Audience FO avec le ministère le 10 mars 2026 : des propos scandaleux !

Mardi 10 mars, à l’appel de 26 sections départementales Force ouvrière, plus de 250 manifestantes et manifestants en grève étaient rassemblés devant le ministère de l’Éducation nationale : des professeurs, des AED, des AESH, des éducateurs spécialisés, des parents d’élèves, venus de toute la France pour contester les conditions de la rentrée 2026 annoncées par le Ministre…

 

Pour télécharger et diffuser ce compte-rendu : c’est ici.

 

AED et AESH : rétroactivité de la prime REP/REP+

Depuis le lundi 16 mars 2026, des personnels AED et AESH du département commencent à recevoir des courriers en recommandé. Ces courriers, émanant de la DAE, confirment la mise en paiement de la rétroactivité de la prime REP/REP+.

Il est précisé dans ce courrier qu’il faut le renvoyer signer sous 8 jours sous peine de ne rien toucher. Ne dépassez pas ce délai !

 

Plusieurs éléments nous interpellent dans ces courriers :

– la rétroactivité ne pourrait remonter à 2015. Quid des années exercées en REP entre 2015 et 2021 ?

– le détail du calcul qui fixe le montant n’est pas donné.

– le délai de 8 jours est très court.

– en fin de courrier, une clause stipule qu’une fois ce courrier signé, il ne serait plus possible de faire aucun recours ni contestation.

 

Ce qui signifie qu’il n’y aurait aucune possibilité de contester le montant de la somme indiquée ou le calcul qui en est fait, ni de contester par la suite le caractère quadriennal de la rétroactivité.

De fait, les personnels n’auraient aucun moyen de contrôle sur cette dite rétroactivité. Ce qui proprement scandaleux.

 

La cellule juridique du syndicat FO a été saisie.

Plusieurs éléments de réponse :

1. Le délai de 8 jours est légal.

C’est un contrat. Ils font ce qu’ils veulent avec.

Mais il y a fort à parier qu’ils accepteront les retards car ils sont grands gagnants financièrement parlant à chaque AED ou AESH qui signera ce protocole.

2. La clause qui stipule que le personnel qui signera ne pourra pas faire de recours ni de contester : c’est légal aussi.

Une fois signé, tout recours ultérieur sera impossible.

 

3. Signer ou ne pas signer?

La cellule juridique de FO s’exprime ainsi :

« Si la demande a été formulée avant le 31 décembre 2025 (ou bien par la plate-forme numérique comme le rectorat l’a demandé en janvier 2026), seules les créances de 2021, 2022, 2023 et 2024 seront concernées.

Comme l’administration a réglé à partir du 1er janvier 2023 les indemnités de sujétion particulières aux AED et AESH affectés en REP ou REP+, ne seraient recevables que les requêtes portant sur les années civiles 2021 et 2022.

Or les intéressés ne pouvaient formuler de réclamation avant 2025 puisque les pouvoirs publics leur assuraient d’abord qu’ils n’y avaient pas droit, ensuite que le décret n° 2022-1534 du 8 décembre 2022 ne pouvait pas avoir d’effet rétroactif.

Les personnels sont ainsi privés de la rétroactivité de la prime REP entre 2015 et 2021. »

Concrètement, deux situations sont possibles :

 

1- vous n’avez pas été affecté en REP/REP+ entre 2015 et 2021 : vous avez donc tout intérêt à signer le protocole reçu (à renvoyer sous 8 jours à date de réception du courrier).

2- vous étiez affecté en en REP/REP+ entre 2015 et 2021 : si vous signez le protocole, vous perdez la possibilité de toucher la rétroactivité sur la période entre 2015 et 2021 (car pas de recours possible si signature).

=> Il vous est possible de refuser de signer le protocole reçu et de saisir le Tribunal Administratif avec l’aide de FO pour faire un recours contentieux – et demander ainsi à toucher la prime depuis 2015 selon vos années d’exercice en REP/REP+.

 

Il y a peu de chance que le TA vous déboute et aille contre l’avis du Conseil d’État (qui s’est prononcé à deux reprises pour que les AED et AESH puissent bénéficier de la rétroactivité de la prime depuis 2015).

N’hésitez pas à nous contacter si vous hésitez.

SIMULATEUR POUR CALCULER VOTRE PRIME :

Recours AESH 2

Les journées de fractionnement en Ille-et-Vilaine : Comme dans le Morbihan, respect des droits des AESH et AED !

En cette année scolaire, de nombreux AESH et AED du département ont fait une demande de congés au titre des journées de fractionnement et se sont vus opposer un refus de leur journée de congés.

Pour rappel, les journées de fractionnement font partie des congés annuels des fonctionnaires précisés dans le Décret n°84-972 du 26 octobre 1984 relatif aux congés annuels des fonctionnaires de l’État.

