L’éléphant et le pistolet à bouchon.

Fidèle à sa ligne d’indépendance, le SNFOLC d’Ille et Vilaine combat les politiques d’austérité de quelque pouvoir qu’elles émanent et défend au quotidien les intérêts matériels et moraux de ses mandants. De ce point de vue, 2018 a été une année intense : il a fallu ferrailler  contre les projets du ministre Blanquer concernant les lycées général, technologique et professionnel, et il va falloir repartir au front en 2019 ; il a également fallu défendre les dossiers individuels en matière de mutation, avec un sérieux  reconnu; il nous a aussi fallu intervenir pour  protéger les collègues de l’arbitraire né de la mise en place de l’évaluation des enseignants , véritable arme létale contre la liberté pédagogique et l’esprit critique, et nous avons réaffirmé, contre le discours dominant, que PPCR,  puisqu’il a vocation à comprimer les salaires en ralentissant les carrières, est dans son esprit l’opposé d’une augmentation générale des salaires.

Nous espérions traduire ces actions en termes électoraux, mais les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes,  puisque nous enregistrons dans le département un tassement  de 1,8 en pourcentage, ce qui nous ramène à notre niveau de 2011 sans pour autant impliquer de changement dans notre représentation au sein des instances départementales de l’Education nationale (CTSD, CDEN, CHSCT-D). Il n’empêche, en cette année 2019 commençante, que je vous souhaite riche en victoires et en satisfactions de toute sorte, nous ne ferons pas mentir notre réputation : Force ouvrière se bat sans relâche pour faire aboutir les revendications !

Et nous allons avoir du pain sur la planche. Les DGH vont incessamment être communiquées aux établissements, elles feront grincer les dents, et pas qu’en lycée, et il va falloir remettre sur le métier la mobilisation que les vacances ont temporairement suspendue. Au SNFOLC d’Ille et Vilaine, nous le disons en toute clarté : faire plier Monsieur Blanquer nécessite un conflit dur, une grève reconductible jusqu’à satisfaction des revendications, car on n’abat pas un éléphant avec un pistolet à bouchon ! Nous appelons donc à la tenue d’assemblées générales dont le seul point d’ordre du jour serait la grève reconductible ; un préavis national est déposé, il est désormais temps de se lancer dans l’action avant que le calendrier des vacances par zones ne vienne compliquer une tâche déjà malaisée en soi. Nous soutenons toutes les initiatives venues des établissements et qui visent à fédérer les actions, qu’elles soient menées par les lycéens ou les enseignants ; en bref, nous appelons à la grève, c’est notre responsabilité, c’est même une question de cohérence !

A bientôt dans les assemblées générales de reconduction de la grève, bonne année à tous !

 

Didier Gaillard, secrétaire départemental.

