Abrogation Parcoursup et Monmaster

Vendredi 4 septembre, la FNEC FP-FO a tenu une conférence de presse dans ses locaux, à Montreuil, en présence de représentants d’organisations de jeunesse (la Fédération Syndicale Étudiante, l’UNEF Nanterre, la Coordination Étudiante) pour annoncer la mobilisation du 9 septembre pour l’abrogation de Parcoursup et de Mon Master. Le SNFOLC y était représenté.

 

L’ensemble des intervenants se sont accordés sur le bilan désastreux de ces dispositifs qui ont privé des dizaines de milliers de bacheliers et d’étudiants de leur droit d’accès à l’enseignement supérieur (près de 127 000 sans affectation à l’issue de la principale phase d’admission Parcoursup en juillet 2026) depuis l’entrée en vigueur des réformes Blanquer du baccalauréat et du lycée, et de la loi ORE (loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, portée par la ministre Vidal) en 2018 et 2019.

Ce bilan confirme que les plateformes Parcoursup (depuis 2018) et Mon Master (depuis 2023), sont des outils de tri social qui contribuent, en lien avec la remise en cause des diplômes nationaux (baccalauréat en tête), à déqualifier et précariser toute une partie de la jeunesse (à commencer par les jeunes issus des milieux populaires), et qui fournissent de surcroît aujourd’hui un point d’appui aux mesures gouvernementales de militarisation des lycéens et étudiants (via l’ajustement du calendrier de recrutement du service militaire volontaire de Macron à celui de Parcoursup, mais aussi le développement des partenariats avec l’armée dans les collèges, les lycées et les universités).

Tous ont conclu sur la nécessité de l’action commune la plus large entre les organisations syndicales de l’enseignement et les organisations lycéennes et étudiantes pour stopper ce saccage organisé de l’avenir des jeunes et gagner sur les revendications.

 

La FNEC FP-FO, la FSE, l’UNEF Nanterre et la Coordination Étudiante lancent un appel commun à un rassemblement devant le ministère de l’enseignement supérieur, mercredi 9 septembre pour exiger :

■ L’ouverture massive de places dans le supérieur et l’inscription immédiate de chaque lycéen(n)e dans la filière de son choix

■ L’abrogation de Parcoursup et de Mon Master

■ Le rétablissement du Bac comme diplôme national : abrogation de la réforme Blanquer !

Les autres fédérations de l’enseignement ont été sollicitées pour s’associer à l’organisation de cette mobilisation, mais ont répondu négativement ou n’ont pas répondu.

ABROGATION DE PARCOURSUP ET MONMASTER

 

Autres infos Parcoursup ici.

Communiqué des AED de Bréquigny : Victoire !

En cette veille de semaine de rentrée nous voulions vous l’annoncer : on a gagné !

En Juillet dernier nous, AED du lycée Bréquigny, nous sommes mobilisés contre le non-renouvellement de l’un de nos collègues à l’issue de sa 5ème année de CDD, une méthode fallacieuse pour lui fermer l’accès à la CDIsation.

La lutte paie, à l’issue d’une semaine de grève reconductible durant la période administrative de notre établissement, d’un rassemblement devant le rectorat, d’une rencontre avec notre chef d’établissement puis avec une délégation du rectorat, de nombreux échanges avec les syndicats et de l’implication de la rectrice : notre collègue est repris !

Nous avons reçu énormément de soutien que ce soit sur les réseaux sociaux, de la part de parents d’élèves ayant reçu nos tracts le jour des inscriptions de notre lycée, des syndicats mais surtout des AED et AESH d’autres établissements qui se reconnaissaient et reconnaissaient leurs conditions de travail dans notre situation.

Si la question de ces non-renouvellements injustes pour nous priver d’un CDI était au cœur de notre mobilisation, elle n’est malheureusement qu’un des aspects des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

Toute l’année nous sommes confrontés à des missions qui dépassent de loin nos fonctions, toujours sous-payés, souvent maltraités par nos directions ou certains parents d’élèves qui continuent à nous considérer comme de simples « pions » devant obéir aveuglément.

