Rentrée 2023 le Pacte c’est toujours NON !

En juin et juillet, dans plusieurs centaines d’établissements, avec le SNFOLC, les enseignants ont pris position pour exprimer leur refus collectif de participer au Pacte et en demander l’abandon.

 

Dans leurs prises de position, ils ont dénoncé la volonté de les mettre à disposition du chef d’établissement pour déroger aux obligations réglementaires de service et menacer directement les statuts.

Ils soulignaient qu’il ne s’agit pas d’une revalorisation mais de travail supplémentaire, « travailler plus pour gagner plus » alors que la réforme des retraites veut aussi nous faire travailler plus longtemps.

Deux textes publiés confirment la nocivité de ce dispositif…

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Ce qu’il faut savoir avant la rentrée 2023

En cette rentrée, les pressions vont être fortes pour vous faire accepter le dispositif du Pacte Macron/Ndiaye.

 

Pour le gouvernement, l’enjeu est double : masquer la pénurie d’enseignants et satisfaire la commande présidentielle ; remplacer au pied levé n’importe quel professeur. Ce qui compte c’est que chaque classe ait un enseignant devant elle, pas qu’il l’instruise.

Aucune obligation de cautionner ce mépris de notre métier. FO appelle les personnels à refuser collectivement ce Pacte.

 

Ne restez pas isolé(e). En cas de difficulté, prenez contact avec le délégué FO de l’établissement. Pacte, salaire, affectation, emploi du temps, etc. il saura vous aider à faire respecter vos droits.

 

 

 

Pour télécharger et diffuser le document : c’est ici.

 

 

Provocations du Président Macron en cette nouvelle rentrée

Dans une interview, le président Macron s’est livré à une nouvelle offensive contre l’Ecole publique et le statut des personnels.

 

Il a notamment déclaré :

« Il y a trop de vacances, et des journées trop chargées. Les élèves qu’on aura évalués, et qui en auront besoin, il faut qu’on puisse les faire rentrer le 20 août pour leur permettre de faire du rattrapage. »

Alors que la France est un des pays européens avec les vacances d’été les plus courtes, le président Macron estime donc qu’il faudrait que les élèves en difficulté, et donc tout ou partie des enseignants, reprennent le 20 août !

 

La FNEC FP-FO rappelle que 2 000 postes d’enseignants sont supprimés lors de cette rentrée scolaire et que, lors du premier quinquennat Macron, 7 900 postes ont été supprimés dans les lycées et collèges.

 

De ce fait, dans les écoles et les établissements, les effectifs explosent, les remplacements ne sont plus assurés, les enseignants spécialisés, et notamment ceux des RASED (réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté) font défaut.

Ce ne sont donc ni les vacances « trop longues » ni les journées « trop chargées » qui expliquent les difficultés de certains élèves, mais bien le manque de postes et la dégradation permanente des conditions de travail des personnels !

 

Pour la FNEC FP-FO, la proposition du président Macron est une provocation, qui a le même contenu que celle de l’ex-ministre Peillon sur les rythmes scolaires, face à laquelle les personnels s’étaient mobilisés en masse par la grève.

La FNEC FP-FO revendique deux mois de congés d’été pour les personnels, l’arrêt des suppressions de postes et les créations de postes nécessaires dans les écoles et les établissements.

 

Et pour rendre les concours enseignants « attractifs », il faut revaloriser les personnels par une augmentation de 10% de la valeur du point d’indice !

Comment accepter les propos du président Macron « Nous avons engagé une revalorisation historique des enseignants : c’est le cœur du pacte enseignant » ? Le pacte, dont la FNEC FP-FO exige le retrait, c’est le contraire d’une revalorisation : c’est travailler plus pour perdre moins, c’est la remise en cause des statuts !

Décidemment, le président Macron se permet toutes les provocations !
Il ose même déclarer :

« Sur la réforme du bac, nous sommes pragmatiques et on ne peut pas avoir des épreuves aussi tôt dans l’année. Dans les prochains jours, le ministre annoncera les ajustements que nous déciderons à ce sujet »

Alors que depuis des années, les personnels, avec la FNEC FP-FO, exposent les conséquences catastrophiques de la réforme du bac qu’il a lui-même instaurée avec son ex-ministre Blanquer, le président vient de se rendre compte qu’il y a un problème !

Mais ce ne sont pas des « ajustements » que les personnels attendent, c’est l’abrogation de la réforme du Bac, de la réforme du lycée, de Parcoursup et le retour à un bac national, ponctuel, terminal et anonyme ! Ces revendications étaient d’ailleurs au cœur de la conférence nationale sur le baccalauréat organisée par la FNEC FP-FO le 4 février 2022.

Dans cette situation, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements et les services dès la rentrée pour décider de toutes les initiatives pour faire valoir leurs revendications. La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève couvrant la période de la rentrée.