Zone de turbulences

« Le génie du soupçon est venu au monde » (Stendhal)
Ces quelques mots extraits de Souvenirs d’égotisme sont certes détournés de l’intention qu’y mettait l’écrivain, mais ils expliquent avec éloquence le regain de combativité que retrouve le pays ces derniers temps.
Oui, nous sommes entrés dans l’ «ère du soupçon» (l’expression cette fois est de Nathalie Sarraute) et personne ne peut plus désormais faire croire aux travailleurs que le monde de demain est taillé pour eux. Plus personne n’est dupe : avec chaque réforme du code du travail vient une kyrielle de reculs des droits collectifs et des pertes de pouvoir d’achat. Avec chaque réforme imposée à la Fonction publique vient le gel du point d’indice, les suppressions de postes par dizaines de milliers.
Au moment où débute une période cruciale d’élections professionnelles dans l’Education nationale, il est utile de rappeler ce qu’est Force ouvrière, et notre syndicat des Lycées et Collèges d’Ille et Vilaine en particulier… Nous ne confondons pas, nous, action et agitation : les collègues des établissements rennais touchés par la resectorisation des collèges le savent, avoir FO à ses côtés, c’est la certitude de pouvoir s’organiser dans la lutte. Nous n’avons pas, nous, un discours à l’usage des collègues, et un autre, beaucoup plus conciliant celui-là, que nous tenons devant notre employeur. Quand FO a voté contre PPCR( Parcours Professionnel Carrière Rémunération), c’était avec la certitude que les enseignants n’avaient rien d’autre à y gagner qu’une… perte de pouvoir d’achat, car c’est bien cela qui se passe, et que l’évaluation lors des rendez-vous de carrière serait une machine à broyer toute velléité d’esprit critique. Contrairement à un quarteron de syndicats partisans de l’accompagnement des contre réformes, nous ne faisons pas croire à nos mandants, nous, que le fait d’avoir évité le pire est en soi une victoire…
Le pouvoir est au beau milieu d’une zone de turbulences, et un rapport de forces susceptible- enfin- de déboucher sur une victoire des salariés est en voie de constitution. Dans une telle situation, le syndicalisme libre et indépendant est loin d’avoir fait la preuve d’une quelconque inefficacité, mieux : il est à même de défendre la seule revendication qui vaille : l’ « augmentation générale des salaires, des traitements et de la valeur du point d’indice, des retraites et des pensions ainsi que des minima sociaux » (extrait de la résolution de la Commission exécutive de l’Union départementale d’Ille et Vilaine du 23 novembre 2018). Non, décidément non, face à la cherté de la vie, du prix du mètre carré de logement, du litre de carburant, l’augmentation générale des salaires n’est pas une question à mettre en débat avant de la jeter aux oubliettes, c’est la seule réponse valable ! Procéder, comme le fait le Président de la République, en diminuant le salaire différé et le salaire socialisé que constituent nos cotisations sociales pour nous faire croire que, grâce à lui, nos salaires augmentent est une escroquerie intellectuelle. C’est faire croire que ce que nous avons immédiatement, nous l’aurons aussi plus tard ! C’est la casse de toutes les solidarités ouvrières, c’est le basculement vers un univers parallèle régi par des lois totalement ineptes qu’il présente comme le monde de demain.

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Mais il n’aura échappé à personne que notre propre organisation est, elle aussi, passée par des moments difficiles, et que les tenants de la ligne incarnée jusqu’en avril 2018 par un Jean-Claude Mailly devenu champion toutes catégories de la macron-compatibilité ont repris le contrôle d’une organisation qui les avait pourtant désavoués au congrès confédéral de Lille. Notre combat au quotidien, au SNFOLC35, avec l’Union départementale et les syndicats des autres secteurs professionnels, consiste à convaincre ceux qui seraient tentés de le faire que les résolutions combatives du congrès de Lille sont notre fil à plomb, et que les militants sincères et indépendants qui sont la majorité à Force ouvrière ne doivent pas être dépossédés de l’orientation adoptée en avril 2018 dans la capitale nordiste.
Le vote Force ouvrière du 29 novembre au 6 décembre 2018 prend donc une double signification. A l’externe, c’est un message clair envoyé aux prétendues organisations syndicales qui cautionnent les régressions : le monde enseignant est entré dans l’ère du soupçon. A l’interne, progresser significativement dans notre département ne sera pas un message moins clair : Force ouvrière est la propriété de ses adhérents et de ses militants de base, pas d’un appareil occupé à prospérer à leur détriment.

Didier Gaillard, secrétaire départemental du SNFOLC35

Déclaration de FO lors du CDEN du 13 novembre 2018

Cette déclaration liminaire a été lue par Force ouvrière (syndicat FNEC-FP-FO) lors du CDEN du mardi 13 novembre 2018 pour rappeler les coupes budgétaires qui ont accompagné la rentrée 2018-2019  :

  • la nouvelle carte scolaire qui touche de nombreux collèges rennais et les aberrations qu’elle implique
  • le projet de fermeture du site Malifeu (collège Rosa Parks)
  • l’abandon qui est fait du centre médical Rey-Leroux
  • le non-remplacement des agents travaillant dans les collèges
  • les différentes réformes qui touchent les lycées généraux, technologiques et professionnels, sans oublier Parcoursup…

Suite à cette lecture, FO a affirmé son refus de siéger à ce CDEN, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour entamer un véritable dialogue avec les instances.

Précisons qu’une proposition de boycott du CDEN avait été lancée par FO auprès des autres organisations syndicales siégant en CDEN. Aucune réponse n’a, à ce jour encore, été exprimée par aucun syndicat sollicité.