Nos emplois sont les premiers impactés par les coupes budgétaires dans l’éducation quand bien même nous sommes le lien essentiel entre la direction, les parents et les élèves. Nous sommes en première ligne de tous les problèmes auxquels sont confrontés nos élèves, tantôt leurs psychologues, tantôt leur soutien scolaire, mais toujours à leurs côtés pour les soutenir et les encourager dans leur réussite.

Au cours de notre mobilisation nous avons reçu un grand nombre de messages et de commentaires d’AED au delà même des frontières de notre rectorat témoignant de situations similaires aux nôtres, de conditions de travail dégradées et d’AED pressés jusqu’à l’os.

La condition des AED est une affaire nationale dont il faut se saisir !

Le combat ne s’arrête donc pas là. Si nous avons eu le renouvellement de notre collègue, ça n’efface pas tous les non-renouvellements injustes ayant eu lieu avant et qui auront lieu après. Cela n’améliore en rien nos conditions de travail et nous continuerons à nous battre pour nos emplois trop souvent réduits à une simple « mission », une simple « fonction ». Nous continuerons à revendiquer que les assistants d’éducation méritent un véritable statut au sein de la fonction publique.

Nous continuerons à militer pour la rénovations de nos locaux, que les élèves puissent apprendre dans de bonnes conditions plutôt que dans des passoires thermiques qui menacent de s’effondrer au moindre coup de vent.

Nous continuerons à réclamer un salaire digne de ce nom à la hauteur du travail que nous effectuons en refusant que les étudiants servent de prétexte pour nous sous-payer ou nous renvoyer du jour au lendemain car nous continuerons toujours à nous opposer à ce principe de mise en concurrence de la précarité.

Nous continuerons à réclamer le droit au respect et à être traités dignement, et surtout à l’application stricte de la loi Ballanant de 2022. Car ce que nous avons obtenu n’est finalement que l’application de la loi, voilà l’état des lieux de notre travail, faire appliquer une loi nécessite toute une mobilisation.

Mais si nous faisons ce travail, c’est bien parce que nous l’aimons profondément, ce dernier ne nous apportant ni statut, ni reconnaissance.

À notre retour au lycée nous avons bien senti que si nous étions très fiers et heureux de cette victoire, ce n’était pas le cas de tout le monde. Certains de nos collègues ont repris le travail dans une ambiance encore plus dégradée que lorsque nous l’avions quitté en Juillet. Un climat de défiance vaguement revanchard à notre égard semble s’être installé.

Se battre pour nos droits pose problème à nos directions qui aiment que l’on reste dans le rang et nous espérons bien que cela change.

Nous, AED de Bréquigny, en faisons la promesse solennelle, nous continuerons toujours à nous battre pour nous et au delà de notre seul établissement, nous continuerons à nous battre pour tous les personnels de l’éducation nationale et de la fonction publique !

Nous nous sommes déjà exposés et ne craignons plus de l’être. Donc si vous en ressentez le besoin, nous sommes prêts à vous servir d’antenne, n’hésitez pas à nous contacter et nous nous mobiliserons à vos côtés.

C’est tous ensemble que l’on doit combattre et tous ensemble que nous ferons bouger les choses. La rentrée sera chaude, merci pour votre soutien.

Les AED du lycée Bréquigny en lutte

Accidents de service : alerte sur la nouvelle procédure pour les déclarer

ACCIDENTS DE SERVICE : en plein scandale du vol des données de ses agent.e.s, le ministre ne trouve rien de mieux à faire que de mettre en ligne la procédure… et de complexifier au passage les démarches.

Depuis le 1er septembre 2026, les démarches pour déclarer un accident de service (ou prolongement) sont modifiées. Le SNFOLC 35 alerte sur les changements mis en place par le ministre.

La dématérialisation obligatoire des déclarations d’accidents de service et de travail n’a pas été décidée de manière uniforme au niveau national : elle s’est déployée de façon progressive par ministère et par académie entre 2023 et 2026.

