Le bac 2021 suscite la colère de toutes et tous !

Dans les lycées, les professeurs sont sous pression. Celle de vouloir tout mettre en oeuvre pour faire réussir leurs élèves, celle venant des élèves et des parents, inquiets à cause des conditions incertaines d’organisation des épreuves. Ils sont placés dans une situation impossible : instruire leurs élèves, préparer les Premières et les Terminales aux épreuves nationales (grand oral, philosophie et EAF) sans pouvoir assurer les cours à la totalité des élèves. Ils sont amenés à faire des choix d’organisation interne qui de toute façon ne sont pas satisfaisants.

Avec comme conséquences : des tensions au sein des établissements, l’épuisement professionnel, le sentiment de ne pouvoir faire correctement leur travail, la culpabilisation de ne pas pouvoir préparer correctement les élèves dans le mois qui leur reste. Le remplacement de la quasi totalité des épreuves terminales par le contrôle continu y participe. Les élèves et les enseignants sont toujours entre deux évaluations dont le poids devient disproportionné. Ces difficultés sont accrues par l’alternance de moitié de classe.

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Communiqué du SNFOLC 35 contre les violences policières

Rennes, le 11.05.2021

Hier, lundi 10 mai, suite à l’appel national d’organisations lycéennes, des élèves de différents établissements rennais se sont mobilisés : lycée Descartes, Victor Hélène Basch, Charles Tillon, Bréquigny… Etablissements bloqués, dans un esprit serein mais déterminé. Des enseignants sur place ont pu montrer leur soutien. Un départ en manifestation a eu lieu par la suite dans les rues de Rennes.

Dans deux de ces établissements, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les lycéennes et les lycéens. Au lycée Bréquigny, un lycéen a été mis au sol puis a reçu un coup de matraque.

Le SNFOLC 35 condamne fermement la présence des forces de l’ordre aux portes des établissements scolaires. Les violences policières sont inacceptables. Elles sont bien la preuve de la nature du dialogue imposé par notre Ministre depuis le début de ses réformes.

 

« Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation », affirme l’article 1 de l’Ecole de la Confiance. Quelle confiance, quand les lycéennes et les lycéens prennent des coups de matraque lorsqu’ils exercent leur liberté d’expression et leur droit à s’organiser ? Quelle confiance quand le Ministre de l’Education vide son budget (400 millions d’euros !) pour le rendre à Bercy, alors que partout il faut créer des postes pour permettre aux élèves d’assister à tous les cours en présentiel ? Quelle confiance quand le Ministre supprime 1 800 postes alors que 43 000 élèves supplémentaires feront leur entrée dans le secondaire l’an prochain ? Quelle confiance quand on sait que Parcoursup est une machine implacable de tri social ?

Les blocages des lycées sont la conséquence de l’incurie du Ministre de l’Education nationale : des réformes nocives, destructrices, et une gestion de la crise à moindre coût, au péril de la santé des personnels, des élèves, et de l’avenir de ceux-ci.

Le SNFOLC 35 s’adresse publiquement au ministre pour exiger que cessent les violences policières et la répression contre les lycéennes et les lycéens.

Nous demandons l’abrogation des réformes Blanquer.

Nous revendiquons l’annulation de la suppression des 1 800 postes pour la rentrée prochaine, le recrutement de personnels (enseignants, AED, AESH, CPE, Psy-En EDO, personnels médico-sociaux…) à hauteur des besoins, le réemploi de tous les contractuels, l’allègement des effectifs.

 

Le SNFOLC 35

Pour que vive la Commune des 365 Premier Mai !

Nous évoquions naguère l’actualité de la Commune de Paris, et les perspectives qu’elle nous ouvre encore aujourd’hui. Au risque de retomber dans la jubilation commémorative, appelons sans retenue à l’année des premier mai sans fin.

Parce qu’en ces temps de pandémie, où un organisme à peine vivant sert d’alibi à toutes les régressions sociales, il est plus qu’urgent de retrouver les chemins de la revendication. Parce qu’en ces temps difficiles, où la liberté de s’opposer à l’austérité est violemment menacée, il importe que toutes les femmes et les hommes libres que sont les militants Force ouvrière fassent entendre leur voix.

Car la violence de classe est rien moins qu’un simple ressenti. A preuve, le licenciement ignominieux de notre camarade Luc Perrot, de Pôle emploi. Ce camarade , militant FO infatigable a été licencié par la direction régionale Bretagne de Pôle emploi avec des allégations qui cachent à peine  la volonté de nuire à FO et au syndicalisme indépendant en général. Cerise sur le gâteau, Véronique Descacq, ancienne secrétaire confédérale CFDT, devient au premier mai directrice de la DIRECCTE Bretagne. Pour invalider cette décision ? Les paris sont ouverts !

A preuve encore, le saccage, dans la nuit du 26 au 27 avril 2021, des locaux de l’Union départementale FO du Puy de Dôme, dont tous les bureaux ont subi d’importantes dégradations et dont le matériel informatique a été vandalisé.

A preuve enfin, les intimidations sur notre camarade Yannick Farré, délégué syndical FO chez FIBRE EXCELLENCE à Tarascon. Initialement convoqué pour une sanction disciplinaire supérieure à un avertissement, il y échappe grâce à la mobilisation de ses collègues et camarades.