 

 

 

Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture,
Monsieur le Directeur Académique,
Monsieur le Vice-président du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs les membre du CDEN,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui mardi 13 novembre pour participer au premier Comité Départemental de l’Éducation Nationale 2018-2019 qui abordera notamment le bilan de la rentrée 2018 pour les 1er et 2nd degrés.

Les services de l’Éducation Nationale nous feront alors remarquer combien cette rentrée scolaire 2018-2019 s’avère techniquement réussie. Mais ce serait oublié le contexte de pénurie générale qui frappe notre service public d’éducation : car des coupes budgétaires et des cures d’amincissement, nous en voyons tous les jours à l’œuvre ou en chantier de construction.

Nous avions alerté sur les dangers que constituait la nouvelle carte scolaire qui touche un certain nombre de collèges de la ville de Rennes depuis le mois de septembre. Rappelons que cette nouvelle sectorisation a été mise en place à marche forcée, sans concertation, malgré les contestations des enseignants, des parents d’élèves, des associations de citoyens, de la FCPE et de certaines organisations syndicales.
 Car cette sectorisation pose de nombreux problèmes, que l’on ne peut nier : temps de trajet des élèves, changements brutaux d’effectifs dans certains collèges, surcharge à venir dans d’autres, fermeture du site scolaire Malifeu à Rosa Parks. Cette fermeture (qui revient purement et simplement à fermer un nouveau collège dans le département) conduira à entasser 550 élèves sur un seul site alors que nous connaissons les difficultés d’enseignement qui existent déjà dans cet établissement classé REP. Si la violence est déjà présente dans les locaux de Montbarrot et Malifeu, qu’en sera-t-il l’année prochaine ? Déconvenue supplémentaire pour ces enseignants. Alors qu’on leur avait promis une carte scolaire structurée et organisée, ils se retrouvent face à des incohérences manifestes : jusqu’à onze écoles d’origine dans une même classe de sixième, des élèves envoyés dans des établissements n’appartenant pas au fameux secteur multi-collèges… Peut-on encore parler de carte scolaire lorsque l’exception devient la règle ?
Qu’il s’agisse du remplissage des établissements (dût-on en passer par la dislocation de la carte scolaire), de la rentabilisation des cantines scolaires, de la location d’un site, ou de la fermeture du collège Montbarrot, il ne s’agit-là, sous couvert de mixité sociale, que d’économies et de coupes budgétaires.

Autre procédé efficace en matière d’austérité : le centre médical Rey-Leroux. Lors du CTSD de juin dernier les représentants des personnels ont été informés de la dénonciation de la convention qui liait jusqu’à présent les services départementaux de l’Education nationale à ceux de l’Agence Régionale de la Santé en matière d’organisation de l’enseignement destiné aux élèves hospitalisés au Centre Rey-Leroux à la Bouexière.
Force ouvrière avait fait part de son opposition à cette décision.
Les informations qui nous sont parvenues de Rey-Leroux font état de grandes difficultés pour les collègues : les informations sur les supports pédagogiques (Monsieur l’IEN de la circonscription a évoqué verbalement, mais ne l’a jamais fait par écrit, la possibilité d’un recours au matériel du CNED) ont été démenties au bout d’un mois. Les professeurs ont eu à faire face à la problématique de la classe à niveau multiple et l’ont découverte au mieux le jour de la prérentrée ; ce n’est que le 1er octobre que Monsieur l’IEN a proposé des pistes d’aide (contact de conseillers pédagogiques ASH) qui ne s’avèrent pas véritablement adaptées.
En outre, les affectations effectuées par la DPE l’ont été sur la base de compléments de service dont plusieurs font intervenir les collègues ailleurs qu’au collège Martin Luther King de Liffré, certains sur trois établissements. Même si l’organisation retenue était destinée à assurer une période de transition, les personnels enseignants ont le sentiment d’être abandonnés en rase campagne.
Les personnels de la structure hospitalière s’organisent pour que cet établissement, qui pourrait effectuer un travail de qualité, soit pérennisé, il serait, du point de vue de la FNEC-FP-FO, de bonne méthode de ne pas hâter la fermeture de Rey-Leroux.

