Mobilisation contre la loi immigration jeudi 8 février

Un appel à la grève a été lancé par des collectifs d’AED contre la loi immigration pour la journée de jeudi 8 février.

 

Le SNFOLC 35 se joint à cet appel.

A rennes, une assemblée générale aura lieu le jeudi 8 février à 14h aux Ombres électriques (10 rue des Trentes à Rennes).

 

Un préavis de grève a été déposé par la FNEC FP FO jusqu’au mois de mars pour couvrir les personnels qui souhaiteraient se mettre en grève.

Évaluation des établissements : c’est quoi ?

Le « conseil d’évaluation de l’école » (CEE), créé par la loi Blanquer dite « pour une école de la confiance » de 2019, est chargé « d’évaluer en toute indépendance l’organisation et les résultats de l’enseignement scolaire ». « En toute indépendance » (sic), ce conseil, comprenant des économistes, des personnalités politiques ainsi que plusieurs anciens recteurs et des responsables du ministère, organise l’évaluation annuelle de 20 % des collèges et des lycées.

Chaque établissement serait évalué tous les 5 ans. Cette année encore, dans des centaines d’établissements, il passera au crible les fonctionnements, les résultats des élèves, les pratiques professionnelles des uns et des autres pour, selon le conseil lui-même, « enrichir le débat public sur l’éducation ».

Après le chaos de cette rentrée et les déclarations présidentielles à Marseille, le ministre installe la logique de l’audit permanent pour tous les personnels.

Pour le SNFOLC, c’est inacceptable !

 

Cette évaluation quinquennale comprend deux volets : l’auto-évaluation et l’évaluation externe.

Qu’est-ce que l’ « auto-évaluation » d’un établissement ?

Pour l’auto-évaluation, on demande la participation des enseignants mais aussi de tous les autres personnels, les personnels d’éducation, les administratifs ainsi que les personnels de direction et les personnels territoriaux, des parents et des élèves.

Pour inciter les personnels d’enseignement et d’éducation à participer à ces réunions et à cette évaluation, le ministère s’appuie sur la loi dite de « l’école de la confiance », sur la possibilité d’instaurer une deuxième journée de pré-rentrée et sur les 1 607 heures imposées par le décret Hamon du 20 août 2014 (pour rappel voici les votes sur ce décret au CTM Pour : CFDT, UNSA ; Contre : FO, CGT, SUD, FSU (1 voix) ; Abstentions : FSU (6 voix)

Le conseil d’évaluation de l’école (CEE) préconise « l’institution d’un comité de pilotage » au sein de l’établissement pour la partie « auto-évaluation ». Certains collègues sont mis en situation d’évaluer leurs collègues. C’est proposé par le Grenelle de J-M Blanquer qui voudrait rendre « mixtes » les missions des enseignants pour y intégrer la possibilité de missions de direction ou d’inspection. Dans la foulée, les projets d’établissements devraient être réécrits, pour y faire figurer des choix contraints par les DHG en matière d’offre d’enseignements. L’opération doit donc intégrer les personnels à des choix susceptibles de diminuer leurs heures d’enseignement, de les faire partir en complément de service, voire de supprimer leur poste.

C’est ni plus ni moins que le management à la France-Télécom, avec les conséquences que l’on connaît.

Qu’est-ce que l’évaluation « externe » ? 

Comme si ça ne suffisait pas, une évaluation externe est conduite par une délégation rectorale censée être « sans lien avec l’établissement » (sic) ainsi que par d’autres acteurs, dont le CEE demande que soit vérifiée l’absence de conflit d’intérêt… Des parents d’élèves ? Des politiques ? Des militants associatifs ? Le ministre franchit un pas de plus vers la fragmentation de l’École républicaine, la même pour tous. Pour l’instant, il semblerait que les rectorats choisissent, un chef d’établissement, un inspecteur et une personne administrative, par exemple de la DSDEN.

