22.09.26 : stage « Conditions de rentrée et Meeting Fonction Publique »

Inscriptions ouvertes !

Effectifs des classes, fermetures de postes, fermetures de classes, postes non pourvus, inclusions sans AESH, manque de places dans les IME et ITEP, conditions de travail, climat scolaire, urgence sociale et pouvoir d’achat vs inflation…

Cette Assemblée Générale servira à tirer le bilan de la rentrée scolaire 2026.

Pour télécharger et diffuser le visuel : c’est ici.

Cette rentrée se fera dans un contexte particulièrement lourd au vu des centaines de fermetures de postes et de classes effectives. Jamais l’Ille-et-Vilaine n’aura connu une telle coupe dans les effectifs de ses personnels. Un véritable plan de licenciement.

La rentrée s’annonce difficile.

Dans quelles conditions de travail se fera votre rentrée scolaire en septembre prochain ? Quels seront les besoins urgents de votre établissement scolaire ? Comment construire le rapport de force pour défendre notre outil de travail et nos droits ? Venez en discuter lors de cette AG de rentrée.

 

En deuxième partie de journée : meeting Fonction Publique

Parce qu’il est urgent de défendre nos services publics, un meeting Fonction Publique se tiendra à partir de 14h avec l’ensemble des syndicats du public Force Ouvrière d’Ille-et-Vilaine.

Seront invités plusieurs intervenants de l’Union départementale FO 35, mais également des secrétaires nationaux des différents secteurs de la fonction publique (état, territoriale et hospitalière).

 

Contactez-nous pour vous inscrire.

Solidarité internationale avec les enseignants en lutte !

Ce qui se passe en Belgique et en Espagne menace directement nos statuts, nos salaires et notre École publique !

 

Les mêmes dogmes libéraux de l’Union Européenne et les politiques de rigueur budgétaire produisent partout les mêmes effets destructeurs.

En Belgique comme en Espagne, les personnels de l’éducation se mobilisent massivement contre des plans d’austérité et la perte de pouvoir d’achat. La FNEC FP-FO 35 affirme sa solidarité totale et indéfectible avec nos collègues en lutte !

En Belgique (Fédération Wallonie-Bruxelles) : un plan de casse sociale inouï !

Le gouvernement passe en force avec un « décret-programme » d’économie de 87 millions d’euros sur le dos des élèves et des personnels.

Face à cela, un préavis de grève a été déposé jusqu’au 10 juillet :

• Hausse du temps de travail de 10% sans aucune revalorisation !

• Fin du recrutement sous statut : embauche généralisée en CDI, précarisation du métier et perte de la sécurité de l’emploi.

• Chasse aux pauvres et désengagement public : hausse de 43% des frais d’inscription dans le supérieur, fin de la gratuité des cantines en maternelle et primaire pour 55 000 élèves, et baisse de 54% du budget des fournitures scolaires.

• Répression policière violente contre les milliers d’enseignants, de parents et de jeunes mobilisés à Bruxelles début juin.

En Espagne : les personnels mobilisés imposent des victoires salariales par la grève !

Partout dans les Communautés autonomes espagnoles, la colère gronde. Face au blocage des grilles indiciaires locales (parfois figées depuis 2007) et à l’inflation, les enseignants ont engagé un rapport de force massif.

Les revendications salariales et de conditions de travail rejoignent mot pour mot les combats de FO, et la grève reconductible porte ses fruits :

• En Catalogne, après un bras de fer de plusieurs semaines et de nombreuses journées de grève, les organisations syndicales ont contraint le gouvernement régional à céder sur les salaires. L’accord prévoit une revalorisation allant jusqu’à 400 € à 600 € bruts de plus par mois d’ici 2029.

• Dans la région valencienne : engagés dans une grève générale reconduite depuis le 11 mai, des dizaines de milliers d’enseignants ont obtenu une hausse de 200 € nets par mois. Le bloc majoritaire des syndicats maintient la pression pour exiger de réelles indexations sur l’inflation et le refus du recul des moyens.

• Outre le salaire, les collègues espagnols exigent partout la réduction immédiate du temps de travail (retour aux 18h dans le secondaire et 23h dans le primaire) pour contrer le surmenage, la baisse drastique des effectifs par classe, et la titularisation immédiate des milliers de contractuels précarisés.

En Belgique, en Espagne, comme en France : c’est la même politique !

Ce que subissent nos collègues belges et espagnols est la copie conforme de ce que le ministère tente de nous imposer à travers le « Choc des savoirs », le « Pacte », la territorialisation de l’école et le gel de la valeur du point d’indice !

