Pour l’ouverture de tous les lieux culturels

Théâtres, musées, monuments, cinémas, opéras, salles de concert… sont autant de lieux où l’accueil du public est assuré par des professionnels, avec les précautions qui s’imposent, et dans l’intérêt de tous. Aucun n’a été source de cluster et pourtant la réouverture des lieux de Culture est sans cesse différée depuis des mois.

Rien ne justifie la fermeture des lieux culturels, rien ne s’oppose à la réouverture immédiate et sans condition des lieux culturels, sinon la volonté de fermer ad vitam aeternam des pans entiers de la Culture et de supprimer les emplois afférents. Près de 700 000 personnes travaillent dans les secteurs culturels et de la création, et plus de 850 000 emplois «culturels» dans l’ensemble des entreprises.

1 550 000 emplois sont en jeu ! Tous les personnels de la Culture et de la création sont actuellement sacrifiés.

Aux pertes de rémunération et d’emplois s’ajoute la perte de sens de ne plus pouvoir exercer ses missions envers les publics.

NON la Culture n’est pas dangereuse, c’est l’absence de la Culture qui est dangereuse pour la société, la démocratie et la liberté.

 

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FAQ du ministère : mesures pour les écoles, collèges et lycées / continuité pédagogique

Le Président de la République a annoncé la fermeture des établissements scolaires à compter du lundi 6 avril, jusqu’au 26 avril dans le premier degré, 3 mai pour le second degré.

Ci-dessous : vous trouverez les mesures applicables au territoire métropolitain pour la période du 4 avril au 2 mai 2021 en ce qui concerne les écoles, collèges et lycées + tout ce qui touche à la continuité pédagogique.

Il s’agit de la FAQ mise à jour 12 avril 2021.

FAQ téléchargeable ici.

Pour consulter la FAQ en ligne : cliquer ici.

 

 

Incurie dans la gestion des établissements scolaires

Le président a annoncé la fermeture des établissements scolaires du 6 avril au 3 mai pour le second degré, jusqu’au 26 avril pour le premier degré. Notre Ministre a fait quelques annonces par la suite. Une fermeture efficace… ou inutile car trop tardive ? Toujours est-il que la situation actuelle, la dégradation de nos conditions de travail, la hausse des effectifs, l’hybridation de l’enseignement, l’absence de remplacement des personnels, la perte de nos droits, tous ces écueils étaient prévisibles, annoncés et dénoncés par Force ouvrière depuis longtemps !

 

Hôpitaux, écoles, des lits et des postes : rien n’a été fait !

Rien n’a été fait pour éviter la fermeture des établissements scolaires. Le président Macron et son gouvernement ont décidé d’imposer à la population un nouveau confinement. Il y a un an, parce qu’ils n’étaient pas en mesure de fournir les masques, le gel et les tests nécessaires, ils ont décidé de confiner les écoles. Entre temps, 440 postes d’enseignants ont été supprimés à la rentrée 2020 et pas une mesure n’a été prise pour remédier au retard pris dans les enseignements des élèves. Pire, 1800 ETP à la rentrée 2021 sont supprimés!

Autrement dit, le gouvernement nous demande de poursuivre le confinement parce que ni les postes, ni les lits dans les hôpitaux n’ont été créés.

Mêmes causes, mêmes effets

On nous dit que le confinement a pour but de protéger la population mais pour cela la première chose à faire, c’était de régler l’unique cause du confinement : la pénurie organisée des services de soins dans l’hôpital public.

Au lieu de créer des lits de réanimation, de recruter des personnels soignants, d’équiper les hôpitaux, le gouvernement a continué à supprimer des postes et des lits. Il prévoit même de fermer les hôpitaux Bichat et Beaujon à Paris ! Il est maintenant obligé de reconfiner la population car l’hôpital ne dispose toujours pas de lits de réanimation en nombre suffisant pour accueillir les malades. Le pays est à l’arrêt parce que les gouvernements successifs ont soumis l’hôpital public au diktat des coupes budgétaires au nom de la réduction des dépenses publiques.

Des milliers de salariés sont jetés dans la précarité parce que le gouvernement refuse depuis un an de fournir les mesures de protection efficaces réclamées par les personnels et les familles.

 

Dans les collèges et les lycées

Dans les collèges et les lycées, la situation actuelle est la conséquence directe du refus constant de créer les postes nécessaires par le biais de la liste complémentaire du concours, alors que le ministre de l’Education nationale a rendu des centaines de millions d’euros au budget pour l’année 2020 et 2021.