Selon les établissements, ces évaluateurs choisissent la manière d’auditionner : soit sous forme de réunions d’équipes disciplinaires, soit en réunissant les coordonnateurs de disciplines, soit en convoquant le comité de pilotage de l’autoévaluation. Ils peuvent aussi choisir de venir assister à un cours, au dispositif « devoirs faits », etc. Dans certains établissements, les enseignants sont exemptés de cours pour obliger leur participation à ces réunions.

Un management comme dans le privé ?

Cette évaluation cherche à rendre les personnels seuls responsables des résultats de leurs élèves et des problèmes rencontrés.

Début septembre, dans un établissement soumis à cette évaluation, une délégation de personnels mandatée par leur AG est venue demander au Chef d’établissement d’un collège les moyens de travailler (maintien d’une classe supprimée, affectation de remplaçants sur 5 postes manquants). Elle s’est vue opposer la réponse suivante :

« Il existe des dysfonctionnements dans l’établissement qu’il convient de solutionner comme […] la question des résultats au DNB qui appellent une remise en cause dans le cadre des moyens qui sont alloués à l’établissement pour son fonctionnement. C’est la raison pour laquelle le Rectorat procède à une auto-évaluation du collège, qui se terminera par la venue d’une délégation rectorale. ».

La logique poursuivie est limpide : aucune revendication des personnels n’est recevable, aucun moyen supplémentaire ne sera accordé, les personnels doivent revoir leurs méthodes de travail, le tout dans le cadre d’une DHG déjà contrainte. On dit au personnels que « les moyens c’est eux ! ». Des classes à 30 élèves, des AESH qui ont en charge jusqu’à 7 élèves dans la semaine parfois dans plusieurs établissements avec les PIAL, et même plusieurs élèves simultanément et sans matériel, des professeurs non remplacés, des compléments de service généralisés, des assistants d’éducation en sous-effectifs et sous tension permanente, des locaux vétustes ou sous dimensionnés… Combien d’établissements connaissent cette situation ?

Pour le ministre, ce n’est pas le problème, les personnels n’ont pas à revendiquer, ils doivent juste travailler davantage !

L’évaluation est-elle neutre et équitable ou participe-t-elle à la dégradation des conditions de travail des personnels?

Il n’y aucune équité dans la conduite de l’évaluation. Parfois, des questionnaires sont envoyés, parfois non. Souvent ils sont largement intrusifs avec des questionnements du type : « Je donne des devoirs à la maison », « tous mes élèves parviennent à tirer profit des activités proposées »,  « je ne peux pas prendre en compte de la diversité des élèves dans mes cours », « je consulte régulièrement ma messagerie ENT », « êtes-vous équipé d’un ordinateur et d’un accès internet ? » etc …

Les personnels, à juste titre, refusent d’avoir à justifier leur valeur professionnelle, comme ils refusent de devoir informer sur leur matériel personnel, et ce qu’ils font à leur domicile.

 

Parfois, il est demandé aux professeurs principaux d’organiser les réponses des élèves sur un temps de vie de classe dans la salle informatique. D’une part, cela ne figure pas dans les missions des professeurs principaux (circulaire de 2018) et d’autre part, il n’y a aucune garantie que les réponses des élèves ne soient ainsi pas influencées.

Pour le SNFOLC, la logique d’évaluation permanente doit cesser ! Les missions statutaires des personnels doivent être respectées et le ministre doit cesser toutes les suppressions de postes et de classe et rendre les 500 postes qu’il prévoit encore de supprimer pour 2022.

 

Pour information :

Lors du CSA FS ministériel (ancien CHSCT), le 23/11/23 la FNEC a proposé cet avis au vote :

 » La Formation Spécialisée du CSA ministériel se prononce pour l’arrêt des évaluations d’établissement. « 

VOTES = Contre SGEN – Abstention FSU/UNSA/SNALC/CGT – Pour FO/SUD

 

 

Si votre établissement est concerné par une évaluation,

contactez-nous pour envisager la meilleure stratégie à adopter.

