Urgence : donner la priorité à l’école et à l’hôpital !

Les personnels ne sont pas responsables du chaos provoqué par le gouvernement. Ouvrir des classes et des lits d’hôpitaux, embaucher massivement des personnels, c’est l’urgence .

 

Cahier de revendications des AESH

AESH
Cahier de revendications
Assemblée Générale du 16 mars 2021
Maison de quartier de Villejean à Rennes

 

Les personnels AESH réunis lors du stage de formation syndicale organisé par le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 le mardi 16 mars 2021 dans la Maison de quartier de Villejean à Rennes, ont pris position lors de l’Assemblée Générale qui a clôturé la journée.

 

Ce cahier de revendications a été envoyé au recteur de l’académie le 29 mars 2021 par les syndicats SNFOLC 35 et SNUDI FO 35.

 

NON aux PIALs !

L’AG dénonce la mise en œuvre des PIALs inclus dans la loi Blanquer, dite « école de la confiance », qui vise à mutualiser les AESH pour en réduire le nombre et donc le coût. Cette loi confirme la volonté du Ministre de maintenir ces personnes en situation de précarité. Elle exige l’abandon des PIALs.

L’AG revendique le respect des notifications de la MDPH : pas de remplacements improvisés à la dernière minute lorsqu’un(e) collègue est absent(e), pas de prises en charge d’élèves non « attribués » par la MDPH, pas de notifications produites par le PIAL.

 

Statut, contrat, déroulement de carrière

L’AG revendique la fin des CDD renouvelables et exige un accès immédiat au CDI.

L’AG revendique la création d’un nouveau corps de fonctionnaires d’Etat pour les AESH qui le souhaitent.

L’AG revendique la possibilité pour tous les personnels de travailler à temps complet et une véritable prise en compte du travail invisible (participation aux réunions dont les ESS, concertation avec les équipes pédagogiques et éducatives, gestion du matériel, encadrement des sorties, temps de déplacements entre les établissements…). Les AESH doivent être intégrés et considérés dans les équipes enseignantes comme des collègues de travail à part entière.

L’AG revendique également que cesse la superposition des contrats : contrat avec l’Education nationale en journée, contrat avec les mairies sur les temps périscolaires. Les contrats passés avec les mairies sont encore plus précaires (respect des droits, rémunération…). L’AG demande un contrat unique par agent, contrat qui doit prendre en compte le temps de travail réel des AESH tout au long de la journée.

L’AG demande que la Commission Consultative Paritaire (CCP) puisse exercer ses prérogatives en matière d’affectation par la mise en place de commissions départementales pouvant étudier les vœux formules par l’ensemble des AESH sur la base de la publication de l’ensemble des postes et d’un barème. Elle demande également que la CCP exerce ses prérogatives quant aux entretiens professionnels et à leur éventuelle contestation par les agents.

L’AG revendique une meilleure prise en compte des vœux des AESH dans leur affectation afin de rapprocher les agents des lieux de résidence.

L’AG exige le respect des obligations personnelles des AESH dans l’élaboration de leur emploi du temps, qui doit être pérenne, et ne pas être modifié sans leur accord.

L’AG s’étonne du fait que des AESH du département d’Ille-et-Vilaine soient encore employés par le lycée Pierre Mendès-France. Elle demande que tous les AESH dépendent directement du rectorat de Rennes.

L’AG revendique un déroulement de carrière juste, régulier et équitable, non tributaire d’entretiens professionnels opaques.

 

Recrutement

L’AG revendique le réemploi de tous les personnels en CDD et exigent qu’ils en soient informés avant la fin de l’année scolaire.

L’AG exige le recrutement immédiat et massif d’AESH à hauteur des besoins dans le département. Pour permettre le financement de ces nouveaux emplois, nous réclamons le retour des 240 millions rendus par le Ministre à Bercy il y a peu.

L’AG revendique la création d’une brigade de remplacement AESH à l’image des professeurs des écoles remplaçants.

 

Formation

L’AG revendique la mise en place de formations initiales et qualifiantes, permettant la prise en charge spécifique des situations de handicap rencontrées dans les classes.

