FO n’a pas participé à la réunion de la DSDEN « l’autorité à l’école : impliquer, responsabiliser, protéger »

Le 6 mai dernier, Force ouvrière a reçu l’invitation suivante de la part de la DSDEN 35 :

Mesdames, Messieurs,

Madame la Ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse a engagé une démarche de concertation qui doit se dérouler dans des délais contraints, avec des acteurs de l’école et des établissements, sur le thème suivant : « l’autorité à l’école : impliquer, responsabiliser, protéger ».

Pour cela, une réunion de concertation est organisée :

Le mardi 7 mai 2024 de 14h à 17h à la DSDEN d’Ille-et-Vilaine 1 quai Dujardin à Rennes, en salle Urbain.

Cette réunion de concertation a pour objet de remonter les éléments concrets identifiés par les équipes pour améliorer le climat scolaire et construire les contours d’une nouvelle autorité. Les échanges devront aborder trois grandes thématiques :

– Comment responsabiliser les élèves ?

– Comment mieux impliquer et responsabiliser les parents ?

– Comment faire de l’école un lieu mieux protégé et qui protège toujours mieux ?

Les éléments recueillis devront être remontés au Recteur le 8 mai 2024.

 

Voici notre réponse à cette invitation :

La FNEC FP-Force Ouvrière d’Ille-et-Vilaine ne participera pas à cette parodie de concertation, dont les conclusions sont connues à l’avance. Le Premier ministre a déjà fait ses propositions le 18 avril, reprises par la ministre de l’Education nationale lors d’une conférence le 3 mai : obliger les élèves à se lever à l’arrivée des professeurs, faire participer les élèves aux tâches communes, installer des commissions éducatives à l’école primaire, faire assister les élèves perturbateurs à une comparution immédiate au tribunal, établir un contrat entre parents et établissement scolaire, développer les internats éducatifs.

En éducation prioritaire, les élèves seraient assignés durant 10 heures au collège. Les élèves « perturbateurs » se verraient infliger des pertes de points aux examens, avec une mention spéciale sur Parcoursup.

L’objectif n’est pas de répondre aux revendications des personnels et des parents d’élèves qui se mobilisent pour obtenir des postes, des heures, des classes, le retrait du « choc des savoirs » et des groupes de niveaux, l’arrêt des contre-réformes délétères, une augmentation des salaires, etc.

Pour toutes ces raisons, le SNFOLC 35 ne participera pas à cette réunion.

 

Recul de la ministre sur les HSE et IMP

La consigne ministérielle est tombée comme un couperet dans les établissements en début de congés de printemps.

Dans le cadre de la réduction des crédits de 700 millions d’euros à l’Education nationale, le ministère avait demandé aux rectorats de reprendre les budgets correspondants aux Heures Supplémentaires (HSE) et Indemnités pour Missions Particulières non consommées dans les établissements.

 

Des personnels engagés dans des projets se voyaient donc contraints de les abandonner du jour au lendemain ou de travailler gratuitement jusqu’à la fin de l’année.

Craignant la colère et l’explosion, le ministère annonce deux jours après que les moyens sont conservés jusqu’à la fin de l’année.

 

Le rejet de leur politique est énorme…

Ils savent que tôt ou tard, tout cela leur explosera à la figure. Nous pouvons les arrêter !

Réunissons-nous en Assemblées générales, établissons les revendications et décidons des moyens à mettre en œuvre pour les obtenir. Allons chercher tous les moyens qu’ils nous doivent. Allons chercher les postes, les heures, les augmentations de salaire.

 

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Dernières infos « choc des savoirs »

L’enseignement va mal en France.

La valse des ministres à laquelle on a assisté ces derniers mois en a administré une nouvelle preuve dans un climat qui n’est pas sans rappeler les dernières années de l’Ancien Régime où les secrétaires d’Etat et les contrôleurs généraux des finances se succédaient à un rythme effréné sans parvenir à guérir le royaume.

Si aujourd’hui l’Education nationale dans son ensemble est souffrante, le collège se trouve dans un état particulièrement inquiétant. En septembre 2022, Pap Ndiaye ne le désignait-il pas comme l’« homme malade du système » ?

 

Dans un contexte aussi dégradé, les médications annoncées par l’exécutif avec grand fracas comme un « choc des savoirs » apparaissent-elles pour le collège comme un coup de pouce ? un coup de com ? ou un coup de grâce ?

 

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Communiqué intersyndical du 25 avril pour la reconduction de la grève contre le choc des savoirs

Pour un choc des moyens et des salaires, contre le choc des savoirs et le
tri social, amplifions la mobilisation

Depuis le mois de janvier, les personnels de l’Éducation se mobilisent pour obtenir les moyens nécessaires à la réussite de leurs élèves, pour leur salaire et contre le « choc des savoirs ».

 

Le « choc des savoirs » est un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École et instaure une ségrégation assumée entre les élèves en difficulté et les autres ainsi qu’une discrimination sociale.

C’est en ancrant cette mobilisation dans la durée par exemple, par plusieurs jours de grèves consécutifs, que nous obtiendrons satisfaction des revendications.

 

C’est pourquoi nos organisations, CGT Éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation, appellent les personnels à se réunir dès la rentrée de chaque zone de vacances afin de débattre des suites et des modalités de la mobilisation.

Nos organisations appellent les personnels à refuser de mettre en œuvre le tri des élèves dans des groupes et à bloquer la réforme.

Elles soutiennent toutes les grèves, y compris reconductibles et autres formes de mobilisations (manifestations, rassemblements etc), en cours et à venir, décidées par les personnels ou proposées par les intersyndicales locales et à participer massivement à la mobilisation du 1er mai.

 

Elles appellent à faire de la semaine du 13 mai, une semaine d’amplification et de convergence de toutes ces mobilisations et à participer massivement aux manifestations unitaires avec les parents d’élèves du samedi 25 mai « contre le choc des savoirs, pour le choc des moyens et des salaires pour l’École publique ».

 

Communiqué complet :

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