une véritable pénurie de professeurs.

Au 9 septembre, par exemple, dans le département de l’Eure, il n’y a plus un seul remplaçant disponible en français, mathématiques et sciences-physiques. Les conséquences pour les TZR sont immédiates : pression accrue des rectorats et des chefs d’établissement pour les affecter sur 2 ou 3 établissements, parfois très éloignés de leur domicile. Ils sont nombreux à faire appel au syndicat pour les défendre.

Malgré l’absence de commission pour affecter les personnels TZR, le syndicat est intervenu à de nombreuses reprises en fin d’année dernière, comme en cette rentrée, auprès des rectorats pour défendre chaque dossier. Des victoires ont été obtenues pour de nombreux collègues dont les affectations ont été revues.

 

Le syndicat est aux côtés des collègues TZR pour défendre individuellement leur situation et aider à établir collectivement leurs revendications !

Le scandale du SNU confirmé par le rapport de la Cour des comptes

La Cour des comptes vient de publier un rapport sur le SNU appelé « Un premier bilan, cinq années après son lancement ». Et quel bilan !

Le Service National Universel a été mis en place en 2019 et Emmanuel Macron
essaye de le rendre obligatoire depuis deux ans. Les objectifs du SNU sont
clairement énoncés : « Les objectifs assignés au SNU, décrit dans les documents budgétaires comme un « projet de société », sont nombreux et s’articulent autour des notions de résilience de la Nation, de cohésion nationale, d’engagement, d’orientation et d’insertion des jeunes, avec une communication centrée sur les aspects proches du cadre militaire du dispositif. »

La mobilisation des organisations syndicales et lycéennes qui refusent l’enrôlement de la jeunesse à des fins guerrières a contraint les différents gouvernements à renoncer à la généralisation du SNU et le constat est qu’il ne fait jamais le plein.

 

Alors que l’école manque de tout en cette rentrée avec des classes surchargées, des classes sans professeurs, un manque criant de remplaçants dès les premières semaines, des élèves sans AESH, sans infirmière, sans assistante sociale, des jeunes sans classe, un manque de personnels administratifs, etc, en revanche le SNU ne manque pas de moyens !

Le rapport de la Cour des comptes établit que le SNU représente « un coût par jeune proche de 2900 euros pour l’année 2022 » tout en précisant que « ce chiffrage reste incomplet » et estime le coût de fonctionnement annuel du dispositif à un total de 3,5 à 5 milliards d’euros en cas de généralisation.

 

Le rapport de la cour des comptes se conclut sur diverses recommandations.

Mais pour le SNFOLC, la seule recommandation qui s’impose est l’abrogation du SNU. Pour FO, la place des jeunes est à l’École pour accéder à l’instruction et à des qualifications et non dans des lieux d’embrigadement dans une logique de préparation à la guerre.