Carrière : continuez de défendre vos droits en matière de mutation ou d’avancement de carrière

Confiez votre dossier au SNFOLC 35 !

 

Lignes directrices de gestion (LDG)

Ces trois mots ne vous disent peut-être pas grand-chose. Pourtant leur impact est immédiat sur votre carrière si vous n’y prenez pas garde. Les LDG constituent le dispositif du ministre Blanquer pour livrer les personnels à l’arbitraire du rectorat ou du ministère. En effet, elles suppriment les commissions paritaires qui permettaient aux syndicats de contrôler que le rectorat respectait l’égalité de traitement des collègues et qu’il prenait en compte leur situation personnelle pour les mutations ou leur carrière antérieure pour ce qui concerne leur promotion ou leur avancement.

L’arbitraire érigé en principe

Au niveau des mutations

Les collègues qui demandent une mutation inter-académique ont pu mesurer à quel point le ministère s’était doté d’un pouvoir discrétionnaire. Ni le rectorat, ni le ministère n’a corrigé votre barème ? Il a refusé votre affectation au motif que la réduction du nombre de postes rend les mutations dans certaines disciplines quasiment impossibles ?

Il ne vous laisse qu’une possibilité : lui adresser un recours. Quand il rejette votre demande, il ne prend pas la peine de justifier ce refus. Si par miracle il reconnaît que votre demande était fondée et qu’il n’a pas tenu compte de votre situation, entre temps le poste que vous pouviez obtenir a été pourvu, le barème d’entrée aura changé et vous continuerez à devoir payer un loyer dans votre académie pendant que votre conjoint fera de même dans une autre. Autre cas de figure : vous vous retrouvez sur une affectation provisoire, mais vous restez dans l’incertitude pour l’année suivante. Non seulement le ministère ne vous permet pas d’obtenir votre mutation, mais en plus il vous pénalise financièrement. Au mouvement intra-académique, le rectorat ne transmet aucune information pour comprendre votre affectation, pour préparer vos demandes suivantes.

Alors, une seule solution, transmettre votre dossier au SNFOLC.

Au niveau des carrières

Le président de la République et J.M. Blanquer modifient la date des congés de printemps mais les rectorats ne modifient pas leur calendrier faute de consignes du ministre pour qui tout cela est
accessoire pourvu qu’il puisse communiquer dans les médias. Alors, avec ce nouveau mode de gestion des carrières des personnels, vous recevez une circulaire rectorale à la fin de vos vacances, la veille ou après la date limite de candidature à la classe exceptionnelle… Réponse du rectorat : faites un recours…

Quand par chance vous avez pu consulter i-prof pendant vos vacances, vous découvrez que vous êtes promouvable à la classe exceptionnelle puis que vous n’êtes pas éligible. Si vous n’avez pas lu l’intégralité des 70 pages des LDG, allez comprendre ! Bien sûr, rien n’est expliqué, ni sur i-prof, ni sur le site du rectorat. Pourtant vous remplissez les conditions pour être éligible au vivier 1 parce que vous avez exercé plus de 8 ans en éducation prioritaire. Le rectorat, que vous avez réussi à contacter, vous demande d’en fournir la preuve en rédigeant un recours, alors que c’est lui qui vous y a affecté…!!

La liste de ces aberrations est interminable. Des milliers de collègues sont confrontés à des situations similaires qui concernent directement leur rémunération alors que le point d’indice n’est toujours pas augmenté.

Alors, n’hésitez pas, contactez le SNFOLC.

Plus que jamais il est nécessaire de se défendre

Avec un tel dispositif ministériel et rectoral, seul, vous aurez les plus grandes difficultés à valoir vos droits. Quand les LDG vous imposent de connaître les textes réglementaires, les rouages des procédures jusqu’à la dernière circulaire parue et vous contraignent à un recours en bonne et due forme alors que vous n’êtes pas spécialiste, comment obtenir gain de cause ?

Avec les LDG, un collègue non syndiqué n’est plus informé du calendrier des opérations qui concernent sa carrière. Pour ne pas rester seuls et formuler un recours sans connaître leurs interlocuteurs ni les raisons du refus de leur demande, beaucoup de collègues, après de nombreuses démarches infructueuses, se tournent vers le SNFOLC, qui leur permet enfin d’être aidés et conseillés dans leurs démarches. Seuls, ils ne peuvent mobiliser les connaissances et l’expertise des militants FO.

 

Le SNFOLC est représentatif pour tous les personnels du second degré (CPE, P.EPS, certifiés, agrégés, PEGC, Chaires supérieures, PSYen) dans toute les académies. Le SNFOLC intervient à tous les niveaux pour faire valoir les droits de ses adhérents. En adhérant au SNFOLC, vous mandatez le syndicat pour assurer la défense de vos intérêts matériels et moraux.

