A partir du 12 octobre : organisation de la grève dans sa reconduction

Dans la suite logique de la mobilisation portée par les organisations lycéennes et étudiantes, les préavis de grève se multiplient dans différents secteurs : des préavis de grève dans la reconduction (voir plus bas dans l’article).

Le mouvement se durcit.

Amplifions la mobilisation à partir du lundi 12 octobre !

Les lycéennes et lycéens sont dans la rue depuis le 29 septembre. Leurs revendications sont les nôtres.

Depuis, de nombreux personnels de l’Education nationale ont fait plusieurs jours de grève, rejoint les blocages des élèves devant les lycées, participé aux manifestations, qui ont été puissantes, que ce soit le mardi 6 ou le jeudi 8 octobre.

Ne lâchons pas ! Nous avons fait la plus grande partie du chemin pour gagner sur les revendications.

 

Le Ministre est inquiet, le 1er Ministre aussi, comme le montrent leur farce de démocratie et la fermeture des lycées pour tenter d’éteindre ce qu’ils ont eux-mêmes allumé.

Les jeunes n’ont pas lâché, malgré les violences policières et institutionnelles subies. A nous de les rejoindre par la grève, et de porter l’ensemble de nos revendications !

 

Au programme la semaine du 12 octobre

Programme incomplet et susceptible d’évoluer.

🔸 Lundi 12 octobre : 

7h30 : jonction devant les lycées (contactez-nous)

 

9h : AG des personnels à l’Espace des deux rives à Rennes

(4 allée Georges Palante, 35000 Rennes)

initiative des camarades de SUD Education.

 

Cette AG sera essentielle car elle permettra de réfléchir à la suite à donner à la mobilisation : quelles revendications porter? Et comment ?

 

🔸 Mardi 13 octobre :  grève et manifestation intersyndical unitaire FO, SUD, CGT, FSU, CFDT, UNSA 

7h30 : jonction devant les lycées (contactez-nous)

 

13h : départ Manif Esplanade de Gaulle (Rennes)

 

15h30 : AG des personnels à l’Espace des deux rives à Rennes

(4 allée Georges Palante, 35000 Rennes)

 

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🔸 Mercredi 14 octobre : grève et rassemblement à l’occasion d’une instance (CCP) qui concerne les AED et les AESH

7h30 : jonction devant les lycées (contactez-nous)

 

9h30 : rassemblement « droits des AED et AESH » devant la DSDEN 35

(1 Quai Dujardin à Rennes)

 

🔸 Jeudi 15 octobre :  à construire … !

Les routiers entrent dans le mouvement à compter de dimanche soir 11 octobre, l’interpro du 35 à partir de mardi.

Des actions interpro vont probablement se mettre en place.

Nous vous tiendrons informés.

Ci-dessous : les préavis de grève déposés.

La Fédération FO des transports : appel à la grève à partir du dimanche soir 11 octobre 2026

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L’UD FO 35 : appel à la grève pour le secteur public et privé à partir du mardi 13 octobre

Préavis de grève déposé :

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Le SNFOLC 35 : appel à la reconduction de la grève depuis le 5 octobre 2026 

Préavis de grève déposé et toujours en cours :

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Le SNUDI FO 35 (syndicat du 1er degré) rejoint l’appel du SNFOLC 35 à partir du lundi 12 octobre !

Le SNUDI-FO 35 appelle les PE d’Ille-et-Vilaine à déclarer leur intention de grève jusqu’aux vacances (modèle ci-joint) pour lever tout frein à la reconduction de la grève sachant que cette déclaration n’engage pas à être effectivement gréviste.

Pour les AESH, il n’est pas obligatoire de se déclarer 48 heures avant, une information le matin même peut suffire.

Contactez-nous si vous avez besoin d’infos.

 

Caisse de grève FO

Pour permettre à toutes celles et ceux qui souhaitent faire grève, une caisse de grève FO existe pour les adhérentes et adhérents.

Aide financière à partir du 3ème jour de grève (jours non consécutifs pour les personnels AED et AESH).