Mais n’oublions pas qu’une rentrée scolaire se fait correctement si tous les personnels des établissements marchent ensemble et œuvrent au mieux, chacun dans leurs services. Que dire quand une cantine fonctionne au ralenti ? Que dire quand les salles de classe ne sont pas nettoyées comme elles l’auraient dû ? Que dire quand les grilles du collège ne s’ouvrent pas en temps et en heure car l’agent d’accueil n’est pas remplacé depuis plus de quatre semaines ? Car c’est la situation vécue dans plusieurs collèges du département. Dans nombre d’entre eux, un agent, parfois deux, voire trois, sont absents pour des raisons médicales sérieuses depuis plusieurs semaines, et ne sont pas remplacés ! La charge de travail qui incombe alors aux collègues en place est exténuante et conduit bien souvent à de nouveaux arrêts de travail. Cette situation est inacceptable, comme l’ont prouvé les différentes grèves menées par les agents dans le département. Il devient urgent que le Conseil départemental prenne au sérieux les revendications de ses personnels, en cessant de privilégier les restrictions budgétaires sur le bien-être des salariés et sur les conditions de rentrée des élèves du département.

Enfin, nous ne pouvons parler d’austérité et de coupes budgétaires sans évoquer les différentes réformes qui se discutent aujourd’hui dans les couloirs de l’Éducation Nationale : dans les lycées généraux et technologiques, la réforme de notre Ministre M. Blanquer implique la baisse des horaires d’enseignement, la hausse des effectifs, une mise en concurrence des lycées, et une organisation du baccalauréat plus complexe, baccalauréat qui ne sera plus national. Dans les lycées professionnels, la réforme, qui constitue une attaque sans précédent contre le statut des PLP, conduit à une présence accrue du privé dans l’enseignement professionnel, à une réduction du Bac-Pro à deux ans, à une mixité des parcours et des publics qui permet le remplissage des classes, à une réduction importante des heures et à des suppressions de postes.
Comment dire que la rentrée 2018-2019 s’avère réussie et positive quand le baccalauréat ne constitue plus le premier grade universitaire, que les élèves sont sélectionnés après l’obtention de leur diplôme, et que Parcoursup a écarté du système scolaire plusieurs milliers d’élèves tandis que d’autres se trouvent inscrits dans des filières qui ne les intéressent pas qu’ils ont cochées, contraints et forcés, pour ne pas rester sur le carreau en septembre 2018 ?

Pour Force Ouvrière, il est hors de question de laisser faire.

Ce CDEN se tient donc dans un contexte budgétaire et d’attaques contre les statuts et les personnels qui rend vaines les discussions avec les représentants d’un gouvernement sourd à toutes les revendications.

Pour toutes ces raisons, la FNEC-FP-FO refuse de siéger et quitte ce CDEN.

Comment voter FO aux élections professionnelles ?

Les élections professionnelles auront lieu du 29 novembre au 6 décembre.

A ceux qui s’interrogent sur l’utilité de Force Ouvrière et sur son existence, nous sommes en capacité de répondre :

Qui défend les revendications ? Qui est en capacité d’organiser la résistance au rouleau compresseur des contre-réformes ? Qui ose dire que PPCR, que l’évaluation comme outil dans l’inégalité de la carrière, que l’éclatement des académies en « réorganisation territoriale » comme outil des suppressions de poste sont autant de remises en cause des statuts et des droits qu’il faut combattre ? Qui ose dire que le projet de loi Blanquer complétant Parcoursup, la réforme du lycée, de la voie professionnelle, du collège, c’est une machine à broyer l’école et les statuts ?

Beaucoup souhaitent en effet que Force Ouvrière cesse d’exister ! Et bien ils font erreur et nous y répondons en engageant plus que jamais la campagne pour le vote FO.

Infos données par le Ministère

Pour voter, munissez-vous de votre identifiant et mot de passe électeur puis connectez-vous à votre espace électeur : www.education.gouv.fr/electionspro2018

Si vous n’avez pas créé votre mot de passe ou si vous l’avez oublié, vous pouvez en définir un nouveau en accédant à votre espace électeur : www.education.gouv.fr/electionspro2018

Si vous n’avez pas reçu ou égaré votre identifiant, vous pouvez en obtenir un nouveau en vous connectant à votre espace électeur : www.education.gouv.fr/electionspro2018 .