 

Ne restez pas isolé(e). Confiez votre dossier au SNFOLC qui saura faire respecter vos droits.

Jauges, autotests réalisés par les enseignants, hybridation : à rebours des revendications des personnels

Il faut des moyens pour faire fonctionner les établissements ! Annulation des 1 800 suppressions de postes prévus pour septembre 2021 ! Le ministre est à rebours des revendications des personnels ! 

 

Le ministre maintient les suppressions de postes qui engendrent les conditions de travail insupportables

Ni le Premier ministre, ni J-M Blanquer n’ont annoncé le 22 avril de moyens supplémentaires pour la reprise, et la rentrée 2021 mais… ils confient la surveillance de la pandémie aux enseignants qui devraient superviser les autotests des lycéens, ils seraient même formés dès la semaine du 26 avril !

Pour le SNFOLC, le gouvernement doit embaucher des personnels qualifiés pour les réaliser en toute sécurité. Ce n’est pas la mission des enseignants y compris dans une « salle dédiée ». Pour les personnels, les difficultés rencontrées avant le confinement sont démultipliées. Manque de moyens, manque d’enseignants, de remplaçants, manque d’AED, d’AESH : le « chacun se débrouille avec les moyens du bord », cet état d’exception qui s’inscrit dans l’état d’urgence devenu permanent, devient la règle de fonctionnement.

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, le ministre doit créer les moyens d’assurer les remplacements et prolonger sine die les contrats des enseignants contractuels et AED recrutés en janvier. De la même façon, tous les recrutements nouveaux doivent se faire sans limitation de durée. Le ministre du budget annonce qu’il va verser aux entreprises 10 milliards en avril, mais pas un centime de plus pour l’Éducation nationale !

 

L’école à distance, ce n’est pas l’école

Les « bonnes pratiques numériques » se substituent au droit à l’égal accès des élèves à l’instruction et au statut des personnels.

Dans une nouvelle fiche sur le numérique, le ministre exige des chefs d’établissements qu’ils demandent aux enseignants « de répartir et d’alterner les cours en visioconférence et les temps de travail en autonomie », aux professeurs principaux qu’ils « coordonnent l’emploi du temps de la semaine pour chaque classe ». Ces derniers devraient définir les emplois du temps de leurs propres collègues en faisant fi des obligations réglementaires de service.

Quant aux enseignements eux-mêmes, les cours en visio-conférence sont imposés à tous les niveaux. La prime de 150 € devraient faire accepter cette profonde déréglementation. Force est de constater que toutes ces mesures sont Grenelle-compatibles : selon J-M Blanquer, le professeur du XXIème siècle s’inscrit dans l’enseignement par internet. Exit les horaires disciplinaires nationaux : l’école à la carte se met en place dans le cadre de la pénurie de moyens. Et cela sans fin puisque les mesures annoncées devraient se prolonger en septembre.

Les personnels, à qui le ministre demande d’assumer ses décisions, sont livrés à eux-mêmes et voient leurs missions se dénaturer, leur temps de travail exploser et leurs conditions de travail se dégrader encore.

Le ministre doit répondre aux revendications que les personnels ont exprimées lors des grèves et mobilisations

Dans ces mobilisations, les personnels ont pointé la responsabilité du ministre.

Dans le Var par exemple, le comité d’organisation inter-établissements, soutenu par les organisations syndicales FNEC FP FO 83 – CGT Educ’action 83 – SNES FSU 83 – SUD Education 83 et la fédération des parents FCPE 83, a adopté une lettre ouverte :

« Monsieur Macron, Monsieur Blanquer,
La meilleure manière de répondre à “l’avenir de nos enfants“, c’est de leur donner les moyens, matériels, humains et sanitaires pour étudier, donc d’alléger les effectifs par classe et de rétablir les classes, les postes supprimés et de créer les recrutements nécessaires. Alors que le budget 2020 était déjà insuffisant, vous avez décidé de rendre 212 millions à Bercy à savoir l’équivalent de 4 200 postes et 2 500 classes de collèges. Commencez par les rétablir et arrêtez l’austérité budgétaire ! »

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, il faut donner aux établissements les moyens de fonctionner, aux enseignants les moyens de faire cours et aux personnels de vie scolaire d’accompagner les élèves. Ils doivent annuler les fermetures de postes et de classes prévues pour septembre 2021. Au lieu de cela ils mettent en place des demi-jauges en lycées et en collèges.

Pour le SNFOLC et la FNEC FP-FO, la question est posée d’une initiative nationale en direction du ministre Blanquer, pour exiger la satisfaction de toutes les revendications.