Contactez-nous si vous souhaitez en bénéficier.

 

 

12 000 personnes dans les rues de Rennes ce mardi 6 octobre !

Mardi 6 octobre à Rennes : une manifestation énormissime qui montre la détermination de la jeunesse. Les personnels étaient avec eux !

12 000 personnes dans les rues : du jamais vu depuis les mobilisations de 2023 contre la réforme des retraites.

 

12 000 personnes ont défilé mardi 6 octobre dans les rues de Rennes. La jeunesse lycéenne et étudiante était massivement présente bien sûr, mais aussi des professeurs, des AED, des AESH, des éducs spé, des salariés du privé…

Force ouvrière Ille-et-Vilaine avait appelé le public et le privé à faire grève pour soutenir la jeunesse et leurs revendications.

 

La manifestation s’est déroulée dans le calme.

L’assemblée générale qui aurait dû se tenir en fin de parcours n’a pas pu se faire : gaz lacrymo, charges, dispersion forcée… Des interpellations ont eu lieu Place Ste Anne un peu plus tard.

Le SNFOLC 35 continue de dénoncer les violences policières.

 

Cette marée humaine s’est confirmée dans bien d’autres villes : 50 000 à Bordeaux, 30 000 à Lille, 3 000 à Dijon, à Paris entre 50 000 et 100 000. Autour de 450 000 personnes dans toute la France ! Du jamais vu depuis 2023 !

Quid de la suite ?

Au cours de la journée, les personnels des lycées et les élèves ont reçu des messages de leurs établissements respectifs les informant de l’organisation de la suite de la semaine :

1. mercredi 7 octobre : reprise pour les personnels
2. jeudi 8 octobre : reprise pour les élèves
Avec qq variantes d’un lycée à un autre…

Sauf que, depuis, le 1er ministre est intervenu à l’Assemblée nationale : après avoir axé son discours sur les débordements, il a annoncé un « temps de démocratie interne » dans chaque lycée avec la suspension des cours durant une demi-journée entre mercredi et vendredi.

Les proviseurs n’ont plus qu’à revoir leurs copies… à la mode Blanquer.

Les annonces du 1er Ministre : entre enfumage et arnaque

Ne nous voilons pas la face : sous couvert de chercher le dialogue, le maintien de la fermeture de la plupart des lycées le mercredi 7, et l’annonce de cette « démocratie syndicale » ne sont que des moyens de bloquer la contestation qui monte partout devant les grilles des établissement scolaires.

Fermer les lycées et interdire leurs abords, c’est ni plus ni moins qu’empêcher les rassemblements et casser la mobilisation.

 

Suspendre les cours pour un temps de « démocratie interne »… C’est à dire que les professeurs vont se retrouver face à leurs élèves en position de représentants du Ministre pour recueillir leurs doléances ? Ceci alors que ces mêmes professeurs étaient dans la rue aujourd’hui pour porter les mêmes revendications? 

 

Ceci est inacceptable. Et proprement scandaleux.

« Monsieur le 1er Ministre, pour ne pas perdre la face, il ne vous reste qu’une seule option : accéder aux demandes des lycéennes et des lycéens !

  • Abrogation de Parcoursup
  • Baisse des effectifs dans les classes
  • Recruter pour permettre de remplacer les personnels
  • Revoir le bâti des établissements scolaires

Pour cela, revoyez votre copie concernant le budget !

Après 46 milliards d’économies imposées en 2026, vous programmez une nouvelle baisse de 54 milliards pour 2027, quand la loi de programmation militaire se voit abonder de 36 milliards supplémentaires ! Vous annoncez la suppression de 1588 postes de professeurs…

ça ne peut plus durer ! Renoncez à votre budget. « 

 

Et maintenant ? Grève générale !

Nous appelons les personnels à profiter des temps de concertation organisés dans les lycées mercredi 7 octobre pour se réunir et discuter de la grève : rejoignons la « semaine noire » proposée par les organisations lycéennes et étudiantes. 