Grève du jeudi 1er février : grosse journée de mobilisation

Nous étions 3 000 à manifester ce midi dans les rues de Rennes, entre la place de la République et le rectorat, en passant bien sûr sous les fenêtres de la DSDEN.

 

Des tracts ont été placardés sur les grilles de la DSDEN 35 pour appeler à rejoindre le mouvement, pendant que de nombreux personnels défilaient avec pancartes et banderoles par établissements.

Le rectorat a annoncé un peu plus de 40% grévistes dans le 35, donc comprendre bien plus ! Dans de nombreux collèges particulièrement, seuls deux ou trois professeurs étaient non grévistes, les vies scolaires fermées, les chefs d’établissement eux-mêmes en grève ET en manif. Plusieurs écoles ont été complètement fermées.

La ministre aura donc tout de même un mérite : faire l’unanimité contre elle et les reformes de l’éducation.

 

Le mot d’ordre principal des manifestantes et manifestants portait sur les mesures annoncées du « choc des savoirs », que toutes et tous contestent.

Une AG éducation s’est tenue dans l’après-midi à Rennes, AG à laquelle a participé le SNFOLC 35 et qui a réuni une cinquantaine de personnes.

Problématique posée : et ensuite, quelles perspectives ? Est-ce que « aujourd’hui » ça suffit pour gagner ?

 

De nombreux établissements étaient représentés dans cette AG. Parmi celles et ceux qui se sont annoncés : collège et lycée de Liffré, collège les Ormeaux (Rennes), lycée Descartes (Rennes), collège les Chalais (Rennes), écoles Clémenceau et Prévert à Rennes, collèges et lycée de Vitré, collèges et lycée de Combourg, collège de Cleunay (Rennes), LP de Coëtlogon (Rennes), cité scolaire Zola (Rennes), collège Les Gayeulles (Rennes), école de Betton… Des lycéennes et lycéens d’un établissement scolaire rennais étaient également présents.

Constat unanime : la dégradation des conditions de travail pour les élèves et les personnels, les perspectives très inquiétantes des réformes – qui ne doivent pas passer (« choc des savoirs » et reforme du LP). Comment faire barrage ?

Beaucoup ont conscience de la nécessité de passer par un mouvement fort qui reposerait sur la grève reconductible et les actions de blocage. Ils attendent des perspectives claires données par les OS nationales allant dans ce sens.

 

Dans l’immédiat en Ille-et-Vilaine :

– appel à refuser toutes les évaluations, les tâches administratives, les formations ;

– créer des ponts avec les autres établissements de secteur pour faire bloc à plusieurs et ainsi durcir le rapport de force ;

– informer les parents, notamment par des réunions publiques ou les portes ouvertes à venir ;

– travailler avec les lycéennes et lycéens, qui vivent eux-mêmes des situations très difficiles (plusieurs lycées ont signalé un fort taux de tentatives de suicide), et qui sont menacés de mesures particulièrement autoritaires (SNU, uniformes, pertes de nouvelles semaines de cours pour les LP notamment…).

 

Ce qui est revenu à plusieurs reprises : les actions de blocage (rectorat, établissements scolaires, ronds points…) et la perspective de la grève, pour lesquels le SNFOLC 35 s’est positionné.

En Ille-et-Vilaine, le 1er février constitue donc le point de départ d’une mobilisation qui va se construire dans la durée pour faire reculer le gouvernement.

Le SNFOLC 35 est prêt.

Le « choc des savoirs » : analyse d’une réforme qui ne dit pas son nom

 » Le Choc des savoirs » s’inspire de la mission nommée « l’exigence des savoirs ». Objectif affiché du ministère : « relever le niveau » ? Vraiment ? Ou vaste plan économique de destruction de l’école de la République? 

 
Le « choc des savoirs » bafoue les principes fondamentaux de l’école de la République.
 
 
Le SNFOLC 35 s’y oppose avec force.