 

1er Mai à l’appel de FO, CGT, FSU et Solidaires : exprimer les revendications avec l’ensemble des salariés

Au plan national, les confédérations CGT, FO, avec la FSU et Solidaires « appellent toutes les travailleuses et travailleurs à se saisir du 1er mai, partout en France, pour en faire une journée de mobilisation et de manifestation ». Des intersyndicales départementales sont convoquées. Les manifestations sont décidées un peu partout sur la même exigence : des moyens pour les services publics, des postes pour l’Hôpital et l’École publics, retrait de la réforme de l’assurance chômage qui va baisser les indemnités des non titulaires, AED et AESH en fin de contrat d’environ 30 %, maintien des garanties collectives, retrait de l’état d’urgence et son cortège de textes liberticides, arrêt des entraves au droit syndical.

Pour la FNEC FP-FO et le SNFOLC, le ministre doit répondre aux revendications des personnels et leur donner les moyens de travailler avec leurs élèves dans le cadre des horaires et des programmes nationaux !

 

Le SNFOLC appelle à la tenue dès le 26 avril des réunions de personnels sous toutes les formes, à mettre en discussion une initiative nationale, à participer aux manifestations du 1er mai. Ensemble nous manifesterons avec les autres salariés pour exprimer et défendre les revendications qui ne sont pas confinées.

Pétition en soutien à Yannick Farré délégué syndical FO dans l’usine Fibre Excellence de Tarascon

Le syndicat FORCE OUVRIERE et les ouvriers de l’usine Fibre Excellence de Tarascon DENONCENT ET EXIGENT LE RETRAIT DE TOUTES LES MENACES DE SANCTIONS CONTRE NOTRE CAMARADE YANNICK FARRÉ.

Yannick est salarié en CDI de l’usine depuis 17 ans, il a commencé en 1999 par plusieurs années de missions intérim,

il est élu du personnel FO dans le collège ouvrier depuis 2006, Secrétaire Général du syndicat FO Fibre Excellence Tarascon, Secrétaire Général de l’Union Locale FO de Tarascon et Environs, membre de la Commission Administrative de l’UD FO des Bouches-du-Rhône, membre de la Commission Administrative Nationale FO Papier Carton.

Yannick est aujourd’hui directement menacé via une convocation datée du 9 avril 2021 à un entretien par laquelle la Direction annonce « Nous vous informons que nous sommes conduits à envisager, à votre égard, une sanction disciplinaire autre qu’un simple avertissement. ».

Yannick a déjà été victime d’une saisie sur salaire illégale de 2000€ en novembre suite à la grève de plus de 10 jours du personnel qui s’est conclue par la signature d’un protocole de sortie de grève, non respecté par la Direction mais respecté par les salariés et les signataires.

Par RAR reçu le 16 avril à midi, Yannick était convoqué le même jour à 9H !!!

Si pour des raisons évidentes, Yannick n’a pu se rendre à cette convocation, nous imaginons, habitués que nous sommes des pratiques plus que discutables de la Direction, que les motifs qui seront invoqués contre lui tiendront dans les propos écrits le 10 avril par la Direction :

« En désinformant, nous estimons que FO n’a pas joué son rôle d’Organisation syndicale sensée être éclairée de la réalité du monde du travail et du marché de l’emploi. S’agissant des menaces dont vous nous faîtes part : nous prenons très au sérieux les alertes qui nous sont remontées. Il est à noter que des personnes favorables à l’accord nous ont également indiqué faire l’objet de menaces d’une grande gravité – nous regrettons ces tensions et travaillons au rétablissement d’une atmosphère constructive au sein de l’usine. »

Au vu de cet acharnement, après Yannick à qui le tour ?

La Direction a pour seul but de réduire la masse salariale au plus bas.

Pour ce faire, mieux vaut des syndicats à la « botte » qui signent un accord de destruction contre la majorité du personnel, consulté les 7 et 8 avril, que des syndicats qui jouent leur rôle, celui de respecter leur mandat de défendre les intérêts matériels et moraux des salariés.

Face à cette attaque sans précédent contre Yannick FARRÉ, syndicaliste Libre et Indépendant nous EXIGEONS :

ARRÊT DES SANCTIONS ET DES MENACES CONTRE YANNICK.

ARRÊT DES PRESSIONS CONTRE LE SYNDICAT FO DE FIBRE EXCELLENCE.

ARRÊT DE LA POLITIQUE D’INTIMIDATION CONTRE LES SALARIES DE L’USINE, LEURS DROITS ET ACQUIS, ET LEURS FAMILLES.

 

Ecole à distance : les enseignements sont disloqués !

Tournant le dos aux revendications des personnels, le ministre maintient toutes les suppressions de postes et prépare la suite.

