Rentrée 2024 : ce qu’il faut savoir avant de commencer

La rentrée 2024 est marquée au plan international par la marche à la guerre en Europe et au Proche-Orient.

Au plan national, la politique du président Macron et de son gouvernement a été désavouée aux élections européennes et législatives.

Cela fait 40 jours que ses ministres dits « démissionnaires » restent en poste au nom de la « gestion des affaires courantes ». Une situation inédite ouvrant la voie au chaos.

 

Rappelons qu’au nom des « affaires courantes », plus de 1160 décrets, arrêtés et textes réglementaires ont été publiés par ce gouvernement, à commencer par les décrets sur la « loi immigration ».

C’est au nom de ces « affaires courantes » que G. Attal et B. Le Maire préparent un budget d’austérité (près de 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires s’ajoutant aux mesures imposées par décret en début d’année 2024).

 

E. Macron a écarté l’option d’un gouvernement du NFP, arrivé en tête aux législatives, au prétexte de la « stabilité institutionnelle ». A travers ce coup de force contre la démocratie, il s’agit pour le chef de l’Etat de ne surtout pas défaire ce qui a été fait (de la contre-réforme des retraites au choc des savoirs, en passant par la réforme de l’assurance chômage…) et de poursuivre sa politique contre nos acquis sociaux.

Quant à l’ex-ministre Belloubet, elle a tenu sa conférence de presse de rentrée le 27 août, comme si de rien n’était, pour imposer son « Choc des savoirs » et l’ensemble des mesures Macron (pacte, autonomie de établissements…).

Une situation insupportable pour les millions de personnels et de parents d’élèves qui se préparent à une rentrée sous le signe de l’austérité, avec les suppressions de postes et la mise en place des groupes de niveaux…

 

Devrions-nous encore supporter la politique macroniste de l’ex-premier ministre Attal et de l’ex-ministre de l’Education Nationale Belloubet, partie prenante d’un gouvernement illégitime ?

La réponse est bien évidemment non.

Pour télécharger le document, c’est ici !

Le grand concert des volontés humaines

Dans un contexte politique marqué par la confusion générale, les egos surdimensionnés, les manœuvres et les diversions, y compris sportives, le tout au plus grand bénéfice de la peste brune qui aime les marécages et des puissants qui ne se soucient que de l’indice du CAC 40, il est heureux que nous ayons pu bénéficier de quelques semaines de congés payés. Ces fameux congés payés hérités des grèves massives de 1936 qui ont arraché, sans attendre « ni dieu, ni César, ni tribun », non pas des miettes mais une partie du festin.

On apprend par la presse que les 500 français les plus riches possèdent 1228 milliards d’euros en 2024. Un record, paraît-il ! Par ailleurs, concernant les dépenses de déplacements et de réceptions de M. Macron, la cour des comptes relève que « les charges de la présidence » ont atteint 125,5 millions d’euros en 2023, dépassant sans souci la dotation budgétaire. Dans le même temps, on nous explique qu’il n’y a pas de pognon en France, qu’on ne peut pas dépenser ce qu’on n’a pas, qu’il va falloir se serrer la ceinture et réduire encore les services publics, seule richesse de ceux qui n’ont rien.

Dans le tintamarre actuel, il nous appartient, syndicalistes de la charte d’Amiens, de toute la charte d’Amiens, de reconstruire cette volonté de prendre notre destin en mains sur la base de nos revendications et de réaliser ainsi de nouveau le grand concert des volontés humaines.

F. Lerestif, SG de l’UD FO 35

Rentrée 2024 : on ne lâche rien !

Pour la rentrée 2024, les pressions vont être fortes : mise en place des groupes de niveau avec le « choc des savoirs », emplois du temps morcelés, retour en force du dispositif du Pacte Macron/Ndiaye, pénuries de professeurs, d’AED et d’AESH, d’assistantes sociales, d’infirmières, de médecins scolaires…

 

Les personnels toujours en lutte contre le « choc des savoirs »

En fin d’année scolaire 2024, les personnels se sont retrouvés souvent seuls face à leur hiérarchie à se battre contre la mise en place de la réforme, pour un résultat inquiétant : l’autonomie accrue des collèges, avec, dans certains établissements, des groupes de niveau qui suivront à la lettre l’arrêté, ailleurs des groupes de niveau qui se transformeront en classe de niveau par manque d’heures, encore ailleurs des groupes de niveau qui ne le seront pas (en mode « on avance masqué en faisant des groupes hétérogènes sans le dire aux IPR et rectorat »…).

Ceci n’est pas satisfaisant ! On ne peut pas laisser passer cette réforme ! Plus que jamais il faut donner des perspectives aux personnels pour leur permettre de construire un véritable rapport de force.