 

Rémunérations

L’AG se félicite de la victoire syndicale que représente le reversement aux personnels renouvelés de l’indemnité compensatrice de hausse de CSG. Elle constate cependant que tous ne l’ont pas perçue. Elle demande donc que la procédure de remboursement soit accélérée. Elle demande enfin que l’indemnité soit versée à tous les nouveaux embauchés depuis le 1er janvier 2018.

L’AG revendique une revalorisation salariale immédiate, notamment par l’augmentation de la valeur du point d’indice et une progression plus rapide dans les échelons.

L’AG revendique le versement des primes REP et REP + pour les AESH travaillant dans les établissements concernés.

L’AG revendique la prise en compte des temps de déplacement des AESH entre les établissements scolaires, et la rémunération de tous les frais de déplacements entre ces établissements, qu’ils soient ou non dans la même résidence administrative ou pas.

 

Respect des missions liées à l’inclusion

L’AG demande l’abondement des heures notifiées aux élèves en situation de handicap : ils ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel des coupes budgétaires.

L’AG revendique l’abandon de l’accompagnement mutualisé.

L’AG revendique le maintien de toutes les structures spécialisées (ITEP, IME…) : l’inclusion systématique provoque des situations de souffrance pour les élèves, les familles et les personnels.

 

Santé et sécurité au travail

L’AG dénonce le retard qui a été pris dernièrement dans plusieurs établissements scolaires du 35 concernant le réapprovisionnement des masques, distribués au compte goutte. Les AESH, bien souvent servis les derniers, ont dû pallier les manques de l’employeur et se fournir eux-mêmes en masques jetables. C’est inacceptable.

L’AG revendique la gratuité des tests salivaires.

L’AG exige le respect des préconisations médicales, notamment en matière d’affectation des personnels.

 

Pour toutes ces raisons, les AESH ayant participé à l’AG du 16 mars 2021 à la Maison de quartier de Villejean à Rennes, soutenus par les syndicats SNFOLC 35 et SNUDI FO 35, participeront à la grève le 8 avril 2021, dans le cadre de la mobilisation nationale intersyndicale.
Ils sont déterminés et poursuivront la bataille jusqu’à obtention de leurs revendications.

 

 

 

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AED et AESH encore et toujours en première ligne !

Les AED se voient imposer d’être présents dans les établissements alors que les cours n’y seront plus assurés. Encore une fois envoyés en première ligne, comme depuis le début de la crise sanitaire, ils n’ont pourtant obtenu aucune réponse à leurs revendications portées depuis plusieurs mois par leurs mobilisations.

Les obligations des AED sont encore une fois renvoyées au local. Aucune règle établie nationalement, les chefs d’établissement doivent fixer, seuls, les missions et les emplois du temps « en fonction des besoins » pour les semaines à venir. 

 

Les AED se retrouvent obligés de se rendre dans leur établissement pour accomplir toutes sortes de tâches :
– aider les enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise à faire leurs devoirs
– faire du classement et autres tâches administratives
– contacter les familles…

Le temps de présence dépend du bon vouloir du chef d’établissement et parfois des négociations. Le SNFOLC est présent à côté des AED pour faire valoir leurs revendications.

Dans certains établissements seuls les AED qui doivent garder leurs enfants peuvent rester chez eux, mais là encore aucune règle pour protéger les personnels : un chef d’établissement a demandé à une AED de venir travailler avec son enfant de huit ans !

Pour les AESH, la situation est tout aussi disparate et inacceptable. Avec des pressions pour exiger leur présence dans l’établissement alors même que les élèves dont ils s’occupent sont à la maison. Pire, il a même pu être demandé à des AESH de se rendre dans des établissements en dehors de leur PIAL.

 

Laisser cette organisation au local, c’est livrer les personnels les plus précaires à la menace du non renouvellement de contrat. Le SNFOLC ne laissera pas faire. Tout comme les autres personnels, les AED et les AESH ne doivent venir que sur la base du volontariat.

Les AED sont mobilisés depuis des mois pour exiger un vrai statut, des augmentations de salaires, le versement des primes REP et REP+.

Les AESH exigent l’abandon des PIAL, un vrai salaire et un vrai statut et le recrutement immédiat d’AESH à hauteur des besoins.

La seule réponse à leurs revendications c’est de leur en demander encore plus !

 

Le SNFOLC 35 soutient les AED et les AESH et exige avec eux la satisfaction de leurs revendications. Fermeture ou non des établissements scolaires, les revendications demeurent et doivent être entendues. La lutte continue !