 

Partout en Europe, la volonté des gouvernements est claire : détruire les statuts protecteurs des fonctionnaires pour aligner l’École publique sur les règles managériales du secteur privé, tout en imposant l’austérité budgétaire au nom de la « maîtrise du déficit ».

Mais l’exemple espagnol le prouve : l’action collective et la grève reconductible permettent de faire reculer les gouvernements et de gagner de réelles augmentations de salaire, sans contrepartie de charge de travail !

 

La FNEC FP-FO 35 apporte tout son soutien à ces grèves de résistance et soutient les appels à la poursuite des mouvements. La résistance des enseignants en Europe est notre résistance !

 

Tous ensemble, public, privé, par-delà les frontières : résister, revendiquer, reconquérir.

 

Motion de l’AG AESH FO du 9 juin 2026

Nous, AESH réunis en assemblée générale avec le SNFOLC35 et le SNUDI-FO 35, avons pris connaissance de l’acharnement du ministère à vouloir généraliser les PAS au mépris du vote de la représentation nationale et contre la volonté des personnels.

Nous constatons que le nombre d’élèves à accompagner augmente, alors que le nombre d’AESH pour assumer cet accompagnement demeure insuffisant. Les PAS serviraient donc à nous imposer davantage d’élèves à prendre en charge sans les moyens supplémentaires nécessaires.

La généralisation des PAS repose sur une logique comptable à courte vue et de rationalisation des moyens, comme pour la carte scolaire.

La généralisation des PAS se traduira par une augmentation du périmètre d’intervention des AESH. On observe déjà ce phénomène à travers l’expérimentation actuelle des PAS en Ille-et-Vilaine alors que le coût des déplacements est en constante augmentation. Nos salaires doivent être revalorisés en conséquence.

La généralisation des PAS obligerait les AESH à s’occuper aussi des élèves à besoins éducatifs particuliers. Elle servirait à contourner les notifications de la MDPH. Elle programme aussi une confusion et un alourdissement des missions pour tous les personnels, AESH, enseignants, personnels de vie scolaire, personnels de direction et administratifs, médico-sociaux, Psy-EN.

De la même façon, les PAS ne règlent pas le problème de l’inclusion systématique et forcée d’élèves qui relèvent d’une structure spécialisée. Alors que ces élèves ont droit à une scolarité dans des ESMS, ils en sont privés et maintenus en souffrance dans les établissements scolaires. Cette maltraitance institutionnelle génère de la souffrance pour tous : élèves, familles, accompagnants et tous les personnels.

C’est pourquoi nous demandons l’abandon des PIAL et des PAS et le recrutement massif des AESH sous statut de fonctionnaire pour garantir un accompagnement individualisé à tous les élèves qui le nécessitent.

Nous demandons le maintien et le développement des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap.

 

Nous avons aussi pris connaissance de la proposition du ministre de ne faire accéder que 20 % des AESH au statut de fonctionnaire, de redéfinir leurs missions et d’accroître leur temps de travail. C’est inacceptable !

Nous recevons cette « proposition » du ministre comme une marque de mépris à l’égard de notre profession et de notre engagement au quotidien auprès des élèves. Elle confirme que c’est une logique comptable qui prévaut à la gestion globale du dossier du handicap dans l’Éducation nationale, loin des engagements du ministre, sur la protection et l’instruction, adressés à tous les personnels. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont besoin d’AESH formés, bien rémunérés et non exposés à la précarité matérielle.

 

Nous revendiquons :
– un statut protecteur et attractif pour tous les AESH,
– un statut de fonctionnaire garantissant un temps plein à 24h,
– le respect de nos droits (journées de fractionnement, prime REP, frais de déplacement)
– la création de places des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Infirmières et vie scolaire : respect des missions et sécurité des élèves !

Infirmières et vie scolaire : il y a urgence à créer les postes pour le respect des missions de toutes et de tous et pour la sécurité des élèves.

Dans l’écrasante majorité des collèges et dans les lycées avec internat, il n’y a pas d’infirmière à plein temps. Les infirmières sont obligées de partager leur service entre le collège et les écoles de secteur avec une quotité de 20% à 50 %. Si bien qu’un jour sur deux, certains élèves sont privés d’infirmière. 

Faute d’infirmière les élèves malades sont dirigés vers le bureau de la vie scolaire. Le ou la CPE ou les AED se retrouvent contraints de prendre des décisions sans avoir les compétences ni les qualifications de l’infirmière…

 

Cette situation n’est pas acceptable !

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.