Le français, une option facultative ?

FO a été auditionnée par la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO) le jeudi 6 mai sur le programme d’un nouvel enseignement de Français et Culture Antique (FCA) en classe de sixième.

En réponse aux interventions du syndicat, le ministère a reconnu qu’il n’y avait pas de moyens supplémentaires pour le mettre en place, qu’il serait financé sur la marge d’autonomie des établissements pour un maximum de 2h hebdomadaires et qu’il pouvait être assuré aussi bien par un professeur de lettres classiques, de lettres modernes avec ou sans certification.

 

FO a dénoncé la contradiction inhérente à ce nouvel enseignement. S’il reconnaît la place des LCA dans l’enseignement du français et des autres disciplines, il s’agit d’un enseignement de français… optionnel. Cela soulève de nombreuses inquiétudes autant liées à la mise en oeuvre de ce enseignement qu’au précédent qu’il constitue : transformer les savoirs fondamentaux en un enseignement optionnel.

Dans un contexte où les collègues réclament des heures et des postes pour pouvoir enseigner dans des conditions acceptables, la création d’un nouvel enseignement sans les moyens pour le mettre en oeuvre ni pour l’assurer partout ne répond pas aux attentes des collègues.

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Menace sur l’enseignement de l’italien

Une baisse drastique des heures d’italien LVC (LV3) suite à la réforme du lycée, des menaces sur les postes de centaines de collègues et une dégradation des conditions de travail (double niveau, 3 ou 4 établissements) qui s’accroît, avec une pression majeure sur les collègues d’italien déjà très moteurs dans le rayonnement de leur enseignement.

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Motion en défense des AESH, contre les PIALs : à envoyer au Recteur pour se faire entendre !

Dans le cadre de la mobilisation des personnels AESH initiée en mars 2021, le SNFOLC 35 met à disposition de tous les personnels une motion qui porte sur les conditions de travail des AESH et la généralisation des PIALs.

Cette motion a vocation à être discutée entre collègues lors des heures d’information syndicale. Il est tout à fait possible de la modifier, la raccourcir, la rallonger, selon les demandes des personnels.

 

Une fois cette motion votée par les personnels présents lors de l’heure d’information syndicale, elle doit être envoyée au Recteur de l’académie sous couvert du chef d’établissement. N’oubliez pas de nous la transmettre en doublon.

Important : Cette motion s’achève par un appel à la grève du 3 juin.

Si vous ne savez pas comment déposer une heure d’information syndicale (HIS), ou bien si vous préférez être accompagné(e) / épaulé(e) par un représentant syndical FO pour mener cette HIS, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous aiderons au mieux!

 

La motion est à télécharger ici.

L’UD FO 35 sonne l’alerte : le ministre veut en finir avec le baccalauréat

« La suppression du baccalauréat, son remplacement par un certificat de fin d’études et la généralisation des examens d’entrée pour l’enseignement supérieur viennent d’être mis à l’ordre du jour. Ce projet présenterait le gros intérêt de supprimer la mystique du diplôme qui constitue en fait actuellement le pôle d’attraction de tout l’enseignement secondaire. »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces mots n’ont pas été prononcés par le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, mais par Georges Villiers, le président du CNPF, ancêtre du Medef, en juin 1955. Mais si le ministre Blanquer n’a pas encore osé proclamer aussi ouvertement la suppression du bac comme diplôme national, on peut craindre qu’il ne cherche dans la pandémie de Covid 19 une formidable opportunité de franchir un pas décisif dans la réalisation de ce vieux rêve du patronat.

Ainsi a-t-il annoncé pour la deuxième année consécutive, le 21 janvier 2021, qu’en raison de la crise sanitaire, le contrôle continu serait privilégié pour le passage du baccalauréat. Mais les lycéens et les enseignants attendront finalement jusqu’au 5 mai pour connaître plus précisément les ajustements décidés par le ministre – cela après des mobilisations lycéennes importantes, réprimées encore une fois dans la violence.

Or, si l’annulation des épreuves de mars a pu légitimement soulager nombre de lycéens et de professeurs que les protocoles sanitaires successifs ont placés dans l’impossibilité de les préparer normalement, une question demeure : la situation sanitaire constitue-t-elle une raison suffisante pour généraliser ainsi, et perpétuer deux années de suite, le recours au contrôle continu ?

 

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