Alors, pas plus le premier mai 2021 que le premier mai 1886, où une grève générale en faveur de la limitation de la journée de travail à huit heures est lancée, nous ne devons nous taire. Souvenons-nous en outre que, dans le droit fil de cette grève, la répression d’une manifestation d’ouvriers de chez Mac Cormick avait fait trois morts le 3 mai 1886 , et n’oublions jamais, toujours dans le cadre de ce mouvement, la condamnation à mort de cinq participants à la manifestation de Haymarket Square à Chicago (4 mai 1886) pour un crime dont ils furent par la suite reconnus innocents.

Dans ce contexte d’offensive contre les acquis sociaux, rien n’est plus important que de reconstituer un rapport de forces qui soit en notre faveur. Il en va de l’avenir d’une École qui instruise, d’une République sociale qui fasse des égaux. Si nous voulons vraiment que l’indemnisation des chômeurs ne soit plus ravalée au rang de vague souvenir, si nous refusons la casse des retraites par répartition, l’autonomie d’établissements scolaires autoévalués, retrouvons-nous dans l’unité syndicale le samedi premier mai à 10h30 devant l’École des Hautes études de santé publique près de l’Université Rennes 2.

Et dès le 3 mai, lançons des Heures d’Information Syndicales pour discuter de la situation dans notre secteur et décider des suites de la mobilisation, toutes catégories de personnels confondues.

Discutons sans tabous, : la grève interprofessionnelle ne saurait être écartée de nos moyens d’action au prétexte- bien mince en vérité- que des échéances électorales pointent le bout de leur nez et que là, on verra ce qu’on verra…

Pensons plutôt à nos 365 premier mai, notre Commune et notre temps des cerises. A bientôt dans la rue !

 

RESISTER, REVENDIQUER, RECONQUERIR !

Parcoursup + tampon « 100 % présentiel » = inégalités multipliées

La FNEC FP-FO a appris que des établissements du second degré apposaient sur les dossiers de lycéens déposés dans Parcoursup la mention que les cours suivis l’avaient été en totalité en présentiel, « 100 % présentiel » !

Ainsi, les bacheliers des lycées publics, qui ne sont en rien responsables des privations de cours décidées par le ministère, se retrouveraient-ils en situation défavorable dans l’examen de leurs dossiers de demandes d’admission dans des formations de l’enseignement supérieur !

 

Le ministre, n’a pas répondu aux revendications de créations de postes pour faire baisser les effectifs par classe et a préféré laisser les personnels se débrouiller avec les moyens du bord. Il est seul responsable de la division des horaires par deux dans la grande majorité des lycées cette année.

FO demande que les ministères de l’Enseignement Supérieur et de l’Education Nationale interdisent que de telles références aux proportions de l’enseignement dispensé « en présentiel » soient portées sur les dossiers déposés par les lycéens dans Parcoursup et que soient annulées celles déjà portées par certains établissements.

Si besoin en était, cette pratique confirme le rôle de Parcoursup : une procédure foncièrement inégalitaire, fondée sur l’arbitraire d’une sélection renvoyant à la réputation d’établissements mis en concurrence, destinée à remette en cause la qualification conférée par le baccalauréat, premier grade universitaire.

La FNEC FP-FO ne peut donc qu’être renforcée dans ses revendications de retrait de Parcoursup et d’abrogation de la loi ORE, d’abrogation de la réforme Blanquer du lycée et de rétablissement du baccalauréat comme premier grade universitaire, donnant le droit des bacheliers d’accéder à la filière de leur choix dans l’établissement de leur choix.

Augmentation du temps de travail et dégradation des conditions de travail pour les personnels du CNED : pour FO, c’est toujours NON !

A la suite de l’annonce de la direction générale du CNED de remettre en cause les accords de 2002 concernant le temps de travail des personnels du CNED, plus de 200 collègues, personnels sur site et enseignants en poste adapté étaient réunis en assemblée générale les 8 et 9 avril à l’appel de l’intersyndicale FO-FSU-SNALC-UNSA.

Au cours de l’AG du 9 avril, les revendications des personnels ont été formulées :

– Refus de toute augmentation du temps de travail,
– Ouverture immédiate des négociations sur les conditions de travail,
– Recrutement des personnels nécessaires au fonctionnement du CNED,
– Augmentation du nombre de postes adaptés courte et longue durée,
– Réemploi immédiat de tous les personnels non renouvelés à la rentrée 2021,
– Arrêt des contrats précaires et pérennisation des postes.

 

Ces revendications ont été portées auprès de la direction du CNED par l’intersyndicale FO-FSU-SNALC-UNSA mandatée par l’AG du 9 avril. La direction n’a pas répondu aux revendications des personnels.

Suite à l’audience avec la direction générale du CNED le 13 avril, nous avons reçu de la secrétaire générale une proposition de groupes de travail sur les sujets suivants :

•Le télétravail-vers quelles évolutions ?
•Déroulement du process de recrutement
•Centralisation et harmonisation des process
•Charge des enseignants en postes adaptés

 

Chaque OS doit répondre avant le 30 avril.

Cette proposition vise clairement à sortir les discussions du terrain des revendications des personnels et à chercher à les diviser en n’abordant les problématiques que de façon isolée.

Force Ouvrière n’est pas défavorable à l’instauration de discussions en groupes de travail avec l’administration du CNED, mais le préalable à toute discussion est que celle-ci apporte les réponses attendues par les personnels sur les revendications qu’elles ont exprimées. C’est en ce sens que Force Ouvrière interviendra à l’heure d’information intersyndicale le mardi 27 avril 2021 de 13h à 14h. Nous invitons tous les adhérents Force Ouvrière à y participer.