Rentrée 2023 : le chaos organisé

En cette rentrée, l’Ecole publique manque de tout : d’enseignants, de personnels administratifs, d’AESH, d’AED, de médecins, d’infirmières, d’assistants sociaux…

 

Les effectifs vont à nouveau exploser et le ministre Attal prétend régler le problème des cours non assurés par les remplacements de courte durée tant chronophages qu’inutiles et inapplicables, ou par la surveillance des élèves par des AED devant des ordinateurs.

« Le Pacte » constitue une nouvelle attaque contre les statuts pour mettre au pas les personnels. Il est massivement rejeté, comme sont rejetées toutes les mesures de destruction de l’Ecole.

 

Le ministre est contraint d’annoncer le report des épreuves de spécialité du Bac au mois de juin… mais maintient le contrôle continu et la machine à trier Parcoursup, qui empêche chaque année l’accès de milliers de bacheliers aux études supérieures. Il maintient également son offensive contre les lycées professionnels pour placer les jeunes sous la coupe du patronat…

La rentrée, c’est aussi l’entrée en application le 1er septembre de la réforme des retraites qui volent deux ans de vie aux travailleurs. Pendant ce temps, le pouvoir d’achat des fonctionnaires continue de s’effondrer alors que l’inflation explose…

Et que fait le gouvernement ?

Après la provocation du président Macron qui estime qu’il faudrait que les élèves en difficulté, et donc tout ou partie des personnels, reprennent le 20 août, l’annonce du ministre Attal d’interdire le port de l’abaya est une mesure de diversion et de division pour détourner l’attention des vrais problèmes de la rentrée et du chaos organisé par le gouvernement.

Ce contre-feu risque de déclencher des conflits et de placer les personnels, en particulier de direction, en grande difficulté.

 

La FNEC FP-FO rappelle que la Laïcité, c’est avant tout le respect de la loi de 1905 qui assure la liberté de conscience et la neutralité de l’Etat, lequel ne reconnait, ne salarie et ne subventionne aucun culte. Cela passe par l’abrogation des lois anti-laïques, l’arrêt des mesures de territorialisation et de privatisation de l’Ecole : « Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée ! »

La FNEC FP-FO ne tombera pas dans le panneau de la division et appelle les personnels à se réunir dès la rentrée pour « faire bloc » sur les revendications :
– Augmentation du point d’indice : 10% tout de suite ! Retrait du « Pacte » !
– Abrogation de la réforme Macron des retraites !
– Création des postes statutaires nécessaires !
– Abrogation de Parcoursup et du bac Blanquer !
– Retrait de la réforme des lycées professionnels !
– Arrêt du démantèlement de l’enseignement spécialisé ! Non à l’acte 2 de l’Ecole inclusive !
– Un vrai statut pour les AESH, un vrai statut pour les AED !

Décret paru en juillet 2023 concernant AUSSI les personnels AED

Le 8 août 2023, suite à la mise en place du PACTE, un décret concernant le remplacement de courte durée dans les collèges et lycées a été publié.

 

Les grandes lignes concernant les enseignants sont connues.
Ce que l’on sait moins, c’est qu’il concerne AUSSI les AED !

 

Décret à lire ici.

Le détail ci-dessous.

Les grandes lignes du décret

• il concerne les remplacements d’une durée inférieure ou égale à deux semaines
• création d’un « plan annuel » : présenté en conseil pédagogique puis en CA (donc pas de vote !)
• ce remplacement se fera « prioritairement » sous la forme d’heures d’enseignement (donc laisse une porte ouverte à autre chose)
• le remplacement concerne « prioritairement » les enseignants volontaires : un créneau annuel à fixer avec le chef d’établissement, payé en augmentation de l’ISOE (de fait le PACTE même s’il n’est pas mentionné), possibilité de remplacer ponctuellement hors créneau annuel sur la base des HSE
• création d’un référent académique pour veiller à la mise en œuvre du « plan annuel » et accompagner les chefs d’établissement
• les TZR seront concernés s’ils sont disponibles (avec accord du recteur, à la demande du chef d’établissement) : pas de volontariat mentionné
• les stagiaires ne sont plus exclus du dispositif (ils étaient mentionnés dans le décret de 2020 et ne pouvaient prendre en charge ces remplacements)
• disparition également du plafond fixé par le décret de 2020 : maximum 70 heures annuels et 5 heures semaine

Nouveauté dans ce décret : les AED participeront aux remplacements

• pas de mention de volontariat !
• pas de mention de rémunération supplémentaire !
• donc dans leur service : obligation !
• les AED pourront « encadrer des séquences pédagogiques au moyen d’outils numériques » (séquences créées par le CNED ? Par des enseignants?)
• usine à gaz et hors mission !

Un décret inadmissible !

La mobilisation doit se construire tout de suite !

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