 

Même cause, même effets : l’enseignement à distance met en difficulté tant les personnels que les familles

Il n’y a aucune fatalité à la fermeture des établissements, ni aucune improvisation ministérielle. Au contraire, le « plan de continuité pédagogique » de J-M Blanquer, en ligne depuis juillet 2020, est érigé en règle de fonctionnement des établissements et tend à remplacer le Code de l’Éducation et les Statuts des personnels qui garantissent l’égal accès de tous les élèves à l’École.

Exit programmes disciplinaires nationaux, exit heures d’enseignement dues aux élèves au sein d’un groupe classe, et pour les enseignants, exit toute notion de temps de travail opposable. « Classe virtuelle » et « cours à distance », avec pour seule compensation financière (et encore pas pour tous) la très maigre prime de 150 euros par an, devraient selon le ministre, garantir la poursuite des apprentissages. Les injonctions hiérarchiques se précisent pour filmer ses propres cours (travail « synchrone » avec les élèves) et pour se rendre disponibles 24/24 à traiter travaux et messages d’élèves (travail « asynchrone »). Les professeurs principaux sont chargés selon la circulaire ministérielle du 6 avril de « coordonner les cours et la répartition de la charge de travail » : une nouvelle hiérarchie intermédiaire se met en place. A ces conditions de travail dégradées s’ajoutent l’impossibilité pour de très nombreuses familles de pouvoir suivre cette « école à distance » faute de moyens financiers, matériels ou faute de temps, ainsi que dès le 6 avril, les dysfonctionnements des sites et serveurs de travail.

Le plan de « continuité pédagogique » du ministre : court terme pour faire face au COVID ou dispositions Grenelle compatibles ad vitam ? 

Afin d’éviter selon le ministre « une période de désoeuvrement pour les élèves », ce dernier met en place des « stages de réussite pendant les vacances de printemps » sur le modèle de son dispositif « vacances apprenantes ».

Là encore, les injonctions hiérarchiques se multiplient pour identifier les professeurs volontaires. Comment ce travail sera-t-il rémunéré ? En heures supplémentaires ? Sur quelle base horaire ? Comment ne pas y voir un dispositif, sous couvert de volontariat relatif, tendant à remettre en cause les congés des personnels pendant les vacances scolaires, vielle lune de nombreux ministres ? Force est de constater que certaines modalités inscrites dans le plan de continuité pédagogique ministériel se retrouvent dans les synthèses du Grenelle. D’ailleurs, dans l’atelier « numérique », les participants y voient « l’opportunité [pour les] professeurs eux-mêmes de redessiner les contours de leurs missions » afin de changer « le regard sur l’apprentissage et sur l’hybridation ». Hybridation et télétravail ont vocation, selon les synthèses du Grenelle, à être pérennisés. La conclusion de la circulaire du 6 avril ne laisse entendre rien d’autre : à compter du 3 mai, les enseignements en présence reprendront « le cas échéant selon des modalités adaptées ».

Pour Force ouvrière, la fermeture des établissements n’est pas une fatalité et aurait pu être évitée !

Le ministre qui a rendu en 2020 des centaines de millions d’euros alors qu’il aurait pu ne supprimer aucun poste et même en créer des milliers, reste droit dans ses bottes. Il maintient la suppression de 1 800 postes en collège et lycée, impose les heures supplémentaires années et les compléments de service, ferme les classes et décide les mesures de carte scolaire. En septembre 2021, les sureffectifs seront encore aggravés. Qui peut le comprendre ? Alors qu’il s’apprête à publier ses décisions issues du Grenelle auquel la FNEC FP-FO n’a pas participé, le plan de continuité pédagogique mis en oeuvre depuis plus d’un an, comprenant les jauges à 50 %, les fermetures de classes et d’établissements, l’hybridation et le télétravail, vacances apprenantes etc… devient, à rebours des revendications des personnels qui demandent les moyens de travailler, la norme de fonctionnement. Toutes les réformes amorcées avant la crise sanitaire sont maintenues et aggravées. Dimanche 4 avril, sur France info, le ministre, à la question « le contrôle continu, c’est l’opposé du baccalauréat ? », répond : « il y aura eu une légitimation du contrôle continu ». Quel aveu !

Pour Force ouvrière, la priorité c’est créer tout de suite des milliers de postes à l’École et à l’Hôpital ! Le 8 avril, AESH et AED étaient avec l’ensemble des personnels pour l’amélioration des conditions de travail et les salaires : ils ont raison !

Le SNFOLC 35 appelle les personnels à se réunir en HIS dès la reprise du 26 avril pour échanger, discuter, et construire une mobilisation forte. Il est temps de se faire entendre, dans la rue s’il le faut, par la grève s’il le faut !