Inclusion, postes, statut, salaires : au ministère !

Grande montée nationale au ministère le 5 novembre 2026

Le SNFOLC a acté dans sa résolution du 12 juin 2026 :

 » Préparer dès maintenant la montée nationale à Paris, le jeudi 5 novembre, en lien avec sa confédération et les syndicats force ouvrière des secteurs du social, du médico-social et de la santé pour obtenir :
● L’arrêt des processus de démantèlement des établissements sociaux et médico-sociaux et la création des places nécessaires dans ces structures !
● Un statut de fonctionnaire pour tous les AESH avec un temps plein de 24h !
● L’abandon des PAS et des PIAL !
● L’arrêt des suppressions de postes dans l’Education nationale ! « 

Inclusion à marche forcée, postes, statut…

Les revendications ne manquent pas pour se faire entendre et exiger de meilleures conditions de travail.

Comme le 20 octobre 2020 et le 25 janvier 2023 (journées de montée nationale), à chaque fois, la mobilisation initiée par FO a permis d’obtenir des améliorations pour les personnels engagés dans la lutte (une grille nationale de rémunération et l’abandon de la fusion des AED et des AESH).

C’est la preuve que la mobilisation collective peut payer.

FO n’oublie pas les personnels AED !

Le mardi 7 juillet 2026, des délégations du SNFOLC des académies de Normandie, de Rennes et de Bordeaux ont demandé à être reçues par le ministre de l’Éducation nationale pour lui remettre les milliers de signatures des AED sur la pétition réclamant :

  • l’augmentation immédiate des salaires et une grille de rémunération nationale des AED permettant une progression automatique de leur salaire sur la base de leur ancienneté et cela dès la première année de CDD ;
  • l’annulation de toutes les suppressions d’emplois d’AED, le recrutement d’AED à hauteur des besoins ;
  • l’accès au CDI selon des règles nationales pour les AED qui le souhaitent et la garantie de réemploi pour tous. Stop à l’arbitraire local !
  • un statut de fonctionnaire pour les AED qui le souhaitent.

 

La grille nationale de rémunération des AED est une urgence. Allons la chercher au ministère !

Au CSA ministériel du 5 mai, le ministre a renvoyé aux académies la responsabilité et la charge financière d’établir une grille de rémunération. De leur côté, les recteurs et DASEN renvoient au ministre la décision d’accorder une grille nationale de rémunération ! Chacun se renvoie la balle. Ça peut durer longtemps !

C’est pourquoi les délégations du SNFOLC présentes au ministère le 7 juillet proposent de mettre discussion la montée des AED au ministère. La grille nationale de rémunération ne tombera pas du ciel. Il va falloir aller la chercher au ministère !

 

Comment faire pour participer à la manifestation nationale du 5 novembre ?

  • Elle n’est pas réservée aux adhérents FO.
  • Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place dans les cars réservés par FO.
  • Invitez vos collègues à y participer !

Nous contacter pour vous inscrire : c’est ici.

Pour télécharger et diffuser l’appel : c’est ici !

Décret sur les congés pour raisons de santé : passage « en douce » mais pas « sans douleur »

Le gouvernement a fait passer discrètement pendant l’été un nouveau décret relatif aux congés pour raisons de santé des agents publics civils et militaires.

CMO / CLM / CLD : ce qui va changer 

Publié au Journal officiel le vendredi 31 juillet 2026, ce décret transpose pour les fonctionnaires des mesures qui impactaient déjà les salariés du privé et les agents contractuels de la Fonction Publique depuis la loi de finances 2026 de la Sécurité Sociale.

Le train de mesures porte des atteintes graves aux droits des personnels ayant des problèmes de santé. Décryptage.

 

Temps Partiels Thérapeutiques : ce qui va changer 

Le décret du 29 juillet 2026 s’attaque aussi au temps partiel thérapeutique (TPT).

A noter : les conditions médicales d’accès au TPT, les quotités de travail, les règles de rémunération et de rechargement, ainsi que la durée maximale totale d’un an ne changent pas. Seule la procédure change.

Des précisions dans le tableau ci-dessous.

Ces mesures s’ajoutent aux milliards de coupes budgétaires imposées aux hôpitaux dans la Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ainsi qu’à la sanction financière qui consiste à faire baisser la rémunération de 10% en cas d’arrêt maladie. Il s’agit d’une politique générale qui aura des conséquences désastreuses sur la santé des travailleurs.

Déjà fragilisés par leur état de santé, les personnels sont stigmatisés et culpabilisés de ne plus être en état de travailler !

Bon nombre d’agents risque de renoncer à ce nouveau parcours de soins au détriment de leur santé.

 

Ce ne sont pas les arrêts qu’il faut réduire, ni les TPT, mais bien les causes qui les provoquent. En particulier, la dégradation des conditions de travail provoquée par la politique austéritaire du Gouvernement.

