AESH : dernières infos sur la pause méridienne

La loi n° 2024-475 du 27 mai 2024 prévoit que désormais « les  accompagnants des élèves en situation de handicap sont rémunérés par l’État durant le temps scolaire et le temps de pause méridienne. »

Les AESH auparavant rémunérés sur la pause méridienne par la collectivité territoriale le seront désormais par l’Éducation nationale. Le ministère chiffre le coût du dispositif à 31 millions d’euros et à 3000 ETP d’AESH.

 

Pour la mise en œuvre de cette disposition, la note de service du 24 juillet 2024 précise que « S’agissant des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), les modalités d’intervention des AESH sur le temps de pause méridienne pourront être prévues dans la convention mentionnée à l’article L. 421-23 du Code de l’éducation. »

Concrètement cela signifie que l’on ne peut vous demander de travailler sur la pause méridienne qu’à condition de vous avoir proposé de signer un avenant à votre contrat et que vous soyez d’accord avec cette modification de votre  contrat.

 

Réglementairement la demande doit vous être faite par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre signature. Vous disposez d’un délai d’un mois pour faire connaître votre
décision. L’absence de réponse dans ce délai équivaut à un refus de votre part.

Cette augmentation de votre temps de travail ne peut vous être proposée si votre quotité de service est de 100%. Cette modification n’est valable que pour une année scolaire et est révisable à chaque rentrée.

 

Elle peut permettre une augmentation de rémunération par l’augmentation de la quotité de service mais en cas de refus de l’AESH, ce refus ne peut être considéré comme un motif de licenciement par refus d’une modification substantielle du contrat dans la mesure où cette modification est par définition limitée, à chaque fois, à une année.

Par ailleurs, elle ne doit pas faire obstacle à la pause de 20 minutes qui doit pouvoir être prise avant la 6ème heure de travail consécutive. Elle ne doit pas non plus empêcher l’AESH de bénéficier d’une véritable pause pour prendre son repas.

 

Étant donné les conditions précipitées de sa mise en place, elle peut donner lieu à de nombreuses pressions.

En cas de difficulté, contactez le SNFOLC qui saura vous conseiller et vous défendre.

Tract à télécharger et diffuser ici.

Personnels de laboratoire : Le temps de travail et l’emploi du temps annuel

Le temps de travail et l’emploi du temps annuel sur l’année

Le temps de travail annuel d’un agent à temps complet est fixé à 1607 heures dont il faut déduire 14 heures correspondant à 2 jours dits de fractionnement.

La base du calcul est donc de 1593 heures annuelles pour la période allant du 1er septembre au 31 août de l’année suivante.

Le calendrier prévisionnel de travail, de congés et de formation, les
modalités d’organisation du service, l’emploi du temps doivent être définis en concertation et au plus tard un mois après la rentrée.

Le temps de travail et l’emploi du temps annuel sur la semaine

La semaine d’activité se répartit sur cinq journées au moins (à l’exception des personnels bénéficiant d’une autorisation de travail à temps partiel pour une quotité inférieure ou égale à 80 %).

Durant les périodes de service hors présence des élèves, les permanences peuvent se faire sur moins de cinq jours.

L’amplitude hebdomadaire est comprise entre 35 heures et 40 heures, avec une marge de variation possible de 3 heures en plus.

Pour les contractuels : 35 heures hebdomadaires.

La journée de travail comporte une durée minimale de 5 heures. L’amplitude journalière maximale est de 11 heures, coupure éventuelle comprise.

Les jours fériés

Lorsqu’ils sont précédés ou suivis d’un jour travaillé, les jours fériés
sont comptabilisés comme du temps de travail effectif, pour le nombre
d’heures de travail prévu dans l’emploi du temps de la semaine concernée, à l’exception des jours fériés survenant un dimanche ou un samedi habituellement non travaillés. La règle s’applique pendant les périodes de permanence.

La pause de 20 minutes

Les personnels dont le temps de travail quotidien atteint six heures bénéficient d’un temps de pause d’une durée de vingt minutes non fractionnable. C’est un temps de présence certes, mais de repos, pas de travail. Il est cependant comptabilisé comme du travail fait.

Cette pause s’effectue toujours à l’intérieur de la journée dont elle n’est pas détachable et peut coïncider avec le temps de restauration (pause méridienne) de l’agent.

Manifestation à Rennes gazée : Monsieur Le Préfet doit s’expliquer !

Les organisations syndicales d’Ille-et-Vilaine CGT, FSU, FO, Solidaires sont indignées face aux évènements qui ont eu lieu durant la manifestation interprofessionnelle du 1 octobre 2024 à Rennes.

A Rennes ce 1er octobre, près de 4 000 personnes se sont retrouvées dans la rue à l’appel unitaire des organisations syndicales, afin de manifester pour l’abrogation de la réforme des retraites, pour l’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux et l’égalité entre les femmes et les hommes, et pour le renforcement, le développement et des moyens pour nos services publics, notamment à la santé et à l’Éducation.

En toute fin de manifestation, au carrefour entre le Boulevard de la Liberté et de la rue Tronjolly, les forces de l’ordre ont tiré de nombreuses lacrymogènes, à plusieurs reprises alors que la manifestation se déroulait dans le calme.

Cette décision, que nous dénonçons, s’est avérée dangereuse, inappropriée et démesurée.

 

A 450 m du carrefour, derrière la banderole intersyndicale qui indique le début du cortège que nos organisations ont déclaré, les manifestant·es ont subi de plein fouet ces tirs sans en comprendre le sens ni les raisons. Ces actes de la part des forces de l’ordre ont engendré un mouvement de foule de la part des personnes devant le cortège, mettant sciemment en danger l’ensemble du cortège et en faisant de celui-ci une cible ; d’autant que le nuage très dense de
fumées piquantes et irritantes que ces tirs ont engendré s’est propagé sur plus de 100 m de long : plus loin que le carrefour précèdent.

Nos organisations exigent des explications de la part de la Préfecture et pour se faire demande à être reçu par Monsieur Le Préfet dans les plus brefs délais afin de faire toute la lumière sur cet évènement inacceptable.

 

à Rennes le 1er octobre 2024

1er avertissement donné à Monsieur Barnier

Mardi 1er octobre, nous étions 4000 dans les rues de Rennes, 200 à Redon et à St Malo, pour donner un 1er avertissement à Mr Barnier, le premier sinistre, dont on connaît les intentions régressives sur le plan social et démocratique.

La volonté de ne pas céder à l’inaction et à la résignation est là.

Il faut construire les perspectives pour continuer de défendre nos droits et faire reculer les attaques du gouvernement.

 

 

Ecole inclusive : constat dramatique de la Cour des comptes mais préconisations désastreuses

Depuis la rentrée, la question de l’inclusion scolaire est sur le devant de la scène : articles de presse qui pointent le manque d’AESH, publication au BO d’un texte sur le déploiement des DAR, rapport de la cour des comptes sur l’inclusion scolaire…

Le gouvernement lui-même reconnait les difficultés, comme N. Belloubet qui rappelle les 24000 élèves à qui on refuse une scolarisation faute de place dans les établissement sociaux et médicaux-sociaux (ESMS), comme les IME, les IMPRO, les IEM, les ITEP…

 

Mais au lieu d’en tirer les conclusions qui s’imposent et de renforcer l’enseignement spécialisé, le gouvernement veut poursuivre la fuite en avant de l’acte 2 de l’Ecole inclusive qui aboutit à toujours moins de prise en charge pour les élèves et toujours plus de conditions de travail dégradées…

La suite ici  :

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