Ainsi la carte scolaire 2021 se solde par des milliers de suppressions de postes alors que le nombre d’élèves à scolariser augmente (plus de 43 000 élèves, +0,9%). Le ministre Blanquer continue d’augmenter les effectifs par classe et de réduire le nombre d’enseignants. Sourd aux revendications et à la souffrance des personnels et des élèves, il a imposé des conditions d’enseignement dégradées à la rentrée 2020 et il continue et aggrave la situation pour 2021 !

Tout le monde a souffert du confinement en 2020 : les élèves, comme les leurs parents et tout autant que les personnels de l’Education nationale. Les personnels ne sont pas responsables de la situation que les gouvernements successifs ont créée en supprimant des dizaines de milliers de postes dans la Fonction publique.

 

Ils ne sont pas responsables de la situation qu’on leur impose une nouvelle fois : moins de 48h pour organiser la continuité pédagogique demandée par le ministre ; des directives qui arrivent au dernier moment ou trop tard ; des personnels une nouvelle fois soumis à des décisions locales, différentes d’un établissement à l’autre. Chacun doit donc faire au mieux… sans les moyens. Une nouvelle fois le matériel personnel des enseignants est réquisitionné pour faire fonctionner l’Education nationale.

Une nouvelle fois, les personnels sont exposés aux mêmes difficultés engendrées par le télétravail : des journées à rallonge et la confusion entre les sphères privée et professionnelle qui entrainent épuisement et burn out. Sous prétexte de compenser la perte des heures de cours qu’ils ont eux-mêmes organisée, le ministre et les recteurs annoncent que les enseignants pourront assurer la continuité pédagogique… pendant les vacances. Le président modifie le calendrier des vacances et le ministre met les enseignants à disposition des familles pendant leurs vacances.

Décidément, le confinement autorise tous les excès et toutes les dérives

Le SNFOLC le rappelle : la continuité pédagogique ne repose sur aucun texte réglementaire contrairement au télétravail qui, lui, est réglementé et ne saurait reposer sur le matériel personnel des enseignants. Par ailleurs, les autorisations spéciales pour garde d’enfant s’appliquent toujours.

Nous avons des droits. Contactez-nous s’ils ne sont pas respectés.

AED et AESH encore et toujours en première ligne !

Les AED se voient imposer d’être présents dans les établissements alors que les cours n’y seront plus assurés. Encore une fois envoyés en première ligne, comme depuis le début de la crise sanitaire, ils n’ont pourtant obtenu aucune réponse à leurs revendications portées depuis plusieurs mois par leurs mobilisations.

Les obligations des AED sont encore une fois renvoyées au local. Aucune règle établie nationalement, les chefs d’établissement doivent fixer, seuls, les missions et les emplois du temps « en fonction des besoins » pour les semaines à venir. 

 

Les AED se retrouvent obligés de se rendre dans leur établissement pour accomplir toutes sortes de tâches :
– aider les enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise à faire leurs devoirs
– faire du classement et autres tâches administratives
– contacter les familles…

Le temps de présence dépend du bon vouloir du chef d’établissement et parfois des négociations. Le SNFOLC est présent à côté des AED pour faire valoir leurs revendications.

Dans certains établissements seuls les AED qui doivent garder leurs enfants peuvent rester chez eux, mais là encore aucune règle pour protéger les personnels : un chef d’établissement a demandé à une AED de venir travailler avec son enfant de huit ans !

Pour les AESH, la situation est tout aussi disparate et inacceptable. Avec des pressions pour exiger leur présence dans l’établissement alors même que les élèves dont ils s’occupent sont à la maison. Pire, il a même pu être demandé à des AESH de se rendre dans des établissements en dehors de leur PIAL.

 

Laisser cette organisation au local, c’est livrer les personnels les plus précaires à la menace du non renouvellement de contrat. Le SNFOLC ne laissera pas faire. Tout comme les autres personnels, les AED et les AESH ne doivent venir que sur la base du volontariat.

Les AED sont mobilisés depuis des mois pour exiger un vrai statut, des augmentations de salaires, le versement des primes REP et REP+.

Les AESH exigent l’abandon des PIAL, un vrai salaire et un vrai statut et le recrutement immédiat d’AESH à hauteur des besoins.

La seule réponse à leurs revendications c’est de leur en demander encore plus !

 

Le SNFOLC 35 soutient les AED et les AESH et exige avec eux la satisfaction de leurs revendications. Fermeture ou non des établissements scolaires, les revendications demeurent et doivent être entendues. La lutte continue !