 

L’article 1er précise : « Un jour de congé supplémentaire est attribué à l’agent dont le nombre de jours de congé pris en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre est de cinq, six ou sept jours ; il est attribué un deuxième jour de congé supplémentaire lorsque ce nombre est au moins égal à huit jours. »

Or, le rectorat se refuse de respecter le droit des agents malgré les demandes répétées de FO depuis plusieurs années.

Lors de la CCP du 10 février, nous avons appris que le DASEN du Morbihan accepte désormais les journées de fractionnement pour les personnels AESH et AED de son département.

Aujourd’hui, l’harmonisation académique évoquée à maintes reprises par l’administration au sujet de la gestion administrative des personnels AESH et AED ne tient plus.

Comme dans le Morbihan, le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35 demandent au DASEN d’Ille-et-Vilaine de respecter le droit des personnels en acceptant toutes les demandes de journées de fractionnement faites par les AESH et les AED.

 

Vous rencontrez des difficultés pour bénéficier de vos journées de fractionnement, contactez-nous.

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Appel intersyndical à la grève à partir du 19 mars

L’intersyndicale départementale FO, CGT, SUD, UNSA, FSU, CFDT, appelle à la grève à partir du 19 mars 2026.

 

Grève de tous les personnels, 1er et 2nd degré, à partir du 19 mars
Le 19 mars manifestation 10h30 République à Rennes, suivie d’une AG organisée par l’IS35 à 13h (lieu à définir).

 

Lors de l’AG, envisager la suite de la mobilisation notamment les actions de la semaine suivante autour des instances qui auront lieu les 25, 26 et 27 mars.

Le samedi 21 mars manifestation avec les personnels territoriaux et les parents d’élèves à 14h République.

Communiqué à télécharger et diffuser ici.

Carte scolaire Rentrée 2026 : analyse détaillée d’un naufrage programmé

Rentrée 2026 : Le Ministre fait de la poésie, FO dénonce un naufrage budgétaire. Construisons la mobilisation !

Alors que le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, s’est fendu le 22 janvier d’une missive lyrique aux personnels, les invitant à être des « allumeurs de lumières » et des « sentinelles de la raison », la réalité des chiffres vient éteindre brutalement la petite flamme d’espoir qu’il prétend entretenir.

Les chiffres des CSA ministériel et académique sont tombés : le gouvernement prévoit la suppression de 3 256 postes au niveau national. L’académie de Rennes paie un tribut particulièrement lourd et figure parmi les cinq académies les plus impactées de France, la 2ème pour les profs du 2nd degré.

 

Pour la rentrée 2026, l’hécatombe est confirmée.

 

Les Suppressions au niveau national :

ORGANISONS-NOUS !

Nous sommes prêts à organiser le rapport de force à tous les niveaux.

C’est ensemble que l’on pourra gagner contre les mesures Macron-Lecornu-Geffray.

La carte scolaire, ce sont des milliers de classes surchargées et des milliers de postes supprimés ! L’inclusion systématique : des milliers d’élèves maltraités inclus de force dans des classes surchargées sans AESH en accompagnement individualisé. Alors pas question d’attendre : il faut agir dès maintenant !

Le SNFOLC 35 propose à toutes et à tous d’organiser et de préparer la grève à compter du mardi 10 mars 2026, une semaine après les congés de février, c’est-à-dire au retour de toutes les zones.

 

Le mardi 10 mars, allons là où les décisions se prennent : au ministère !

ANALYSE DÉTAILLÉE DE LA CARTE SCOLAIRE EN ILLE-ET-VILAINE

PROFESSEURS DES ÉCOLES

PROFESSEURS DE COLLÈGES ET LYCÉES GT / LYCÉES PROFESSIONNELS

LYCÉES PROFESSIONNELS : + 39 POSTES DANS LE DÉPARTEMENT

Le rectorat a choisi de créer 39 postes dans les Lycées Professionnels, notamment pour offrir aux jeunes des formations qui « facilitent leur l’insertion », c’est-à-dire en répondant aux besoins locaux des employeurs.

Sauf que cela nécessiterait l’ouverture massive de capacités d’accueil ainsi qu’un plan massif de recrutement et de titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent, comme le revendique notre fédération. Car il ne suffit pas de créer des postes pour les pourvoir !

COLLĖGES : – 63 POSTES DANS LE DÉPARTEMENT

63 postes supprimés, c’est l’équivalent d’un gros collège qui fermerait ses portes dans notre département. Ceci alors que les effectifs dans chaque établissement se font toujours plus importants, certains collèges explosant littéralement…

Liste non exhaustive des effectif Rentrée 2026 : Betton 614 élèves, Bréal 654, Cesson 630, Chateaubourg 696, Guichen 624, Le Rheu 630, Liffré 811, Melesse 708, Montauban 611, Montfort 636, Pacé 685, Anne de B 851, Hautes Ourmes (REP +) 556, Binquenais (REP) 565, Gayeulles 696, Romillé 595, Vern 607…

 

D’autres collèges voient des classes supprimées bien au-delà de ce que devrait impliquer la baisse de leurs effectifs. Moins d’élèves certes, mais des classes toujours aussi surchargées.

