Le 26 février : pas de rentrée dans le 93 contre le choc des savoirs !

Depuis le 26 février, les personnels du 93 sont mobilisés pour exprimer leur refus du choc des savoirs, des DHG et des conditions de rentrée 2024 qui leur sont imposées et qui dégradent effroyablement les conditions d’enseignements : « pas de rentrée dans le 93 ! »

Grève dans la reconduction dans certains établissements, grève perlée dans d’autres, ailleurs collèges et lycées morts (et donc avec la solidarité des parents)…

 

Le Rectorat de Versailles a été bloque mardi 5 mars. Les personnels mobilisés ont ainsi obtenu une audience avec le recteur pour porter leurs revendications.

Dans un communiqué, ils expliquent :

« Nous sommes une trentaine de professeurs des lycées, collèges, et écoles de Garges, Sarcelles, Gonesse en grève et à occuper le rectorat de Versailles depuis 7h ce matin. Nous exigeons de rencontrer le recteur de l’académie, Monsieur Étienne Champion, pour obtenir entre autres une diminution du nombre d’élèves par classe, un pôle médico-social renforcé, de véritables moyens pour l’école inclusive. Jusqu’à maintenant le recteur refuse de nous rencontrer, accentuant le mépris latent envers les personnels d’éducation, les élèves et les parents d’élèves. Nous vous attendons nombreux·euses au rectorat de Versailles pour nous soutenir et exiger du recteur de venir nous voir ! »

La grève est lancée !

Lors de l’assemblée départementale du jeudi 29 février dernier, c’est « une mobilisation sans précédent » qui a continué à marquer la vie des collèges et lycées en fin de semaine dernière. Avec des taux de grévistes importants, comme à Braque-Neuilly-sur-Marne (70%), à Rolland-Tremblay (70 à 75%), à Clément-Dugny (60%). A nouveau 66% de grévistes comptabilisés à Anspach-Montreuil, quand dans des collèges comme Kalthoum-Montreuil (17 collègues en grève le 29 février) ou Jaurès-Montreuil (16 collègues sur 20 attendus à 8h), la grève est lancée.

Dans de nombreux endroits, des initiatives type « piquets de grève » ou « collèges morts » se sont organisées en début de semaine avec les parents, extrêmement inquiets pour l’avenir de leurs enfants.

Jeudi 7 mars : c’est une grève massive dans le 93, en intersyndicale départementale FO, CGT, SUD, FSU, CNT.

 

Ils ont raison !

A l’image de ce qui se fait dans le 93, la rentrée se fera-t-elle dans le 35 lundi  11 mars prochain ?

 

Le SNFOLC 35 a pris contact avec l’intersyndicale d’Ille-et-Vilaine pour en discuter.

Communiqué du SNFOLC 93 :

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Article Café pédagogique sur la mobilisation du 93 :

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Bilan de la réunion publique du 19 février contre les réformes et le « choc des savoirs »

Cette réunion publique a été organisée par une intersyndicale très large : FO, FSU, CGT, SUD, CFDT, UNSA, Union Pirate Lycéenne + la FCPE 35 et le collectif Rennes sud sur l’inclusion.

 

80 personnes étaient présentes dans la salle.

La réunion a débuté par une prise de parole des OS et associations : contenu des réformes collège (« choc »), lycée GT, lycée pro, impact du « choc » dans les écoles, SNU, uniforme, les ravages de l’inclusion.

Réaction du public très positive (80 % de parents) : propositions de désobéissance civile, soutien à la grève, proposition de collèges morts, communication avec les profs et les autres parents. Avec comme question centrale : comment s’organiser pour lutter?

FO : il existe des réussites par la grève (exemples très récents : collèges Tremblay et P. Perrin, qui ont obtenu satisfaction de leurs revendications locales par la grève, parfois dans sa reconduction), mobilisation dans tous les départements, nécessité de construire une grève dure dans sa reconduction, blocage des établissements scolaires notamment par des occupations nocturnes…

Le public : nombreux retours positifs à ces propositions.

La lutte se construit !

 

Paix immédiate partout !

L’UD FO 35 a organisé un rassemblement vendredi 23 février midi place de Bretagne à Rennes derrière la banderole historique du mouvement syndical « Pain, Paix , liberté » pour exiger un cesser le feu immédiat tant en Ukraine qu’en Palestine.

 

En cela nous avons fait vivre les principes fondamentaux du syndicalisme sans émotion sélective, ni indignation à géométrie variable.

Nous dénonçons aussi l’économie de guerre qui prévaut désormais en France comme ailleurs et qui fait dépenser des dizaines de milliards pour l’armement et réduire d’autant les budgets pour les services publics ou aides sociales.

 

Maudites soient les guerres !

Vive la solidarité internationale !