Dans l’Éducation nationale, la généralisation de la dématérialisation se sera faite par vagues, selon les académies. A Paris, elle s’est mise en place au 1er juin 2026. A Rennes, c’est au 1er septembre qu’elle se sera vu imposer.

Le SNFOLC 35 alerte sur les changements mis en place.

 

Fonctionnaires titulaires, stagiaires et contractuels 100% ou plus d’un an

Ce qui change :

Désormais, la démarche dématérialisée pour les déclarations d’accident de service (et prolongations) remplace le formulaire papier : elles sont à effectuer en ligne via colibris.

En cette rentrée 2026, en plein vol des données des personnels, le Ministère ne trouve donc pas mieux que d’utiliser le net pour faire circuler des données strictement confidentielles qui concerneront la santé des agent.e.s !

 

Cette déclaration à faire ligne complexifie également la démarche initiale, avec des documents supplémentaires demandés, comme, par exemple, une attestation de présence du chef d’établissement – pas toujours simple à obtenir selon la nature de l’accident – , ou encore le contrat d’assurance d’un tiers (si tiers il y a)…

 

Autre élément nouveau et problématique : « Une déclaration d’accident sans arrêt et/ou soin est irrecevable. » Or, toutes les situations déclarées en accident de service ne nécessitent pas automatiquement un arrêt de travail ou des soins… C’est une manière de restreindre le droit à déclarer un accident de service.

 

La possibilité de joindre au dossier une fiche SST n’existe plus. Alors que bien souvent ces fiches étaient essentielles pour appuyer/défendre la demande de l’agent.e.

 

Ce qui est maintenu :

  • si l’accident entraîne un arrêt de travail, il faut toujours le transmettre à l’employeur dans un délai de 48h.

Mais… il faudra impérativement téléverser le certificat médical initial volet1 sur COLIBRIS, aussi dans les 48h.

  • Le délai de 15 jours pour faire la déclaration (en ligne désormais) est maintenu :  15 jours à compter de la date de l’accident ou de la date de la 1ère constatation médicale.

Mais… la déclaration en ligne devra impérativement être accompagnée d’un « certificat médical indiquant la nature et le siège des lésions résultant de l’accident ainsi que, s’il y a lieu, la durée de l’incapacité de travail en découlant ».

Personnels contractuels à temps incomplet ou contrat moins d’un an

Cette partie concerne donc tous les AESH, de nombreux AED, et des enseignant.e.s contractuels en CDD.

Ce qui est maintenu :

Pour ces personnels, la gestion passe toujours par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). 

Ce qui change :

C’est l’employeur qui doit faire la déclaration dans les 48h ! 

 

Avec toutes les difficultés et problèmes éthiques que cela pose :

  • Le personnel est donc dépendant de l’employeur pour faire une démarche essentielle, qui parfois résulte justement de tensions ou d’un conflit ouvert avec l’employeur…

 

  • Cela devient, in fine, une charge de travail supplémentaire pour les personnels des services administratifs (au service de l’employeur) : ils devront faire la saisie des demandes, une saisie qui devra se faire dans un délai très court. En cas de délai dépassé, le risque d’invalidation de ces déclarations va bel et bien exister !

Comparatif avant et après septembre 2026

Avant septembre 2026 :

A partir de septembre 2026 :

La dématérialisation des déclarations d’accident de service porte un coup important au droit des personnels en touchant directement à leur santé.

Le SNFOLC 35 dénonce la mise en place de cette nouvelle procédure et en demande le retrait.

 

En cas de doute ou de difficulté lors de la saisie de votre accident de service, contactez-nous.

Pour télécharger et diffuser le communiqué : c’est ici.

 

Fonctionnaire stagiaire ou élève fonctionnaire ? Focus sur les conditions d’entrée dans le métier

Vous êtes perdu.e entre la multiplication des statuts qui existent pour les personnels appelés « stagiaires » ?

Vous souhaitez connaître les différentes conditions d’entrée dans le métier ? Qu’est-il possible pour vous ? Concours interne? externe?

Toutes les infos ci-dessous !

Conditions d’entrée dans le métier pour un.e étudiant.e

 

Conditions d’entrée dans le métier pour un.e salarié.e

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