Pour que vive la Commune des 365 Premier Mai !

Nous évoquions naguère l’actualité de la Commune de Paris, et les perspectives qu’elle nous ouvre encore aujourd’hui. Au risque de retomber dans la jubilation commémorative, appelons sans retenue à l’année des premier mai sans fin.

Parce qu’en ces temps de pandémie, où un organisme à peine vivant sert d’alibi à toutes les régressions sociales, il est plus qu’urgent de retrouver les chemins de la revendication. Parce qu’en ces temps difficiles, où la liberté de s’opposer à l’austérité est violemment menacée, il importe que toutes les femmes et les hommes libres que sont les militants Force ouvrière fassent entendre leur voix.

Car la violence de classe est rien moins qu’un simple ressenti. A preuve, le licenciement ignominieux de notre camarade Luc Perrot, de Pôle emploi. Ce camarade , militant FO infatigable a été licencié par la direction régionale Bretagne de Pôle emploi avec des allégations qui cachent à peine  la volonté de nuire à FO et au syndicalisme indépendant en général. Cerise sur le gâteau, Véronique Descacq, ancienne secrétaire confédérale CFDT, devient au premier mai directrice de la DIRECCTE Bretagne. Pour invalider cette décision ? Les paris sont ouverts !

A preuve encore, le saccage, dans la nuit du 26 au 27 avril 2021, des locaux de l’Union départementale FO du Puy de Dôme, dont tous les bureaux ont subi d’importantes dégradations et dont le matériel informatique a été vandalisé.

A preuve enfin, les intimidations sur notre camarade Yannick Farré, délégué syndical FO chez FIBRE EXCELLENCE à Tarascon. Initialement convoqué pour une sanction disciplinaire supérieure à un avertissement, il y échappe grâce à la mobilisation de ses collègues et camarades.

Alors, pas plus le premier mai 2021 que le premier mai 1886, où une grève générale en faveur de la limitation de la journée de travail à huit heures est lancée, nous ne devons nous taire. Souvenons-nous en outre que, dans le droit fil de cette grève, la répression d’une manifestation d’ouvriers de chez Mac Cormick avait fait trois morts le 3 mai 1886 , et n’oublions jamais, toujours dans le cadre de ce mouvement, la condamnation à mort de cinq participants à la manifestation de Haymarket Square à Chicago (4 mai 1886) pour un crime dont ils furent par la suite reconnus innocents.

Dans ce contexte d’offensive contre les acquis sociaux, rien n’est plus important que de reconstituer un rapport de forces qui soit en notre faveur. Il en va de l’avenir d’une École qui instruise, d’une République sociale qui fasse des égaux. Si nous voulons vraiment que l’indemnisation des chômeurs ne soit plus ravalée au rang de vague souvenir, si nous refusons la casse des retraites par répartition, l’autonomie d’établissements scolaires autoévalués, retrouvons-nous dans l’unité syndicale le samedi premier mai à 10h30 devant l’École des Hautes études de santé publique près de l’Université Rennes 2.

Et dès le 3 mai, lançons des Heures d’Information Syndicales pour discuter de la situation dans notre secteur et décider des suites de la mobilisation, toutes catégories de personnels confondues.

Discutons sans tabous, : la grève interprofessionnelle ne saurait être écartée de nos moyens d’action au prétexte- bien mince en vérité- que des échéances électorales pointent le bout de leur nez et que là, on verra ce qu’on verra…

Pensons plutôt à nos 365 premier mai, notre Commune et notre temps des cerises. A bientôt dans la rue !

 

RESISTER, REVENDIQUER, RECONQUERIR !