 

La lutte doit se poursuivre pour faire abroger la réforme du « choc des savoirs » !

Et les précaires ?

Cet été, la grande majorité des personnels contractuels ne connaissaient toujours pas leur affectation, et souvent ne savaient même pas s’ils seraient bien réembauchés.

Avec une nouveauté : des contractuels se sont vu proposer des contrats hybrides (9h sur un établissement désigné et fixe, 9h en remplacement ailleurs, non défini sur l’année entière).

Contrats que les contractuels ont souvent accepté puisqu’en contrepartie on leur faisait miroiter le paiement des mois de juillet et août 2024. Un pur scandale.

 

En cette rentrée de septembre 2024, les AED connaissent une saignée importante avec 14 équivalents temps pleins supprimés dans l’académie. Faire toujours mieux avec toujours moins… Bien sûr!

Espérons que ces personnels ne connaitront pas de panne de salaires, comme cela a été le cas en avril dernier ou fin août 2023.

Le rectorat a donné toutes les garanties à FO à ce sujet lors de notre audience du 27 juin 2024… Mais nous restons vigilants – et réactifs si quelque chose devait mal se passer.

 

Enfin, les AESH verront les PIAL évoluer à la rentrée prochaine, le département passant de 47 PIAL à 19 PIAL dits « renforcés ». Les zones d’exercice seront donc bien plus importantes qu’avant. 

Lors de notre audience du 27 juin, FO a fait savoir au rectorat que nous serons vigilants aux distances qui seront demandées d’effectuer aux personnels pour se rendre sur leur lieu de travail.

Nous n’accepterons pas que les conditions de travail des AESH se dégradent encore !

 

Lors de cette audience, nous avons rappelé notre opposition aux PIAL et à l’inclusion à marche forcée telle qu’elle se pratique dans notre département. Il manque toujours plus de 1200 places en IME et ITEP pour des élèves notifiés !

Et ce n’est pas l’acte 2 de l’école Inclusive du Gouvernement qui débloquera la situation : avec des notifications qui seront décidées non plus par les MDPH mais par le ministère lui-même, les situations risquent de devenir explosives sur le terrain.

 

Rentrée 2024 : une rentrée sous le signe de la mobilisation

Au vu de la rentrée qui se prépare, FO appelle les personnels à se réunir dès la pré-rentrée pour préparer ensemble la riposte. 

 

Ne restez pas isolé(e).

En cas de difficulté, prenez contact avec le délégué FO de l’établissement.

Groupes de niveau, emploi du temps, pacte, salaire, affectation, contrat, inclusion, missions… Nous saurons vous aider à faire respecter vos droits !

 

Pour télécharger et diffuser ce tract : c’est ici !

Crise de recrutement

Les résultats de la session 2024 du CAPES externe restent alarmants : sur les postes 5 122 postes mis au concours (5 200 en 2023) 635 n’ont pas été pourvus soit 12,40% (16,60% en 2023) :

209 en mathématiques (250 en 2023),
142 en physique chimie (108 en 2023),
90 en allemand (119 en 2023),
78 en lettres modernes (149 en 2023),
33 en lettres classiques (93 en 2023)
33 en éducation musicale et chant choral (56) ….

 

Cette crise du recrutement n’épargne aucun concours.

Selon les chiffres du ministère, 23% des postes proposés au CAPET n’ont pas été pourvus (14% en 2023), 19,3% de ceux au CAPLP (23,8% en 2023), 3,8% à l’agrégation (2,9% en 2023)… Au total, il manquera 1 875 CPE, PsyEN et enseignants du second degré, 3 893 agents si l’on ajoute les personnels des écoles.

 

La qualité du service public d’éducation est ainsi mise en péril.

La suite ci-dessous :

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Remise en cause du statut des agrégés

Le SNFOLC dénonce la publication au Journal officiel du 7 juillet 2024 du décret n° 2024-727 du 6 juillet 2024 qui confie aux recteurs d’académie certains actes de gestion du corps des professeurs agrégés notamment, le classement des lauréats du concours de l’agrégation, l’évaluation, l’avancement d’échelon et de grade.

Ce texte s’inscrit en effet dans le cadre des mesures préconisées par Stanislas Guerini visant à accélérer la déréglementation dans la fonction publique, à réduire les droits et garanties des fonctionnaires, à remettre en cause l’égalité de traitement des agents sur tout le territoire de la République.

A ce titre il avait reçu un avis défavorable au CSA ministériel du 7 mai 2024 par 11 voix (FO, FSU, CGT, SNALC, SUD), 2 pour (UNSA) et 1 abstention (CFDT).

 

La suite ci-dessous :

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