 

Journée du 8 avril reportée – Grève AESH et Personnels

ATTENTION : en raison de la fermeture des établissements scolaires, la journée unitaire nationale du 8 avril a été reportée à une date ultérieure. L’intersyndicale départementale a également opté pour ce report. Les organisations syndicales craignent en effet que peu de monde ne se déplace pour ce rassemblement et qu’il soit passé sous silence du fait de la fermeture des écoles, collèges et lycées. Une nouvelle intersyndicale se réunira très vite à la réouverture des établissements pour décider d’une nouvelle date. La mobilisation continue! On ne lâche pas !

 

 

Auto-évaluation / évaluation des établissements : FO dit non

1 200 établissements soit environ 1 000 collèges et 200 lycées sont évalués en 2020. Ils sont dits « volontaires » alors qu’ils sont désignés volontaires. Dans les cinq ans, tous les établissements devraient être évalués en application de la loi dite « pour une école de la confiance », loi que le SNFOLC et sa fédération, la FNEC FP-FO rejettent.

Evaluation contre les obligations de service hebdomadaires

Pour ces auto-évaluations, on demande la participation des enseignants, des parents et des élèves.

Pour obliger les enseignants à participer à ces réunions et à cette évaluation, le ministère s’appuie sur la loi dite de « l’école de la confiance » et sur les 1 607 heures imposées par le décret Hamon du 20 août 2014.

Pour rappel voici les votes sur ce décret au CTM : Pour : CFDT, UNSA ; Contre : FO, CGT, SUD, FSU (1 voix) ; Abstentions : FSU (6 voix)

Auto-évaluation locale sous contrôle

Dans ces évaluations, il est demandé aux enseignants de ne pas aborder les moyens et les effectifs d’élèves par classe.

Chaque établissement a sa propre auto-évaluation : certains collègues ont eu à remplir un questionnaire de 130 questions, d’autres de 30, d’autres encore aucun questionnaire.

Le nombre de réunions fluctue d’un établissement à un autre.

Comment est-il possible de faire une auto-évaluation sans parler du cadre général, du manque de personnels, de la surcharge de travail ? Les conclusions seront donc faussées au bénéfice du ministre.

Evaluation pour imposer un projet local

Les personnels ne comprennent pas l’utilité de cette évaluation. Mais pour le ministre, les finalités d’une telle usine à gaz sont simples. Il faudrait se culpabiliser pour obtenir des points faibles et se construire soit même une marge de progrès avec des choix autonomes de l’établissement.

Mais il ne faudrait pas dire que cette marge conduit à la concurrence entre les disciplines ! Tout est faussé d’avance. Cela conduira à un plan d’action et de formation pour les personnels avec, pour contrôler le tout, une RH de proximité comme annoncé dans le Grenelle de l’Éducation.

Temps de travail supplémentaire, pressions pour une éducation locale

Le but serait de mettre en place des actions locales et des projets d’établissement avec l’accord des personnels. Sous prétexte que « la liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l’éducation nationale et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d’inspection. » et que dans PPCR, les enseignants doivent « travailler en équipe », l’administration expose les personnels à des pressions supplémentaires et augmente leur charge de travail. C’est un pas de plus vers la déréglementation et une attaque contre le statut des enseignants ! C’est l’application du « Grenelle » tout de suite!

Pour les collèges, cela rappelle les établissements REP+ où les collègues se réunissent afin de proposer et réaliser des projets et de demander des formations. La différence est que dans les établissements REP +, les collègues ont du temps de concertation imposé dans leur temps de travail, des effectifs allégés et des moyens supplémentaires. Est-ce que le ministère veut faire de tous les établissements des REP + sans moyens supplémentaires ou veut-il, à terme, supprimer les moyens en REP + sous prétexte d’équité?

 

C’est maintenant qu’il faut agir !

Le SNFOLC soutient les rassemblements et toutes les initiatives à tous les niveaux et appelle à poursuivre les HIS, les AG, les prises de position en défense du baccalauréat, des postes, des statuts, de la liberté syndicale.  Le SNFOLC rappelle son opposition à la loi dite « école de la confiance ». Retrait des évaluations des établissements, véritable machine à détruire les statuts, les missions, les postes, les diplômes, l’instruction nationale !