 

Pour info : le temps pour recevoir le nouveau mot de passe est long et se passe en deux temps (par la messagerie pro et sur le n° de portable indiqué par vos soins).

En cas de difficulté dans la procédure de vote, n’hésitez pas à nous contacter. Il est important, pour éviter les mauvaises surprises, de ne pas s’y prendre à la dernière minute.

Réforme du BAC

La contre réforme Blanquer

Le 17 juillet dernier, le ministre a publié au Journal Officiel les textes de la réforme du Baccalauréat. C’est un passage en force, puisque celle-ci avait fait l’objet d’un large rejet des organisations syndicales. Si le Bac Blanquer a vocation à s’appliquer à la session 2021 (2020 pour les épreuves anticipées), les incidences se feront sentir dès cette année.

Les grandes lignes

Épreuves terminales obligatoires

  • épreuve anticipée de français (oral) coeff 5
  • épreuve anticipée de français (écrit) coeff 5
  • philosophie coeff 8 (coeff 4 pour le bac technologique)
  • épreuve de spécialité (2 au choix du candidat) coeff 16
  • épreuve orale terminale coeff 10 (coeff 14 pour le bac technologique)

L’épreuve orale terminale sera d’une durée de 20 minutes et préparée pendant le cycle terminal. Elle porte sur un projet adossé à un ou deux enseignements de spécialité choisis par le candidat.


Contrôle continu

  • moyenne de l’évaluation de l’élève par ses professeurs dans toutes les matières, y compris un (deux en bac technologique) enseignement optionnel (1ère et terminale) Coeff 10
  • épreuves communes : histoire-géographie, LVA, LVB, enseigne-ment scientifique (mathématiques en bac techno), EPS et épreuve de spécialité non suivie en terminale (2 épreuves communes en classe de 1ère et 1 en classe de terminale (sauf pour la spécialité suivie unique-ment en 1ère et pour l’enseignement scientifique) issues d’une banque nationale d’épreuves. Coeff 30

La fin des séries pour le bac général

  • Des enseignements communs (16h en 1ère et 15h30 en terminale) : Français (en 1ère) ou philosophie (en terminale) /  histoire-géographie / LVA et LVB / Éducation physique et sportive / Enseignement scientifique / Enseignement moral et civique (horaire annualisé).
  • Des enseignements de spécialité (12 heures) : (3 en classe de 1ère et 2 en classe de terminale choisis parmi ceux de la classe de 1ère) à ch o is ir parmi : humanités, littérature et philosophie /langues, littératures et cultures étrangères /  histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques /sciences économiques et sociales / mathématiques /  physique-chimie /sciences de la vie et de la Terre /arts / littérature et LCA / numérique et sciences informatiques / sciences de l’ingénieur / biologie-écologie (uniquement en lycée agricole).
  • Enseignement optionnel (3h) : 1 en classe de 1ère et possibilité de 2 en classe de terminale.

 

Remarque : toutes les spécialités ne seront pas proposées dans tous les établissements. Des partenariats pourront s’établir entre établissements d’un même réseau. Dans le cas d’un établissement isolé, les élèves peuvent suivre l’enseignement de spécialité au CNED.

Quels seront les changements ?

  • Disparition des enseignements d’exploration en classe de 2nde : bacs technologiques en danger !

  • Disparition des TPE en classe de 1ère.

  • Financés par la part variable (enveloppe horaire de 12h /semaine et /division en seconde (10,5h auparavant mais 2h d’AP non comprises dans ces 10,5h) – 8h en cycle terminal (auparavant : 7h en 1L et 1ES et 9h en 1S – 6h en terminale)) : les dédoublements, les options et contrairement à avant et uniquement selon les besoins des élèves : Accompagnement Personnalisé , Accompagnement au choix à l’orientation : dédoublements en danger et certains établissements devront choisir entre dédoublements et options proposés aux élèves.

  • Langues vivantes A et B : horaire mutualisé : laisse la porte ouverte à un découpage local différent d’un établissement à l’autre.

  • Un nouvel enseignement en classe de 2nde : Sciences numériques et technologie.

  • Deux tests de positionnement en mathématiques et en français (début de classe de 2nde) dès 2018.