 

 

FO revendique :
• Abrogation du décret du 29 juillet 2026
• Maintien du salaire à 100% au cours d’un arrêt maladie !
• Suppression du jour de carence !
•  Intégration de l’intégralités des primes dans le traitement de base.
• La possibilité de faire des formations pendant les CLM et les CLD.
• Augmentation immédiate de la valeur du point d’indice sans contre-partie et négociations sur le rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 2000 (33%)
• Renégociation de l’accord sur la PSC, incluant la prévoyance et laissant aux agents le choix de leur complémentaire.
• La confédération FO défend la sécurité sociale dans ses principes fondateurs, et notamment le financement par le salaire différé. Cela implique l’arrêt des exonérations patronales (qui représentent un manque à gagner de quelque 80 milliards d’euros par an pour les comptes sociaux). FO revendique aussi le retour à une gouvernance des organismes de sécurité sociale par les seuls partenaires sociaux (syndicats de salariés et de patrons) indépendante de l’État.

 

Pour télécharger et diffuser le communiqué : c’est ici.

Quand L’Education Nationale conseille à ses personnels de faire attention à leurs données…

 » Quand l’Education Nationale te conseille sur ta sécurité numérique alors que c’est ELLE qui s’est fait voler TES données ! « 

Le 3 août nous sommes nombreux à avoir reçu un mail du ministère de l’Éducation nationale nous annonçant que les données personnelles que nous lui avons confiées avaient été piratées et exfiltrées… le 25 juillet. Il aura donc fallu 9 jours au ministère pour nous informer par mail de ce vol de données nous concernant.

Le ministère est responsable de la protection des données et des personnels. Il en va de sa responsabilité de protéger ses agent.e.s.

Or, comme seule mesure concrète suite à ce vol, le Ministère se fend d’une communication proprement scandaleuse : elle en appelle à la vigilance des personnels !

 

De qui se moque-t-on ? L’Education Nationale se fait voler des milliers de données… et donne des conseils à ses agent.e.s pour gagner en vigilance ?

 

Monsieur le Ministre, 

Soyons sérieux… Concentrez-vous sur les urgences de la rentrée plutôt que de demander aux personnels de combler les défaillances de vos services.

De nombreux établissements scolaires sont actuellement mobilisés partout en France pour réclamer des postes, des classes, des AED, des AESH, des infirmières, des assistantes sociales…

Répondez à leurs revendications. Et nous aurons fait un grand pas en avant.

Le SNFOLC 35

 

Pour lire notre communiqué du 23.08.26 sur le vol des données

 

AESH : NON au tassement de la grille ! Satisfaction des revendications !

Avec la revalorisation du SMIC en juillet, les AESH sont à nouveau victimes d’un tassement de leur grille et la course aux indemnités différentielles reprend de plus belle.

L’Etat-patron continue de mépriser les revendications des AESH, à commencer par l’augmentation des salaires ! Tout bonnement inadmissible à l’heure où des milliards continuent d’être distribués aux entreprises sans aucune contrepartie.

 

Le SMIC a été augmenté de 2,41% au 1er juin 2026 et passe de 1 823,03 € bruts à 1 867,02 € bruts mensuels. La grille indiciaire des AESH est d’une telle indigence qu’avec cette augmentation, seul le troisième échelon (indice majoré 380) se retrouve péniblement au niveau du SMIC avec 1 870,66 € brut pour un temps plein.

Les AESH aux deux premiers échelons (indices majorés 371 et 375) se verront donc attribuer une indemnité différentielle pour combler l’écart avec le salaire minimum. 

Une nouvelle fois, la grille se tasse et des AESH avec six ans d’expérience se retrouvent rémunérés comme des AESH débutantes.

 

Rappelons qu’il faut plus de 30 ans à une AESH pour atteindre le dernier échelon pour une différence de salaire d’à peine plus de 410 € bruts. Un nouveau tassement est donc proprement scandaleux !

Cette nouvelle marque de mépris s’ajoute à la proposition annoncée avant les vacances de « Statut » au rabais réservé à seulement 20% d’AESH, qui deviendraient des « assistantes d’accessibilité ». Plus d’accessibilité… Moins de compensation… Cela signifie concrètement réduire le nombre d’AESH, accélérer la mutualisation et dégrader les conditions de travail des AESH avec l’élargissement des PIAL et le développement des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS).

Contrairement à d’autres organisations syndicales qui soutiennent les PIAL et les PAS, la FNEC FP-FO exige leur abandon et réaffirme ses revendications :

 

• Un vrai statut de fonctionnaire pour toutes les AESH à 24 heures temps plein
• Augmentation immédiate des salaires ;
• Abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation ;
• Subrogation immédiate ;
• Octroi effectif des jours de fractionnement.

 

La FNEC FP-FO invite tous les personnels à se réunir pour lister les besoins, établir les revendications et préparer la montée nationale à Paris du 5 novembre en défense de l’enseignement spécialisé et pour la satisfaction des revendications des AESH.