Les personnels des collèges étaient également très présents dans les rues en ce mardi 6 octobre. 

Toutes et tous ensemble dans la grève ! Écoles, collèges, lycées, salarié.e.s du public et du privé.

Il ne faut pas lâcher la pression mise sur le Gouvernement !

 

Pour télécharger et diffuser ce tract : c’est ici.

Soutien à la mobilisation lycéenne : leurs revendications sont les nôtres !

Depuis le mardi 29 septembre, les lycéennes et les lycéens se mobilisent pour défendre leurs conditions de travail. Et ils ont raison !

Face à cela, ils affrontent une violence inouïe.

Le SNFOLC 35, avec son UD, dans un front syndical uni, public privé ensemble, appelait les personnels à la grève le 29/09 pour l’augmentation des salaires, contre les suppressions de postes qui ont partout des conséquences néfastes : manque d’AED, d’AESH, de remplaçants, effectifs trop chargés. Des lycéennes et lycéens, des étudiantes et étudiants étaient présents en nombre aux côtés des salariés dans la manifestation.

Or, depuis le 29/09, ces lycéennes, lycéens, étudiantes et étudiants mènent des opérations de blocage de leurs établissements.

 

Ils s’opposent eux aussi au manque de moyens dans l’Éducation nationale, ainsi qu’à Parcoursup ou MonMaster, et à la militarisation de la jeunesse. Ces revendications, nous les partageons.

 

Nous nous inquiétons des violences policières dont nous avons pu être témoins aujourd’hui sur les blocages. Le déchaînement de violence auquel nous avons assisté (tirs de gaz lacrymogènes tendus en direction des élèves, charges policières, coups de matraque, élèves menottés au sol, gardes à vue…) est inacceptable. Cela doit cesser.

Nous nous inquiétons des sanctions éventuelles que pourraient subir par la suite les élèves mobilisés. Les lycéennes et lycéens ont le droit de s’exprimer, le droit de manifester, le droit de revendiquer.

Nous nous inquiétons que des élèves et des personnels aient pu être poursuivis dans les couloirs de certains lycées par des individus qui, manifestement, ne sont pas là pour porter des revendications.

Nous condamnons la seule réponse reçue à ce jour du Ministère : fermer les lycées pour les placer en distanciel n’est pas une solution ! Là n’est pas la réponse !

 

Les lycéennes et les lycéens se mobilisent. Leurs mots d’ordre sont légitimes et nous les soutenons dans leurs revendications qui rejoignent les nôtres.

Le SNFOLC 35 dépose un préavis de grève à partir du lundi 5 octobre 2026 pour couvrir toutes les initiatives des personnels qui souhaiteraient se mobiliser aux côtés des lycéennes et des lycéens, en les rejoignant notamment devant les lycées.

 

Le SNFOLC 35 appelle avec l’intersyndicale départementale à rejoindre par la grève la grande mobilisation du mardi 6 octobre annoncée par les organisations nationales étudiantes et lycéennes.

 

Pour télécharger et diffuser le communiqué : c’est ici

Appel de la fédération nationale FNEC FO FO à la grève le 6 octobre

Appel intersyndical départemental à la grève le 6 octobre

 

Soutien aux lycéennes et lycéens mobilisés pour leurs revendications : stop à la répression !

Communiqué du SNFOLC 35 et du SNUDI FO 35 du 30.09.26

 

Partout en France, les lycéennes et les lycéens se mobilisent pour exiger des classes moins chargées, le remplacement des enseignantes et enseignants absents, l’abandon de la pression par la sélection façon «parcoursup», qui occulte la réalité du manque de places dans l’enseignement supérieur. Mais ils se mobilisent aussi pour réclamer des conditions matérielles décentes de scolarisation dans des bâtiments en décrépitude.

Aujourd’hui en France, les élèves de lycée manifestent aussi pour exiger d’avoir le temps de manger le midi, d’avoir accès à des toilettes salubres, de ne pas avoir froid l’hiver et trop chaud l’été… La jeunesse en a assez de subir une politique d’austérité et de mise au pas.