Face à toutes les mesures néfastes de ce plan, nous exigeons :

– le respect de la liberté pédagogique ;

– l’arrêt de toutes les mesures annoncées dans le cadre du « choc des savoirs » ;

– l’abondement de toutes les DHG afin notamment de rétablir l’heure d’enseignement en Technologie en 6e, ainsi que toutes les heures d’enseignement disciplinaire nécessaires aux dédoublements et à la pérennité de tous les dispositifs en cours dans les établissements scolaires ;

Le SNFOLC 35 appelle à construire une mobilisation d’ampleur pour la défense de l’école de la République, jusqu’à satisfaction des revendications.
 
Le bras de fer s’engage. Nous ne pouvons lâcher.
 
 
Toutes les infos ci-dessous pour en savoir plus sur cet électro »choc ».
 
 

Pour rappel : les chiffres de la rentrée 2024 (DGH)

Ce projet s’accompagne notamment d’un manque de moyens criant, voire d’une baisse de ces moyens pour de nombreux établissements scolaires.
 
Au niveau académique :
Les moyens sont en baisse très importantes dans le 2nd degré : – 80 ETP (équivalent temps plein) qui ne vont pas forcément se traduire par des suppressions de postes, mais par des baisses de moyens.

 

La baisse démographique n’explique pas tout ! C’est un choix du ministère de « déshabiller » les académies qui ont de bons résultats nationaux.

Dans notre département :

Les LGT sont grandement impactés : – 43 ETP (-113 au niveau académique).

Les collèges sont globalement épargnés (0 dans le 35 mais -25,5 au niveau académique).

Les LP : + 26,5 ETP (+37 au niveau académique).

Au CNED, les personnels sont aussi très grandement impactés : – 5 ETP (presque 1/3 de diminution des moyens !!!).

 

Le « choc des savoirs » : quelles mesures pour la rentrée 2024 ?

1. Des groupes de niveaux flexibles

La mise en place de groupes de niveaux flexibles sur l’année en français et mathématiques sur les niveaux 6ème et 5ème (Rentrée 2025 : niveaux 4ème et 3ème) : la mesure phare pour les collèges.
 
Cette mise en place des groupes de niveau en 6ème et 5ème entraînerait :
 
– la fin du groupe classe en 6ème et 5ème, avec toutes les conséquences qui ont déjà pu être observées sur les lycéennes et lycéens dans le cadre de la réforme du bac (anxiété, difficulté à suivre les cours, perte de repères) ;
 
Si les élèves du lycée ont mal vécu cet éclatement du groupe classe, comment penser que des enfants plus jeunes le vivront de manière positive ?
 
– la confirmation de la suppression de la technologie en 6ème ;
 
– la remise en cause de la liberté pédagogique par la flexibilité des groupes ;
 
– un non sens pédagogique pour nos élèves, victimes d’un tri social à partir des évaluations nationales dès l’entrée en sixième ;
 

De nombreuses études scientifiques ont déjà prouvé que les groupes de niveau avaient des effets catastrophiques sur les élèves (discours notamment relayé par les IPR et INSPE ces vingt dernières années)

– la fin des dispositifs pérennisés dans l’intérêt des élèves depuis plusieurs années dans les établissements (notamment tous les dédoublements…) ;
 
– la fragilisation (voire suppression) des postes et le partage des services sur plusieurs établissements pour les personnels qui perdront leurs dédoublements – dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail ;
 
– des emplois du temps intenables avec des contraintes démultipliées qui dégraderont encore les conditions de travail des élèves et des personnels ;
 

Dans l’académie de Versailles, un document du rectorat a été diffusé lors du conseil pédagogique d’un collège le 25 janvier dernier. Sur ce document rectoral est actée la baisse des volumes horaires de français en 4ème et 3ème pour permettre de mettre en place les groupes en 6ème et 5ème…

Chaque établissement deviendrait ainsi autonome? Ou bien serait-ce une mesure non encore officielle mais qui ne saurait tarder?