PERSONNELS AESH

Le Ministre peut budgéter… Tant que les salaires, les conditions de travail et le statut de la Fonction publique catégorie B ne seront pas mis sur le tapis, ils ne parviendront pas à recruter des AESH.

PERSONNELS AUX « SCHÉMAS D’EMPLOI NEUTRES »

… jolie terminologie du Ministre pour dire qu’il y aura 0 création !

PERSONNELS AED

Le SNFOLC 35 ne se fait pas d’illusion sur la 3ème vague de mai 2026 : le rectorat va poursuivre son plan pluriannuel de suppressions de postes pour atteindre les 70 suppressions dans l’académie.

 

QUAND LA BAISSE DÉMOGRAPHIQUE EST SURESTIMÉE

Le Ministère justifie les suppressions de poste par la baisse démographique. Mais cette baisse est-elle estimée à sa hauteur exacte ?

Prenons un exemple : Pour la rentrée 2025, l’académie avait estimé la baisse des élèves à 987 élèves. Lors du CSA académique du 29 janvier, nous apprenons finalement qu’il y a eu une surestimation de la baisse des effectifs de la rentrée 2025, soit un écart de 311 élèves entre les prévisions (987) et le constat avéré (676). Soit une erreur de 31 % dans le calcul ! Et pourtant les postes, eux, ont bien été supprimés pour la rentrée 2025 (20 suppressions dans le 1er degré, 46 dans le 2nd degré).

Pour la rentrée 2026, l’académie estime la baisse des élèves à 2 128 élèves. Y aura-t-il ici aussi une erreur de 30 %?

DES CONDITIONS DE TRAVAIL INACCEPTABLES

Derrière ces chiffres se cachent des classes surchargées, des postes fractionnés et une dégradation continue des conditions de travail pour les professeurs, AESH, AED, CPE, personnels de santé et personnels de direction.

Pour le SNFOLC 35, ces suppressions de poste sont une attaque directe contre le droit à l’instruction. Moins de professeurs, cela signifie mécaniquement des classes plus chargées. Comment « retenir l’élève perdu » avec 30 ou 35 élèves par classe ?

Ces suppressions de postes entraînent la suppression d’options, de dédoublements de classes en sciences ou en langues, creusant de fait les inégalités.

Comment gérer les élèves notifiés IME ou ITEP, inclus de force dans des classes surchargées ?

Le ministre invoque « l’idéalisme », mais les personnels vivent un « matérialisme » de crise. Depuis 20 ans, le décrochage salarial des personnels de l’éducation nationale est une réalité.

(Selon les données de l’OCDE, le salaire réel des enseignants a chuté de près de 15 à 25 % en euros constants depuis les années 2000.)

On ne paye pas ses factures avec des envolées lyriques.

Il est urgent d’ouvrir les négociations pour une augmentation immédiate et sans contrepartie des salaires. De l’argent, il y en a. Il suffit de regarder l’augmentation massive du budget des armées ou les milliards d’exonérations fiscales et d’aides publiques accordées sans contrôle aux multinationales.

UN RAS LE BOL GÉNÉRALISÉ

Salaires, statut, conditions de travail, souffrance au travail, personnels non remplacés, contractuels précarisés, missions démultipliées, droits du travail et syndical rognés, pression sur les personnels, CMO amputés (traitement à 90%), complémentaire santé imposée, indigente et onéreuse, inclusion scolaire systématique ingérable et destructrice pour les personnels et les élèves, enseignement spécialisé attaqué par les PIAL et les PAS… ça ne peut plus durer !

Le ministre s’interroge sur le « sens de notre mission » ? Pour FO, le sens est clair : assurer un service public d’instruction de qualité. Cela ne peut se faire en réduisant les personnels à de simples variables d’ajustement.

Le SNFOLC 35 appelle à la grève et invite tous les personnels à monter au Ministère à Paris le mardi 10 mars 2026 pour exiger :

• L’annulation immédiate de toutes les suppressions de postes prévues ;
• Le recrutement massif de personnels (enseignants, AESH, Vie scolaire, administratif, technique, santé et social) ;
• Un rattrapage salarial à la hauteur de l’inflation et du déclassement subi ;
• Un statut de la Fonction Publique pour les personnels AESH et AED ;
• La titularisation des personnels contractuels qui le souhaitent ;
• La suppression des PIAL et des PAS et de la mutualisation des AESH, la création des établissements spécialisés médico-sociaux pour accueillir notamment les 1 200 élèves qui attendent une place en IME ou en ITEP dans notre département ;
• L’arrêt immédiat du déferlement de contre-réformes qui nous noient sous des dispositifs ne relevant plus de nos missions d’enseignement (EVARS, PHARE, réunions et protocoles multiples…).

LE MARDI 10 MARS 2026,
TOI AUSSI TU SOUHAITES ALLER AU MINISTĖRE ?
MONTE DANS LE CAR FORCE OUVRIÈRE. CONTACTE-NOUS !
INSCRIPTIONS OUVERTES.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.