 

Or, le gouvernement Macron-Lecornu prévoit encore 54 milliards de coupes budgétaires, sauf dans les dépenses militaires, et continue à verser des centaines de milliards d’aides publiques aux entreprises privées… Nous le disons avec les jeunes, d’autres choix s’imposent !

En Ille-et-Vilaine, plusieurs lycées étaient mobilisés hier mardi 29 septembre et ils le seront encore dans les jours à venir : mardi, plusieurs lycées rennais sont restés bloqués par les lycéennes et lycéens à l’occasion de la journée de défense des services publics, avant qu’ils ne rejoignent la manifestation rennaise qui a réuni 5 000 personnes (1/3 du cortège composé par la jeunesse étudiante et lycéenne).

 

Pour FO, les lycéennes et lycéens ont le droit de s’exprimer, le droit de manifester, le droit de revendiquer. Ils sont des citoyens en devenir, et l’avenir de notre pays. La réponse ne peut pas être la répression.

 

A travers la France, de nombreux témoignages de lycéennes et lycéens relatent des violences policières, des images choquantes et révoltantes d’un usage disproportionné de la force et d’armes dites « non létales » circulent sur les réseaux sociaux. La surenchère répressive n’est pas une réponse démocratique aux revendications légitimes de la jeunesse.

Les jeunes doivent pouvoir se réunir en sécurité.
Ils doivent pouvoir porter leurs revendications en toute indépendance.
Ils doivent être entendus. La réponse ne peut pas être la répression.

 

Comme les personnels de l’éducation nationale, ils demandent davantage de moyens pour pouvoir travailler dans des conditions dignes et décentes. Nos revendications sont communes.

Le SNFOLC 35 et le SNUDI FO 35 revendiquent :
• les postes nécessaires en enseignants, personnels de vie scolaire, Psy-en, infirmières, AESH…
• la baisse du nombre d’élèves par classe et donc l’ouverture des classes nécessaires,
• un plan d’urgence d’investissement pour la rénovation du bâti scolaire,
• l’abandon de la réforme Blanquer des lycées, la fin de Parcoursup, et la création des places suffisantes à l’université pour permettre aux bacheliers de s’inscrire dans la filière de leur choix,
• le droit pour les élèves à se réunir librement pour faire remonter leurs demandes, et qu’ils soient entendus,
• l’arrêt immédiat de la répression et de la criminalisation de la mobilisation.

 

Nous demandons à ce que des salles soient mises à disposition des lycéennes et des lycéens qui le demandent dans l’enceinte des établissements pour y tenir des AG. Qu’ils puissent y mener en toute sécurité les discussions nécessaires afin de dresser leurs revendications et de pouvoir les porter.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

 

AG de rentrée : un appel à la mobilisation clair et déterminé

L’Assemblée Générale de rentrée du SNFOLC 35 et du SNUDI FO 35 s’est tenue mardi 22 septembre matin dans la grande salle du conseil de Rennes Métropole.

24 établissements publics ou circonscriptions étaient réunis. L’AG s’est close par un appel clair à participer :

  • à la grève et manifestation du 29 septembre (public et privé unis pour la défense des services publics);
  • à rejoindre la montée à Paris du 5 novembre;
  • à s’organiser et se mobiliser pour réussir les élections professionnelles.

 

Cette AG s’est prolongée l’après-midi par une conférence-débat sur la défense des services publics, conférence qui a réuni un peu plus d’une centaine de personnes. Sont intervenus, entre autre, Rachel Barion (secrétaire confédérale spécialiste des questions économiques), Laurent Mateu (secrétaire fédéral FO services public territoriaux) et Christian Grolier (secrétaire général Fédération Générale des Fonctionnaires FGF FO). Une conférence qui a réuni des personnels des trois volets de la Fonction Publique mais également des camarades du privé.

 

Ci-dessous : l’appel voté à l’unanimité lors de l’AG Education Nationale du matin

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