 
 

2. L’aménagement flexible des horaires…

 
La classe de 6ème passera à 25h au lieu de 26. C’est l’enterrement ferme et définitif de l’heure de technologie.
 
Les collèges REP et REP+ seraient ouverts de 8h à 18h, notamment pour permettre l’aide aux devoirs.
 
Les élèves dits fragiles, dès la 6ème, se verraient privés d’enseignements présentés comme « non fondamentaux » (comme la LV2, les SVT…) pour se concentrer sur le français et les mathématiques.
 
Cette mesure ne fera que favoriser le décrochage scolaire dans les matières délaissées et, ainsi, fermera la porte de nombreuses filières aux élèves concernés : une orientation avant l’heure, dès la 6ème. C’est inacceptable.
 

3. La révisions des enseignements

La création d’une heure dite « artistique » : 
 
D’autres mesures ont été annoncées dans une conférence de presse le 16 janvier dernier : ainsi apparaîtrait une nouvelle discipline « obligatoire », l’enseignement du théâtre.
 
Annonce faite sans que les heures nécessaires à leurs mises en place n’apparaissent dans les DGH : quel volume horaire pour le théâtre ? Quel programme ? Avec quels enseignants ?
 
 
La mise en danger des autres disciplines artistiques
 
Des informations officieuses circuleraient dans certaines académies, avec la possibilité d’un enseignement trimestriel pour les trois disciplines artistiques (APL, Education musicale, théâtre)  : un trimestre pour chaque discipline en Sixième et Cinquième, ou peut-être de la Sixième à la Quatrième.
 
Ainsi, l’éducation musicale et les arts plastiques seraient amputés d’un tiers de leur horaire sur l’année pour les niveaux concernés. Avec toutes les conséquences à prévoir : augmentation du nombre de classes et d’élèves à prendre en charge sur l’année…
 

4. L’utilisation de l’intelligence artificielle pour l’apprentissage des élèves

La France serait le premier pays au monde à le faire.
 
Trois axes sont alors présentés sur le site du ministère de l’Education nationale. L’IA serait utilisée pour :
– la « différenciation »,
– la « maîtrise de la langue »
– la « créativité » et le « dépassement de soi ».
 
Nous vous laissons le soin d’interpréter cette « créativité » et ce « dépassement de soi », notions grandiloquentes et fourre-tout qui, au final, ne veulent pas dire grand-chose…
 
Outre le problème éthique que pourrait poser ce recours à l’IA, d’autres doutes demeurent : l’Education nationale (que nous savons si experte en maîtrise informatique) aura-t-elle les capacités de créer une telle IA? D’ici février 2024, comme cela est annoncé pour les élèves de seconde en remédiation français-maths ? 
 
L’autre problème posé : les élèves devront-ils utiliser cette IA sur leurs temps de cours ? Dans ce cas, y aura-t-il suffisamment de matériels informatiques dans les écoles? 
 
Ou bien devront-ils l’utiliser à la maison? Ce qui conduirait encore une fois à renforcer les inégalités sociales entre les élèves (dépendants du matériel personnel dont ils disposent chez eux).
 
 

5. Révision des examens

 
Le DNB
 
Le DNB devra être obligatoire pour passer en lycée.
 
Les élèves ne l’obtenant pas seraient orientés dans une classe prépa-lycée… Pour quels horaires? Quels enseignements? Quels professeurs?
 
Le contrôle continu sera calculé sur les notes, et non plus les quatre tranches de compétences.
 
Une nouvelle pondération pour le DNB entre le contrôle continu et les épreuves terminales : actuellement 50/50, cela deviendra 40/60 à la rentrée 2025.
 
 
Au lycée : création d’une nouvelle épreuve anticipée en 1ère
 
A la fin de la première G/T (rentrée 2026), les élèves subiront une nouvelle épreuve : une épreuve anticipée de culture mathématique et scientifique.
 