  • Nouveaux programmes et horaires à la rentrée 2019 pour les classes de 1ère et 2nde ; à la rentrée 2020 pour la classe de terminale.

  • Choix de 3 spécialités au 2ème trimestre de la classe de 2nde. Conséquences :
  • les enseignants vont – en quelques sorte – devoir “se vendre” pour que leur enseignement fasse partie des enseignements de spécialité proposés par leur établissement en 2019 ! Une situation inédite avec des conséquences évidentes quant au maintien des postes… dans la continuité de la réforme Chatel du Lycée (2010) et de la réforme du Collège (2015).

  • Le choix d’orientation des lycéens en Seconde est soumis à une pression accrue. D’une part, les enseignements de spécialité représentent un poids non négligeable pour l’obtention du baccalauréat : 42% de la note globale pour le baccalauréat général (en comptant les épreuves de spécialité et l’épreuve orale adossée à ces enseignements) et 46% pour le baccalauréat technologique. D’autre part, la mise en place à marche forcée de la sélection à l’entrée de l’université et des attendus post-bac ne peut que susciter de fortes inquiétudes dès la classe de Seconde, dès lors que la seule obtention du baccalauréat n’est plus une condition suffisante pour obtenir la filière universitaire de son choix.

 

Lycée en danger

  • La baisse des horaires d’enseignement (26h au lieu de 28h30 en seconde, 28h contre 30h en moyenne actuellement en 1ère) qui engendreront la suppression de milliers de postes.

  • La hausse des effectifs : le remplissage des classes par le regroupement des élèves dans les cours du tronc commun  (puisqu’il n’y a plus de série).

  • Des emplois du temps décousus par la mise en « barette » des spécialités en plus des langues et des options.

  • De nouveaux enseignements qui ne correspondent à aucune discipline des concours enseignants : les moyens seront-ils mis pour former correctement les collègues qui se porteront volontaires ou qui se verront imposer ces enseignements ?

 

  • La mise en concurrence des lycées par leur offre d’enseignements de spécialité puisque la carte des enseignements est désormais décidée par le recteur dans le cadre de réseaux de lycées public/privé et dans le cadre de la fusion des académies pour les caler sur les grandes régions. Elle n’est plus garantie par des grilles horaires nationales pour chaque série. Les spécialités jugées « non rentables » exposent  particulièrement les lycées ruraux ou isolés.

  • Une organisation du baccalauréat plus complexe : 18 épreuves en contrôle continu débuteront dès le second trimestre de 1ère.

  • Un bachotage permanent tout au long du cycle terminal puisque les élèves seront en évaluation constante (3 sessions d’épreuves communes, épreuves terminales et leurs habituelles épreuves blanches pour les préparer).

  • La pression des familles pour que les notes obtenues à ces épreuves locales ne pénalisent pas leur enfant au niveau de Parcoursup.

  • La fin du baccalauréat national puisqu’il dépend désormais des contingences locales. Quand les enseignants organisent les épreuves, choisissent les sujets et corrigent leurs propres élèves (anonymement ou pas), le ministre ne peut pas prétendre que le baccalauréat reste national et encore moins anonyme. La conséquence directe est la suppression de milliers de postes et l’alourdissement de la charge de travail de chacun.

  • Une baisse drastique des moyens qui s’explique par la fin des dédoublements (on parle maintenant de groupes à effectifs réduits) et par une part variable de misère qui ne permettra pas de financer toutes le options, groupes à effectifs réduits et accompagnement : des choix s’imposeront !

     

 

Nos revendications 

  • L’abrogation des textes sur le réforme du Baccalauréat, du lycée et de Parcousup. Il y a urgence à combattre ces plans de régression sociale : pour le maintien du Baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire permettant l’accès à tout lauréat à la filière universitaire et à l’université des son choix, pour les maintien de tous les postes, pour la défense des disciplines.

  • L’abrogation du décret Hamon et le retour aux décrets de 1950 qui ont fondé le corps enseignant.

  • L’abandon du PPCR et le rétablissement de la notation chiffrée encadrée par des grilles nationales, une inspection pédagogique régulière par des IA-IPR de la discipline, inspection loyale et sincère respectant la liberté pédagogique et la qualification disciplinaire des enseignants.