La mobilisation des personnels du CNED initiée le 8 avril se poursuit !

Les personnels du CNED en grève le 8 avril votent majoritairement la reconduction, le 9 en AG et plus de 200 personnels déclarent : halte à la dégradation des conditions de travail. Ils ont raison, leurs revendications sont les nôtres car le 13 avril la direction du CNED ne répond à rien sur l’augmentation du temps de travail, la réduction des congés.

La FNEC FP-FO s’adresse au ministre

Les personnels du CNED sont en grève depuis le jeudi 8 avril pour dire non aux dégradations des conditions de travail et à l’augmentation du temps de travail que tente d’imposer leur direction. Les personnels se sont réunis à l’appel de l’intersyndical FO / FSU / SNALC / UNSA à plus de 400. Ils ont décidé la grève le 8 avril. Ils se sont réunis en AG les 8 et 9 avril, ont décidé de poursuivre la mobilisation, de demander au ministre de recevoir une délégation des personnels du CNED.

Pourquoi cette mobilisation? Les personnels défendent leur statut et leurs droits

La direction du CNED veut imposer une refonte des conditions de travail des personnels du CNED, en augmentant de 35 minutes par jour leur temps de travail et remettre en cause leurs droits à congés.

En 2002, grâce à une grève massive, les personnels des établissements du CNED ont obtenu un accord tenant compte des spécificités de leurs missions.

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Manifestation du 1er mai 2021

 

Depuis plus d’un an, le monde entier est bouleversé par la pandémie de Covid-19. Cette crise est multiple et a de nombreuses conséquences dans le domaine de la santé en premier lieu, mais aussi sur les questions économiques et sociales ainsi que sur le plan de la démocratie.

Elle a mis en avant les limites et les conséquences désastreuses de décennies de politiques libérales menées pour le seul profit des intérêts capitalistes. Chaque jour, nous mesurons l’acharnement que le gouvernement et sa majorité mettent en œuvre pour inventer de nouvelles contraintes et de nouvelles diversions afin de masquer leurs échecs face à la gestion de la pandémie.

Au lieu de tout mettre en œuvre pour s’unir, au niveau planétaire, afin de se concentrer sur l’éradication du virus, les réflexes des tenants du capitalisme demeurent les mêmes : tout faire, quoi qu’il en coûte, pour continuer l’accumulation des profits tout en tentant de réduire les libertés. En France, cela passe par la poursuite et l’accélération des politiques régressives
engagées avant la pandémie et par des annonces de nouvelles mesures à venir pour « payer la crise ». Ainsi, la réforme de l’assurance chômage est un recul sans précédent pour les personnes sans emploi, avec des pertes de centaines d’euros d’indemnisation mensuelle. La réforme des retraites que nous avons combattue dans l’unité – un temps oubliée pendant la crise sanitaire – revient dans les projets du gouvernement.

Cela passe aussi par des projets de lois (sécurité globale, laïcité, …) répressives, anti-démocratiques, liberticides et stigmatisantes pour une partie de la population, en flattant la fraction la plus rétrograde de l’électorat tout en réduisant les droits des citoyennes et des citoyens, notamment ceux de revendiquer et manifester.

Pourtant, que ce soit en France, en Europe et dans le monde, des voix s’élèvent, des luttes s’organisent afin que la priorité soit donnée aux besoins de santé et que la place des travailleurs et travailleuses soit reconnue. Partout face aux régressions démocratiques, des combats se mènent afin que nous ne vivions pas dans des sociétés de culpabilisation, de contraintes et de répression.

En Ille-et-Vilaine, les luttes se sont multipliées ces dernières semaines : dans la culture, la santé, l’éducation, l’action sociale, l’énergie, les transports urbains, le commerce,… également des actions menées par les retraité·es, les étudiant·es.

Ensemble, dans l’unité syndicale, nous exigeons un plan de rupture avec les politiques et les logiques économiques qui nous ont menés là où nous sommes.

Dans tous les domaines, la nécessité de répondre de manière progressiste aux besoins de la population est la première des choses à faire :
· réinvestir dans les services publics,
· relocaliser les productions industrielles, dans un cadre respectueux de l’environnement permettant de créer des emplois et d’augmenter les salaires,
· faire des vaccins un bien commun de l’humanité,
· s’attaquer aux réels problèmes auxquels est confrontée la jeunesse.

 

Voilà nos priorités !

Elles ne sont pas utopiques : l’argent existe pour les financer. Les résultats indécents des grandes entreprises, le versement des dividendes, l’enrichissement des plus riches qui profitent de la crise actuelle : voilà où trouver l’argent pour rompre définitivement avec les politiques libérales.

En ce premier mai, journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, plus que jamais la solidarité internationale doit être mise au cœur de nos actions. Une solidarité qui aille au-delà des mots, active et de réelle coopération, dans l’intérêt des travailleuses et travailleurs du monde entier.

À RENNES, rendez-vous pour manifester dans le quartier de Villejean
10h30 devant l’École de Santé (EHESP), 15 av. Pr Léon Bernard
(passage devant : université, EHPAD, école, poste, lieux de culture…)

 

À Fougères, rendez-vous à 11H place Aristide Briand

 

À Redon, rendez-vous à 11H place de Bretagne (sous-préfecture)

 

À Vitré, rendez-vous à 10H30 place de la Gare

 

À SAINT MALO, rendez-vous à 10h30 devant la Sécurité sociale

· Pour un véritable plan de rupture qui conjugue emploi, progrès social et enjeu environnemental

· Pour l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices et celles qui bénéficient des aides publiques

· Pour le retrait définitif des lois de réforme des retraites et de l’assurance chômage, de la loi de sécurité globale

· Pour l’abandon des lois et textes liberticides

· Pour l’augmentation des salaires et la réduction du temps de travail

 

Le SNFOLC 35 sera partie prenante de la manifestation du 1er mai, toutes et tous ensemble, dans l’unité.