Ainsi, de nouveaux programmes paraitront en maths pour les secondes et premières à la rentrée 2025.
 
 

 6. Nouveaux programmes

De nouveaux programmées paraîtront dans le premier et second degrés, avec toute la charge de travail que cela impliquera.
 
Pour les 6èmes : nouveaux programmes à la rentrée 2025
 
Pour les 5èmes, 4èmes et 3èmes : nouveaux programmes à la rentrée 2026
 
Vous l’aurez compris : nous sommes bel et bien face à une réforme structurelle, qui repose principalement sur la baisse des moyens disciplinaires et qui provoquera une nouvelle dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels.
 

A titre d’exemple : évolution des horaires de français en collège entre 1975 et 2022

 

Il faut protéger l’école de la République !

Le « choc des savoirs » bafoue les principes fondamentaux de l’école de la République.
 
Le SNFOLC 35 s’y oppose avec force.

Face à toutes les mesures néfastes de ce plan, nous exigeons :

– le respect de la liberté pédagogique ;

– l’arrêt de toutes les mesures annoncées dans le cadre du « choc des savoirs » ;

– l’abondement de toutes les DHG afin notamment de rétablir l’heure d’enseignement en Technologie en 6e, ainsi que toutes les heures d’enseignement disciplinaire nécessaires aux dédoublements et à la pérennité de tous les dispositifs en cours dans les établissements scolaires ;

 
 
Le SNFOLC 35 a appelé à la grève le jeudi 1er février 2024 avec l’intersyndicale nationale.
 
Le SNFOLC 35 appelle à construire une mobilisation bien plus large pour la défense de l’école de la République.
 
Le bras de fer s’engage. Nous ne pouvons lâcher.
 
Nous nous mobiliserons jusqu’au retrait des mesures annoncées par le ministère dans le cadre du « choc des savoirs ».
 
 
Nous tenons à disposition des personnels une motion pour faire entendre votre opposition à ce choc des savoirs. Contactez-nous pour la recevoir.
 

A savoir aussi : les syndicats des chefs d’établissement se mobilisent eux aussi contre les mesures Attal.

 
C’est bien l’ensemble des personnels qui se dressent vent debout contre le « choc des savoirs » !
 
Ci-dessous le communiqué du syndicat FO des chefs d’établissement :
 

Discours de politique générale du Premier ministre : vers de nouveaux reculs sociaux

Communiqué de la Confédération FO du 30 janvier 2024

FO a pris connaissance du discours de politique générale du Premier ministre. Loin de défendre notre modèle social « protecteur et pourtant envié partout dans le monde », les annonces d’aujourd’hui sont porteuses de reculs sociaux particulièrement inquiétants.

 

Quand le Premier ministre indique vouloir réformer le droit du travail et
favoriser les négociations entreprise par entreprise, pour FO, comment ne
pas comprendre une nouvelle remise en question du Code du travail et une
remise en question du rôle des branches ?

Quand le Premier ministre dit simplification des normes pour les entreprises, comment ne pas entendre déréglementation à tous les niveaux ?

Quand le Premier ministre dit « desmicardisation », cela sous-entend la
remise en question du SMIC et de ses règles de revalorisation, mais cela ne
signifie pas augmentation générale des rémunérations, ni remise en place de
l’échelle mobile des salaires.

Quand le Premier ministre dit maîtrise des dépenses sous les 3% de déficit
public, FO entend austérité salariale et nouvelles coupes budgétaires dans
les services publics.

Quand le Premier ministre annonce la suppression de l’allocation de
solidarité spécifique et sa volonté d’aller plus loin sur l’assurance chômage,
comment ne pas traduire cela par de nouvelles atteintes aux droits des
chômeurs ?

Pour défendre nos droits et nos conquêtes sociales, FO sera au rendez-vous !

Force Ouvrière portera en tous lieux ses revendications pour défendre et améliorer les droits des travailleurs.