 

Télécharger le tract unitaire FO, CGT, FSU : Lien ici.

CNED : la mobilisation continue !

Plus de 200 collègues du CNED, personnels sur site et enseignants en poste adapté étaient réunis en assemblée générale (AG) les 8 et 9 avril à l’appel de l’intersyndicale FO‐FSU‐SNALC‐UNSA.

Les nombreuses prises de paroles et témoignages ont permis de mesurer la dégradation des conditions de travail de tous les personnels dans tous les services et dans toutes les fonctions (Centre Relation Client, conception, enseignants correcteurs, DSI, Scolarité, accompagnement pédagogique, etc.).

Lire la suite ci-dessous :

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Des milliers d’AESH avec les enseignants et les parents pour exiger la satisfaction des revendications

Malgré les restrictions de nos libertés, plus de 1000 à Paris, 500 à Tours, 250 à Lyon, 100 à Toulouse, 70 à Avignon, 60 à Pau, 50 à Beauvais, 40 à Bourg-en-Bresse, 50 à Saint-Etienne, 50 à Mont-de-Marsan, 50 à Laval, 40 à Nantes… Malgré le confinement et les restrictions, les AESH, les enseignants, les parents d’élèves, ont scandé, dans la rue, leurs revendications.

 

Abandon des PIAL, des recrutements massifs, un vrai statut, un vrai salaire !

Devant le ministère, une AESH a pris la parole pour interpeller le ministre. Elle exerce en ULIS et prend en charge la classe de 12 élèves toute seule depuis la rentrée parce qu’aucun enseignant n’a été nommé. Pour 700€ par mois !

« Honte à vous M. le Ministre, on n’en peut plus, on a des loyers à payer et vous êtes tranquille sur votre fauteuil. Les moyens, ils existent, on n’est pas dans un pays sous développé. On veut un vrai statut, un vrai salaire, une vraie formation ».

Devant la DSDEN de l’Ain, une AESH a exprimé la colère de tous ses collègues :

« Aujourd’hui la majorité de nous fait 26H sur le terrain, mais qu’en est-il de nos heures de concertations, de préparation de travail ? Elles dépassent largement les 125 heures annexes. Ce travail, nous l’effectuons avec notre propre matériel faute de budget à nous consacrer dans les établissements. Pourquoi n’aurions-nous pas droit à la prime informatique de 150 euros allouée aux enseignants ? Un vrai statut nous permettrait également d’obtenir la prime REP et REP+ car nous aussi nous intervenons dans les zones d’éducation prioritaires, rencontrant les mêmes difficultés que les enseignants.
Nous demandons un VRAI SALAIRE décent, un temps plein pour 24h00, qui nous permettrait de vivre sans être obligé d’avoir un deuxième travail. Les soignants ont obtenu 183 euros d’augmentation pourquoi pas nous ? »

Une AESH, devant le Rectorat de Clermont :

« La mise en place des PIAL et de la mutualisation à tout va ne fait que précariser encore plus notre place ! L’administration nous dit que c’est mieux pour l’élève, ça le pousse vers l’autonomie : On se moque de nous ! »

Oui, la situation est insupportable pour les personnels, elle est insupportable aussi pour les élèves :

– L’enseignement spécialisé est démantelé depuis des années

– Les élèves notifiés voient leur nombre d’heures d’accompagnement dégringoler, leur AESH s’en aller du jour au lendemain.

 

Ça s’apparente ni plus ni moins à de la maltraitance.

Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement de fond

Un mouvement de fond qui a amené les personnels à faire grève et manifester avec les parents d’élèves chaque semaine depuis le 26 janvier pour exiger des postes, des remplaçants, pour protester contre les fermetures de classes et exiger les ouvertures nécessaires.

Le Ministre et ses représentants ne pourront profiter longtemps de l’état d’urgence sanitaire pour tourner le dos revendications qui seules peuvent répondre à la bonne marche du service public.

 

Avec la CGT-FO, la FNEC FP-FO exige « du gouvernement pour tous les services publics l’arrêt des suppressions de postes et de moyens et la création des postes et moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, dans les hôpitaux, les écoles ».

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir dès la rentrée

Le ministère a reçu une délégation en audience. Aucune réponse n’a été apportée, sinon la vague perspective d’une revalorisation en 2022 dans le cadre du Grenelle.

Les manifestants ont exprimé leur colère et leur détermination à poursuivre le combat.

FO invite les personnels à se réunir dès la rentrée, et à prendre contact avec les parents d’élèves, pour discuter des suites et des moyens de gagner sur les revendications. Nous renouvellerons notre préavis de grève en tant que de besoin. Une intersyndicale est en cours.

Défendons les libertés syndicales !

Nous, organisations syndicales d’Ile-de-France CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF et UNL, porteur d’un syndicalisme de lutte et de transformation sociale, condamnons les propos et les attaques d’un autre temps contre l’une d’entre nous, de ses militants et militantes, qualifiée par un ministre d’organisation syndicale dont les pratiques « ressemblent au fascisme ». Ce même ministre qui n’a pas hésité à créer – à coup de dizaines de milliers d’euros – un syndicat à sa botte et à truquer, de fait, des élections …

Lire la suite de ce communiqué unitaire ci-dessous :